Né d'aucune femme

Couverture du livre « Né d'aucune femme » de Franck Bouysse aux éditions La Manufacture De Livres
Résumé:

« Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d'une femme à l'asile ».
- Et alors, qu'y-a-t-il d'extraordinaire à cela ?
Demandais-je.
- Sous sa robe, c'est là que je les ai cachés.
- De quoi parlez-vous ?
- Les cahiers... Ceux de Rose.
Ainsi sortent de l'ombre les cahiers de... Voir plus

« Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d'une femme à l'asile ».
- Et alors, qu'y-a-t-il d'extraordinaire à cela ?
Demandais-je.
- Sous sa robe, c'est là que je les ai cachés.
- De quoi parlez-vous ?
- Les cahiers... Ceux de Rose.
Ainsi sortent de l'ombre les cahiers de Rose, ceux dans lesquelles elle a raconté son histoire, cherchant à briser le secret dont on voulait couvrir son destin. Franck Bouysse, lauréat de plus de dix prix littéraires, nous offre avec Né d'aucune femme la plus vibrante de ses oeuvres. Ce roman sensible et poignant confirme son immense talent à conter les failles et les grandeurs de l'âme humaine.

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Articles (5)

Avis(72)

  • La traversée de ce roman n'a pas été pour moi celle d'un long fleuve tranquille, tiraillée entre intérêt et agacement .

    Un peu déroutée par les deux premiers chapitres, j'ai cependant poursuivi allégrement ma lecture, consciente d'être face à une œuvre de qualité, tant par le pouvoir du...
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    La traversée de ce roman n'a pas été pour moi celle d'un long fleuve tranquille, tiraillée entre intérêt et agacement .

    Un peu déroutée par les deux premiers chapitres, j'ai cependant poursuivi allégrement ma lecture, consciente d'être face à une œuvre de qualité, tant par le pouvoir du style que par la finesse de l'analyse psychologique ou par l'alternance des voix et des modes de narration et ce pendant les 150 premières pages .

    Mais, par la suite, en raison de la succession de scènes d'une cruauté insoutenable, j'ai eu l'impression d'être embarquée dans une histoire mélodramatique à « faire pleurer Margot », comme en offraient les feuilletons du 19 e siècle . Trop, c'était trop !

    Pourtant j'ai tenu bon et la séquence sur l'emprisonnement de Rose à l'asile, si pleine de sensibilité m'a fait reconsidérer favorablement l'ouvrage .

    Hélas les chapitres de fin , nous ramenant à Gabriel, Edmond, Charles , portant sur les questions de filiation, m'ont paru confuses et m'ont empêchée de goûter pleinement l'émotion qui s'en dégageait.

    Ce bilan de lecture ne me permet pas de rejoindre le concert d'éloges dont a bénéficié ici le roman .
    J'ai raté le coche !
    Peut-être me faudrait-il le relire pour en ressentir pleinement les indéniables richesses
    Mais tant d'autres romans m'attendent !

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  • Gabriel est prêtre. Il reçoit en confession une femme qui lui explique qu’il va être appelé à l’asile pour y bénir un cadavre et que sous les jupes de ce cadavre il trouvera le journal de Rose. Il se retrouve alors en possession de l’histoire terrible de Rose, une jeune fille que son père a...
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    Gabriel est prêtre. Il reçoit en confession une femme qui lui explique qu’il va être appelé à l’asile pour y bénir un cadavre et que sous les jupes de ce cadavre il trouvera le journal de Rose. Il se retrouve alors en possession de l’histoire terrible de Rose, une jeune fille que son père a vendue à un homme affreux. Ce monstre va abuser d’elle sous les yeux de sa propre mère. Dans cette maison il y a aussi Edmond, l’étrange Edmond qui voit tout mais n’agit pas, Edmond en présence de qui Rose se sent différente.

    C’est un roman très très noir, et pourtant un roman extrêmement touchant qu’on n’oublie pas de sitôt. Même si l’histoire de Rose est difficile à lire, sa manière d’aborder ce qui lui arrive et la distance qu’elle met entre elle et les événements rend le récit plus supportable. L’écriture est à la fois douce et percutante. C’est aussi un roman à tiroirs avec des rebondissements inattendus mais parfaitement crédibles. Si j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, le roman est vite devenu addictif jusqu’au dénouement surprenant. J’ai beaucoup aimé !

