Gaelle Nohant

Gaelle Nohant

Née à Paris en 1973, Gaëlle Nohant vit aujourd’hui à Lyon. Légende d’un dormeur éveillé est son troisième roman après L’Ancre des rêves (prix Encre Marine, 2007) et La Part des flammes (prix France Bleu/Page des libraires, 2015 et prix du Livre de Poche, 2016).

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Née à Paris en 1973, Gaëlle Nohant vit aujourd’hui à Lyon. Légende d’un dormeur éveillé est son troisième roman après L’Ancre des rêves (prix Encre Marine, 2007) et La Part des flammes (prix France Bleu/Page des libraires, 2015 et prix du Livre de Poche, 2016).

Avis (67)

  • Couverture du livre « Légende d'un dormeur éveillé » de Gaelle Nohant aux éditions Lgf

    Charlène Cherbonnel sur Légende d'un dormeur éveillé de Gaelle Nohant

    A travers ce roman, j'ai découvert Robert Desnos que je ne connaissais pas. J'ai découvert un homme, un poète, un caractère indomptable, un amour fou, un résistant. J'ai rencontré Youki, sa sirène, ses amis. J'ai découvert Paris de l'entre deux guerres, le groupe des surréalistes avec leur air...
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    A travers ce roman, j'ai découvert Robert Desnos que je ne connaissais pas. J'ai découvert un homme, un poète, un caractère indomptable, un amour fou, un résistant. J'ai rencontré Youki, sa sirène, ses amis. J'ai découvert Paris de l'entre deux guerres, le groupe des surréalistes avec leur air faussement désinvolte, leurs désaccords. J'ai rencontré Prévert, Néruda, Hemingway, Aragon, Marcel Aymé.
    Ecrire, écrire, encore écrire, toujours écrire, la gentillesse, la fougue, l'espoir, l'optimisme voilà comment je décrirai Robert Desnos et incroyablement intelligent et cultivé.
    Les denriers chapitres, lorsque Youki prend la parole, m'ont bouleversé. Connaitre le destin tragique de cet homme, son humanité, le témoignage de son amour de toujours.

    Une très belle découverte sublimé par la plume de Gaëlle Nohant qui sait nous embarquer comme il se doit dans cet univers.

  • Couverture du livre « La Part des flammes » de Gaelle Nohant aux éditions Heloise D'ormesson

    Candice D. sur La Part des flammes de Gaelle Nohant

    J'ai découvert Gaëlle Nohant à travers son sublime Légende d'un dormeur éveillé alors que j'avais La part des flammes dans ma PAL depuis très longtemps sans avoir eu le temps de le lire. Voilà qui est chose faite et je l'ai tout simplement dévoré !

    Le point de départ de ce fabuleux roman est...
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    J'ai découvert Gaëlle Nohant à travers son sublime Légende d'un dormeur éveillé alors que j'avais La part des flammes dans ma PAL depuis très longtemps sans avoir eu le temps de le lire. Voilà qui est chose faite et je l'ai tout simplement dévoré !

    Le point de départ de ce fabuleux roman est l'incendie du Bazar de la charité, événement qui regroupe toutes les œuvres de bienfaisance au profit des plus démunis. Survenu en mai 1897, celui ci fit plus de 125 morts, en grande partie parmi la haute aristocratie Parisienne et surtout du "sexe faible" comme on disait alors.

    Le travail de documentation est tel que l'atmosphère et le décor sont fidèlement restitués, la description de l'incendie fait réellement froid dans le dos.

    Plusieurs destins vont être scellés par cette catastrophe, celui de la Duchesse d'Alençon, De Violaine de Raezal, de Constance d'Estingel, de Joseph le cocher ou encore de Laszlo.
    C'est à travers ces destins que l'auteur aborde des thèmes d'époque tels que la place des femmes dans la société, le journalisme "sensationnel", les duels et l'honneur, l'hystérie et les maladies comme la tuberculose alors très présentes chez les plus pauvres.

