Né d'aucune femme

Couverture du livre « Né d'aucune femme » de Franck Bouysse aux éditions La Manufacture De Livres
Résumé:

« Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d'une femme à l'asile ».
- Et alors, qu'y-a-t-il d'extraordinaire à cela ?
Demandais-je.
- Sous sa robe, c'est là que je les ai cachés.
- De quoi parlez-vous ?
- Les cahiers... Ceux de Rose.
Ainsi sortent de l'ombre les cahiers de... Voir plus

« Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d'une femme à l'asile ».
- Et alors, qu'y-a-t-il d'extraordinaire à cela ?
Demandais-je.
- Sous sa robe, c'est là que je les ai cachés.
- De quoi parlez-vous ?
- Les cahiers... Ceux de Rose.
Ainsi sortent de l'ombre les cahiers de Rose, ceux dans lesquelles elle a raconté son histoire, cherchant à briser le secret dont on voulait couvrir son destin. Franck Bouysse, lauréat de plus de dix prix littéraires, nous offre avec Né d'aucune femme la plus vibrante de ses oeuvres. Ce roman sensible et poignant confirme son immense talent à conter les failles et les grandeurs de l'âme humaine.

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Avis(30)

  • Premières phrase : » Il se trouvait quelque part plus loin que les aiguilles de ma montre.
    Cela n’a pas encore eu lieu. Il ne sait rien du trouble. »
    Cette lecture est tout sauf légère, l’histoire qui noud est conté est douloureuse.
    De trahison en trahison, de souffrance en désillusion, la...
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    Premières phrase : » Il se trouvait quelque part plus loin que les aiguilles de ma montre.
    Cela n’a pas encore eu lieu. Il ne sait rien du trouble. »
    Cette lecture est tout sauf légère, l’histoire qui noud est conté est douloureuse.
    De trahison en trahison, de souffrance en désillusion, la vie de Rose n’est pas un conte de fée.
    Son histoire, Rose l’écrit en cachette dans de petits cahiers et nous livre ainsi sans filtre la dureté de son existence, vie pauvre et paysanne où la femme ne vaut pas grand-chose.
    C’est Gabriel, curé de la paroisse qui se retrouve en possession de ces cahiers, on lui demande de les lire et de les conserver.
    Au fil des pages ; les personnages prennent la parole et nous les suivons sur les sentiers et à travers champs.
    Chère Rose, ton destin est dur tellement dur, si semblable à d’autres héroïnes, pour ne citer qu’elle, Fantine (Les misérables de Victor Hugo) ou encore Ella (La salle de bal d’Anna Hope), la vie ne vous fait pas de cadeau, et vous devez sans cesse encaisser les coups.

    Ce roman est poignant et difficile, porté ^par une écriture magnifique, des expressions fines et choisis avec qualité, l’auteur nous livre un roman de terroir qui nous conte la pauvreté, la misère et les conditions de vie des petites gens.
    J’en suis resté plaquée au fond de mon fauteuil, comme sonnée.
    Emma aime
    -l’écriture de Franck Bouysse
    -l’espoir, la petite lueur d’espoir

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  • On choisit un "Franck Bouysse " comme on prends un bon vin dans une cave en découvrant au fur et à mesure de la dégustation le subtil mélange de "ces pages " .
    La photo superbe est tiŕée d'une série de clichés qui voulait mettre en avant les bienfaits de l'allaitement .(je ne me souviens...
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    On choisit un "Franck Bouysse " comme on prends un bon vin dans une cave en découvrant au fur et à mesure de la dégustation le subtil mélange de "ces pages " .
    La photo superbe est tiŕée d'une série de clichés qui voulait mettre en avant les bienfaits de l'allaitement .(je ne me souviens plus du nom de l'exposition malheureusement )
    Le titre qui nous intrigue par cette idée de "rien" quand on nait de "personne" puisque qu'on peut encore faire partie des "invisibles " quand on n'est pas bien né .
    Et ce récit oû les grands ingrédients se retrouvent : Terroir,Religion,Médecine et Folie .
    Un parfait cocktail (oups, avec du vin !?!?) qui tourne la tête et les esprits.
    Contre son gré Rose fera les frais d'une machination familiale implacable qui à travers le prisme d'une pseudo bienveillance entraînera plusieurs destins dans les abîmes de la noirceur humaine .
    Je passerais volontairement sous silence les dérives de la psychiatrie qui sont encore écorchées (pour le bien fondé de l'histoire nous diront mais surtout qu'il convient de remettre dans son époque) adoucis par l'empathie magnifique du personnage de Génie car c'est dans un talent romanesque indiscutable que Franck Bouysse nous embarque dans son univers si particulier .
    Plusieurs figures paternalistes se cognent aux limites de cette histoire et les pouvoirs en jeu ne mettent en relief que leurs imperfections:lâcheté,brutalité,avidité et abus de pouvoir (et qui abus..boira ....désolée c'est plus fort que moi ) .
    Dans cette noirceur infinie on aperçoit pourtant ce rayon de soleil qui chauffera le bulbe d'un espoir naissant oû la force de vie ne sont que temps et courage,oû la résolution viens d'une évidence universelle au départ de tout :l'Amour !
    Car il s'agit bien de ça malgré tout. L'amour d'un père qui payera de sa vie un moment de faiblesse ,L'amour d'une mère aussi pervers soit il pour une volonté farouche de garder sa lignée,L'amour d'un homme pour une femme en chrysalide et parfois L'amour des chiffres qui empêchent de sombrer dans l'abîme.....

