Carole Fives

Carole Fives
Carole Fives est à la fois auteur et plasticienne, diplômée de philosophie et de l'école des Beaux-arts. Elle vit à Lille où elle enseigne dans une école d'art et de création graphique. Elle écrit des textes en littérature générale et en jeunesse, deux romans à l'école des loisirs. Est-ce que la ... Voir plus
Carole Fives est à la fois auteur et plasticienne, diplômée de philosophie et de l'école des Beaux-arts. Elle vit à Lille où elle enseigne dans une école d'art et de création graphique. Elle écrit des textes en littérature générale et en jeunesse, deux romans à l'école des loisirs. Est-ce que la maîtresse dort à l'école ? est son deuxième album pour les enfants.

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Avis (68)

  • Couverture du livre « Tenir jusqu'à l'aube » de Carole Fives aux éditions Gallimard

    Mumu Dans le Bocage sur Tenir jusqu'à l'aube de Carole Fives

    J’ai pris du temps pour rédiger mon billet sur cette lecture et même en ayant attendu, je suis un peu mal à l’aise pour l’écrire…..

    J’ai eu le plaisir de rencontrer Carole Fives lors de la Fête des Livres en Septembre à Saint Philbert de Grand Lieu et j’avais été très intéressée par les...
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    J’ai pris du temps pour rédiger mon billet sur cette lecture et même en ayant attendu, je suis un peu mal à l’aise pour l’écrire…..

    J’ai eu le plaisir de rencontrer Carole Fives lors de la Fête des Livres en Septembre à Saint Philbert de Grand Lieu et j’avais été très intéressée par les raisons pour lesquelles elle avait écrit ce roman, son dynamisme, son investissement dans le sujet.

    Je suis revenue avec le livre à la si jolie couverture, avec en prime une dédicace et je l’ai gardé sous le coude jusqu’à maintenant. Je ressors de ma lecture un peu déçue mais Carole Fives n’en n’est pas totalement responsable.

    En utilisant le conte de la Chèvre de Monsieur Seguin d’Alphonse Daudet, Carole Fives alterne moments de désespoir et fable morale, univers enfantin et montée en puissance du dénouement dramatique qui s’annonce.

    Les situations sont parfaitement réalistes, piochées dans l’observation de la réalité du quotidien des mères (dans le cas présent), isolées, déchirées entre maternité et vie personnelle, problèmes financiers et isolement. Les passages d’échanges entre mères sur les forums, les réflexions de son entourage, du manque de prise en compte de ses difficultés par ses interlocuteurs sont bien rendus, mais j’ai trouvé, pour ma part, cette femme dans une phase de dépression, peut-être d’usure et par moment j’ai eu envie de la secouer (mais cela vient peut-être de mon tempérament…..).

    Il s’agit d’un court roman, une sorte de journal du quotidien de cette jeune femme sans nom, sans visage comme le montre la couverture, car elle pourrait être n’importe laquelle, qui en a plein le dos de porter seule toutes les responsabilités de son foyer…. C’est également une sorte de mise en évidence, et cela Carole Fives en parlait très bien lors de la rencontre, au risque d’ailleurs de choquer l’assistance, d’un silence qui règne autour des pères qui « abandonnent » leurs enfants pour débuter une autre vie sans se préoccuper du devenir de leurs enfants déjà là, des pensions non versées et du jugement que l’on porte sur des femmes qui à un moment « craquent » parce qu’elles n’y arrivent plus.

    Cela ressemble presque plus à un essai/romancé sur la condition des mères isolées avec les difficultés qu’elles rencontrent, les absurdités de certaines situations, le manque d’écoute et d’aide.

    Le problème que j’ai rencontré, et je le dis très honnêtement, c’est que ce roman a été très largement commenté lors de sa sortie, la trame m’était connue car même pendant sa présentation on expliquait le crescendo des sorties, un peu plus longues à chaque fois, un peu plus loin jusqu’à ce que……

    Pendant ma lecture, j’avais le sentiment de lire un roman que j’avais déjà lu, dont je connaissais la construction, le fond et une fois terminé j’ai eu un sentiment étrange : je ne ressentais rien alors qu’il s’agit d’un sujet de société et je n’avais pas grand chose à en dire car, pour moi, pas une découverte et rien de plus que je n’avais entendu ou lu.

