Hervé Jubert

Hervé Jubert
Né en 1970, Hervé Jubert est l'un des grands noms du roman fantastique en France. Paru en 2005, Blanche ou la triple contrainte de l'Enfer est le premier volume de la trilogie Blanche publiée chez Wiz, qui comprend Blanche et l'OEil du grand khan (2006) et Blanche et le Vampire de Paris (2007).

Avis (10)

  • Couverture du livre « Wazházhe » de Hervé Jubert et Benoit Severac aux éditions Le Passage

    jml38 sur Wazházhe de Hervé Jubert - Benoit Severac

    Jack Marmont est un ranger de l'Oklahoma venu à Laprade, village de Tarn-et-Garonne, pour recevoir une parcelle de terre offerte par la commune à la Nation Osages à laquelle il appartient, en signe d'amitié, des liens historiques existant entre les deux communautés depuis le 19ème siècle. Jack...
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    Jack Marmont est un ranger de l'Oklahoma venu à Laprade, village de Tarn-et-Garonne, pour recevoir une parcelle de terre offerte par la commune à la Nation Osages à laquelle il appartient, en signe d'amitié, des liens historiques existant entre les deux communautés depuis le 19ème siècle. Jack est un représentant de ce peuple indien, il est de plus homme-médecine, et d'une stature impressionnante.
    Ce qui ne devait être qu'une simple formalité symbolique donnant lieu à réjouissances, prend une tournure inattendue lorsque Jack repousse la cérémonie, affirmant que la terre et les esprits ne lui parlent pas.
    La situation qui était déjà un peu tendue entre opposants au don, principalement les natifs du coin, et partisans, plutôt les nouveaux venus, va se détériorer rapidement au fils des jours au grand dam du maire qui n'aspire qu'au calme dans sa commune.
    Le signe attendu par Jack pourrait bien venir d'une petite fille, Lise, qu'un indien visite dans ses rêves ( ou cauchemars). Mais c'est au contraire le début d'événements plus dramatiques entraînant l'implication de la gendarmerie, et plus particulièrement de Claire Tourment pour qui Jack ressent une étrange sensation de connivence.
    Le récit oscille entre enquête policière et thriller surnaturelle, où l'homme-médecine va devoir faire appel à toutes ses compétences en chamanisme pour permettre de résoudre une intrigue dont l'origine pourrait se trouver dans le passé de la région.
    Beaucoup d'originalité dans cette histoire qui sort résolument des sentiers battus du polar traditionnel. J'ai juste regretté de ne pas avoir plus d'explication sur le choix de Lise, qui n'est même pas du village, comme médium «à l'insu de son plein gré»
    L'opposition, entre sagesse et spiritualité Indiennes et considérations villageoises très terre à terre, pimente agréablement l'histoire, tout en dénotant un certain manichéisme, que je suppose totalement assumé par les auteurs.

  • Couverture du livre « Wazházhe » de Hervé Jubert et Benoit Severac aux éditions Le Passage

    KateMoore70 sur Wazházhe de Hervé Jubert - Benoit Severac

    Lecture dans le cadre des Explorateurs du Polar.

    Entre Oklahoma et Occitanie, quand enquête criminelle et chamanisme se mêlent. Une histoire de vengeance, de folie et de mort.

    Wazházhe est le nouveau roman noir de Benoît Séverac très connu des "fans" de sa littérature noire. Ses romans...
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    Lecture dans le cadre des Explorateurs du Polar.

    Entre Oklahoma et Occitanie, quand enquête criminelle et chamanisme se mêlent. Une histoire de vengeance, de folie et de mort.

    Wazházhe est le nouveau roman noir de Benoît Séverac très connu des "fans" de sa littérature noire. Ses romans sont, souvent un prétexte, pour étudier notre société, observer le genre humain.
    Ce dernier roman, Benoît Séverac l'a écrit avec Hervé Jubert (première collaboration entre les deux écrivains). Celui-ci est auteur de polars et de littérature fantastique.

