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Benoit Severac

Benoit Severac
Benoît Séverac enseigne l'anglais à l'Ecole vétérinaire de Toulouse, où il réside. Il est également musicien dans une fanfare et membre du conseil d'administration du festival littéraire Toulouse Polars du Sud ; il enseigne aussi au diplôme national d'Oenologie de Toulouse. Après deux premiers po... Voir plus
Benoît Séverac enseigne l'anglais à l'Ecole vétérinaire de Toulouse, où il réside. Il est également musicien dans une fanfare et membre du conseil d'administration du festival littéraire Toulouse Polars du Sud ; il enseigne aussi au diplôme national d'Oenologie de Toulouse. Après deux premiers polars noirs remarqués dans le milieu (Les Chevelues et Rendez-vous au 10 Avril, TME éditions), Benoît Séverac commence à écrire de la littérature jeunesse avec Silence dans la collection « Rat Noir » aux éditions Syros. Ce titre a obtenu de nombreux prix. Ont suivi Le Garçon de l'intérieur, puis L'Hommequi- dessine en 2014 (toujours chez Syros). Il sera publié, en 2015, dans le recueil Hammett détective aux côtés de Tim Willocks, Marcus Malte Avril 2015 et Marc Villard.

Avis sur cet auteur (28)

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    Couverture du livre « Les chevelues » de Benoit Severac aux éditions Tourisme Media

    MAPATOU sur Les chevelues de Benoit Severac

    70 ans après la naissance d'Astérix, » Les chevelues » nous entraîne dans la Gaule romaine.Mais la cité de Lugdunum Convenarum, dans les Pyréenées, n'est pas le village des irréductibles gaulois !

    La Pax Romana s'est installée depuis quelques années, la cité semble vivre en bonne intelligence...
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    70 ans après la naissance d'Astérix, » Les chevelues » nous entraîne dans la Gaule romaine.Mais la cité de Lugdunum Convenarum, dans les Pyréenées, n'est pas le village des irréductibles gaulois !

    La Pax Romana s'est installée depuis quelques années, la cité semble vivre en bonne intelligence : d'un côté les patriciens, leurs esclaves, leurs artisans ; de l'autre les gaulois. Ces deux mondes ne se mélangent pas mais le chef gaulois, Gedemo participe aux réunions du Quatuorvirat (que l'on pourrait comparer à un conseil municipal) présidé par Hadrianus, ancien sénateur exilé car tombé en disgrâce aux yeux de l'empereur Auguste.

    Or, un matin, le corps sans vie de Cracius Vespasianus, fils d'un aristocrate romain, est retrouvé au sommet d'une colline. le jeune homme était connu pour sa vie de débauche. Il a été poignardé dans le dos par une arme gauloise.

    Hadrianus confie l'enquête au centurion Valerius Falco, tout en lui ordonnant de cacher l'arme du crime et de mentir sur l'origine de la blessure mortelle. Ceci afin de ne pas déclencher des troubles entre les deux communautés.

    D'autres meurtres vont survenir dans les jours qui suivent : les victimes sont toutes des amis proches de Cracius.

    Valerius va tenter tant bien que mal de débusquer le coupable, la tâche lui étant rendue difficile par Hadrianus, qui cherche à protéger sa situation personnelle et les familles des défunts qui ne veulent pas être importunées. La situation va se compliquer quand le propreteur Rufus Riego est envoyé de Tolosa avec une garnison de renfort pour trouver un coupable. Les choses sont très claires pour lui : le coupable ne peut être que gaulois.

    Valerius arrivera-t-il à trouver le coupable avant que la situation ne dégénère et que la paix ne vole en éclats ?

    Etre transportée au temps de la Gaule était très dépaysant . Déjà par certains termes de vocabulaire qui m'ont renvoyée à mes lointains cours de latin..même si je dois avouer que le lexique placé judicieusement en dernière page m'a beaucoup aidée !

    Et puis, je me suis aperçue que j'avais totalement oublié, ou en tout cas ne le percevait plus comme tel, que la Gaule avait été colonisée par Rome : » Je ne doute plus de notre capacité à dominer et à tenir. Mais nous le faisons avec tant de violence que je doute que le prix à payer pour les peuples que nous occupons soit justifié. Je comprends mieux, maintenant, pourquoi Rome règne sur le monde connu. Elle conquiert, certes, mais va au-delà. Une fois un territoire soumis, si éloigné soit-il, elle n'a pas son pareil pour étendre ses tentacules. Elle envoie d'abord ses soldats, puis ses marchands et enfin son administration. Briser, séduire et tenir. »

    Ce que j'ai trouvé intéressant dans ce roman, c'est le questionnement du centurion Valerius par rapport à Rome, son mode de fonctionnement, son rapport avec les aristocrates, leurs mensonges, leurs bassesses, son désenchantement quant à sa vie de militaire toujours loin de chez lui : « le service de Rome m'a appelé loin de vous, a exigé de moi ce sacrifice. Et si cela n'avait été que pour la gloire de quelques-uns, si cela m'apparaissait aujourd'hui comme une supercherie, après toutes ces années passées à croire en une vérité pour laquelle j'ai abandonné les miens. Tout est si confus. Je suis las de cette vie mais je n'en connais pas d'autre. »

    » Les chevelues » est un polar original par le choix de la période historique. Epoque que l'on a quelque peu oubliée. A redécouvrir.

