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Né d'aucune femme

Couverture du livre « Né d'aucune femme » de Franck Bouysse aux éditions La Manufacture De Livres
Résumé:

« Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d'une femme à l'asile ».
- Et alors, qu'y-a-t-il d'extraordinaire à cela ?
Demandais-je.
- Sous sa robe, c'est là que je les ai cachés.
- De quoi parlez-vous ?
- Les cahiers... Ceux de Rose.
Ainsi sortent de l'ombre les cahiers de... Voir plus

« Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d'une femme à l'asile ».
- Et alors, qu'y-a-t-il d'extraordinaire à cela ?
Demandais-je.
- Sous sa robe, c'est là que je les ai cachés.
- De quoi parlez-vous ?
- Les cahiers... Ceux de Rose.
Ainsi sortent de l'ombre les cahiers de Rose, ceux dans lesquelles elle a raconté son histoire, cherchant à briser le secret dont on voulait couvrir son destin. Franck Bouysse, lauréat de plus de dix prix littéraires, nous offre avec Né d'aucune femme la plus vibrante de ses oeuvres. Ce roman sensible et poignant confirme son immense talent à conter les failles et les grandeurs de l'âme humaine.

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Articles (5)

Avis (85)

  • Rose n'a que 14 ans lorsqu'elle est vendue comme bonne par son père à un châtelain du coin. Ce jour-là, dans cette auberge, alors qu'Onesime marchande Rose comme on marchande du bétail, il scelle le destin tragique de sa fille.
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    ⭐⭐⭐⭐⭐•Coup de cœur !
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    Coup de cœur pour ce roman chorale où...
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    Rose n'a que 14 ans lorsqu'elle est vendue comme bonne par son père à un châtelain du coin. Ce jour-là, dans cette auberge, alors qu'Onesime marchande Rose comme on marchande du bétail, il scelle le destin tragique de sa fille.
    .
    ⭐⭐⭐⭐⭐•Coup de cœur !
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    Coup de cœur pour ce roman chorale où la poésie et la plume raffinée de l'auteur se heurtent à la violence du récit...
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    Coup de cœur pour la capacité de l'auteur à sonder l'âme humaine et à la retranscrire...
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    Coup de cœur pour les rayons d'espoir qui percent dans ce roman noir et y apparaissent comme bien plus lumineux...
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    Coup de cœur pour l'authenticité qui se dégage à chaque page...
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    Coup de coeur pour le final qui se déroule au canal des moines, à quelques km de chez moi, dans la magnifique cité d'Aubazine, une balade annuelle presque rituelle... Cette année Rose, j'aurais une pensée pour toi tant ton auteur t'as rendue réelle à mes yeux...
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    Coup de cœur, coup de cœur, coup de cœur...
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    #unlivreunextrait
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    "Toute la nuit je me suis enfoncée dans une détresse toute molle. Au petit matin, j'étais complètement épuisée. J'avais tant pleuré, tout pleuré ce que je contenais de larmes, que j'avais touché le fond, et en le touchant, j'avais senti quelque chose de solide sous moi. Plus le jour pointait, plus ma détresse se transformait en une colère dure et froide, de quoi bien prendre appui dessus. Je savais pas encore ce qu'il y avait au-delà de la colère, ni où ça me mènerait. Si je l'avais su, j'imagine que j'aurais tenté de m'enfoncer encore un peu plus"

