Carole Fives

Carole Fives

Carole Fives, née le 12 novembre 1971 dans le Pas-de-Calais est une femme de lettres française.

Après une licence de philosophie et une maîtrise d'arts plastiques, Carole Fives entre à l'école des beaux-arts de Paris où elle obtient le diplôme national supérieur d'expression plastique (DNSEP). A...

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Carole Fives, née le 12 novembre 1971 dans le Pas-de-Calais est une femme de lettres française.

Après une licence de philosophie et une maîtrise d'arts plastiques, Carole Fives entre à l'école des beaux-arts de Paris où elle obtient le diplôme national supérieur d'expression plastique (DNSEP). Artiste plasticienne et vidéaste, elle écrit d'abord dans le cadre de performances sonores. Un premier recueil de nouvelles est publié en 2010, "Quand nous serons heureux", qui est récompensé par le prix Technikart, présidé cette année-là par Alain Mabanckou. Elle est aussi auteur d'albums et de romans jeunesse notamment à l'École des Loisirs ("Zarra", " Modèle vivant"... ) et chez Hélium. Elle travaille régulièrement avec les dessinatrices Dorothée de Monfreid et Séverine Assous. Après avoir vécu à Lille, elle s'est installée récemment à Lyon.

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Avis sur cet auteur (69)

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    Couverture du livre « Que nos vies aient l'air d'un film parfait » de Carole Fives aux éditions Points

    danielle cubertafon sur Que nos vies aient l'air d'un film parfait de Carole Fives

    Sujet de divorce ,vie perturber et enfant aussi une jitoure de vie mais à comprendre et à decouvrir

    Sujet de divorce ,vie perturber et enfant aussi une jitoure de vie mais à comprendre et à decouvrir

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    Couverture du livre « Tenir jusqu'à l'aube » de Carole Fives aux éditions Gallimard

    Nanou Anne sur Tenir jusqu'à l'aube de Carole Fives

    Le quotidien d’une mère célibataire qui élève seule son fils de 2 ans.
    Un travail en free-lance, pas de salaire fixe, pas de place en crèche, pas de famille à proximité, pas de vie sociale, pas d’argent, pas une minute à elle, et un manque d’organisation : la vie rêvée d’une mère solo avec...
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    Le quotidien d’une mère célibataire qui élève seule son fils de 2 ans.
    Un travail en free-lance, pas de salaire fixe, pas de place en crèche, pas de famille à proximité, pas de vie sociale, pas d’argent, pas une minute à elle, et un manque d’organisation : la vie rêvée d’une mère solo avec enfant.
    Vers qui chercher du soutien ? Vers qui se tourner pour avoir un peu d’aide, un peu de répit ? Alors on vit ses pensées parfois folles, ses idées parfois horribles qui la traversent. Son désir de s’échapper de son quotidien, elle le concrétise le soir, la nuit, quand son fils dort et qu’elle peut enfin souffler, faire un tour dehors, seule. Au début ce tour ne dure que dix minutes, puis vingt minutes, puis au fur et à mesure des semaines, elle s’autorise à allonger ce temps passé dehors, pendant que l’enfant est à la maison… seul…

    J’ai bien aimé la réflexion amenée par ce roman : on juge, on méprise, on accuse ces femmes qui ne s’en sortent pas avec leurs progénitures, qui jettent l’éponge et qui parfois agissent de manière irresponsable ; mais le père, le lâche, celui qui abandonne, celui qui a pris la fuite, quand est-ce qu’on lui fait son procès ?

    Un récit de vie qui, malheureusement, trouve des échos dans la réalité d'aujourd'hui. Mais parfois, il suffit d'un petit truc, un léger changement, une occasion, pour remettre de l'ordre dans sa vie et aller de l'avant.