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    Couverture du livre « Tuer le fils » de Benoit Severac aux éditions La Manufacture De Livres

    régine berlinski sur Tuer le fils de Benoit Severac

    Le sujet était prometteur mais je n'ai pas vraiment accroché , le suspens manquait d'intensité..La lecture est agréable mais sans grande surprise

    Le sujet était prometteur mais je n'ai pas vraiment accroché , le suspens manquait d'intensité..La lecture est agréable mais sans grande surprise

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    Couverture du livre « Tuer le fils » de Benoit Severac aux éditions La Manufacture De Livres

    Calimero29 sur Tuer le fils de Benoit Severac

    Voilà un roman noir/polar qui sort des sentiers battus avec des thématiques fortes et des personnages fouillés psychologiquement qui nous tiennent en haleine.
    Mathieu Fabas, méprisé et battu par son père, commet un meurtre pour être enfin admiré par lui, petit nazillon violent. Un jour après sa...
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    Voilà un roman noir/polar qui sort des sentiers battus avec des thématiques fortes et des personnages fouillés psychologiquement qui nous tiennent en haleine.
    Mathieu Fabas, méprisé et battu par son père, commet un meurtre pour être enfin admiré par lui, petit nazillon violent. Un jour après sa sortie de prison, 13 ans, il est accusé d'avoir assassiné son père. Sa participation à un atelier d'écriture en prison et les textes qu'il a écrits vont être au centre de l'enquête.
    Ce très bon polar donne l'occasion à l'auteur de développer trois thématiques fortes en s'appuyant sur des personnages fouillés psychologiquement et crédibles :
    * les relations délétères entre un père qui méprise, bat, avilit son fils qu'il ne trouve pas assez "viril" et les conséquences terribles que ces comportements inhumains auront sur le développement personnel du petit garçon; celui-ci n'aura de cesse de quémander amour et attention jusqu'à tuer pour son père,
    * la vie professionnelle et personnelle des policiers du SRPJ de Versailles. Ce ne sont pas des caricatures mais des hommes mariés, avec ou sans enfant, qui aiment leur métier ce qui n'empêche ni le doute, ni la lassitude; l'auteur rend un hommage appuyé aux épouses (plus généralement aux conjoints car n'oublions pas que les femmes sont nombreuses dans les rangs de la police) qui doivent composer avec la peur, les risques, les absences répétées, des horaires plus qu'élastiques,
    * l'écriture comme résilience qui permet d'avancer, de dépasser haine et vengeance, de renaître dans un certain sens en expulsant la hargne, la bile, en posant des mots sur les maux.
    Ce roman, fort bien écrit, singulier, passionnant fait, en outre, réfléchir au-delà de la fiction. Une réussite.

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    Couverture du livre « Tuer le fils » de Benoit Severac aux éditions La Manufacture De Livres

    fflo sur Tuer le fils de Benoit Severac

    Tuer le fils est un polar classique, un peu à l'ancienne comme je les aime. Un seul mort; ça change! D'autant que le mort est une vraie ordure que personne ne va regretter. Mais du simple polar l'auteur passe au roman noir psychologique. Ça devient très intéressant!
    Le fils, Mathieu, a tué son...
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    Tuer le fils est un polar classique, un peu à l'ancienne comme je les aime. Un seul mort; ça change! D'autant que le mort est une vraie ordure que personne ne va regretter. Mais du simple polar l'auteur passe au roman noir psychologique. Ça devient très intéressant!
    Le fils, Mathieu, a tué son père. C'est sûr! Sorti la veille de prison ce ne peut être que lui. Et puis je me suis dit que c'est trop simple. Au fil des pages je l'ai cru coupable puis j'ai douté.Il y a d'autres prétendants au titre. Puis je suis redevenue certaine de sa culpabilité, puis non, puis ... Benoît Séverac sait nous balader, nous tenir en haleine. Ne comptez pas sur moi pour en dire plus.
    C'est par le subterfuge d'une sorte de journal avec des textes écrits par Mathieu lors d'un atelier d'écriture en prison que l'auteur remonte le temps et dissèque la psychologie du fils et du père. Le thème des relations père/fils y est omniprésent. Benoît Séverac a puisé une partie de son inspiration dans des ateliers qu'il a lui-même animés pour des détenus et nous donne d’intéressantes réflexions sur l'écriture.
    Les policiers du SRPJ de Versailles sont humains, sympathiques pas du genre à rouler des mécaniques. Le commandant Cérisol semble un peu banal au premier abord mais entre sa femme aveugle et sa passion pour la confiture ou la chanson française, le personnage est assez complexe et attachant. Il éprouve de l’empathie pour Mathieu dont la perversité du père a gâché la vie.
    Le fils a peut-être tué physiquement le père mais ce qui est sûr c'est que le père a tué moralement le fils, à petit feu, à force de brimades et d'humiliations.
    https://ffloladilettante.wordpress.com/2020/07/15/tuer-le-fils-de-benoit-severac/