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Tenir jusqu'à l'aube

Couverture du livre « Tenir jusqu'à l'aube » de Carole Fives aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782072797392
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Une jeune mère célibataire s'occupe de son fils de deux ans. Sans crèche, sans famille à proximité, sans budget pour une baby-sitter, ils vivent une relation tendre mais terriblement fusionnelle. Pour échapper à l'étouffement, la mère s'autorise à fuguer certaines nuits. À quelques mètres de... Voir plus

Une jeune mère célibataire s'occupe de son fils de deux ans. Sans crèche, sans famille à proximité, sans budget pour une baby-sitter, ils vivent une relation tendre mais terriblement fusionnelle. Pour échapper à l'étouffement, la mère s'autorise à fuguer certaines nuits. À quelques mètres de l'appartement d'abord, puis toujours un peu plus loin, toujours un peu plus tard, à la poursuite d'un semblant de légèreté.
Comme La chèvre de Monsieur Seguin, elle tire sur la corde, mais pour combien de temps encore ?
On retrouve, dans ce roman, l'écriture enlevée de Carole Fives, qui parvient, en fine portraitiste de la famille contemporaine, à saisir les difficultés concrètes d'une mère célibataire, autant que les émotions contradictoires qui la traversent.

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Articles (1)

Avis (35)

  • Une jeune femme qui travaille en free-lance élève seule son enfant de deux ans.
    C’est souvent la galère, émotionnelle, financière…..
    Elle lit beaucoup de forums et surtout, le soir, elle s’octroie quelques heures de liberté en laissant son enfant seul pour aller marcher dans les rues de...
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    Une jeune femme qui travaille en free-lance élève seule son enfant de deux ans.
    C’est souvent la galère, émotionnelle, financière…..
    Elle lit beaucoup de forums et surtout, le soir, elle s’octroie quelques heures de liberté en laissant son enfant seul pour aller marcher dans les rues de Lyon.

    Et bien voilà, après avoir lu ce livre, c’est la fin de mon aventure avec Carole Fives.
    Je n’avais pas apprécié « Une femme au téléphone »
    Celui-ci est un peu moins pire mais je l’ai trouvé trop facile.
    L’auteure joue un peu trop sur la modernité, sur la facilité, comme la comparaison avec la petite chèvre de Monsieur Seguin.
    Le style est quelconque, sans particularité.
    Il y a beaucoup de clichés, de platitudes.
    Seul point positif, c’est que ça m’a fait penser à la chanson d’Anne Sylvestre : « Rose »

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  • Un roman fort, que j'ai lu d'une traite !

    Un roman fort, que j'ai lu d'une traite !

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  • J’ai eu la chance de rencontrer et d’échanger avec Carole Fives lors du jury du Prix Orange du Livre 2019 dont je faisais partie. C’est une fille extrêmement sympathique, drôle et charmante. Depuis, n’ayant jamais lu une de ses œuvres, je me suis promis de corriger cette anomalie.

    Dans ce...
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    J’ai eu la chance de rencontrer et d’échanger avec Carole Fives lors du jury du Prix Orange du Livre 2019 dont je faisais partie. C’est une fille extrêmement sympathique, drôle et charmante. Depuis, n’ayant jamais lu une de ses œuvres, je me suis promis de corriger cette anomalie.

    Dans ce court roman, on suit les traces d’une jeune maman qui élève seule son fils. Immergé dans son quotidien, on assiste à toutes les péripéties qui jalonnent son quotidien. Petit à petit, on comprend la détresse qui l’envahit face à toutes les épreuves auxquelles elle est confrontée. Sa vie est surchargée et la solitude s’en mêle. Elle se retrouve désemparée, engloutie sous ses responsabilités.

    Cette histoire est d’autant plus difficile que l’héroïne ne peut partager ses désagréments avec personne sous peine de subir le regard et le jugement des autres. La communauté des mères respecte des règles de discrétion, qui empêche ses membres de se plaindre. La souffrance doit rester silencieuse.

    En étant au plus proche de cette femme, on entre en empathie avec elle. Grâce à cette intimité, plusieurs jugements hâtifs que j’avais avant cette lecture, ont été remis en cause. J’ai été stressé par certaines scènes et je me suis senti impuissant avec cette femme.

