Papa

Couverture du livre « Papa » de Regis Jauffret aux éditions Seuil
  • Date de parution :
  • Editeur : Seuil
  • EAN : 9782021450354
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

19 septembre 2018, j'aperçois dans un documentaire sur la police de Vichy mon père sortant menotté entre deux gestapistes de l'immeuble marseillais où j'ai passé toute mon enfance. Ils semblent joyeux alors que le visage de mon père exprime la terreur. D'après le commentaire, ces images ont été... Voir plus

19 septembre 2018, j'aperçois dans un documentaire sur la police de Vichy mon père sortant menotté entre deux gestapistes de l'immeuble marseillais où j'ai passé toute mon enfance. Ils semblent joyeux alors que le visage de mon père exprime la terreur. D'après le commentaire, ces images ont été tournées en 1943. Non seulement mon père n'a de sa vie parlé de cet incident mais je n'ai jamais entendu dire par personne qu'il avait eu affaire à l'occupant.

Moi, le conteur, le raconteur, l'inventeur de destinées, il me semble soudain avoir été conçu par un personnage de roman.

R. J.

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  • Cette année j’ai l’immense plaisir de participer au Grand Prix rtl/lire grâce à ma super librairie : Privat ! J’ai donc reçu la sélection finale constituée de 5 romans avec des récits très divers. Comme il faut bien débuter, j’ai commencé par Papa de Régis Jauffret. La quatrième de couverture...
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    Cette année j’ai l’immense plaisir de participer au Grand Prix rtl/lire grâce à ma super librairie : Privat ! J’ai donc reçu la sélection finale constituée de 5 romans avec des récits très divers. Comme il faut bien débuter, j’ai commencé par Papa de Régis Jauffret. La quatrième de couverture explique le point de départ de ce roman – et le terme roman n’est pas du tout anodin ! Régis Jauffret aperçoit lors d’un reportage sur la Gestapo à Marseille l’arrestation de son père dont il n’avait pourtant jamais entendu parler ! Commence alors le récit de ce père…

    « Dans ce cas les maigres souvenirs positifs de notre relation seraient sublimés. Ces sept secondes de film ont réveillé l’enfant tapi dans les couches profondes de mon être, me donnant une inextinguible soif de père. »
    Voici la présentation de l’éditeur – Seuil
    19 septembre 2018, j'aperçois dans un documentaire sur la police de Vichy mon père sortant menotté entre deux gestapistes de l'immeuble marseillais où j'ai passé toute mon enfance. Ils semblent joyeux alors que le visage de mon père exprime la terreur. D'après le commentaire, ces images ont été tournées en 1943. Non seulement mon père n'a de sa vie parlé de cet incident mais je n'ai jamais entendu dire par personne qu'il avait eu affaire à l'occupant.
    J’ai mis un peu de temps à écrire ma chronique car je ne savais pas comment exprimer les sentiments à l’issue de ma lecture de ce roman.
    J’ai eu la sensation d’avoir été un peu leurrée par la quatrième de couverture. Alors que je pensais découvrir à travers ce récit un père héroïque qui aurait caché un passé douloureux, je n’ai pu que constater que mes attentes ne seraient pas assouvies. En revanche, « La réalité justifie la fiction ».
    « Moi, le conteur, le raconteur, l’inventeur de destinées, il me semble soudain avoir été conçu par un personnage de roman »
    Tout ce jeu de va et vient entre les bribes réelles et des histoires fantasmées, inventées ne cesse de rompre la lecture pour savoir quelle est la part de vérité. Surtout quand l’auteur s’amuse de ce jeu vrai/faux :
    « On ne doit dire de ses parents que le vrai. (…] Je n’étais pas un enfant menteur, pour le raconter j’essaie de me montrer digne de lui »
    Si je me suis donc sentie un peu déçue par cette quête du père héroïque, je n’ai pu que constater que dans ce récit, il y avait un vrai cri d’amour d’un fils à un père qui n’était peut-être pas la hauteur, qu’il n’a pas vraiment connu, à ce père qui était coupé du monde par sa surdité, qui n’a pas su montrer son amour paternel. Par les mots, leur intemporalité, l’auteur a pu dire son amour filial :
    « Papa, je voudrais tant t’aimer . »
    « Pendant que j’en écrivais le récit, je me suis rapproché de toi. »
    Au fil des pages, au creux des mots, on lit une vraie déclaration d’amour à ce père disparu. Par ce roman, Alfred, le père, devient Papa.
    En résumé : des attentes en partie déçues mais une belle déclaration d’amour au père.

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