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Né d'aucune femme

Couverture du livre « Né d'aucune femme » de Franck Bouysse aux éditions La Manufacture De Livres
Résumé:

« Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d'une femme à l'asile ».
- Et alors, qu'y-a-t-il d'extraordinaire à cela ?
Demandais-je.
- Sous sa robe, c'est là que je les ai cachés.
- De quoi parlez-vous ?
- Les cahiers... Ceux de Rose.
Ainsi sortent de l'ombre les cahiers de... Voir plus

« Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d'une femme à l'asile ».
- Et alors, qu'y-a-t-il d'extraordinaire à cela ?
Demandais-je.
- Sous sa robe, c'est là que je les ai cachés.
- De quoi parlez-vous ?
- Les cahiers... Ceux de Rose.
Ainsi sortent de l'ombre les cahiers de Rose, ceux dans lesquelles elle a raconté son histoire, cherchant à briser le secret dont on voulait couvrir son destin. Franck Bouysse, lauréat de plus de dix prix littéraires, nous offre avec Né d'aucune femme la plus vibrante de ses oeuvres. Ce roman sensible et poignant confirme son immense talent à conter les failles et les grandeurs de l'âme humaine.

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Articles (5)

Avis (99)

  • Je ne suis pas fan des romans noirs mais ce livre est vraiment beau, fort, intense, envoutant...
    On est enfermés avec Rose dans ce manoir et on n'a pas envie de la laisser seule, je l'ai dévoré.

    Je ne suis pas fan des romans noirs mais ce livre est vraiment beau, fort, intense, envoutant...
    On est enfermés avec Rose dans ce manoir et on n'a pas envie de la laisser seule, je l'ai dévoré.

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  • Rose, quatorze ans et aînée de quatre filles, est vendue par son père pour servir dans un château.

    Arrivée sur place, la réalité est bien plus sombre et Rose se trouve soumise à la perversité de ses employeurs.

    Un conte sombre que j’ai trouvé sans originalité ni réelle beauté que ce soit...
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    Rose, quatorze ans et aînée de quatre filles, est vendue par son père pour servir dans un château.

    Arrivée sur place, la réalité est bien plus sombre et Rose se trouve soumise à la perversité de ses employeurs.

    Un conte sombre que j’ai trouvé sans originalité ni réelle beauté que ce soit dans la narration ou l’écriture.

    A lire à l’écurie.

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  • J'ai autant aimé ce livre tant parce qu'il traite de sujet délicat de la vente des femmes pour de l'argent autant qu'il parle de la mort, de la folie des hommes et de l'effet que tout ceci peut avoir sur le mental des protagonistes.
    Je recommande vivement cette lecture meme si elle est parfois...
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    J'ai autant aimé ce livre tant parce qu'il traite de sujet délicat de la vente des femmes pour de l'argent autant qu'il parle de la mort, de la folie des hommes et de l'effet que tout ceci peut avoir sur le mental des protagonistes.
    Je recommande vivement cette lecture meme si elle est parfois douloureuse à poursuivre

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  • C'est vrai que ce roman est noir mais il n'y a pas que de la noirceur. Il y a aussi des moments de respiration, de silence de toute beauté. Il y a aussi de l'amour, celui qui lie Rose et Edmond, celui-là même qui la fera tenir dans son calvaire. Et puis ces passages de très beaux silences qui en...
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    C'est vrai que ce roman est noir mais il n'y a pas que de la noirceur. Il y a aussi des moments de respiration, de silence de toute beauté. Il y a aussi de l'amour, celui qui lie Rose et Edmond, celui-là même qui la fera tenir dans son calvaire. Et puis ces passages de très beaux silences qui en disent long, entre "Elle" la mère de Rose, et son père lorsqu'elle a quitté la ferme. Et puis cette langue magnifique. Franck Bouysse est indéniablement un conteur. Ses mots sont puissants, évocateurs. Et Rose fait partie de ces personnages qu'on ne peut oublier. Je découvre cet auteur avec ce livre et je n'ai qu'une hâte, lire les autres

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  • Son nom c'est Rose, Rose c'est comme ça qu'elle s'appelle. Elle est l'aînée des quatre filles d’Onésime et de sa femme. Paysans, ils mènent une véritable vie de labeur et de misère. Dans l'espoir de jours meilleurs, un matin Onésime emmène Rose au hameau du coin. Après d'âpres négociations et...
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    Son nom c'est Rose, Rose c'est comme ça qu'elle s'appelle. Elle est l'aînée des quatre filles d’Onésime et de sa femme. Paysans, ils mènent une véritable vie de labeur et de misère. Dans l'espoir de jours meilleurs, un matin Onésime emmène Rose au hameau du coin. Après d'âpres négociations et qu'il ait récupéré une bourse remplie de pièces, Onésime est rentré seul à la ferme. Rose est repartie avec l'inconnu. Après un interminable voyage, elle découvre une vaste demeure et la mère du maître. Rose a été vendue. Derrière les volets et les murs de cette propriété va se jouer l'impensable. Rose avait consigné son histoire dans des carnets. Ceux-là même que le Père Gabriel a récupéré. C'est à travers sa lecture et le point de vue des personnages principaux que la vie de Rose nous est contée. Un récit polyphonique d'une incroyable force.

