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Né d'aucune femme

Couverture du livre « Né d'aucune femme » de Franck Bouysse aux éditions La Manufacture De Livres
Résumé:

« Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d'une femme à l'asile ».
- Et alors, qu'y-a-t-il d'extraordinaire à cela ?
Demandais-je.
- Sous sa robe, c'est là que je les ai cachés.
- De quoi parlez-vous ?
- Les cahiers... Ceux de Rose.
Ainsi sortent de l'ombre les cahiers de... Voir plus

« Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d'une femme à l'asile ».
- Et alors, qu'y-a-t-il d'extraordinaire à cela ?
Demandais-je.
- Sous sa robe, c'est là que je les ai cachés.
- De quoi parlez-vous ?
- Les cahiers... Ceux de Rose.
Ainsi sortent de l'ombre les cahiers de Rose, ceux dans lesquelles elle a raconté son histoire, cherchant à briser le secret dont on voulait couvrir son destin. Franck Bouysse, lauréat de plus de dix prix littéraires, nous offre avec Né d'aucune femme la plus vibrante de ses oeuvres. Ce roman sensible et poignant confirme son immense talent à conter les failles et les grandeurs de l'âme humaine.

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Articles (5)

Avis (85)

  • « À l’époque, je m’attendais à plus rien dans ma vie.
    Taire les mots. Laisser venir. Il ne resterait alors rien que la peau nue, les odeurs, les couleurs, les bruits et les silences.
    Ça faisait longtemps que je ne me racontais plus d’histoires.
    Les histoires qu’on raconte, celles qu’on se...
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    « À l’époque, je m’attendais à plus rien dans ma vie.
    Taire les mots. Laisser venir. Il ne resterait alors rien que la peau nue, les odeurs, les couleurs, les bruits et les silences.
    Ça faisait longtemps que je ne me racontais plus d’histoires.
    Les histoires qu’on raconte, celles qu’on se raconte. Les histoires sont des maisons aux murs de papier, et le loup rôde. 
    J’avais renoncé à partir… Pour aller où, d’abord? 
    Les retours ne sont jamais sereins, toujours nourris des causes du départ. Que l’on s’en aille ou que l’on revienne, de gré ou bien de force, on est lourd des deux. 
    Le soleil était en train de chasser la gelée blanche. 
    Le soleil-monstre suinte, duplique les formes qu’il frappe en traître, traçant les contours de grandes cathédrales d’ombre sans matière. C’est la saison qui veut ça. 
    Je le voyais pas. Comment j’aurais pu deviner?
    Il connaît cet endroit autrement qu’en souvenir. Quelque chose parle dans sa chair, une langue qu’il ne comprend pas encore. 
    Comment j’aurais pu imaginer qui il était? 
    Il est grand temps que les ombres passent aux aveux. »
    Depuis Grossir le ciel en 2014, Franck Bouysse n’a cessé d’élargir son cercle de fans. Après «Plateau» et «Glaise» voici donc «Né d’aucune femme» dans lequel la corrézien réussit à se mettre dans la peau de Rose, une enfant à la destinée tragique.
    Le roman s’ouvre sur les tractations de son père avec un châtelain. En échange d’une bourse, il s’empare de la fillette de quatorze ans et la met à son service sous la surveillance de sa mère, sorte de Folcoche hallucinée dont l’occupation principale consistera à ne se satisfaire d’aucune tâche accomplie par Rose. Dans une pièce inaccessible du château l’épouse du châtelain est soignée d’une grave maladie.
    L’enfant souffre, mais trouve en Edmond un soutien. Après l’avoir mise en garde, il va essayer de la distraire en la faisant grimper sur le cheval dont il s’occupe. Un moment de grâce auquel assiste Onésime, son père venu la reprendre. Après s’être mépris sur les sentiments de son enfant, il sera brutalement éconduit. Sachant toutefois qu’il ne peut rentrer chez lui sans Rose, il va effectuer une nouvelle tentative qui lui sera fatale.
    Pour Rose, la descente aux enfers ne fait que commencer. Le plan diabolique conçu par le châtelain et sa mère consiste à l’engrosser pour offrir une descendance. Elle n’a pas quinze ans quand elle subit son premier viol. Après une tentative de fuite, elle va vivre quasiment recluse, à la merci des assauts du «maître». Quand le docteur – complice muet de ce scénario diabolique – confirme qu’elle est enceinte, l’objectif est alors de préserver l’enfant.
    Parmi les nombreuses trouvailles de Franck Bouysse, il y a celle de confier cette histoire à Gabriel, un prêtre. Dans un asile, il va trouver les carnets de Rose et nous offrir cette histoire, accompagnés des tourments de son âme. Avec lui, nous allons mener l’enquête et essayer de savoir ce qu’est devenue la recluse.
    Nous allons entendre autres voix, celles des témoins qui, pour la plupart, assistent sidérés au drame qui se joue et qui détiennent une part de vérité. Qu’est devenue Rose? Qu’est-il advenu de son enfant?
    Le puzzle se reconstitue pièce par pièce, avec une tension dramatique qui jamais ne s’étiole, avec des rebondissements et un final à la hauteur de cette splendide quête.
    Avec Né d’aucune femme, Franck Bouysse nous offre le plus puissant, le plus noir et le plus abouti des romans de cette rentrée. Je prends le pari que si vous décidez de le lire, vous aurez une peine extrême à le lâcher. Et qu’il vous accompagnera longtemps après l’avoir fini.
    https://urlz.fr/96Od

