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Hervé Jubert

Hervé Jubert
Né en 1970, Hervé Jubert est l'un des grands noms du roman fantastique en France. Paru en 2005, Blanche ou la triple contrainte de l'Enfer est le premier volume de la trilogie Blanche publiée chez Wiz, qui comprend Blanche et l'OEil du grand khan (2006) et Blanche et le Vampire de Paris (2007).

Avis sur cet auteur (11)

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    Couverture du livre « Skiatook Lake » de Hervé Jubert et Benoit Severac aux éditions Le Passage

    Isa Pouteau sur Skiatook Lake de Hervé Jubert - Benoit Severac

    La découverte du corps d’une jeune femme indienne attachée et droguée dans une voiture volée, lance la police tribale de Pawhuska, Oklahoma, dans une enquête à plusieurs facettes.
    Alors que 5700 cas de disparitions de femmes amérindiennes ont été recencés en un an aux Etats-Unis, la piste de la...
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    La découverte du corps d’une jeune femme indienne attachée et droguée dans une voiture volée, lance la police tribale de Pawhuska, Oklahoma, dans une enquête à plusieurs facettes.
    Alors que 5700 cas de disparitions de femmes amérindiennes ont été recencés en un an aux Etats-Unis, la piste de la traite d’êtres humains est celle qui est privilégiée par les associations de défense des femmes indiennes.
    Mais dans cette réserve Osage le sol-sol, qui abrite le plus grand gisement de pétrole et de gaz de schiste du pays, appartient aux indiens, grâce à un ancien traité. Alors que de gros enjeux économiques se jouent chaque jour entre les dirigeants du Conseil Minier Osage, dont la victime est proche, et les entreprises pétrolières, la piste d’un complot financier apparaît comme possible.
    D’un autre côté, les jeunes indiens natifs du canton d’Osage, militent contre les nuisances des éoliennes qui tuent les aigles. En bloquant les routes, ils manifestent leur opposition à ces projets expansifs, causant de violentes altercations avec les riches propriétaires exploitant les terres de la Réserve, que la Police sait capables de mener des actions punitives.
    C’est dans ce contexte que le chef-enquêteur de la police tribale Jack Marmont, un colosse de 2m et 140kg, cherche à résoudre la mort suspecte de Christine Longwalk, membre active de sa communauté.
    Au-delà de l’enquête qui est bien construite et nous offre un final mouvementé et surprenant, le sujet de la vie des tribus natives dans les réserves indiennes est particulièrement intéressant. Et même si tous les problèmes n’ont pas été soulevés au cours de cette enquête, on en apprend beaucoup sur les abus dont sont victimes les amérindiens, entretenus par ce qu’ils qualifient eux-mêmes de « racisme d’état ».
    Un très bon polar sociétal qui sort du cadre classique du genre et nous entraîne dans les superbes montagnes du Midwest, au bord du Lac Skiatook, où survivent les traditions indiennes.
    Une belle surprise et un duo d’auteurs, Hervé JUBERT et Benoît SEVERAC, que je ne manquerai pas de suivre.
    Merci aux Editions Le Passage pour ce livre

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    Couverture du livre « Wazházhe » de Hervé Jubert et Benoit Severac aux éditions Le Passage