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    Couverture du livre « Tenir jusqu'à l'aube » de Carole Fives aux éditions Gallimard

    Prune42 sur Tenir jusqu'à l'aube de Carole Fives

    Un roman social poignant sur le quotidien d'une mère célibataire dans une grande ville. Elle est seule, livrée à elle-même, elle ne peut pas compter sur le soutien de ses proches ni sur une place en crèche. C'est un roman qui nous fait réfléchir, qui pose des questions à nos pouvoirs publics. Ce...
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    Un roman social poignant sur le quotidien d'une mère célibataire dans une grande ville. Elle est seule, livrée à elle-même, elle ne peut pas compter sur le soutien de ses proches ni sur une place en crèche. C'est un roman qui nous fait réfléchir, qui pose des questions à nos pouvoirs publics. Ce livre n'est pas optimiste mais il se lit rapidement et facilement.

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    Couverture du livre « Tenir jusqu'à l'aube » de Carole Fives aux éditions Gallimard

    Jean-Paul Degache sur Tenir jusqu'à l'aube de Carole Fives

    La chèvre de Monsieur Seguin d’Alphonse Daudet a inspiré ce titre à Carole Fives : Tenir jusqu’à l’aube. Cette belle histoire, une mère la raconte régulièrement à son jeune enfant qu’elle élève seule. En effet, pour son héroïne – héroïne du quotidien - elle en est bien une, il lui faut tenir,...
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    La chèvre de Monsieur Seguin d’Alphonse Daudet a inspiré ce titre à Carole Fives : Tenir jusqu’à l’aube. Cette belle histoire, une mère la raconte régulièrement à son jeune enfant qu’elle élève seule. En effet, pour son héroïne – héroïne du quotidien - elle en est bien une, il lui faut tenir, résister à tout ce qui s’abat sur elle alors que le père a fui et que le petit le réclame…

    Ce roman très actuel se passe, pour l’essentiel, à Lyon où la narratrice est venue habiter pour suivre le père… Tout de suite, le tableau est très sombre et je souffre, au fil des pages qui détaillent tout ce qu’elle doit assumer, seule, avec son enfant âgé de deux ans qui ne lui épargne rien. Cette femme est graphiste, sait faire de la mise en page de livres, un métier de moins en moins bien payé et si on ne se convertit pas au tout numérique, il n’y a plus de boulot.
    e plus, pas de place en crèche, un appartement trop cher : « Café, parc, supermarché, c’étaient là toutes leurs mondanités. » De cet enfer quotidien, elle tente d’échapper, de trouver des solutions en allant sur des forums sur internet et le résultat est pire, catastrophique, odieux parfois. Donneurs de leçons, moralistes se croient supérieurs comme ces mères, au square qui ne sont pas avares de critiques.
    Dans son immeuble, les propriétaires ne parlent pas aux locataires et elle tombe de haut lorsqu’elle tente de nouer le dialogue avec sa voisine de palier qui a un gosse du même âge et dont le mari est policier mais on les retrouvera plus tard…
    « C’était l’âge de Max et les Maximonstres, de Chien bleu et du Grand Monstre vert, c’était l’âge des dragons, du loup et des sorcières, une histoire puis deux puis trois, l’enfant n’en avait jamais assez, jamais assez de livres, de jouets, d’attention et au moment de se coucher c’étaient des pleurs et des pleurs à n’en plus finir. » Il faut un courage admirable pour sortir de cet enfer domestique malgré le secours épisodique de Papou, le grand-père, qui habite bien trop loin.

    Carole Fives m’a beaucoup touché avec ce roman social, terrible, sans concession. Pour cette femme seule élevant son enfant, les obstacles paraissent insurmontables. Pour une femme, on se réfère toujours à elle en tant que mère s’il y a un problème avec l’enfant mais je sais aussi que des pères divorcés ne peuvent plus voir leurs enfants ou héritent d’une garde peu égalitaire.

    C’est notre société urbanisée à outrance qui veut cela et Tenir jusqu’à l’aube met bien l’accent sur un problème très grave car d’autres femmes n’auront pas autant de force, ni autant de courage que celle qui vit dans les pages de ce livre.