    Justement, le chamanisme va servir de pont entre les univers de ces deux auteurs, pas forcément très éloignés. Ce polar est très original : ils n'hésitent pas à aller sur le terrain donc du chamanisme, mais aussi des Indiens d'Amérique et du Tarn-et-Garonne. Et pourtant, ce curieux croisement fonctionne.

    Wazházhe est un autre nom, en langue Osage, pour qualifier les Osages, tribu indienne d'Amérique du Nord, dont est issu Chef Marmont : membre du conseil des sages, ranger. Il représente, officiellement, les Indiens Osages lors d'un voyage dans un village de Montauban.

    Le roman s'inspire d'une histoire vraie. Celle du peuple Indien Osage vivant en Oklahoma sur des terres appartenant à la France.
    En 1827, celle-ci va vendre ses territoires aux Etats-Unis. Mais nos Osages ne veulent pas devenir américains. Ils organisent alors une expédition auprès du roi Charles X pour plaider leur cause. Malheureusement, cette expédition va tourner court.

    Revenons à nos jours, Chef Marmont est venu recevoir un lopin de terre dans cette commune française, au nom de l'amitié qui lie les deux "peuples" depuis le XIXème siècle.
    L'enlèvement d'une fillette et une série de meurtres rituels va gâcher cette rencontre.

    Beaucoup de libraires mettent en avant Wazházhe dans leurs librairies (par exemple dans la librairie de Saint Aunès près de Montpellier). Les futurs lecteurs peuvent voir un carton avec écrit, à propos de ce roman noir :
    " POURQUOI LIRE CE POLAR !
    - parce que c'est bien !
    - parce qu'on va apprendre une histoire véridique sur des Indiens d'Oklahoma et de leurs liens avec la France,
    - parce que ça se passe en Occitanie,
    - parce que c'est : ORIGINAL / FRAIS."

  • Couverture du livre « Wazházhe » de Hervé Jubert et Benoit Severac aux éditions Le Passage

    NADIA D'ANTONIO sur Wazházhe de Hervé Jubert - Benoit Severac

    Deux écrivains de polars qui, cette fois, se sont rejoints pour écrire un livre assez surprenant et sont arrivés à en faire un ouvrage bien particulier et attrayant car des Indiens y sont mêlés.

    Je veux parler de Hervé Jubert et de Benoît Séverac (déjà rencontré auparavant lors d’une sortie...
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    Deux écrivains de polars qui, cette fois, se sont rejoints pour écrire un livre assez surprenant et sont arrivés à en faire un ouvrage bien particulier et attrayant car des Indiens y sont mêlés.

    Je veux parler de Hervé Jubert et de Benoît Séverac (déjà rencontré auparavant lors d’une sortie d’un livre avec le représentant de La Manufacture des Livres). Ce livre porte le titre de « Wazházhe ». La signification est : « Osage » pour « enfants de l’eau du milieu ». Il s’agit d’une tribu d’Indiens de l’Oklahoma et que viennent-ils faire à Laprade, près de Montauban ?
    Un de leurs représentants, le Chef Indien Jack Marmont, également ranger, débarque dans cette petite bourgade qui a décidé de faire « un don de terre », un jumelage entre eux.

    A son arrivée, grand est l’étonnement :
    « Les passagers récupérèrent leurs affaires dans les coffres et s’agglutinèrent dans l’allée centrale de l’A320. A l’arrière, le chef Jack Marmont, ranger dans le corps des Southwestern Cattle Raisers, connu dans son clan comme homme-médecine sous le nom de Mo’n-Sho’n Akida Tonkah – soit, en osage, « Grand Protecteur de la Terre » -, un mètre quatre-vingt-dix-huit pour cent vingt kilos, se contenta de déboucler sa ceinture et d’attendre. ». (p.8).
    Voici donc déjà un personnage important à tous les points de vue. D’autres apparaissent dans cette histoire dont l’origine remonte à plusieurs siècles en arrière. Des personnages en faveur de ce don et d’autres qui sont contre. Mais cet acte ne va être aussi simple que l’on espérait.
    En effet, le Chef Marmont attend « un signe » pour accepter et celui-ci devrait se passer par l’intermédiaire de la petite Lise (dix ans) qui semble possédée par un esprit, un Indien qui s’introduit dans ses cauchemars et lui demande son aide.