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  • Inconditionnelle de Franck Bouysse depuis "grossir le ciel", "glaise" et "plateau"...de ses mots qui savent aussi bien vous plonger dans la violence la plus sordide que la douceur et l'innocence.
    Et d'osciller entre l'enfer et un espoir d'ailleurs meilleur. Entre humanité déshumanisée et coeurs...
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    Inconditionnelle de Franck Bouysse depuis "grossir le ciel", "glaise" et "plateau"...de ses mots qui savent aussi bien vous plonger dans la violence la plus sordide que la douceur et l'innocence.
    Et d'osciller entre l'enfer et un espoir d'ailleurs meilleur. Entre humanité déshumanisée et coeurs qui se rapprochent avec tant de pudeur...
    Faiblesse, regrets, remords...violations, viols, brutalité mais aussi grâce et délicatesse.
    Franck Bouysse a posé ses mots sur Rose ou la pureté bafouée. Rose qui ne survit que parce qu'elle parvient à figer des souvenirs de bonheur possible, à échapper au temps et aux avanies.
    "Le bonheur, ce moment où tout aurait pu commencer, si le moment qui avait suivi n'avait pas tout détruit".
    Ce roman est une merveille de sensibilité, d'élégance et de pure beauté grâce à ce personnage de Rose, perdue dans un monde de cruauté et de perversion. Rose , femme d'une force insoupçonnée, petite flamme non vacillante dans le chaos d'une humanité bien sombre..
    Que d'émotions une fois encore ! Merci Monsieur Bouysse !

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  • Voilà un excellent roman noir, sans aucune complaisance, tragique et violent...On s'accroche au destin terrible de Rose, vendue à 14 ans par son père à un riche propriétaire d'une forge. Elle est forte la jeune Rose face à tout ce qu'elle va subir...Mais au plus profond de la violence il y a...
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    Voilà un excellent roman noir, sans aucune complaisance, tragique et violent...On s'accroche au destin terrible de Rose, vendue à 14 ans par son père à un riche propriétaire d'une forge. Elle est forte la jeune Rose face à tout ce qu'elle va subir...Mais au plus profond de la violence il y a cette belle lueur d'espoir qui la tient et la porte qui ressemble fort à de l'Amour quand bien même elle n'est pas nommée ...Une belle découverte à surtout ne pas manquer

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  • Je suis mitigée. Histoire dure, très dure ... mais je n’y ai pas adhéré.

    Je suis mitigée. Histoire dure, très dure ... mais je n’y ai pas adhéré.

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  • Mes lectures pour le Grand Prix des Lecteurs de L’Actu Littéraire s’enchaînent mais ne se ressemblent pas car les thématiques divergent, même si l’Humain s’y retrouve comme fil conducteur, et conduisent à de très belles découvertes.

    « Né d’aucune femme » a, à sa parution au début de l’année,...
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    Mes lectures pour le Grand Prix des Lecteurs de L’Actu Littéraire s’enchaînent mais ne se ressemblent pas car les thématiques divergent, même si l’Humain s’y retrouve comme fil conducteur, et conduisent à de très belles découvertes.

    « Né d’aucune femme » a, à sa parution au début de l’année, défrayé le milieu des chroniqueurs littéraires. J’avoue que je ne lis les chroniques de mes amis et collègues blogueurs littéraires généralement qu’à posteriori afin de ne pas m’«influencer» d’une quelconque façon. Ici, il était difficile de passer à côté, tant les avis étaient unanimes. Il suffit de voir combien de prix littéraires (Grand Prix des Lectrices Elle 2019 – Policier ; Prix des Libraires 2019 ; Prix Babelio 2019 – Littérature française) ce livre a remportés pour ne pas douter qu’il soit doté de qualités certaines.

    Maintenant que je l’ai lu, je peux dire que mon avis rejoindra les nombreux avis positifs tant je l’ai trouvé passionnant. C’est bien écrit, bien documenté, bien addictif et je pourrais encore continuer comme ça longtemps. Pour y trouver des points négatifs, je pense que je devrais sûrement me retourner le cerveau et je n’en vois pas l’utilité.