    En mêlant fiction et faits historiques, Gaëlle Nohant nous offre ici un très joli moment de lecture ...

  • Couverture du livre « La Part des flammes » de Gaelle Nohant aux éditions Heloise D'ormesson

    Christine Faura sur La Part des flammes de Gaelle Nohant

    Incendie du Bazar de la Charité, 4 mai 1897. Une page très sombre de l’histoire de Paris est au cœur du roman de Gaëlle Nohant. Cette manifestation et le drame qui s’ensuit servent de prétexte à croiser des destins, notamment ceux de trois femmes, la duchesse Sophie d’Alençon, sœur de...
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    Incendie du Bazar de la Charité, 4 mai 1897. Une page très sombre de l’histoire de Paris est au cœur du roman de Gaëlle Nohant. Cette manifestation et le drame qui s’ensuit servent de prétexte à croiser des destins, notamment ceux de trois femmes, la duchesse Sophie d’Alençon, sœur de l’impératrice Sissi, la comtesse Violaine de Raezal, veuve affublée de beaux enfants peu sympathiques et une jeune fille, Constance d’Estingel, tourmentée entre amour mystique et amour charnel.

    La duchesse voue sa vie aux pauvres, la comtesse voudrait se rendre utile pour oublier son mari bien-aimé, et Constance met fin à ses fiançailles. La personnalité très forte de la duchesse, son dévouement auprès des plus humbles lui amènent l’admiration véritable de ses proches, et sa haute naissance l’envie de courtisanes. Femme attentive aux autres, elle va s’adjoindre les deux autres pour tenir un stand lors du Bazar de la Charité, où se pressent les élites pour « aider » les plus pauvres, mais surtout pour être vues !

    L’incendie dévastateur va bouleverser la vie des familles parisiennes, car de nombreuses femmes meurent ou sont marquées définitivement dans leur chair. Comment surmonter un tel drame ? « Comment ferait-on, comment vivrait-on dans le vide assourdissant des appartements, qui trouverait-on à chérir et à malmener ? » Le roman met également en lumière les lâches et les héros, et outre l’aspect purement historique, remarquablement relaté, l’auteur narre les destins croisés de ces femmes qui n’auraient peut-être pas dû se rencontrer.

    Mais je souhaite aussi souligner la présence d’un homme fort attachant, Joseph, le fidèle cocher de la duchesse et celle de Laszlo, aristocrate journaliste qui dénonce le voyeurisme de ses pairs et reste le fervent amoureux de Constance, malgré le rejet de celle-ci.

    J’ai beaucoup aimé ce livre fort documenté. J’en avais lu un autre (Ce que Fanny veut, de Karine Lebert), dont une partie couvrait cette période, l’histoire du déroulement de l’incendie m’était donc familière, mais le sujet tout autre. Là où l’on suivait le destin d’une jeune femme prête à tout pour sortir de sa basse extraction, le roman de Gaëlle Nohant porte un regard critique sur la bourgeoisie et l’aristocratie de la fin du 19ème siècle, avec leurs faux-semblants, leur vilennie, le poids du patriarcat, la toute-puissance des sachants. Il met en scène ces trois femmes que l’adversité amène à prendre en main leur vie, faisant fi des règles de la sacro-sainte bienséance.

    Un roman où se rejoignent plusieurs styles : le réalisme du drame, le romantisme avec deux jeunes gens pris de tourments, le suspens.
    L’écriture est magnifique, les descriptions superbes, on est dans les flammes avec les protagonistes, on sent le poids des rumeurs et on vibre avec ces femmes en rupture avec leur monde.
    On comprend donc pourquoi La Part des flammes a été élu prix du livre France Bleu/page des libraires 2015 et prix des lecteurs du livre de poche 2016.

    Un vrai régal.

    lirelanuitoupas.wordpress.com

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