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  • Né d'aucune femme .
    Né d'aucune femme de Franck Bouysse m'a été suggéré par ma bibliothécaire : « Je pense que tu vas aimer m'avait-elle dit , précisant qu'elle avait lu ce roman d'une traite.
    Cette photographie d'une femme coupée en deux tenant un enfant au sein portant une jupe longue...
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    Né d'aucune femme .
    Né d'aucune femme de Franck Bouysse m'a été suggéré par ma bibliothécaire : « Je pense que tu vas aimer m'avait-elle dit , précisant qu'elle avait lu ce roman d'une traite.
    Cette photographie d'une femme coupée en deux tenant un enfant au sein portant une jupe longue ancienne enserrée à la taille, les pieds reposant sur un tapis échevelé a été comme celui d'un appel lorsque j'ai tenu en main ce livre. Puis, les quelques lignes de la quatrième de couverture ont conforté celui-ci : « Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d'une femme à l'asile. -Et alors, qu'il y a t-il d'extraordinaire à cela ? » C'est vrai un prêtre dans la religion catholique est appelé à bénir le corps des défunts. « C'est sous sa robe, c'est là que je les ai cachés. » Cette situation est peu ordinaire et porte à l'interrogation surtout lorsque deux lignes plus tard « l'on parle de cahiers... Ceux de Rose. »
    Je ne me doutais pas dans quelle monde j'entrais . Celui de Rose qui raconte sa vie de douleur et qui par le biais de l'écriture alors qu'elle se retrouve recluse brisera les secrets de sa vie en nous ouvrant les yeux à son destin.
    Rose vit dans une famille de paysan avec ses soeurs. Son père Onésime aurait bien aimé que sa femme lui donne un garçon pour reprendre la ferme. Ils auront trois filles. C'est alors qu'à 14 ans, son père vend Rose . Oui Onésime vend sa fille aînée pour quelques pièces se tenant dans une bourse qu'il n'aura même pas l'occasion de compter. Cette bourse lui a été jetée sur la table d'un bistrot, par Charles, châtelain, Maître de forge, vivant avec sa mère et ayant comme domestique l'on aurait serf au moyen âge son demi-frère Edmond. Rose devient à quatorze ans la domestique à laquelle aucune tache ménagère ne lui enlevée malgré son jeune âge. Un soir Charles accompagné de sa mère, entre dans la chambrette de Rose et la viole. A partir de cet instant le destin de Rose est scellé, elle devient la chose de Charles jusqu'à être enchaînée aux pieds jour et nuit.
    Dans cette campagne en lisière de forêt, le calvaire de Rose se poursuit, bien au delà de ce que l'on pouvait subodorer dans ce contexte décrit par une belle plume que celle de Frank Bouysse.
    Vous le découvrirez au fur et à mesure par la présentation de tous les acteurs de ce drame où les interrogations, les silences, les secrets s'entremêlent avec violence. Ceux d' Edmond demi-frère de Charles, garçon d'écurie, d' Onésime, père de Rose , d' Elle, la mère de Rose, dans ce récit, d'une vie de dure labeur, de cruauté et d'horreur indicible. Seule la force de Rose, sa résilience qui la fera tenir jusqu'au moment ou elle aura décidé de partir rejoindre la compteuse donne à ce récit une halte comme si l'on devait reprendre souffle avant de partager un autre chapitre de la vie de Rose ou le seul rayon de lumière eut été l'histoire inachevée avec Edmond. Un destin pareil cela ne s'invente pas. Ce roman, n'est pas un roman comme un autre, c'est celui d'une époque pas si lointaine, ou le châtelain, mettant enceinte sa servante, trouve un médecin complaisant, qui s'en aucune scrupule et faisant fi de son serment d'Hippocrate, enfermait dans un asile psychiatrique si celle-ci ne mourait en couche par qui le scandale pouvait arriver, ou qui n'était comme dans ce roman que le moyen d'assurer une descendance familiale de la lignée en enlevant l'enfant né. Je vous invite à découvrir l' histoire de Rose, tirée de ses cahiers judicieusement cachés par une infirmière de cet asile et remis à ce prêtre . C'est par cette lecture à plusieurs voix ce prêtre nous rapporte cette histoire à partir du contenu des cahiers de Rose et au regard de sa propre enquête.
    Rose est un portrait bouleversant d'une femme dont la vie courte a été un calvaire. Je n'oublierai pas de sitôt ce roman Né d'aucune femme et qui a trouvé en mon coeur une résonance particulière.

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  • Un livre inqualifiable et inclassable, une grande claque pour le lecteur .... ce sont un peu les qualificatifs les plus lus, entendus et vus depuis sa sortie.

    Et je ne peux qu'aller dans ce sens, une oeuvre noire...très noire avec une plume acérée et exceptionnelle qui m'avait déjà marquée à...
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    Un livre inqualifiable et inclassable, une grande claque pour le lecteur .... ce sont un peu les qualificatifs les plus lus, entendus et vus depuis sa sortie.

    Et je ne peux qu'aller dans ce sens, une oeuvre noire...très noire avec une plume acérée et exceptionnelle qui m'avait déjà marquée à la lecture de "Glaise" du même auteur.