    J’ai aimé cette atmosphère si particulière et troublante, un peu comme dans un conte, où on ne sait pas vraiment dater et situer le récit, même si des éléments permettent de situer les choses plus ou moins dans le temps et dans l’espace. Ce qui est dur est de se dire que cette histoire n’a pas été qu’imaginée par un auteur mais que cela a dû se passer ici chez nous, dans nos campagnes, en des temps pas si reculés. Rien que le style d’écriture mérite d’être découvert, car même si je n’en suis pas habituée dans mes autres lectures et qu’il est parfois un peu complexe, je l’ai trouvé original et poétique.

    Parsemant son récit de petits indices (attention de ne pas passer à côté), ils pourront alors être rassemblés pour combler le lecteur par un final surprenant.

    C’est une histoire absolument tragique et pourtant, l’auteur Franck Bouysse en fait quelque chose d’additif (il est difficile de reposer son livre) et de passionnant. Il sait inoculer à ses lecteurs des émotions fortes en peu de mots parfois, où rien ne leur est épargné et si tranchant de vérités. Rose, l’héroïne principale, ne pourra que vous émouvoir et il est difficile de ne pas s’y attacher, tant pour sa force mentale que par son caractère de battante. Même une fois les pages refermées, ce roman noir vous poursuit encore dans vos pensées.

    Encore une quatrième de couverture que j’ai trouvée parfaitement rédigée. Quel dommage de lire un résumé et d’en découvrir toutes les subtilités de l’histoire. Ici, cela reste très vague, assez mystérieux et ce n’est que plus jouissif pour la lecture. C’est pourquoi, je tiens à ne rien vous révéler de l’histoire et je ne la résumerai pas en quelques mots comme je le fais habituellement dans mes chroniques (comme vous avez pu le constater, si vous avez l’habitude de me lire).

    Je n’en resterai définitivement pas là des écrits de Franck Bouysse. Oui, j’avais l’intention un jour de lire ce livre mais grâce au Grand Prix des Lecteurs de L’Actu Littéraire, il s’est retrouvé dans mes mains plus vite que prévu et j’ai passé un très bon moment en sa compagnie.

    Lu dans le cadre du Grand Prix des Lecteurs de L’Actu Littéraire.

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  • je souhaitais lire ce roman depuis quelques temps et enfin c'est fait.
    Quel magnifique roman, une histoire pleine de noirceur. L'auteur nous plonge dans un suspens psychologique montant de pages en pages. Avec le résumé on s'attend à un sombre récit mais on est loin d'imaginer ce qu'il arrive...
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    je souhaitais lire ce roman depuis quelques temps et enfin c'est fait.
    Quel magnifique roman, une histoire pleine de noirceur. L'auteur nous plonge dans un suspens psychologique montant de pages en pages. Avec le résumé on s'attend à un sombre récit mais on est loin d'imaginer ce qu'il arrive à Rose.

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  • Dans ce livre, au demeurant très noir, il y a une part d'humanité et d'espoir que Franck Bouysse distille avec beaucoup de finesse. Au travers d'un récit qui aurait pu être abordé sous un angle violent, très descriptif et détaillé -lors des scènes de viol, par exemple- c'est avec beaucoup de...
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    Dans ce livre, au demeurant très noir, il y a une part d'humanité et d'espoir que Franck Bouysse distille avec beaucoup de finesse. Au travers d'un récit qui aurait pu être abordé sous un angle violent, très descriptif et détaillé -lors des scènes de viol, par exemple- c'est avec beaucoup de subtilité et de tact que sont évoqués ces épisodes.
    Cela n'enlève rien à l'émotion ressentie.
    De chapitre en chapitre, ce sont les personnages -Edmond, les parent de Rose, Rose elle même- qui évoquent leur situation à tour de rôle.
    Le fait que le Maître des forges n'ait pas la parole m'a parut intéressant. Ici , ce n'est pas le bourreau qui parle, mais bien les victimes qui sont mises en avant.
    Le curé est un personnage peu bavard, qui tient une belle place dans le livre. C'est d'ailleurs, lui, qui donne le mot de la fin. Avec humilité, il a su dépasser les convenances et être un "berger" qui veille sur ses ouailles.
    L'écriture est superbe, le vocabulaire élaboré, tout cela amène à un texte d'une grande qualité que j'ai savouré.
    Le parti pris de ne pas présenter de dialogues, en tant que tel, mais de rapporter les propos donne aussi un autre rythme à ce roman.

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