    Pour corser l’affaire, Lise est enlevée et la lieutenante Claire Tourment va être chargée de l’affaire.

    Concernant Claire, voici ce que l’on pense d’elle : « C’était de notoriété publique à la gendarmerie de Montauban, le lieutenant Tourment avait mauvais caractère. » (p.16). C’est donc bien une forte femme qui sait mener ses hommes à la baguette, qui va avoir fort à faire dans toute cette histoire sur fond de chamanisme. D’autant plus que, finalement, l’un entraînant l’autre, on va découvrir des disparitions, des meurtres rituels jamais élucidés, le tout remontant à plus de cent cinquante ans.

    Il y a une grande originalité avec cet Indien disparu et qui revient dans l’esprit de Lise car c’est E Stah Sop Pe :
    « - Je crois que l’esprit d’E Stah Sop Pe parle à travers la bouche de Lise.
    Claire eut un instant d’hésitation, puis ça lui revint.
    - Ah, oui. Celui qui est mort il y a deux cents ans mais qui n’est pas tout à fait mort.
    - C’était un grand guerrier. Un des Osages venus jusqu’ici en 1830. Il n’est jamais rentré chez nous. Il a disparu à Laprade. » (p.155)

    L’enquête ne va pas être facile, les rebondissements multiples – le personnage de Marmont est plutôt étrange lors de ses relations spirituelles avec E Stah Sop Pe – sa décision de repousser la cérémonie – sa propre enquête – les liens qu’il va nouer – ceux qui le font chavirer – ses doutes – les suspects plausibles – les raisons de l’enlèvement de Lise – l’angoisse – l’arrivée du père de Claire qui va connaître plus d’un tourment…

    Mais c’est une histoire bien ficelée, avec un brin d’humour, comme sait si bien le faire Benoît Séverac. Quant à Hervé Jubert, je ne le connaissais pas (une lacune à réparer).

    Avec ce polar à quatre mains, deux plumes, blanche et noire, lu très rapidement, j’ai eu un bon moment de lecture même si je dois avouer que j’avais deviné le dénouement. Mais cela n’a en rien gâché mon intérêt. Que voulez-vous, quand on aime les polars on cherche également à résoudre les problèmes, ce qui est toujours mon cas ce qui décuple mon intérêt.

  • Couverture du livre « Wazházhe » de Hervé Jubert et Benoit Severac aux éditions Le Passage

    Laulau Bob sur Wazházhe de Hervé Jubert - Benoit Severac

    Wazhàzhe est un polar sur fond de chamanisme et d’enquête.

    Le chef Marmont, Indien osage et de profession ranger en Oklahoma, est l'invité d'honneur du petit village de Laprade. En effet, la France et les Etats-Unis souhaitent procéder à un don de terre pour réunifier deux nations et...
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    Wazhàzhe est un polar sur fond de chamanisme et d’enquête.

