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Né d'aucune femme

Couverture du livre « Né d'aucune femme » de Franck Bouysse aux éditions La Manufacture De Livres
Résumé:

« Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d'une femme à l'asile ».
- Et alors, qu'y-a-t-il d'extraordinaire à cela ?
Demandais-je.
- Sous sa robe, c'est là que je les ai cachés.
- De quoi parlez-vous ?
- Les cahiers... Ceux de Rose.
Ainsi sortent de l'ombre les cahiers de... Voir plus

« Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d'une femme à l'asile ».
- Et alors, qu'y-a-t-il d'extraordinaire à cela ?
Demandais-je.
- Sous sa robe, c'est là que je les ai cachés.
- De quoi parlez-vous ?
- Les cahiers... Ceux de Rose.
Ainsi sortent de l'ombre les cahiers de Rose, ceux dans lesquelles elle a raconté son histoire, cherchant à briser le secret dont on voulait couvrir son destin. Franck Bouysse, lauréat de plus de dix prix littéraires, nous offre avec Né d'aucune femme la plus vibrante de ses oeuvres. Ce roman sensible et poignant confirme son immense talent à conter les failles et les grandeurs de l'âme humaine.

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Articles (5)

Avis (85)

  • https://hubrislibris.com/2019/06/15/ne-daucune-femme-franck-bouysse/
    Le roman capte les crachats de l’Homme. Sa capacité à s’enfoncer dans la fange, à en oublier toute moralité pour ses propres désirs, son égoisme. Rose est un pion féminin. Un personnage que chacun orchestre pour ses volontés.

    https://hubrislibris.com/2019/06/15/ne-daucune-femme-franck-bouysse/
    Le roman capte les crachats de l’Homme. Sa capacité à s’enfoncer dans la fange, à en oublier toute moralité pour ses propres désirs, son égoisme. Rose est un pion féminin. Un personnage que chacun orchestre pour ses volontés.

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  • un livre passionnant mais cruelle et très dur a lire mais le sujet est très bien une histoire incroyable et un formidable écrivain vraiment a découvrir

    un livre passionnant mais cruelle et très dur a lire mais le sujet est très bien une histoire incroyable et un formidable écrivain vraiment a découvrir

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  • On sort de cette lecture un petit peu changé . Et n'est-ce pas le plus important finalement ?
    Car Frank Bouysse sait la puissance du verbe et la force des mots . Ces mots rares qui touchent et émeuvent. Comment en effet ne pas se laisser attraper et magnétiser par ce conte où une fois de plus...
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    On sort de cette lecture un petit peu changé . Et n'est-ce pas le plus important finalement ?
    Car Frank Bouysse sait la puissance du verbe et la force des mots . Ces mots rares qui touchent et émeuvent. Comment en effet ne pas se laisser attraper et magnétiser par ce conte où une fois de plus le mal s'acharne sur l'innocence d'un être qui découvre avec étonnement et ravissement sa transformation de fille en femme ? Un état nouveau plein de douces surprises sentimentales mais qui ouvre aussi une porte sur de nouveaux périls si tant est qu'elle soit touchée par l'âme traîtresse d'un homme . Cette Rose à peine ouverte et déjà souillée.
    Comment ne pas plaindre de tout coeur cette malheureuse , l'aînée de la famille que son père a vendue pour se faire un peu de sous et nourrir ses trois autres filles et sa femme . Car quand on n'a pas de terre à soi et pas de garçon fort pour l'aider à la ferme les temps peuvent paraître plus durs et le futur plus incertain. Mais peut être n'est-il pas trop tard . Peut-être peut-il encore la récupérer et rendre l'argent de sa corruption qui lui brûle les doigts et dont la culpabilité a fait de sa femme une ennemie farouche . Mais peut-être ne reste-t-il que l'espoir ?

