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Franck Bouysse

Franck Bouysse

Franck Bouysse, né en 1965 à Brive-la-Gaillarde, a été enseignant en biologie et se lance dans l’écriture en 2004. Grossir le ciel en 2014, puis Plateau en 2016 et Glaise en 2017 rencontrent un large succès, remportent de nombreux prix littéraires et imposent Franck Bouysse sur la scène littérair...

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Franck Bouysse, né en 1965 à Brive-la-Gaillarde, a été enseignant en biologie et se lance dans l’écriture en 2004. Grossir le ciel en 2014, puis Plateau en 2016 et Glaise en 2017 rencontrent un large succès, remportent de nombreux prix littéraires et imposent Franck Bouysse sur la scène littéraire française. Il partage aujourd’hui sa vie entre Limoges et un hameau en Corrèze.

Vidéos relatives à l'auteur

Articles en lien avec Franck Bouysse (4)

Avis sur cet auteur (173)

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    Couverture du livre « Grossir le ciel » de Franck Bouysse aux éditions Lgf

    Natpiment sur Grossir le ciel de Franck Bouysse

    Franck Bouysse est un maître des mots, ils les alignent perles après perles, pour en faire de belles parures, des phrases profondes et touchantes. Et toujours cette exactitude du vocabulaire, avec Bouysse , on apprend des mots ( merci au dico intégré de ma liseuse ... ;-) un peu oubliés du...
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    Franck Bouysse est un maître des mots, ils les alignent perles après perles, pour en faire de belles parures, des phrases profondes et touchantes. Et toujours cette exactitude du vocabulaire, avec Bouysse , on apprend des mots ( merci au dico intégré de ma liseuse ... ;-) un peu oubliés du vocable usuel du parfait citadin.
    L'écriture est enveloppante, chaude et rassurante pour installer ces personnages et les lieux ; on s'y retrouve comme chez un grand-père, une vielle tante, un souvenir d'enfance
    C'est mon second livre de cet auteur et j’ai plongé dans le roman dès les premières pages. j'ai beaucoup aimé la construction passé/présent à la This is Us (pour ceux qui connaissement) , ces aller-retours en suivant le fil d'un souvenir ( de façon beaucoup plus mesurée et "légère" chez Bouysse) pour cerner les personnages, mesurer la complexité des êtres, raconter les bosses et les bleus que la vie leur a réservés. Encore un roman ancré dans le monde rural, les Cévennes cette fois, aride l'été, couverte de neige l'hiver. L"action" se passe l'hiver 2007, la semaine où l'abbé Pierre est décédé . L'action est peut être un grand mot, car dans cette campagne, tout semble s'être figé il y a bien longtemps, la télé, le café sont des ponts vers l'actualité mais aux Doges, rien n'a changé depuis 50 ans, réparer la clôture, nourrir les bêtes, chasser les grives, boire la gnôle du bouilleur….. La campagne, ses hommes cabossés, un peu aigris, Gus la cinquantaine, Abel 70 hivers, deux « paysans » (le mot choisi par Gus et non Agriculteur), deux voisins et une sourde tension malsaine faite de non-dits, qui tourne mal, à leur corps défendant car ces deux hommes se respectent et s’estiment en vieux loups solitaires et solidaires qu’ils sont, deux paysans du cru ordinaires et pourtant une pensée riche, loin de l’image obscurantiste du cul terreux. Si j’ai aimé la fin, j’ai adoré la dernière page, éponyme du titre .
    Hâte de lire un prochain Bouysse

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    Couverture du livre « Né d'aucune femme » de Franck Bouysse aux éditions La Manufacture De Livres