    On est dans un vrai moment de noirceur avisé qui laisse à travers les travers de beaux traits de lumières.

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  • Rose comme une fleur, rose comme un parfum, rose comme une couleur. Mais cette Rose du roman de Franck Bouisse n’est qu’une fleur asséchée avant l’âge, une couleur sombre sans aucun ton si ce n’est que celui des cendres tant les épines lui ont secoué le corps ; son âme, son cœur, son être tout...
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    Rose comme une fleur, rose comme un parfum, rose comme une couleur. Mais cette Rose du roman de Franck Bouisse n’est qu’une fleur asséchée avant l’âge, une couleur sombre sans aucun ton si ce n’est que celui des cendres tant les épines lui ont secoué le corps ; son âme, son cœur, son être tout entier a été arraché à la vie, celle où l’on peut jouir de quelques plaisirs et d’instants de liberté. Rose, n’a jamais vécu, elle a survécu par le seul salut d’une force mentale inimaginable.

    C’est une « histoire d’ombres qui passe aux aveux » par le biais d’un prêtre à qui, lors d’une visite mortuaire, une infirmière d’un asile remet de mystérieux cahiers écrits par une internée. C’est l’histoire qu’a réussi à transcrire Rose, elle qui ne voyait que les mots pour la sauver ou tout au moins apaiser sa funeste destinée. Elle, la jeune fille pauvre, vendu pas son père à des « châtelains » dont le scrupule et l’humanité n’ont jamais fait partie de leur vocabulaire. L’homme d’église s’efface de la narration pour laisser Rose conter sa vie de bosses, de coups, de griffes et autres violences effrayantes.

    Un roman plus que bouleversant et qui vous serre à la gorge, car si ce n’est qu’une fiction, ne pas oublier que des centaines de femmes ont vécu cet esclavage, des centaines de miséreux se sont retrouvés enfermés, des centaines d’enfants furent abandonnés ou arrachés dés sortis du ventre de leur mère, et ce depuis des siècles et encore aujourd’hui dans certaines parties du monde où l’infortune triomphe encore.
    La puissance du récit est catalysée par une écriture éblouissante, une plume sachant doser la verve avec justesse et s’adaptant selon la personne qui dépeint les scènes. Dramatiquement beau.

    Un livre qui ne peut se résumer, un livre qui se lit, qui se vit.

    https://squirelito.blogspot.com/2019/02/une-noisette-un-livre-ne-daucune-femme.html

    Livre lu dans le cadre du Prix Orange du Livre 2019

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  • Je sais bien que l’on ne peut pas tout lire mais quelle erreur impardonnable de ma part de n’avoir jamais lu Franck Bouysse.
    Lacune comblée avec son dernier livre.

    « Né d’aucune femme » fait partie de ces livres que l’on ne peut pas lâcher dès les premières pages.
    Il y a une histoire, il y...
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    Je sais bien que l’on ne peut pas tout lire mais quelle erreur impardonnable de ma part de n’avoir jamais lu Franck Bouysse.
    Lacune comblée avec son dernier livre.

    « Né d’aucune femme » fait partie de ces livres que l’on ne peut pas lâcher dès les premières pages.
    Il y a une histoire, il y a une ambiance, il y a une écriture.

    C’est à partir des carnets de Rose écrits depuis l’asile où elle croupit et récupérés par le prêtre qui vient bénir sa dépouille que l’histoire de cette femme se dévoile petit à petit.
    Alternant les narrateurs, ce roman noir va nous conter son enfer depuis le jour où son père doit se résoudre à la vendre à un maître pour pouvoir nourrir le reste de la famille jusqu’à son enfermement.

    À quelle époque sommes-nous ? Je ne saurais vous le dire. Cela pourrait se passer au début du 20eme comme bien plus tôt.
    On entre dans les ténèbres, dans la noirceur de l’âme humaine en essayant de reconstituer la vie de Rose et on tourne les pages à toute vitesse.

    L’écriture est brillante, à la fois poétique, dure, racée et intense. Ça sent la terre, ça sent le froid et ça vous prend à la gorge. Roman brut et vertigineux dans lequel se dessinent des personnages marqués par la vie, où la campagne et ses aspérités révèlent et forgent des caractères et des âmes...

    J’ai rencontré un écrivain singulier, puissant, un orfèvre des mots et du romanesque au sens noble du terme.
    Immense bonheur que de découvrir un auteur français de cette trempe !

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