    Une écriture magnifique et captivante , à fleur de peau des personnages dont on perçoit le moindre mouvement, la moindre souffle , la moindre souffrance physique ou psychologique comme s'ils se tenaient devant nous , à chaque instant. Une perception précise et presque physique de chaque émotion que ressentent ces personnages .
    En explorateur infatigable des mots et des maux de la société , aussi peu juste soit-elle, l'auteur limousin souhaite pour autant toujours laisser filtrer un peu de lumière à travers cet abysse de noirceur et cette lueur qui perce et qui sauve c'est encore grâce à des mots : ceux couchés sur ces cahiers , ces cahiers qui témoignent et qui laisseront leur trace indélébile devant l'éternel.

    Merci à lecteurs.com pour cet envoi !

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  • « Né d’aucune femme » revisite les contes enfantins avec leur magie matinée de cruauté et de noirceur profonde au travers le journal intime du destin abominable de Rose.
    La narration immerge le lecteur dans un cauchemar et un martyre dans un enchaînement insoutenable de cruautés plus...
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    « Né d’aucune femme » revisite les contes enfantins avec leur magie matinée de cruauté et de noirceur profonde au travers le journal intime du destin abominable de Rose.
    La narration immerge le lecteur dans un cauchemar et un martyre dans un enchaînement insoutenable de cruautés plus horribles les unes que les autres.
    J’ai été ému et hanté comme rarement, impuissant devant les maléfices qui s’abattent sur Rose dans sa vie d’enfermement comme esclave vendue à 14 ans puis recluse dans un asile.
    Pourtant, confrontée au diable, Rose ne renonce jamais et semble insubmersible.
    Tel un peintre, Franck Bouysse joue avec une lumière sans filtre et un style ciselé et soigné. En même temps, il rend hommage à l’écriture, les mots étant la source de la seule et plus grande liberté de Rose.
    En refermant ce livre rempli d’autant d’abysses de haines que de sommets de résilience, j’ai redécouvert le titre et réalisé avoir vécu tant de moments de mystères et d’empathie exceptionnels. Les écrits secrets de Rose trouveraient leur place dans la famille des manuscrits de l’extrême rédigés en détention ou des conditions de vie innommables. Bouleversant, avec une expression fluide, l’opus étourdissant de Franck Bouysse doit être mis dans la plus grande des lumières. Son écriture mérite un destin aussi grandiose sans le tragique que son héroïne.

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  • Né d’aucune femme est un conte. On ne sait pas vraiment où ni même quand se déroule cette histoire, mais on sait que c’est un conte, un conte noir et gore, un conte où l’amour sous différentes formes est au rendez-vous…

    Je ne connaissais pas Franck Bouysse, j’avais juste entendu parler de...
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    Né d’aucune femme est un conte. On ne sait pas vraiment où ni même quand se déroule cette histoire, mais on sait que c’est un conte, un conte noir et gore, un conte où l’amour sous différentes formes est au rendez-vous…

    Je ne connaissais pas Franck Bouysse, j’avais juste entendu parler de l’auteur grâce à son ouvrage Grossir le ciel mais je constate que l’auteur aime explorer la partie noire de l’homme et la méchanceté qui rôde autour de nous…

    Dès les premiers chapitres, je comprends que ce roman est un roman à plusieurs voix – celles de Rose, de son père, du curé, d’Edmond,.. – je me dis que je ne vais pas accrocher car je déteste ça ! Mais c’est tellement prenant grâce à la simplicité de l’écriture lorsque Rose écrit – on sent que la gamine n’a pas connaissance de toutes les règles de grammaire, les codes de l’écriture – que l’on est complétement aspiré dans ce roman.

    Le titre et la magnifique photographie qui ornent la première couverture de l’ouvrage sont trompeurs… Car cette histoire est gore, violente, déshumanisante : Rose est violée par le maître de forge pendant qu’elle est attachée aux barreaux de son lit, le maître l’oblige même à regarder son père mourir après l’avoir battu et jeté dans un brasier… Par moment, sincèrement, j’avais le cœur au bord des lèvres.

