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Victor Del Arbol

Victor Del Arbol
Victor del Árbol est né à Barcelone en 1968. Après avoir étudié l'Histoire, il travaille dans les services de police de la communauté autonome de Catalogne. Il est l'auteur de deux romans.

Avis sur cet auteur (43)

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    Couverture du livre « Par-delà la pluie » de Victor Del Arbol aux éditions Actes Sud

    LALIE.01 sur Par-delà la pluie de Victor Del Arbol

    Ayant voulu changer de pays, j'ai choisi l'Espagne avec Víctor del Árbol (il a débuté sa carrière avec « le poids des morts, en 2006 ».
    Mais cette fois, il ne s'agit pas seulement d'un roman policier car on y trouve aussi « du voyage" : "Par-delà la pluie".

    Ce livre, présenté comme roman...
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    Ayant voulu changer de pays, j'ai choisi l'Espagne avec Víctor del Árbol (il a débuté sa carrière avec « le poids des morts, en 2006 ».
    Mais cette fois, il ne s'agit pas seulement d'un roman policier car on y trouve aussi « du voyage" : "Par-delà la pluie".

    Ce livre, présenté comme roman noir, un peu policier, est, en fait, en fait roman plus profond sur l'histoire de destins de deux personnes : Héléna et Miguel qui se rencontrent dans une maison de retraite.
    L'histoire a lieu en Espagne.

    * Héléna est intelligente, frondeuse.
    * Miguel lui, est un peu coincé sur les bords.
    Ils se rencontrent dans une « résidence séniors », à Tarifa.
    Tous les deux n'ont rien pour se retrouver et s'accorder, mais une complicité va naitre. Leurs histoires personnelles vont les amener à quitter cette maison de retraite pour partir à la recherche de leur passé - de leurs fantômes : c'est un peu du genre road movie.


    * Héléna a perdu sa mère devant elle, cette dernière voulant l'entrainer dans la mort - elle a perdu son père et n'a eu de ses nouvelles que par cartes postales envoyées à ses anniversaires.

    Elle ne voit plus son fils parti en Suède - elle a perdu aussi un amour de jeunesse, et veut donc recoller les morceaux de ce puzzle de vie en partant retrouver son fils.

    * Miguel est venu à la maison de retraite car sa fille l'a viré pour le protéger de son mari violent. Il pense toujours à sauver sa fille, mais la maladie d' Alzheimer pointe son nez, il faut faire vite.

    En parallèle, on suit en Suède, une histoire plus policière dans le milieu de la drogue et de la prostitution, avec des personnages rudement touchés par la vie aussi - un commissaire empêtré dans ses ambitions politiques et sa relation avec une prostituée.
    Cette partie du roman semble indépendante de l'histoire de Héléna et Miguel, mais bien sûr il y a un lien.

    C'est truffé d'histoires de vies brisées - on évoque la période du Franquisme en Espagne - la violence faite aux femmes (d'actualité) - la maladie - la vieillesse - l'homosexualité homme, femme - la religion – de l'émotion - de nombreux thèmes qui se lisent facilement car l'ouvrage bien écrit.

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    Couverture du livre « Par-delà la pluie » de Victor Del Arbol aux éditions Actes Sud

    Anita Millot sur Par-delà la pluie de Victor Del Arbol

    Tanger, juillet 1955. Thelma, alcoolique depuis l’abandon d’Enrique (son mari) et incapable d’affronter la vie sans lui, décide de se suicider sur une plage marocaine, entrainant sa fille de onze ans, Helena, dans la mort. L’enfant résistera par pur instinct de survie …

    Février 2014 à...
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    Tanger, juillet 1955. Thelma, alcoolique depuis l’abandon d’Enrique (son mari) et incapable d’affronter la vie sans lui, décide de se suicider sur une plage marocaine, entrainant sa fille de onze ans, Helena, dans la mort. L’enfant résistera par pur instinct de survie …