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  • Il y a des auteurs que j’aime suivre quel que soit le sujet parce que dès ma première rencontre il y eut le coup de foudre littéraire. Franck Bouysse est l’un de ces rares. Il y eut d’abord Grossir le ciel, puis, comme une évidence presque immédiatement Plateau ; Glaise m’attend…Je ne pouvais...
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    Il y a des auteurs que j’aime suivre quel que soit le sujet parce que dès ma première rencontre il y eut le coup de foudre littéraire. Franck Bouysse est l’un de ces rares. Il y eut d’abord Grossir le ciel, puis, comme une évidence presque immédiatement Plateau ; Glaise m’attend…Je ne pouvais faire patienter son dernier opus qui comme ses ainés m’a scotché.
    Dans la campagne landaise, à une époque indéterminée, mais visiblement ancienne, il y a Rose, fleur encore en bouton, fraiche et belle comme le jour, mais ainée de 4 filles d’un couple de paysans pauvres comme job, trop pour les nourrir toutes. Il ne fait pas bon être fille dans ce milieu et à cette époque.

    Rose est vendue au châtelain du coin, cruel et monstrueux, par Onésime, son propre père faute de moyen. Le piège se referme sur elle.

    Cette histoire, c’est principalement Rose qui nous la raconte grâce à ce qu’elle a consigné sur papier alors qu’elle est à l’asile. Les carnets de Rose ont été miraculeusement et clandestinement récupérés par le curé témoin malgré lui de son histoire.
    D’autres personnages prennent la parole, mais de manière plus anecdotique dans ce roman choral rural.

    Franck Bouysse ne ménage pas son lecteur dans cette histoire qu’il distille avec parcimonie au fil des pages dans une écriture âpre, belle, subtile et crue à la fois. Il évoque avec justesse la cruauté humaine, la folie, l’hypocrisie, les silences, le secret, et le regard complice des notables.

    L’ouvrage est assurément un grand roman qui se lit le cœur et le ventre vrillés ; presque d’une traite.
    Conte d’un autre temps, ce livre n’en est pas moins évocateur de ce qui se passe dans nos sociétés, dans nos villes et nos beaux quartiers : l’esclavage moderne.

    Coup de cœur ? coup de poing ? Les deux sans aucun doute !

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  • C’est l’histoire d’une femme nommée Rose, une héroïne d’un autre temps. Son existence a irrémédiablement basculé à 14 ans, lorsque son père, paysan, l’a vendue comme servante afin de pouvoir nourrir le reste de la famille.

    Dans des cahiers, Rose confesse l’indicible, la domination qui...
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    C’est l’histoire d’une femme nommée Rose, une héroïne d’un autre temps. Son existence a irrémédiablement basculé à 14 ans, lorsque son père, paysan, l’a vendue comme servante afin de pouvoir nourrir le reste de la famille.