    Né d'aucune femme est roman noir rural qui se déroule quelque part en campagne française au début du XXe siècle. En effet, comme à son accoutumée, Franck Bouysse ne donne aucune indication précise quant au lieu et l'époque de l'intrigue. Peu importe, dès les premières phrases nous voici projeté avec puissance dans l'univers à la fois sombre et lumineux de son héroïne. Tour à tour chacun des personnages prend vie, l'austérité des lieux se dessine, la noirceur nous envahit jusqu'à ce que l'indicible se produise, se répète. Mais la force et le courage de Rose se révèlent, alors l'espoir nous gagne, pour disparaître tout aussi rapidement. Le cœur se serre, les tripes se tordent et l'émotion nous gagne.

    Né d'aucune femme est un roman certes noir, mais d'une rare puissance. Il faut bien avouer que Franck Bouysse est diabolique. Il a construit son roman de telle sorte qu'il est difficile de ne pas épouser le point de vue de chacun de ses personnages. L'auteur met intelligemment en exergue les motivations des uns et des autres, les silences des taiseux, les compromissions, les lâchetés, les peurs. Les sentiments s'enchainent, les ressentis fluctuent au gré des narrateurs et au milieu de toute cette horreur, il y a une Rose. Malgré tout ce qu'on lui a infligé, elle résiste et reste droite. Une héroïne, une vraie. Et puis, la plume de Franck Bouysse est ciselée, son écriture intense et riche. Le décor loin d'être relayé au second plan, prend toute sa place. La nature est magnifiée, l'ambiance pesante parfaitement restituée, la psychologie des individus finement dépeinte.

    Aucun doute Né d'aucune femme est un roman puissant et Franck Bouysse un orfèvre des mots. Il serait vraiment dommage de passer à côté...

    https://the-fab-blog.blogspot.com/2020/11/mon-avis-sur-ne-daucune-femme-de-franck.html

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  • Même si l'histoire n'est pas datée, on peut la situer à la fin du XIX ième siècle en France.
    Un prêtre entend en confession une femme qu'il ne connait pas. Elle l'implore de récupérer les cahiers laissés par une femme qui vient de mourir.
    Ces cahiers racontent l'histoire de Rose, jeune fille...
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    Même si l'histoire n'est pas datée, on peut la situer à la fin du XIX ième siècle en France.
    Un prêtre entend en confession une femme qu'il ne connait pas. Elle l'implore de récupérer les cahiers laissés par une femme qui vient de mourir.
    Ces cahiers racontent l'histoire de Rose, jeune fille de 14 ans, vendue par son père à un riche châtelain pour s'extraire de la misère et pouvoir faire subsister sa famille.
    C'est le début d'une terrible descente aux enfers vécue par Rose dans le domaine des Forges.
    En effet, ce châtelain et sa mère (Orgre et sorcière de fables !) vont l'anéantir, lui infliger les pires tortures physiques et psychologiques.
    De cet enfer percent quelques rares rayons de soleil que sont la Nature (un cheval majestueux) Edmond l'homme à tout faire et... l'enfantement.

    J'ai, globalement apprécié ce roman (une fable ?), d'une noirceur indescriptible mais ou l'espoir n'est jamais très loin. On croit - à de nombreuses reprises - Rose brisée à jamais mais il y a des "piquants" chez cette jeune femme qui laissent passer quelques rayons de lumières.
    L'écriture est magnique, de courts chapitres donnant voix à plusieurs personnages , donnent le rythme.
    Comme d'autres lecteurs, j'ai été déçu par la fin qui est un peu confuse et peu crédible.
    Un très bon moment de lecture néanmoins.