    mylittlepatchoulie sur Né d'aucune femme de Franck Bouysse

    Rose n'a que 14 ans lorsqu'elle est vendue comme bonne par son père à un châtelain du coin. Ce jour-là, dans cette auberge, alors qu'Onesime marchande Rose comme on marchande du bétail, il scelle le destin tragique de sa fille.
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    ⭐⭐⭐⭐⭐•Coup de cœur !
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    Coup de cœur pour ce roman chorale où...
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    Rose n'a que 14 ans lorsqu'elle est vendue comme bonne par son père à un châtelain du coin. Ce jour-là, dans cette auberge, alors qu'Onesime marchande Rose comme on marchande du bétail, il scelle le destin tragique de sa fille.
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    ⭐⭐⭐⭐⭐•Coup de cœur !
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    Coup de cœur pour ce roman chorale où la poésie et la plume raffinée de l'auteur se heurtent à la violence du récit...
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    Coup de cœur pour la capacité de l'auteur à sonder l'âme humaine et à la retranscrire...
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    Coup de cœur pour les rayons d'espoir qui percent dans ce roman noir et y apparaissent comme bien plus lumineux...
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    Coup de cœur pour l'authenticité qui se dégage à chaque page...
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    Coup de coeur pour le final qui se déroule au canal des moines, à quelques km de chez moi, dans la magnifique cité d'Aubazine, une balade annuelle presque rituelle... Cette année Rose, j'aurais une pensée pour toi tant ton auteur t'as rendue réelle à mes yeux...
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    Coup de cœur, coup de cœur, coup de cœur...
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    #unlivreunextrait
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    "Toute la nuit je me suis enfoncée dans une détresse toute molle. Au petit matin, j'étais complètement épuisée. J'avais tant pleuré, tout pleuré ce que je contenais de larmes, que j'avais touché le fond, et en le touchant, j'avais senti quelque chose de solide sous moi. Plus le jour pointait, plus ma détresse se transformait en une colère dure et froide, de quoi bien prendre appui dessus. Je savais pas encore ce qu'il y avait au-delà de la colère, ni où ça me mènerait. Si je l'avais su, j'imagine que j'aurais tenté de m'enfoncer encore un peu plus"

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    Couverture du livre « Né d'aucune femme » de Franck Bouysse aux éditions La Manufacture De Livres

    Michel Gardin sur Né d'aucune femme de Franck Bouysse

    Né d'aucune femme .
    Né d'aucune femme de Franck Bouysse m'a été suggéré par ma bibliothécaire : « Je pense que tu vas aimer m'avait-elle dit , précisant qu'elle avait lu ce roman d'une traite.
    Cette photographie d'une femme coupée en deux tenant un enfant au sein portant une jupe longue...
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    Né d'aucune femme .
    Né d'aucune femme de Franck Bouysse m'a été suggéré par ma bibliothécaire : « Je pense que tu vas aimer m'avait-elle dit , précisant qu'elle avait lu ce roman d'une traite.
    Cette photographie d'une femme coupée en deux tenant un enfant au sein portant une jupe longue ancienne enserrée à la taille, les pieds reposant sur un tapis échevelé a été comme celui d'un appel lorsque j'ai tenu en main ce livre. Puis, les quelques lignes de la quatrième de couverture ont conforté celui-ci : « Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d'une femme à l'asile. -Et alors, qu'il y a t-il d'extraordinaire à cela ? » C'est vrai un prêtre dans la religion catholique est appelé à bénir le corps des défunts. « C'est sous sa robe, c'est là que je les ai cachés. » Cette situation est peu ordinaire et porte à l'interrogation surtout lorsque deux lignes plus tard « l'on parle de cahiers... Ceux de Rose. »
    Je ne me doutais pas dans quelle monde j'entrais . Celui de Rose qui raconte sa vie de douleur et qui par le biais de l'écriture alors qu'elle se retrouve recluse brisera les secrets de sa vie en nous ouvrant les yeux à son destin.
    Rose vit dans une famille de paysan avec ses soeurs. Son père Onésime aurait bien aimé que sa femme lui donne un garçon pour reprendre la ferme. Ils auront trois filles. C'est alors qu'à 14 ans, son père vend Rose . Oui Onésime vend sa fille aînée pour quelques pièces se tenant dans une bourse qu'il n'aura même pas l'occasion de compter. Cette bourse lui a été jetée sur la table d'un bistrot, par Charles, châtelain, Maître de forge, vivant avec sa mère et ayant comme domestique l'on aurait serf au moyen âge son demi-frère Edmond. Rose devient à quatorze ans la domestique à laquelle aucune tache ménagère ne lui enlevée malgré son jeune âge. Un soir Charles accompagné de sa mère, entre dans la chambrette de Rose et la viole. A partir de cet instant le destin de Rose est scellé, elle devient la chose de Charles jusqu'à être enchaînée aux pieds jour et nuit.
    Dans cette campagne en lisière de forêt, le calvaire de Rose se poursuit, bien au delà de ce que l'on pouvait subodorer dans ce contexte décrit par une belle plume que celle de Frank Bouysse.
    Vous le découvrirez au fur et à mesure par la présentation de tous les acteurs de ce drame où les interrogations, les silences, les secrets s'entremêlent avec violence. Ceux d' Edmond demi-frère de Charles, garçon d'écurie, d' Onésime, père de Rose , d' Elle, la mère de Rose, dans ce récit, d'une vie de dure labeur, de cruauté et d'horreur indicible. Seule la force de Rose, sa résilience qui la fera tenir jusqu'au moment ou elle aura décidé de partir rejoindre la compteuse donne à ce récit une halte comme si l'on devait reprendre souffle avant de partager un autre chapitre de la vie de Rose ou le seul rayon de lumière eut été l'histoire inachevée avec Edmond. Un destin pareil cela ne s'invente pas. Ce roman, n'est pas un roman comme un autre, c'est celui d'une époque pas si lointaine, ou le châtelain, mettant enceinte sa servante, trouve un médecin complaisant, qui s'en aucune scrupule et faisant fi de son serment d'Hippocrate, enfermait dans un asile psychiatrique si celle-ci ne mourait en couche par qui le scandale pouvait arriver, ou qui n'était comme dans ce roman que le moyen d'assurer une descendance familiale de la lignée en enlevant l'enfant né. Je vous invite à découvrir l' histoire de Rose, tirée de ses cahiers judicieusement cachés par une infirmière de cet asile et remis à ce prêtre . C'est par cette lecture à plusieurs voix ce prêtre nous rapporte cette histoire à partir du contenu des cahiers de Rose et au regard de sa propre enquête.
    Rose est un portrait bouleversant d'une femme dont la vie courte a été un calvaire. Je n'oublierai pas de sitôt ce roman Né d'aucune femme et qui a trouvé en mon coeur une résonance particulière.