    Une première de couverture déjà forte et exceptionnelle. Un récit efficace et un drame humain dans une région reculée et oubliée de tous, hommes et Dieu même si le rapporteur de ce récit est un ecclésiastique, se delivrant ici d'un secret bien lourd. Une famille misérable (dans le sens propre) au point que pour permettre à toutes ses composantes une survie, le père de famille prend la décision de vendre les services de la fille aînée, Rose, à une petite fortune locale, un ancien maître des forges vivant avec sa mère dans un bien sombre mais apparemment riche demeure. Les traits de caractère de l'ensemble des personnages de ce huit-clos sont rendus avec concision mais efficacité, peu de sentiments humaine en illustrent cette petite communauté.

    Si pétris de remord, le père indigne va tenter de réparer sa faute, il ne peut imaginer ni les lecteurs de cette sordide histoire le drame qui se noue, le niveau de perversion de la famille d'accueil qui lie la mère et son fils aussi ignobles qu'inhumains. Sorts tragiques de cette pauvre Rose comme de son père, rien ne nous est épargné.... il n'y aura pas d'happy end ici.... mais quel talent d'écriture et de scénario

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  • Il y a des livres comme ça, dont on sait dès les premières lignes, qu’ils vont vous captiver. Le roman de Franck Bouysse en fait parti. Que d’intensité dans ce récit qui retrace la vie de Rose à travers ses carnets qui se sont retrouvés entre les mains d’un ecclésiastique et aujourd’hui sous les...
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    Il y a des livres comme ça, dont on sait dès les premières lignes, qu’ils vont vous captiver. Le roman de Franck Bouysse en fait parti. Que d’intensité dans ce récit qui retrace la vie de Rose à travers ses carnets qui se sont retrouvés entre les mains d’un ecclésiastique et aujourd’hui sous les yeux du lecteur.

    Rose, qui à quatorze ans est vendue par son père à un maître impitoyable. Rose dont la vie va devenir un enfer sous la férule de ce maître et de sa mère, aussi effroyables l’un que l’autre. Rose, qui va découvrir la peur, la haine, la douleur, le désespoir. Rose dont le cœur va se meurtrir en apprenant la déception, la trahison, la lâcheté. Rose et son âme d’enfant précipitée dans un monde cruel et impitoyable. Quelle dose de monstruosité une jeune fille peut-elle supporter ? Où puisse-t-elle cette force qui la fait survivre, malgré tout ?

    En plus du personnage de Rose, l’auteur nous donne à entendre les voix du père de la jeune fille rongé par la culpabilité, de sa mère trop pleine d’un amour pour ses filles qu’elle ne sait pas comment exprimer, d’Edmond le palefrenier du domaine où est enfermée Rose, habité par de trop lourds secrets. Et puis le père Gabriel, dépositaire de la mémoire de Rose, servant de lien entre le passé et le présent. Des voix qui disent les meurtrissures, la perte, la pauvreté, la désillusion.

    Ce roman est aussi la chronique d’une époque, la fin du XIXème siècle, durant laquelle une extrême pauvreté pouvait conduire certains à des gestes désespérés et d’autres à exploiter cette détresse. Et des enfants à vivre les pires des cauchemars.

    Si les personnages et l’histoire sont immédiatement passionnants, que dire du style de Franck Bouysse ? Cette âpreté, cette intensité, ces enchaînements de phrases qui disent l’angoisse et la peur, ces mots qui se bousculent et qui crient le désespoir de Rose forment un ensemble magnifique. Le texte est parfois traversé de moments de lumière, furtifs, comme pour ouvrir une porte vers un autre possible, une échappatoire, une respiration pour permettre au lecteur de reprendre pied, reprendre espoir.

    Difficile de parler de ce livre sans user de tout le lexique de superlatifs existants. Suffit-il de dire que cette lecture est un véritable coup de cœur ?

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  • J'ai beaucoup aimé retrouver la plume de Franck Bouysse, c'est un auteur que je suis depuis ses débuts.

    L'histoire de Rose m'a émue de la première à la dernière page.
    J'ai eu l'impression de lire un conte d'une grande tristesse mais aussi d'une grande beauté.

    Né d'aucune femme n'est pas...
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    J'ai beaucoup aimé retrouver la plume de Franck Bouysse, c'est un auteur que je suis depuis ses débuts.

    L'histoire de Rose m'a émue de la première à la dernière page.
    J'ai eu l'impression de lire un conte d'une grande tristesse mais aussi d'une grande beauté.

    Né d'aucune femme n'est pas un polar mais plutôt un magnifique roman noir.

    La plume de Franck Bouysse est toujours aussi poétique, aussi sublime.
    Un livre qui remue, qui émeut aux larmes et que l'on n'oublie pas.