    A l’instar de « Amour propre » de Sylvie le Bihan que j’avais aussi adoré, « Tenir jusqu’à l’aube » fait preuve d’une grande lucidité sur le métier de mère d’aujourd’hui, dans notre société à la fois réactionnaire et castratrice. Ce texte, criant de vérité, permet de donner la parole à une mère isolée en prenant le contrepied du politiquement correct. Il nous ouvre les yeux sur une réalité bien moins douce que l’on veut nous faire croire. Dans le même temps, j’ai été frustré par la brièveté du texte mais j’ai aussi été ravi de retourner dans ma propre vie bien plus tranquille…

    « Bravo Carole, j’ai hâte de découvrir tes autres livres ! »

    http://leslivresdek79.com/2019/12/17/510-carole-fives-tenir-jusqua-laube/

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  • Deux ans qu'elle est mère, du mieux qu'elle peut dans un monde sans compassion qui sans cesse crache ses injonctions : il faut être aimante, bienveillante, organisée, forte, dévouée. Il faut sourire, travailler, aimer. Mais la vie de "maman solo" comme on dit dans les magazines, cela ressemble...
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    Deux ans qu'elle est mère, du mieux qu'elle peut dans un monde sans compassion qui sans cesse crache ses injonctions : il faut être aimante, bienveillante, organisée, forte, dévouée. Il faut sourire, travailler, aimer. Mais la vie de "maman solo" comme on dit dans les magazines, cela ressemble souvent peu aux couleurs du papier glacé. Quittée du jour au lendemain sans même une explication par le père de l'enfant, elle lutte chaque jour pour maintenir à flot son monde qui s'est brusquement étriqué : de l'appartement au parc, du parc à la supérette. Son emploi de graphiste free-lance lui permet à peine de joindre les deux bouts mais comment bosser quand on ne peut pas faire garder son bambin, quand le moindre rendez-vous vous ramène à la même situation inextricable ?

    Alors elle rêve, doucement, d'un moment, petit tout petit, rien qu'à elle. Oser sortir, marcher, respirer une demie-heure, une heure, peut-être deux quand l'enfant dort. Sortir sans qu'il s'en rende compte, sortir sans que personne ne s'en rende compte, ni la concierge, ni les voisins, sortir pour respirer un autre air que celui de la fusion. Aller un peu plus loin chaque fois, reculer l'heure du minuteur sur le téléphone, être libre... Vraiment ?
    Avec Tenir jusqu'à l'aube, Carole Fives sonde avec acuité et justesse l'intime, des petits gestes du quotidien aux tourments intérieurs. Son héroïne s'interroge sans cesse sur cette vie qu'elle subit, sur cet amour inconditionnel, fusionnel qui la lie à son petit enfant et l'enferme, l'isole. Quand on n'a personne à qui parler, à qui se confier, auprès de qui prendre conseil, il reste, dans la solitude des soirées, les forums. A travers chaque recherche de la jeune femme, Carole Fives donne à voir toute la complexité de cette situation de mère célibataire isolée face aux injonctions et aux jugements parfois violents de notre société. Un roman qui m'a donné envie d'aller découvrir plus avant l'écriture et les thèmes de Carole Fives.

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  • Vivre en maman solo est très compliqué : l'enfant ne peut compter que sur sa mère et la vie ne tourne qu'autour de lui... Comment un père peut-il ne manifester qu'indifférence envers son enfant ? Comment vivre au quotidien avec un jeune enfant sans aide aucune ? Comment retrouver sa part de...
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    Vivre en maman solo est très compliqué : l'enfant ne peut compter que sur sa mère et la vie ne tourne qu'autour de lui... Comment un père peut-il ne manifester qu'indifférence envers son enfant ? Comment vivre au quotidien avec un jeune enfant sans aide aucune ? Comment retrouver sa part de femme dans son statut de maman à temps plein? Comment recevoir le regard et le jugement de l'entourage ?
    Un magnifique 1er roman sur un sujet qui touche de plus en plus de femmes. Une écriture fluide et percutante. Un roman qu'on a du mal à reposer dès qu'on l'a ouvert et une fin très surprenante...

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  • Le quotidien d’une mère célibataire qui élève seule son fils de 2 ans.
    Un travail en free-lance, pas de salaire fixe, pas de place en crèche, pas de famille à proximité, pas de vie sociale, pas d’argent, pas une minute à elle, et un manque d’organisation : la vie rêvée d’une mère solo avec...
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    Le quotidien d’une mère célibataire qui élève seule son fils de 2 ans.
    Un travail en free-lance, pas de salaire fixe, pas de place en crèche, pas de famille à proximité, pas de vie sociale, pas d’argent, pas une minute à elle, et un manque d’organisation : la vie rêvée d’une mère solo avec enfant.
    Vers qui chercher du soutien ? Vers qui se tourner pour avoir un peu d’aide, un peu de répit ? Alors on vit ses pensées parfois folles, ses idées parfois horribles qui la traversent. Son désir de s’échapper de son quotidien, elle le concrétise le soir, la nuit, quand son fils dort et qu’elle peut enfin souffler, faire un tour dehors, seule. Au début ce tour ne dure que dix minutes, puis vingt minutes, puis au fur et à mesure des semaines, elle s’autorise à allonger ce temps passé dehors, pendant que l’enfant est à la maison… seul…

    J’ai bien aimé la réflexion amenée par ce roman : on juge, on méprise, on accuse ces femmes qui ne s’en sortent pas avec leurs progénitures, qui jettent l’éponge et qui parfois agissent de manière irresponsable ; mais le père, le lâche, celui qui abandonne, celui qui a pris la fuite, quand est-ce qu’on lui fait son procès ?