    Dans des cahiers, Rose confesse l’indicible, la domination qui engendre la terreur, la misère, la perte et la souffrance. Elle rencontrera le Mal mais une infime lueur d’espoir subsistera malgré tout.

    Dans ce récit d’une profonde noirceur, les points de vue des différents personnages se croisent : il y a Rose bien sûr, mais il y a aussi Gabriel le curé qui découvre ses carnets dans un asile, ou encore Onésime le père de la jeune femme, accablé de remords. L’auteur fait corps avec ses protagonistes de manière époustouflante.

    Une plume envoûtante, d’une grande sensibilité. Et, il y a cette odeur de terre et de mousse qui nous envahit tout au long de cette lecture.

    Première rencontre avec les mots de Franck Bouysse, premier coup de foudre. Je suis ressortie de cette lecture hébétée, chamboulée, subjuguée. Un livre qu’on dévore le souffle coupé. Un destin de femme bouleversant, dramatique, tout simplement inoubliable. Une des lectures incontournables de cette rentrée.

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  • Un livre captivant malgré l’horreur des situations vécues, merveilleusement bien écrit, un livre que je garde en mémoire tellement il marque l’esprit. Bouleversant, remuant tout le panel des émotions est présent. Rose, tu m’accompagneras encore longtemps. Rose, Tu vis en moi. Un livre à lire...
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    Un livre captivant malgré l’horreur des situations vécues, merveilleusement bien écrit, un livre que je garde en mémoire tellement il marque l’esprit. Bouleversant, remuant tout le panel des émotions est présent. Rose, tu m’accompagneras encore longtemps. Rose, Tu vis en moi. Un livre à lire absolument !

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  • Rose a 14 ans quand sa vie va lui échapper. En partant ce matin là aux côtés de son père pour le marché, elle ne sait pas encore ce que le destin lui réserve. Qui de son père ou des autres hommes qu'elle croisera tout au long de sa vie, sera celui qui la trahira le plus ? Une vie brisée alors...
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    Rose a 14 ans quand sa vie va lui échapper. En partant ce matin là aux côtés de son père pour le marché, elle ne sait pas encore ce que le destin lui réserve. Qui de son père ou des autres hommes qu'elle croisera tout au long de sa vie, sera celui qui la trahira le plus ? Une vie brisée alors qu'elle a à peine commencé... Une jeune fille qui restera digne malgré le peu de valeur qu'on accordera à sa vie... Une fleur parmi d'autres, mais qui aura ses instants de bonheur...

    J'attendais beaucoup de ce roman... Tellement que j'avais peur d'être déçue !

    Mais le talent de Franck Bouysse m'a emporté loin, très loin dans une demeure aux murs aveugles et sourds.
    Doté d'une écriture digne des plus grands noms de la littérature, l'auteur nous offre une histoire sombre et lumineuse à la fois.

    Comment expliquer qu'on puisse lire avec avidité, avec gourmandise, la vie si terrible de Rose. Ce ne peut être que grâce aux mots de l'auteur, choisis avec soin, aux voix des différents personnages, qui murmurent chacun à leur tour à nos oreilles, et aux histoires de vies brisées, qui nous touchent par leurs cris de douleurs...

    Ne pensez pas sourire, ne cherchez pas la légèreté en lisant le dernier roman de Franck Bouysse. Mais nous avons le devoir de faire vivre la petite flamme, si fragile, dans le coeur de Rose. Cette jeune fille si seule, que le tourbillon des souvenirs enrichira de douceur dans les jours les plus froids...

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  • La plus grande des difficultés maintenant c'est de trouver les mots afin de vous donner l'envie de lire ce livre…

    J'ai à la fois découvert une terrifiante histoire mais aussi un auteur.

    Car il faut lire roman si vous aimez les histoires qui vous embarquent dans un univers fou, si vous...
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    La plus grande des difficultés maintenant c'est de trouver les mots afin de vous donner l'envie de lire ce livre…

    J'ai à la fois découvert une terrifiante histoire mais aussi un auteur.