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  • un roman noir et glauque à souhait.

    C'est l'histoire de Rose vendue par son père parce qu'à la maison c'est la misère.... S'en suivent une descente aux enfers et une vie torturée. Alors quand elle meurt il faut que la vérité jaillisse.

    Ames sensibles, abstenez-vous. Rose a souffert et...
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    un roman noir et glauque à souhait.

    C'est l'histoire de Rose vendue par son père parce qu'à la maison c'est la misère.... S'en suivent une descente aux enfers et une vie torturée. Alors quand elle meurt il faut que la vérité jaillisse.

    Ames sensibles, abstenez-vous. Rose a souffert et l'auteur ne passe rien sous silence.

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  • Pendant la lecture du livre Né d’aucune femme j’étais en colère tellement l’histoire est sombre / la couverture du livre est sombre / la vie est sombre etc
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    Pendant la lecture du livre Né d’aucune femme j’étais en colère tellement l’histoire est sombre / la couverture du livre est sombre / la vie est sombre etc

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  • Et s’il n’en restait qu’un ?… Ce serait celui-ci…

    Pour quelles raisons serais-je aussi catégorique ? Peut-être parce que de ce livre jaillit une lumière éblouissante que mes yeux ne sont pas prêts d’oublier… et que sur mes mains scintille encore une poussière d’étoiles cachée sous cette...
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    Et s’il n’en restait qu’un ?… Ce serait celui-ci…

    Pour quelles raisons serais-je aussi catégorique ? Peut-être parce que de ce livre jaillit une lumière éblouissante que mes yeux ne sont pas prêts d’oublier… et que sur mes mains scintille encore une poussière d’étoiles cachée sous cette sublime couverture…

    Je suis soulagée d’avoir lu ce livre: ne pas l’ouvrir aurait été impardonnable. Si Plateau et Grossir le ciel m’avaient beaucoup plu, je pense que l’auteur atteint ici l’apothéose : quelle émotion, dénudée, à fleur de peau! Quelle lecture bouleversante, semée de rebondissements jusqu’à la dernière page…

    Un lecteur averti en vaut deux : en dépit de sa beauté farouche, ce roman noir rural n’en est pas moins d’une rare violence. Les faits sont sordides, l’atmosphère horrifique, qui n’est pas sans rappeler Le Tour d’Ecrou d’Henry James, nous entraîne dans la campagne profonde du XIXème siècle. Une jeune fille de quatorze ans, Rose, est vendue par son père à un châtelain nommé Charles, qui vit avec sa mère, la vieille. Tous deux, habités par un ignoble dessein, l’asservissent et lui font connaître l’enfer. Rose trouve toutefois le moyen de relater son calvaire dans un journal intime lu par la suite par un curé de campagne. Grâce à ces mots frénétiques, que l’on croyaient inaccessibles pour une fille de son rang, Rose trouvera le moyen de se libérer de ses bourreaux.

    L’excellence de Franck Bouysse tient dans sa capacité à créer, à partir d’une histoire très sombre, une oeuvre poétique d’une force magistrale. Différents sujets y sont abordés, la liberté, l’écriture… Mais je retiendrais ici celui de la maternité: Rose, enceinte d’un enfant du viol n’est pas une femme, elle n’est plus qu’un animal à qui on a ôté de force toute humanité et se compare à une vache allant vêler. Les mots claquent et brutalisent le lecteur. Puis a lieu l’accouchement dont la scène est magnifique : Rose redevient une femme lorsque naît l’instinct maternel qui tient du miracle. « Mon fils » reconnaîtra t-elle… Indépendamment de la suite du livre, je pense qu’à cet instant précis Rose est sauvée… Lorsqu’on lui enlève son enfant quelques lignes plus loin, Rose redevient animale : « Génie m’a montré comment me traire ». Le style puissant de ce livre est extrêmement travaillé et imagé, y compris dans le langage parlé de Rose. Chacun des personnage pour qui le lecteur découvre, à tour de rôle, le point de vue, est brut, sans fioriture, nous livrant en pâture, à nos émotions les plus profondes.

    Comment clore mon appréciation de ce livre, que j’ai tant de mal à refermer (au point qu’il me semble incongru d’envisager une autre lecture)… si ce n’est en vous suppliant de le lire…

    Retrouvez mes chroniques sur https://loeilnoir.wordpress.com/

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