    Je pense que toute mère (ou parent) peut se retrouver dans les pages de ce récit : au-delà de la solitude et de l’isolement de cette héroïne, la difficulté de gérer le quotidien, le manque de relations avec l’extérieur, l’isolement que confèrent parfois la parentalité, l’exigence (oui oui) des enfants (mais cela tient peut-être à la situation), les difficultés financières et professionnelles liées à cet état, une femme (un homme) en couple peut d’ailleurs également s’y retrouver.

    Carole Fives observe notre société et plus particulièrement les femmes et elle pointe sa plume sur leur position, leur place dans la société, leur envie de s’épanouir en dehors de leur rôle de mère qui leur colle à la peau (dans le cas contraire elle passe pour des femmes indignes et sont jugées) alors qu’aucune étiquette ne colle sur ceux qui abandonnent.

    J’attendais beaucoup de cette lecture et le fait d’avoir lu, entendu et écouté sur ce livre fait que celle-ci ne m’a rien apporté de plus. Le fond ‘m’était connu, la forme également, reste l’écriture qui est, comme dans le précédent, efficace, concise, directe. La narration à la troisième personne fait que j’ai gardé une distance, un regard extérieur, comme un reportage sur un épisode de vie.

    Malgré tout un récit qui peut intéresser un large public mais qui touchera je pense particulièrement toutes les femmes qui se reconnaîtront dans ce portrait, qui vivent cet état.

  • Couverture du livre « Tenir jusqu'à l'aube » de Carole Fives aux éditions Gallimard

    Michèle FINANCE sur Tenir jusqu'à l'aube de Carole Fives

    Et oui, tellement vrai ce sentiment d'être seule au monde quand on élève son enfant en solo ! Vers qui se tourner pour trouver de l'aide, une oreille attentive ou simplement un peu de tendresse face à la complexité d'un quotidien qui exige de la maman seule d'être présente sur tous les plans....
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    Et oui, tellement vrai ce sentiment d'être seule au monde quand on élève son enfant en solo ! Vers qui se tourner pour trouver de l'aide, une oreille attentive ou simplement un peu de tendresse face à la complexité d'un quotidien qui exige de la maman seule d'être présente sur tous les plans.

    Le roman de Carole Fives est précieux en ce sens qu'il décrit les facettes multiples de ce que ressent la "solo" qui a envie (besoin) de liberté, d'un peu de temps pour elle, tout simplement, et c'est bien légitime. Mais comment faire quand on ne peut compter sur personne ?

    Une jolie écriture, le tout entre-coupé de mails plus ou moins ravageurs piochés dans les blogs culpabilisants et carrément insultants des autres mamans. Qui n'osent pas rêver de liberté ou ne le disent pas ?

  • Couverture du livre « Tenir jusqu'à l'aube » de Carole Fives aux éditions Gallimard

    laurence bandelier sur Tenir jusqu'à l'aube de Carole Fives

    Comment expliquer le plus clairement possible qu’un livre nous a touché, interloqué, happé, que nous avons ressenti beaucoup de sentiments différents, attendu avec impatience le dénouement tout en faisant durer le plaisir de la lecture. Tout cela en peinant à trouver les mots justes.
    Au premier...
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    Comment expliquer le plus clairement possible qu’un livre nous a touché, interloqué, happé, que nous avons ressenti beaucoup de sentiments différents, attendu avec impatience le dénouement tout en faisant durer le plaisir de la lecture. Tout cela en peinant à trouver les mots justes.
    Au premier abord, nous pourrions penser, à bien des égards, que ce texte évoque un sujet malheureusement courant de nos jours : les mères célibataires et leurs difficultés.
    Pourtant, très rapidement, nous nous rendons compte que le thème est abordé d’une autre manière. Nous rentrons dans le premier cercle intime de cette femme et de son fils en restant à distance : pas de prénom, d’âge précis, d’historique de la situation. Des tâches du quotidien.
    Puis, peu à peu, nous entrons dans le second cercle, celui où nous prenons conscience des souffrances, des angoisses, des impasses, des injustices que ce type de situation impliquent. Des moments « borderline » que toute maman rencontre, seule ou accompagnée, de toutes ces interrogations sur notre statut de femme, sur nos multiples facettes : la professionnelle, l’amante, la « jeunette » que nous avons été et que nous ne serons jamais plus, la rencontre avec la solitude, l’éloignement de l’entourage, la difficulté d’assumer ses choix, la complexité du lien social, des démarches administratives….

    Bref, ce petit bijou de moins de 200 cents pages qui nous emporte, nous fait sentir moins seule quelques fois, nous submerge de solidarité, et d’empathie, nous amène finalement là où nous ne nous attendions certainement pas….

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