    Car il faut lire roman si vous aimez les histoires qui vous embarquent dans un univers fou, si vous aimez une écriture poétique même dans les moments les plus sombres, si vous aimez les émotions, si vous aimez les frissons, si vous aimez une histoire comme un jeu de construction où chaque pièce s'emboite parfaitement, à un moment ou à un autre.

    Je ne connaissais pas <a href="/auteur/Franck-Bouysse/64248" class="libelle">Franck Bouysse</a>, même pas de nom, il ne fait pas partie de mon univers livresque et je me suis fait faucher, balader, emporter par son écriture et son récit. Cette lecture a été un voyage dont on ne ressort pas indemne, elle va me suivre et me poursuivre, car c'est une plongée dans le noir, le sombre mais le beau…..

    Mais :

    Il est grand temps que les ombres passent aux aveux. (p10)

    Une femme, Rose, est morte dans un asile et Gabriel, le curé du village, se voit confier une bien étrange mission. Récupérer deux cahiers glissés sous la robe de la morte à sa demande. Qui est-elle ? Pourquoi cette dernière volonté ?

    A la lecture des deux cahiers, Gabriel va découvrir une terrifiante histoire, qui comporte bien des noirceurs.

    Je ne peux vous en dire plus sinon qu'il y est question de famille, de pauvreté, de conscience mais aussi du mal, du pouvoir et d'amour. Il faut, comme je l'ai fait, rien en savoir, l'ouvrir et commencer la lecture. L'auteur a construit son récit par la narration à plusieurs voix, toutes ont de l'importance, leur ordre d'apparition également. Se laisser emporter par la beauté des descriptions de personnages, de paysages, d'atmosphère : <a href="/auteur/Franck-Bouysse/64248" class="libelle">Franck Bouysse</a> a trouvé les mots, les phrases, le style qui imprègnent, qui collent à cette histoire.

    Tout a son importance, chaque élément, chaque détail, chaque personnage. C'est une mécanique extrêmement précise, huilée, implacable, on pense à plusieurs moments comprendre, imaginer la suite mais seul l'auteur la connaît….. Il en est le maître

    On n'a pas les mêmes égoïsmes, mais on peut s'en faire un même noeud au coeur (p140)

    Les personnages sont forts, ils ont tous été parfaitement intégrés définis, décrits et tiennent chacun leur place. <a href="/auteur/Franck-Bouysse/64248" class="libelle">Franck Bouysse</a> allie brutalité et douceur, horreur et humanité. L'équilibre est parfait, justifié, argumenté. Cela tient debout même dans le pire. Mais où va-t-il chercher tout cela ?

    L'écriture est à la fois sèche mais aussi enflammée, une plongée dans les sentiments humains, les plus sombres comme les plus beaux :

    Trois filles arrachées au néant, au motif qu'un homme et une femme se doivent de fabriquer un peu plus qu'eux-mêmes pour échapper au temps, sans penser ni même imaginer un seul instant les malheurs à venir et le cadeau empoisonné que peut devenir une vie. Un cadeau pouvant se révéler bien pire que le néant préalable, qui n'est rien d'autre qu'une absence jamais considérée par les hommes, et pas plus par un dieu. Parce que sortir un petit être du néant d'avant pour lui offrir celui d'après est une immense responsabilité et en sortir quatre, une pure folie. (p201)

    Il y a par moment l'écrivain qui se glisse dans ses personnages, il utilise pour chacun un langue propre à sa condition, à ce qu'il est :

    Les mots passent de ma tête à ma main avec une facilité que j'aurais jamais crue possible, même ceux que je pensais pas posséder, des mots que j'ai sûrement appris aux Landes, ou bien lus dans le journal du maître, et d'autres que j'invente. Je peux pas m'arrêter quand je suis enfermée dans cette chambre. Ils représentent la seule liberté à laquelle j'ai droit, une liberté qu'on peut pas me retirer, puisque personne, à part Génie, sait qu'ils existent. J'ai plus besoin de travailler. J'ai aussi quelqu'un à qui parler de temps en temps, et des mots à jeter sur du papier. Qu'est-ce que je pourrais demander de plus aujourd'hui. (p233)

    c'est un roman de contrastes, comme la couverture le montre : la force et la douceur, le rude et le doux, comme un décalage, comme une vie saccagée mais où l'espoir et l'amour peuvent tenir dans les bras et le regard de cette femme pour l'enfant.