    jml38 sur Wazházhe de Hervé Jubert - Benoit Severac

    Jack Marmont est un ranger de l'Oklahoma venu à Laprade, village de Tarn-et-Garonne, pour recevoir une parcelle de terre offerte par la commune à la Nation Osages à laquelle il appartient, en signe d'amitié, des liens historiques existant entre les deux communautés depuis le 19ème siècle. Jack...
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    Jack Marmont est un ranger de l'Oklahoma venu à Laprade, village de Tarn-et-Garonne, pour recevoir une parcelle de terre offerte par la commune à la Nation Osages à laquelle il appartient, en signe d'amitié, des liens historiques existant entre les deux communautés depuis le 19ème siècle. Jack est un représentant de ce peuple indien, il est de plus homme-médecine, et d'une stature impressionnante.
    Ce qui ne devait être qu'une simple formalité symbolique donnant lieu à réjouissances, prend une tournure inattendue lorsque Jack repousse la cérémonie, affirmant que la terre et les esprits ne lui parlent pas.
    La situation qui était déjà un peu tendue entre opposants au don, principalement les natifs du coin, et partisans, plutôt les nouveaux venus, va se détériorer rapidement au fils des jours au grand dam du maire qui n'aspire qu'au calme dans sa commune.
    Le signe attendu par Jack pourrait bien venir d'une petite fille, Lise, qu'un indien visite dans ses rêves ( ou cauchemars). Mais c'est au contraire le début d'événements plus dramatiques entraînant l'implication de la gendarmerie, et plus particulièrement de Claire Tourment pour qui Jack ressent une étrange sensation de connivence.
    Le récit oscille entre enquête policière et thriller surnaturelle, où l'homme-médecine va devoir faire appel à toutes ses compétences en chamanisme pour permettre de résoudre une intrigue dont l'origine pourrait se trouver dans le passé de la région.
    Beaucoup d'originalité dans cette histoire qui sort résolument des sentiers battus du polar traditionnel. J'ai juste regretté de ne pas avoir plus d'explication sur le choix de Lise, qui n'est même pas du village, comme médium «à l'insu de son plein gré»
    L'opposition, entre sagesse et spiritualité Indiennes et considérations villageoises très terre à terre, pimente agréablement l'histoire, tout en dénotant un certain manichéisme, que je suppose totalement assumé par les auteurs.

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    Couverture du livre « Wazházhe » de Hervé Jubert et Benoit Severac aux éditions Le Passage

    KateMoore70 sur Wazházhe de Hervé Jubert - Benoit Severac

    Lecture dans le cadre des Explorateurs du Polar.

    Entre Oklahoma et Occitanie, quand enquête criminelle et chamanisme se mêlent. Une histoire de vengeance, de folie et de mort.

    Wazházhe est le nouveau roman noir de Benoît Séverac très connu des "fans" de sa littérature noire. Ses romans...
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    Lecture dans le cadre des Explorateurs du Polar.

    Entre Oklahoma et Occitanie, quand enquête criminelle et chamanisme se mêlent. Une histoire de vengeance, de folie et de mort.

    Wazházhe est le nouveau roman noir de Benoît Séverac très connu des "fans" de sa littérature noire. Ses romans sont, souvent un prétexte, pour étudier notre société, observer le genre humain.
    Ce dernier roman, Benoît Séverac l'a écrit avec Hervé Jubert (première collaboration entre les deux écrivains). Celui-ci est auteur de polars et de littérature fantastique.

    Justement, le chamanisme va servir de pont entre les univers de ces deux auteurs, pas forcément très éloignés. Ce polar est très original : ils n'hésitent pas à aller sur le terrain donc du chamanisme, mais aussi des Indiens d'Amérique et du Tarn-et-Garonne. Et pourtant, ce curieux croisement fonctionne.

    Wazházhe est un autre nom, en langue Osage, pour qualifier les Osages, tribu indienne d'Amérique du Nord, dont est issu Chef Marmont : membre du conseil des sages, ranger. Il représente, officiellement, les Indiens Osages lors d'un voyage dans un village de Montauban.

    Le roman s'inspire d'une histoire vraie. Celle du peuple Indien Osage vivant en Oklahoma sur des terres appartenant à la France.
    En 1827, celle-ci va vendre ses territoires aux Etats-Unis. Mais nos Osages ne veulent pas devenir américains. Ils organisent alors une expédition auprès du roi Charles X pour plaider leur cause. Malheureusement, cette expédition va tourner court.

    Revenons à nos jours, Chef Marmont est venu recevoir un lopin de terre dans cette commune française, au nom de l'amitié qui lie les deux "peuples" depuis le XIXème siècle.
    L'enlèvement d'une fillette et une série de meurtres rituels va gâcher cette rencontre.

    Beaucoup de libraires mettent en avant Wazházhe dans leurs librairies (par exemple dans la librairie de Saint Aunès près de Montpellier). Les futurs lecteurs peuvent voir un carton avec écrit, à propos de ce roman noir :
    " POURQUOI LIRE CE POLAR !
    - parce que c'est bien !
    - parce qu'on va apprendre une histoire véridique sur des Indiens d'Oklahoma et de leurs liens avec la France,
    - parce que ça se passe en Occitanie,
    - parce que c'est : ORIGINAL / FRAIS."

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    Couverture du livre « Wazházhe » de Hervé Jubert et Benoit Severac aux éditions Le Passage

    NADIA D'ANTONIO sur Wazházhe de Hervé Jubert - Benoit Severac

    Deux écrivains de polars qui, cette fois, se sont rejoints pour écrire un livre assez surprenant et sont arrivés à en faire un ouvrage bien particulier et attrayant car des Indiens y sont mêlés.