    Février 2014 à Séville. Miguel a soixante-quinze ans, est veuf et déplore que sa fille unique Natalia ne vienne pas le voir plus souvent. Quelques signes précurseurs (et un malaise qui l’a conduit dernièrement à l’hôpital) viennent hélas de lui confirmer ce qu’il appréhendait : comme sa mère avant lui, il est atteint d’un début d’Alzheimer … Vivre seul va alors devenir compliqué …

    Helena – elle – est à présent âgée de soixante-dix ans et réside à Tarifa, dans une maison pour troisième âge (où elle fume et boit en cachette) et n’a qu’un seul ami : Marquès, un homme de petite taille de quatre-vingts ans. Elle ne « voit » son fils David (qui vit à Malmö en Suède, avec femme et enfants) que le jeudi (quelques misérables minutes) sur Skype …

    Miguel et Helena vont se rencontrer dans cette pension pour personne âgées de Tarifa et sympathiser rapidement, avant de prendre la poudre d’escampette, sur les routes d’Europe, chacun rêvant de renouer avec son propre enfant (et les fils de son passé …) Ainsi, nous les suivrons au Maroc, en Espagne, jusqu’en Suède, où nous ferons la connaissance d’un bon nombre de protagonistes, lâches pour certains, touchants ou répugnants pour d’autres … Où nous traverserons, à travers des années (présentes et passées) leurs souvenirs, amours et tragédies …

    Beaucoup, beaucoup de justesse dans les réflexions philosophiques et l’analyse des sentiments humains de l’auteur – comme toujours d’ailleurs ! Magnifique roman de Víctor del Árbol qui ne me déçoit jamais ! Une fois encore, c’est un gros coup de coeur !

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    Couverture du livre « La tristesse du samouraï » de Victor Del Arbol aux éditions Actes Sud

    Stinson17 sur La tristesse du samouraï de Victor Del Arbol

    Un polar d'une noirceur incroyable !

    L'intrigue est magistralement mené sur une trame historique qui met en avant et en détails le franquisme espagnol. Un premier roman polyphonique qui mélange tragédie, roman policier et revue historique, le tout orchestré de la plus palpitante manière qui...
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    Un polar d'une noirceur incroyable !

    L'intrigue est magistralement mené sur une trame historique qui met en avant et en détails le franquisme espagnol. Un premier roman polyphonique qui mélange tragédie, roman policier et revue historique, le tout orchestré de la plus palpitante manière qui soit. L'auteur nous tient en haleine du début à la fin et multiplie les récits croisés entre plusieurs plusieurs générations dont les vies se recoupent et se heurtent sans arrêt.
    Un roman très puissant qui ne peut que nous rendre addict à la plume de cet auteur très très fort...

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    Couverture du livre « La maison des chagrins » de Victor Del Arbol aux éditions Actes Sud

    Stinson17 sur La maison des chagrins de Victor Del Arbol

    Tout annonce que cette tragédie n'aura pas une fin heureuse. Et pour sûr, le décor est planté dès le début. Un homme souffre de la perte de sa famille et une femme fait le deuil de son fils lui aussi tragiquement disparu.
    Encore un coup de chapeau l'auteur pour ce thriller très sombre baigné...
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    Tout annonce que cette tragédie n'aura pas une fin heureuse. Et pour sûr, le décor est planté dès le début. Un homme souffre de la perte de sa famille et une femme fait le deuil de son fils lui aussi tragiquement disparu.
    Encore un coup de chapeau l'auteur pour ce thriller très sombre baigné par la vengeance et le deuil.
    Victor de l'Arbol distille l'essence torturée des personnages avec une incisive finesse pointée de mélancolie. Sur fond de fresque historique, il brode le destin des uns et des autres et les met face à lui sous couvert d'une élégante noirceur.
    Les pulsions noires des protagonistes se heurtent à leur propre solitude. Ce fil conducteur alimente ce drame extrêmement bien ficelé et nous amène même à s'interroger quant à la capacité de l'auteur à passe de la plume à la caméra.