La guerre est une ruse

Couverture du livre « La guerre est une ruse » de Frederic Paulin aux éditions Agullo
  • Date de parution :
  • Editeur : Agullo
  • EAN : 9791095718437
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Algérie, 1992. Après l'annulation des élections remportées par le Front islamique du salut, une poignée de généraux, les « janviéristes », ont pris le pouvoir. L'état d'urgence est déclaré, les islamistes pourchassés ont pris les armes. Le pays sombre dans une violence sans précédent...
Tedj... Voir plus

Algérie, 1992. Après l'annulation des élections remportées par le Front islamique du salut, une poignée de généraux, les « janviéristes », ont pris le pouvoir. L'état d'urgence est déclaré, les islamistes pourchassés ont pris les armes. Le pays sombre dans une violence sans précédent...
Tedj Benlazar, agent de la DGSE, suit de près les agissements du tout-puissant Département du renseignement militaire, le sinistre DRS qui tire toutes sortes de ficelles dans l'ombre. Alors qu'il assiste à l'interrogatoire musclé d'un terroriste, Tedj apprend l'existence de camps de concentration où les islamistes seraient parqués dans des conditions inhumaines. En fouinant plus avant, il met au jour des liens contre-nature entre le DRS et les combattants du GIA. Quel jeu jouent donc les services secrets avec les terroristes ? Les massacres quotidiens sont-ils l'oeuvre des uns ou des autres ? Ou d'une instrumentalisation diabolique des seconds par les premiers ?
Benlazar acquiert la certitude que les généraux sont prêts à tout pour se maintenir au pouvoir. Et la dernière phase de leur plan va commencer : exporter le chaos par-delà la Méditerranée, pour forcer la France à soutenir leur croisade anti-terroriste. Tedj parviendra-t-il à réunir assez de preuves pour convaincre sa hiérarchie avant que l'horreur ne s'invite à Paris ?
Avec ce premier tome, Frédéric Paulin plonge le lecteur au coeur de la décennie noire qui ravagea l'Algérie et préfigura une nouvelle ère de terreur inaugurée par les attentats du 11 septembre.

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  • Moitié français, moitié arabe, le lieutenant Tedj Benlazar porte ce récit à bout de bras, et c'est à travers son regard et ses actes que l'auteur nous décrit l'atmosphère trouble et cruelle d'une Algérie rongée par la montée du terrorisme, des corruptions entre les différentes organisations...
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    Moitié français, moitié arabe, le lieutenant Tedj Benlazar porte ce récit à bout de bras, et c'est à travers son regard et ses actes que l'auteur nous décrit l'atmosphère trouble et cruelle d'une Algérie rongée par la montée du terrorisme, des corruptions entre les différentes organisations politiques et militaires. La multitude des personnages est compensée par les regards croisés et la richesse des détails historiques. Un récit captivant autant qu'angoissant, on s'attache aux personnages et à leurs failles.

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  • Dans la période algérienne 1988-1995 environ, les personnages de Frédéric Paulin sont laminés par les "événements". Est-il possible de romancer l'articulation du régime dictatorial des militaires en Algérie, l'impitoyable voie terroriste du djihad menée par le GIA et la présence déclinante mais...
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    Dans la période algérienne 1988-1995 environ, les personnages de Frédéric Paulin sont laminés par les "événements". Est-il possible de romancer l'articulation du régime dictatorial des militaires en Algérie, l'impitoyable voie terroriste du djihad menée par le GIA et la présence déclinante mais prégnante du néocolonialisme français pendant cette poignée d'années ? C'est le pari de F.Paulin. Les personnages naviguent dans les eaux troubles des services de renseignements et de sécurité algériens français, où toutes les infiltrations sont de mise, où le secret des sources rime avec le rapide nettoyage de ces sources, par précaution. Nettoyage radical.
    L'une des hypothèses centrales avancée par l'auteur est la manipulation du GIA, voire son activation par des descendants des militaires du FLN truffant le Conseil de défense.
    Les tentations paranoïaques et complotistes sont avouées par les personnages eux-mêmes. Peu d'entre eux survivent suffisamment longtemps pour que l'auteur puisse leur donner une épaisseur romanesque . Seul le personnage principal, Tedj Benlazar constitue le fil très rouge du livre. Mais son passé et son présent professionnel interfèrent avec un drame familial qui avive culpabilité et confusion mentale. Il faut cette part d'humanité de Tedj pour que le livre reste un roman. F.Paulin manie ces ingrédients sans tomber dans le pathos ou la naïveté, sans tomber dans une prise de parti simpliste ...mais il n'a guère de mal à tomber dans une prise de pari facile : il a d'autres tomes à écrire encore sur le sujet !