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  • Magnifique roman de Franck Bouysse. Conte intemporel aux personnages tellement forts.
    Cette Rose habite, elle aussi, dans mon jardin mental et quelle place de choix vais-je lui revendiquer ! Son histoire nous empoigne par l'échine et nous secoue calmement dans les effluves atomisés de...
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    Magnifique roman de Franck Bouysse. Conte intemporel aux personnages tellement forts.
    Cette Rose habite, elle aussi, dans mon jardin mental et quelle place de choix vais-je lui revendiquer ! Son histoire nous empoigne par l'échine et nous secoue calmement dans les effluves atomisés de crépuscules inacceptables, nous secoue l'âme, nous secoue la bouche, nous secoue la mémoire.
    Il faut lire Franck Bouysse ! c'est un écrivain important et vivant, quelle chance !

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  • Gabriel, prêtre de son état, est appelé pour s’occuper de l’enterrement, en douce, anonyme de Rose : l’asile où elle était enfermée ne veut pas de sacrement, pensez donc, braves gens, une femme qui a tué son propre enfant ! on consent tout juste à écrire son prénom Rose et hop aux...
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    Gabriel, prêtre de son état, est appelé pour s’occuper de l’enterrement, en douce, anonyme de Rose : l’asile où elle était enfermée ne veut pas de sacrement, pensez donc, braves gens, une femme qui a tué son propre enfant ! on consent tout juste à écrire son prénom Rose et hop aux oubliettes…

    En parallèle on rencontre un enfant qui s’est échappé d’une demeure bourgeoise d’où il n’avait pas le droit de sortir.

    Une infirmière est venue, la veille, voir le prêtre pour lui dire, qu’elle avait caché des cahiers contenant le récit d’une pensionnaire sous les jupes de la morte et qu’il devait à tout prix les récupérer, car elle-même n’avait pas le droit de sortir quoique ce soit de l’asile.

    On va découvrir ainsi la manière dont Rose a été vendue par son père Onésime, paysan pauvre qui a eu quatre filles (seul un petit gars aurait pu reprendre la ferme) à un monstre d’une cruauté sans pareille qui vit avec sa mère, aussi perverse (j’ai failli écrire tarée) que lui. Au début c’est la bonne à tout faire qu’on rudoie jusqu’au jour où cela va plus loin…

    Seul, Edmond est gentil avec elle, essayant de la pousser à partir, mais elle n’a que quatorze ans, et comme il ne lui donne pas d’explications, elle reste.

    Rose a appris à lire et à écrire dans sa famille, et elle lit régulièrement, en cachette, le journal du maître, ce qui explique comment l’idée d’écrire son histoire a pu surgir dans sa tête pour mettre des mots sur ses émotions, ses douleurs…

    Franck Bouysse pimente son récit en entretenant le flou, le doute : Rose est-elle la femme qui est enterrée au début, ou est-ce une autre femme, et dans ce cas est-elle encore en vie ou non ? en fait on ne se pose pas la question, une fois immergé dans le roman, on se laisse porter par l’histoire.

    Je vais utiliser des superlatifs essentiellement pour décrire ce roman : magistral, superbe, sublimissime, grandiose… d’une écriture ciselée, sculptée, travaillée comme une œuvre d’art.

    J’ai adoré ce roman, qui patientait sagement dans ma PAL depuis pas mal de temps, mais j’ai terminé quelques temps avant « Grossir le ciel », révélation pour moi alors, alors je voulais rester dans la magie de la plume de Franck Bouysse (merci la bibliothèque municipale au passage !). Ce roman va rester longtemps présent dans ma mémoire, car tout m’a plu, l’histoire, les personnages, la cruauté des « maîtres », la lâcheté d’Edmond, la culpabilité d’Onésime, les réflexions sur la vie, la mort, l’amour de Rose pour les mots, la manière dont elle se les approprie et enfin surtout la manière de raconter de l’auteur, avec parfois des accents de Maupassant…

    « Les mots, j’ai appris à les aimer tous, les simples et les compliqués que je lisais dans le journal du maître, ceux que je comprend pas toujours et que j’aime quand même, juste parce qu’ils sonnent bien. La musique qui en sort souvent est capable de m’emmener ailleurs, de me faire voyager en faisant taire ce qu’ils ont dans le ventre, pour faire place à quelque chose de supérieur qui est du rêve. »

    Au fond, je n’ai qu’un seul regret, comme dirait le blues du business man, ne pas avoir commencer à lire la prose de l’auteur plus tôt…

    Un petit mot enfin sur la couverture qui est également sublime !

    Je vais encore râler un peu : je ne comprends pas que ce roman soit étiqueté polar, roman noir, roman sociologique ce serait tellement plus adéquat.

    Un coup de cœur donc…

    https://leslivresdeve.wordpress.com/2020/10/17/ne-daucune-femme-de-franck-bouysse/

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