    Je veux parler de Hervé Jubert et de Benoît Séverac (déjà rencontré auparavant lors d’une sortie...
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    Deux écrivains de polars qui, cette fois, se sont rejoints pour écrire un livre assez surprenant et sont arrivés à en faire un ouvrage bien particulier et attrayant car des Indiens y sont mêlés.

    Je veux parler de Hervé Jubert et de Benoît Séverac (déjà rencontré auparavant lors d’une sortie d’un livre avec le représentant de La Manufacture des Livres). Ce livre porte le titre de « Wazházhe ». La signification est : « Osage » pour « enfants de l’eau du milieu ». Il s’agit d’une tribu d’Indiens de l’Oklahoma et que viennent-ils faire à Laprade, près de Montauban ?
    Un de leurs représentants, le Chef Indien Jack Marmont, également ranger, débarque dans cette petite bourgade qui a décidé de faire « un don de terre », un jumelage entre eux.

    A son arrivée, grand est l’étonnement :
    « Les passagers récupérèrent leurs affaires dans les coffres et s’agglutinèrent dans l’allée centrale de l’A320. A l’arrière, le chef Jack Marmont, ranger dans le corps des Southwestern Cattle Raisers, connu dans son clan comme homme-médecine sous le nom de Mo’n-Sho’n Akida Tonkah – soit, en osage, « Grand Protecteur de la Terre » -, un mètre quatre-vingt-dix-huit pour cent vingt kilos, se contenta de déboucler sa ceinture et d’attendre. ». (p.8).
    Voici donc déjà un personnage important à tous les points de vue. D’autres apparaissent dans cette histoire dont l’origine remonte à plusieurs siècles en arrière. Des personnages en faveur de ce don et d’autres qui sont contre. Mais cet acte ne va être aussi simple que l’on espérait.
    En effet, le Chef Marmont attend « un signe » pour accepter et celui-ci devrait se passer par l’intermédiaire de la petite Lise (dix ans) qui semble possédée par un esprit, un Indien qui s’introduit dans ses cauchemars et lui demande son aide.

    Pour corser l’affaire, Lise est enlevée et la lieutenante Claire Tourment va être chargée de l’affaire.

    Concernant Claire, voici ce que l’on pense d’elle : « C’était de notoriété publique à la gendarmerie de Montauban, le lieutenant Tourment avait mauvais caractère. » (p.16). C’est donc bien une forte femme qui sait mener ses hommes à la baguette, qui va avoir fort à faire dans toute cette histoire sur fond de chamanisme. D’autant plus que, finalement, l’un entraînant l’autre, on va découvrir des disparitions, des meurtres rituels jamais élucidés, le tout remontant à plus de cent cinquante ans.

    Il y a une grande originalité avec cet Indien disparu et qui revient dans l’esprit de Lise car c’est E Stah Sop Pe :
    « - Je crois que l’esprit d’E Stah Sop Pe parle à travers la bouche de Lise.
    Claire eut un instant d’hésitation, puis ça lui revint.
    - Ah, oui. Celui qui est mort il y a deux cents ans mais qui n’est pas tout à fait mort.
    - C’était un grand guerrier. Un des Osages venus jusqu’ici en 1830. Il n’est jamais rentré chez nous. Il a disparu à Laprade. » (p.155)

    L’enquête ne va pas être facile, les rebondissements multiples – le personnage de Marmont est plutôt étrange lors de ses relations spirituelles avec E Stah Sop Pe – sa décision de repousser la cérémonie – sa propre enquête – les liens qu’il va nouer – ceux qui le font chavirer – ses doutes – les suspects plausibles – les raisons de l’enlèvement de Lise – l’angoisse – l’arrivée du père de Claire qui va connaître plus d’un tourment…

    Mais c’est une histoire bien ficelée, avec un brin d’humour, comme sait si bien le faire Benoît Séverac. Quant à Hervé Jubert, je ne le connaissais pas (une lacune à réparer).

    Avec ce polar à quatre mains, deux plumes, blanche et noire, lu très rapidement, j’ai eu un bon moment de lecture même si je dois avouer que j’avais deviné le dénouement. Mais cela n’a en rien gâché mon intérêt. Que voulez-vous, quand on aime les polars on cherche également à résoudre les problèmes, ce qui est toujours mon cas ce qui décuple mon intérêt.