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    Couverture du livre « Grossir le ciel » de Franck Bouysse aux éditions Lgf

    Lili-book'n'cook sur Grossir le ciel de Franck Bouysse

    Il s'en passe de drôles de choses aux Doges, dans les Cévennes. Non pas un fait spectaculaire comme on peut en voir et entendre dans de grandes villes, mais un événement qui, à coup sûr, résonnera encore dans cette région où le temps s'égrène avec une lenteur certaine. Le temps, Gus notre...
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    Il s'en passe de drôles de choses aux Doges, dans les Cévennes. Non pas un fait spectaculaire comme on peut en voir et entendre dans de grandes villes, mais un événement qui, à coup sûr, résonnera encore dans cette région où le temps s'égrène avec une lenteur certaine. Le temps, Gus notre protagoniste du jour n'en manque pas. Paysan depuis toujours, le fermier s'occupe de la terre et de ses bêtes avec une dévotion qui tient plus à l'habitude que de la vocation. Solitaire, il n'a de contact qu'auprès de son chien Mars et du vieil Abel, voisin le plus proche. Qualifier les deux hommes d'amis serait bien aisé. Disons plutôt qu'une tolérance cordiale anime ces deux êtres qui en profitent pour s'en jeter un dans le cornet dès que l'occasion se présente. Ce qui arrive régulièrement comme vous pouvez l'imaginer... Jusqu'au jour où Gus entend un coup de fusil inhabituel.
    Entre nature et solitude, Franck Bouysse crée un esthétisme froid au service de cette vie campagnarde âpre et dur. Oubliez le côté bucolique, place à la vie de la ferme, la vraie ! Maîtrisé de bout en bout, pénétrez l'univers singulier du romancier... A vos écouteurs !

    Dans le froid et le blanc de l'hiver, Gus détecte un rien dans le comportement d'Abel. Un changement imperceptible...

    Alors que l'Abbé Pierre vient de rendre l'âme, le fil des souvenirs de Gus se déroule, mélancolie nouvelle pour cet être marqué par une vie de labeur. Une brèche dans le cœur, Gis se remémore les coups, la violence des mots, la mort, mais aussi la bonté en la personne de grand-mère. Plus sensible qu'il n'y paraît, le paysan s'inquiète, observe ce voisin taiseux jusqu'à ce qu'une incroyable révélation brise le fragile équilibre.

    D'une puissance rurale sombre et complètement maîtrisée, Franck Bouysse produit un roman au réalisme évident. Huis clos à ciel ouvert, ce roman servi par des dialogues vifs et percutants exerce un drôle d'effet sur ses lecteurs : malaise, sentiment d’inquiétude, tension...

    De la finesse d'observation et de retranscription du monde paysan, le romancier trouve les mots vrais, les mots justes. A la limite du poisseux, Grossir le ciel réveille les rancœurs endormies et les secrets enterrés avec les corps des provinces éloignées.

    Porté par un style reconnaissable, signature d'un écrivain accompli, le roman noir a encore de beaux jours devant lui. Edité chez La Manufacture De Livres et désormais sous format poche, il faut désormais compter sur les romans sombres de Franck Bouysse dans le paysage littéraire français.

    Cette chronique est également disponible sur le blog (bookncook.over-blog.com), ma chaîne YouTube (Book'n'cook) ainsi que sur le profil Babelio du livre. Enjoy ! ;-)