    Le chef Marmont, Indien osage et de profession ranger en Oklahoma, est l'invité d'honneur du petit village de Laprade. En effet, la France et les Etats-Unis souhaitent procéder à un don de terre pour réunifier deux nations et rétablir une injustice vieille de plusieurs décennies (ou plutôt faire un coup de pub pour doper l’économie et l’image du village). Cependant, ce don ne va pas avoir l'effet escompté. La venue de cet « étranger » n’est pas vue d’un très bon œil par certains habitants du village, générant ainsi une ambiance électrique voire raciste. Au même moment et non loin de là, une fillette prénommée Lise, est en proie à des cauchemars dans lesquels un esprit semble lui parler et la somme de se rendre à Laprade. Soucieux de la santé de leur fille et après s’être rendus au mauvais endroit, les parents trouvent finalement le signe qu’ils attendaient en apprenant qu’un osage est l’invité d’honneur d’un petit village près de Montauban. De cette rencontre entre la fillette et l’indien d’Oklahoma va découler des disparitions, mettre en exergue des meurtres non élucidés tout en effectuant un bon dans le passé pour finalement dévoiler un rituel commencé il y a plus de 150 ans…

    Malheureusement je n'ai pas été emballée par le fond de l'histoire qui a pourtant bien du potentiel et de l’originalité. Je n'ai pas été autant emportée que ce que je l'espérais à la lecture de la quatrième de couverture.

    Tout d'abord, j'ai trouvé que les personnages manquaient de personnalités, qu'ils étaient un peu survolés, leur histoire personnelle pas suffisamment établie. Le ranger Marmont par exemple avait tout pour plaire et tout pour se démarquer de ses acolytes du polar, pourtant j'ai eu la sensation que la place qu'il méritait n'était pas suffisamment exploitée. Les auteurs tentent de rendre leurs personnages attachants, mais le lecteur n’a pas suffisamment d'informations à leurs sujets pour s'identifier à eux, pour les comprendre, pour ressentir pleinement leurs émotions.

    Ensuite, j’ai trouvé qu’il y avait quelques petits points qui manquaient de cohérence. Je doute qu'un personnage tel que Marmont, qui serait le suspect principal dans la réalité, est autant de liberté d’action dans de vraies enquêtes. Par ailleurs, le personnage de Claire Tourment, lieutenant de la gendarmerie et personnage un peu plus torturé, est dépeinte comme étant une femme forte, de caractère et respectée par son équipe. J'ai apprécié cette image là et sa persévérance. En revanche, là aussi les interventions narratives sur son collègue de travail Joffrain restent un peu superflues dans le développement du récit. Certes, il permet de montrer qu'elle est appréciée, mais au-delà de ça rien de bien concluant, pas de discussions entre eux, ni de lien particulier qui approfondis la relation.

    Sur le fond du récit, je m'attendais à une histoire plus sombre, proposant davantage d’informations sur les rites indiens du 19ème siècle par exemple, davantage d'explications sur les faits historiques, davantage de descriptions sur les transes, les esprits, les animaux totem, j’attendais plus de lumière sur les meurtres en eux-mêmes.
    J'aurai aimé par exemple que la parole de Lise, lorsqu'elle est possédée par E Stah Sop Pe, l’esprit osage, soit plus approfondie, qu'on ressente davantage l'esprit de l’indien dans les descriptions, qu'ils deviennent un personnage à part entière avec plus de puissance. Quel dommage de ne pas avoir relaté la conversation de Marmont avec son ancêtre « E Stah Sop Pe to pu » qui parlait au travers de Lise lorsqu'elle se trouvait à l'hôpital. Décrire cela aurait donné beaucoup plus de profondeur, de frissons aux lecteurs.

    Enfin, en ce qui concerne l'écriture en elle-même, elle est relativement fluide, j'ai lu les chapitres assez rapidement, les dialogues rythment le récit, ce qui reste agréable. On ressent la culture générale des auteurs et leur capacité à ne pas trop laisser l’action s’amoindrir.

    En conclusion, la collaboration de Hervé Jubert et Benoît Séverac propose vraiment un roman original, on sent bien qu’il y a de la suite dans les idées, mais sur ce polar ci un peu plus d'émotions, de suspens et de frissons auraient été bienvenus. L’ensemble nous emporte malgré tout jusqu'à la dernière page sans trop d'ennui et sera probablement apprécié par les amateurs de polars « soft ».

    Je remercie lecteurs.com et les éditions Le Passage pour l'envoi :)

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