    Plus les pages s’enchaînent, plus cela devient noir mais Rose reste vivante : elle est là, elle ne vacille pas, elle tient debout, grâce à des instants lumineux, des instants fugaces de bonheur : caresser une jument, monter sur son dos, se rappeler le rire de ses sœurs, voir les épaules ou les mains d’Edmond.

    Tout au long du roman, on oscille entre la noirceur des deux bourreaux et l’étincelante lumière qui nous apparaît grâce à la bonté de Rose, grâce à sa relation si particulière avec Edmond…

    C’est poignant, c’est dérangeant, c’est déshumanisant, c’est horrible mais qu’est-ce-que c’est beau ! C’est une lecture qui marque, qui reste gravée, jamais on ne peut oublier les carnets de Rose ni même pourquoi Rose à « écrier » comme elle nous l’enseigne…

    Une lecture coup de poing qu’on ne peut pas lâcher, une lecture que je vous conseille, une lecture qui trouve sa place dans mon panthéon de lectures…

    Seule petite interrogation : pourquoi les deux bourreaux ne font pas partie des personnages qui nous racontent l’histoire ? Peut-être parce que Franck Bouysse se refuse à croire que l’homme est totalement mauvais ?

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  • Quand le prêtre du village reçoit en confession une paroissienne qui lui demande de venir bénir le corps d'une femme décédée à l'asile et surtout de " prendre " les cahiers cachés sous les jupes de la morte pour les mettre en lieu sûr il ne sait que faire.
    Doit-il commettre ce " vol " ? Dieu...
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    Quand le prêtre du village reçoit en confession une paroissienne qui lui demande de venir bénir le corps d'une femme décédée à l'asile et surtout de " prendre " les cahiers cachés sous les jupes de la morte pour les mettre en lieu sûr il ne sait que faire.
    Doit-il commettre ce " vol " ? Dieu lui pardonnera t-il ?
    Mais quelle n'est pas sa surprise quand il découvre la vie de Rose dans ce carnet ....... Rose vendue à l'âge de 14 ans par son père pour subvenir aux besoins de la famille - ses 3 autres filles et sa femme -
    Rose qui va se retrouver dans un manoir sous les ordres de la vieille, devant accepter les brimades et qui va découvrir dans cette demeure l'horreur.
    Ah si seulement elle avait écouté Edmond quand celui-ci lui disait de ne pas rester ...... elle ne comprenait pas et elle espérait une vie meilleure.
    Un magnifique roman d'un auteur que je ne connaissais pas.

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  • Un conte cruel d’une noirceur infinie et d’une immense force émotionnelle

    C’est la vie de Rose, jeune paysanne vendue comme bonne à tout faire à un maître des forges par
    son père, la mort dans l’âme, que Franck Bouysse narre d’une plume magistrale.

    Rose, une jeune fille prise dans les...
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    Un conte cruel d’une noirceur infinie et d’une immense force émotionnelle

    C’est la vie de Rose, jeune paysanne vendue comme bonne à tout faire à un maître des forges par
    son père, la mort dans l’âme, que Franck Bouysse narre d’une plume magistrale.

    Rose, une jeune fille prise dans les rets d’un ogre et d’une marâtre, le Maître et la Vieille. Deux êtres
    faits de ce qu’il y a de plus abject dans la nature humaine et qui vont lui faire subir l’inimaginable.
    Rose victime d’une conspiration machiavélique qui trouve un peu de réconfort auprès d’Edmond le
    palefrenier et jardinier du château. Auprès des mots surtout, qu’elle apprend en subtilisant le journal
    en cachette, des mots dont elle saisit la musique, la magie, qui lui permettent de rêver de liberté et
    de témoigner de son enfer quotidien.