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  • Je ne sais pas trop par où commencer pour vous parler de ce roman foisonnant et je regrette de ne pas trouver les mots justes pour vous en parler au mieux. Frédéric Paulin mêle la noirceur de l’âme humaine, les manipulations politiques les plus perfides et une violence psychologique et physique...
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    Je ne sais pas trop par où commencer pour vous parler de ce roman foisonnant et je regrette de ne pas trouver les mots justes pour vous en parler au mieux. Frédéric Paulin mêle la noirceur de l’âme humaine, les manipulations politiques les plus perfides et une violence psychologique et physique dans ce polar noir historique tout en préservant la dimension humaine de son récit. Un vrai tour de force !

    Le roman commence au début des années 90 lorsque l’Algérie est sur la voie de la démocratisation et que le pouvoir en place autorise la création de nombreux partis. Parmi eux, le Front Islamique du Salut (FIS) émerge largement lors des élections législatives de 92. Prenant peur face au risque de l’instauration d’une république islamiste en Algérie, le gouvernement annule le scrutin, décrète l’état d’urgence et interdit le FIS. Cela a pour effet de plonger le pays dans une guerre civile pour une décennie noire et de reléguer les islamistes dans le maquis qui se regroupent sous le Groupe Islamique Armée (GIA). Dans ce contexte tendu, nous suivons un officier de la DGSE franco-algérien, Tedj Benlazar, qui avance sur ce terrain miné en proie à toutes les plus perfides manipulations et à tous les meurtres les plus horribles. Il commence à se poser des questions sur les liens entre les militaires algériens et les milices islamistes. Le roman nous emmène ainsi jusqu’à l’attentat du RER en 1995 par Khaled Kelkal.

    Je ne vous cache pas avoir été un peu perdue au début du roman. Je n’étais pas du tout familière avec ce pan de l’histoire algérienne et ce ne fut pas simple de comprendre tout les enjeux au début. J’ai d’ailleurs dû aller faire un petit tour sur Wikipédia afin d’appréhender le conflit. Le glossaire à la fin du roman est aussi très utile, surtout pour les acronymes. Entre le FIS, GIA, DRS à chaque page, il y a de quoi s’y perdre ! Une fois le décor planté, j’ai pu complètement être embarquée par l’intrigue. Le talent de l’auteur est indéniable tant il nous transporte avec brio dans cette société algérienne gangrénée par la guerre civile et l’islamisme radicale. La tâche n’était pas aisée, le projet était ambitieux mais c’est une vraie réussite. Avec un sujet si difficile à traiter et encore tabou en France, je ne pensais pas accrocher comme cela et c’est parce que j’avais vu de nombreux retours positifs que j’avais fait le choix ce de roman. Je n’y serais peut-être pas allée de moi-même en lisant la quatrième de couverture mais cela aurait été une grave erreur !

    C’est aussi un formidable roman d’espionnage avec des personnages riches, ambigus, dont on ne sait pas toujours dans quel camp ils se trouvent. Le personnage principal, Tedj, a un passé tourmenté ce qui le rend terriblement humain tandis que les personnages secondaires, comme les femmes, ne sont pas négligés non plus. L’auteur mêle habilement les personnages fictifs et réels entre intrigue romanesque et Histoire algérienne. Le pays est également un personnage à lui tout seul tant l’auteur arrive à nous y transporter sans jamais y avoir mis les pieds. Sans jugement ni morale, Frédéric Paulin parvient à retranscrire l’ambiance d’une époque, violente et délétère, avec un style incisif. Tout est très noir et il ne faut se fier à personne !

    Bref, je ne peux que vous recommander ce formidable roman sur un sujet rarement traité. Je n’ai plus pu le lâcher dans les cent dernières pages. Même si a priori, il ne vous tente pas plus que cela, soyez curieux et vous ne serez pas déçus ! Quant à moi, je ne vais pas manquer de découvrir le deuxième tome, Les prémices de la chute, qui vient de paraître, toujours chez Agullo.

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  • le titre dit bien la vérité , un sujet que j 'ai très peu lue sur l 'Algérie et els terroriste et découvrir le front islamique bien des sujets que je découvrirais avec plaisir pour comprendre se qui se passe dans le monde

    le titre dit bien la vérité , un sujet que j 'ai très peu lue sur l 'Algérie et els terroriste et découvrir le front islamique bien des sujets que je découvrirais avec plaisir pour comprendre se qui se passe dans le monde

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