    Un récit de vie qui, malheureusement, trouve des échos dans la réalité d'aujourd'hui. Mais parfois, il suffit d'un petit truc, un léger changement, une occasion, pour remettre de l'ordre dans sa vie et aller de l'avant.

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  • Un roman social poignant sur le quotidien d'une mère célibataire dans une grande ville. Elle est seule, livrée à elle-même, elle ne peut pas compter sur le soutien de ses proches ni sur une place en crèche. C'est un roman qui nous fait réfléchir, qui pose des questions à nos pouvoirs publics. Ce...
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    Un roman social poignant sur le quotidien d'une mère célibataire dans une grande ville. Elle est seule, livrée à elle-même, elle ne peut pas compter sur le soutien de ses proches ni sur une place en crèche. C'est un roman qui nous fait réfléchir, qui pose des questions à nos pouvoirs publics. Ce livre n'est pas optimiste mais il se lit rapidement et facilement.

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  • La chèvre de Monsieur Seguin d’Alphonse Daudet a inspiré ce titre à Carole Fives : Tenir jusqu’à l’aube. Cette belle histoire, une mère la raconte régulièrement à son jeune enfant qu’elle élève seule. En effet, pour son héroïne – héroïne du quotidien - elle en est bien une, il lui faut tenir,...
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    La chèvre de Monsieur Seguin d’Alphonse Daudet a inspiré ce titre à Carole Fives : Tenir jusqu’à l’aube. Cette belle histoire, une mère la raconte régulièrement à son jeune enfant qu’elle élève seule. En effet, pour son héroïne – héroïne du quotidien - elle en est bien une, il lui faut tenir, résister à tout ce qui s’abat sur elle alors que le père a fui et que le petit le réclame…

    Ce roman très actuel se passe, pour l’essentiel, à Lyon où la narratrice est venue habiter pour suivre le père… Tout de suite, le tableau est très sombre et je souffre, au fil des pages qui détaillent tout ce qu’elle doit assumer, seule, avec son enfant âgé de deux ans qui ne lui épargne rien. Cette femme est graphiste, sait faire de la mise en page de livres, un métier de moins en moins bien payé et si on ne se convertit pas au tout numérique, il n’y a plus de boulot.
    e plus, pas de place en crèche, un appartement trop cher : « Café, parc, supermarché, c’étaient là toutes leurs mondanités. » De cet enfer quotidien, elle tente d’échapper, de trouver des solutions en allant sur des forums sur internet et le résultat est pire, catastrophique, odieux parfois. Donneurs de leçons, moralistes se croient supérieurs comme ces mères, au square qui ne sont pas avares de critiques.
    Dans son immeuble, les propriétaires ne parlent pas aux locataires et elle tombe de haut lorsqu’elle tente de nouer le dialogue avec sa voisine de palier qui a un gosse du même âge et dont le mari est policier mais on les retrouvera plus tard…
    « C’était l’âge de Max et les Maximonstres, de Chien bleu et du Grand Monstre vert, c’était l’âge des dragons, du loup et des sorcières, une histoire puis deux puis trois, l’enfant n’en avait jamais assez, jamais assez de livres, de jouets, d’attention et au moment de se coucher c’étaient des pleurs et des pleurs à n’en plus finir. » Il faut un courage admirable pour sortir de cet enfer domestique malgré le secours épisodique de Papou, le grand-père, qui habite bien trop loin.

    Carole Fives m’a beaucoup touché avec ce roman social, terrible, sans concession. Pour cette femme seule élevant son enfant, les obstacles paraissent insurmontables. Pour une femme, on se réfère toujours à elle en tant que mère s’il y a un problème avec l’enfant mais je sais aussi que des pères divorcés ne peuvent plus voir leurs enfants ou héritent d’une garde peu égalitaire.

    C’est notre société urbanisée à outrance qui veut cela et Tenir jusqu’à l’aube met bien l’accent sur un problème très grave car d’autres femmes n’auront pas autant de force, ni autant de courage que celle qui vit dans les pages de ce livre.

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