    Elle écrit sa vie dans ses carnets, sa vie cauchemardesque, ses émotions, ses sensations, la beauté de la nature, la beauté d’Artémis la jument, ses rêves. Rose, arrachée à l’enfance, courageuse, qui face au mal absolu, jamais ne se soumet.

    C’est Gabriel un jeune curé venu bénir le corps d’une femme à l’asile qui trouvera les carnets dissimulés sous la jupe de la défunte sur les indications d’une inconnue venue en confession et qui l’a imploré de les lire. Une vie va enfin sortir de l’ombre.

    Dans ce roman choral résonnent les voix de Rose forte et révoltée malgré ses souffrances, de son père Onésime rongé par la culpabilité et les remords, de sa mère d’une grande dignité dans sa douleur, d’Edmond introverti et soumis, de l’enfant gueule d’ange à la peau fragile, de Gabriel opiniâtre et humain.

    Franck Bouysse, de ses propres dires, a pris le parti « de creuser l’obscurité ». Formidable conteur, il donne à lire un récit sombre et inquiétant mais plein d’espoir, éclairé par la lumière des mots, ceux de Rose.

    Une lecture dont on sort « émotionnée » comme Génie l’infirmière de l’asile à laquelle se confie Rose. Un récit romanesque dans lequel le pouvoir de la langue avec ses mots, ses silences, sa musique mène à la rédemption. Éblouissant !

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  • Ce roman, il vous captive d'abord par la beauté de la première de couverture. De couleur sépia, elle fait apparaître une femme qui donne le sein à son bébé, ce portrait de la maternité est juste magnifique. Quand vous y regardez de plus près, vous réalisez que la photographie est en réalité un...
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    Ce roman, il vous captive d'abord par la beauté de la première de couverture. De couleur sépia, elle fait apparaître une femme qui donne le sein à son bébé, ce portrait de la maternité est juste magnifique. Quand vous y regardez de plus près, vous réalisez que la photographie est en réalité un montage, qu'un découpage est intervenu et qu'une pièce du "puzzle" est décalée, à l'image de ce que faisait Picasso avec ses croquis. Ce qui peut paraître une ombre dans le tableau n'est rien à côté de ce qui vous attend, ce roman est une lecture coup de poing, un roman noir... mais aussi tellement lumineux, je vous explique !

    Ce roman est noir, je vous l'ai dit. Il m'a beaucoup rappelé mes lectures d'il y a une trentaine d'années, ces livres qui brossent le portrait de la maltraitance, que dis-je, la torture en milieu rural. Rose est accueillie par des rustres dans une campagne profonde, là où le rapport dominant/dominé relève plus de l'esclavage que de la relation humaine, là où les hommes se comportent comme des bourreaux, se gaussant de martyriser plus faible que soi, là où le maître des lieux décide de la vie ou de la mort de ceux qu'il emploie, là où les sévices corporels condamnent au silence.

    Franck BOUYSSE imagine une histoire absolument démoniaque, un scénario morbide dont je n'ose pas imaginer les images portées au cinéma.

    Si la première partie est empreinte de sauvagerie, j'ai beaucoup aimé la seconde dans ce qu'elle a de plus fort. Rose incarne le personnage d'une jeune femme révoltée, pleine de courage, que rien ne saurait abattre, pas même l'indicible, impossible à vous dévoiler. Rose va trouver le moyen de s'extraire de toute cette violence, elle va puiser la force dans son âme pour surmonter tout ce qu'elle endure physiquement, elle va trouver la voie des mots.

    Ce roman est un hymne à l'écriture. Nul besoin de vouloir être écrivain pour se plier à l'exercie, le seul fait de coucher les mots sur le papier peut délivrer du poids qui vous assaille. Franck BOUYSSE fait preuve d'énormément de poésie à leur égard.

    Parfaitement structuré dans un roman choral, le propos est servi par une plume éminemment belle. La chute est juste magistrale.

    http://tlivrestarts.over-blog.com/2019/04/ne-d-aucune-femme-de-franck-bouysse.html

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