    C'est une histoire de folie, celle dont il est question, celle de la folie de certains êtres mais aussi c'est une histoire de la folie livresque qui nous saisit par la qualité de l'écriture qui évite de tomber dans le glauque même si les faits sont parfois terrifiants.

    Ici, c'est pas la folie des autres qui me fait peur, c'est de pas pouvoir m'y réfugier moi. (p234)

    <a href="/auteur/Franck-Bouysse/64248" class="libelle">Franck Bouysse</a> ne se contente pas de raconter une tragique histoire, il nous embarque dans le tréfonds des âmes humaines, dans ce qu'elles ont de plus noir mais aussi de plus beau. Il y est question de paysages, d'ambiance, de lieux, d'animaux, de conscience : chacun tient sa place, chacun joue son rôle et c'est tout à fait le genre de livre dont on se souvient longtemps après, qui laisse une empreinte indélébile dans notre mémoire.

    COUP DE COEUR

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  • Dernier livre de F.Bouysse ,un roman noir qui curieusement n'est pas désespérant;un style toujours aussi travaillé avec un vocabulaire précis,imagé:c'est un botaniste!Rose,attachante,courageuse,se bat malgré le désamour parental,croit-elle.Une femme doit-elle aimer son enfant,même odieusement...
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    Dernier livre de F.Bouysse ,un roman noir qui curieusement n'est pas désespérant;un style toujours aussi travaillé avec un vocabulaire précis,imagé:c'est un botaniste!Rose,attachante,courageuse,se bat malgré le désamour parental,croit-elle.Une femme doit-elle aimer son enfant,même odieusement conçu?Que de noirceurs dans ceux qui la martyrisent!pourtant,la nature peut être apaisante;un roman noir,rural peut se clore dans l'apaisement,la clarté!
    Re-lu avec autant de plaisir dans le cadre du Grand Prix des Lecteurs 2020 del 'Actu-Littéraire.

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  • Chronique Nathalie » Bullat 4/02/2019
    C’est vrai, Franck Bouysse est un « sculpteur hors pair de notre langue».
    Il est une des plus belles plumes actuelles. Une écriture aussi brillante que sombre. On l’avait déjà aimé dans grossir le ciel ou Glaise .
    Ce dernier roman est bouleversant, il...
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    Chronique Nathalie » Bullat 4/02/2019
    C’est vrai, Franck Bouysse est un « sculpteur hors pair de notre langue».
    Il est une des plus belles plumes actuelles. Une écriture aussi brillante que sombre. On l’avait déjà aimé dans grossir le ciel ou Glaise .
    Ce dernier roman est bouleversant, il nous met K.O.
    Ni un thriller, ni un policier, c’est un guet-apens émotionnel , une peinture sur la cruauté humaine à son paroxysme. Un tableau violent des relations maitre-serviteur, le destin tragique d’une jeune paysanne au XIXème siècle.
    Je n’avais pas lu un tel ouvrage depuis « les noces barbares « de Quéfellec.
    Chaque personnage s’exprime tour à tour.
    C’est l histoire de Rose dont la vie bascule lors de ses 14 ans .
    C’est la découverte troublante de Gabriel, un jeune curé, appelé pour bénir le corps d’une défunte dans un asile pour femmes. Il trouvera plusieurs cahiers cachés dans le cercueil. Cahiers qui relatent la mésaventure de cette femme. La vie du prêtre en sera bouleversée.

    C’est aussi l’histoire d’Edmond et d’Onésime, honteux de courber l’échine devant le maître, mais on leur dit que les remords n’accablent que les faibles…
    Et puis ce curieux médecin ? que vient il faire dans ce drame ?
    Ils ont tous eu le malheur de croiser le chemin du maitre de forge et de sa vieille mère aussi mauvais l’un que l’autre.

    Je ne vous en dévoile pas plus et vous laisse entre les griffes de personnages abusant de leur pouvoir, parce que «mieux nés » se prenant pour des Dieux et décidant du sort des autres.

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