L'art de perdre

Couverture du livre « L'art de perdre » de Alice Zeniter aux éditions Flammarion

4.444444444

18 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Flammarion
  • EAN : 9782081395534
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

L'Algérie dont est originaire sa famille n'a longtemps été pour Naïma qu'une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire... Voir plus

L'Algérie dont est originaire sa famille n'a longtemps été pour Naïma qu'une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?
Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu'elle ait pu lui demander pourquoi l'Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l'été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l'Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?
Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l'Algérie, des générations successives d'une famille prisonnière d'un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d'être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

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  • 0.15

    Dans le cadre de la sélection du prix des lecteurs
    Escales du livre 2018 Bordeaux
    Ce livre a déjà été couronné de nombreux prix (prix Goncourt des lycéens 2017) et cela est mérité car d'une part, il nous parle d'un pan de notre histoire peu abordée, voire jamais évoquée dans des livres...
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    Dans le cadre de la sélection du prix des lecteurs
    Escales du livre 2018 Bordeaux
    Ce livre a déjà été couronné de nombreux prix (prix Goncourt des lycéens 2017) et cela est mérité car d'une part, il nous parle d'un pan de notre histoire peu abordée, voire jamais évoquée dans des livres romanesques et d'autre part, nous nous attachons à l'ensemble de ces personnages. Naïùa fait partie de ce que l'on nomme la troisième génération des émigrés. C'est son grand père qui a quitté l'Algérie et est venu tenter de s'insérer en France avec femme et enfant et en particulier son père, Hamid. Celle-ci va chercher à connaître l'histoire de ces ancêtres en Algérie, alors que son père n'a jamais voulu en parler. Les hommes de la famille sont souvent taiseux et ne parlent de cette vie laissée là-bas, l'accueil après ce départ (des pages terribles sur les camps du Sud de la France), J'ai beaucoup apprécié ce texte qui nous parle de l’Histoire vu par des petites gens et des individus que l'on croise.

  • 0.25

    Naïma ne peut pas oublier d’où vient sa famille. Elle est née en Normandie mais Hamid, son père qui a épousé Clarisse, ne veut pas parler du pays d’où il vient, pays que son grand-père, Ali, a quitté, en 1962, avec Yema, sa seconde épouse et leurs trois enfants. Réduite à chercher à connaître...
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    Naïma ne peut pas oublier d’où vient sa famille. Elle est née en Normandie mais Hamid, son père qui a épousé Clarisse, ne veut pas parler du pays d’où il vient, pays que son grand-père, Ali, a quitté, en 1962, avec Yema, sa seconde épouse et leurs trois enfants. Réduite à chercher à connaître l’Algérie sur Wikipédia, elle veut en savoir plus.

    Pour son quatrième roman, Alice Zeniter, avec un talent qui ne cesse de s’affirmer, plonge en pleine Kabylie, en 1930, et j’ai été avalé par cette lecture qui sort de l’oubli le sort des harkis, un terme trop flou qui englobe la famille, les enfants et la descendance. Justesse, précision, détails de la vie quotidienne, souffrances physiques aussi bien que psychologiques, L’art de perdre est un vrai grand roman, très bien écrit.

    Issu de l’extrême pauvreté d’une famille, Ali s’est marié avec une cousine et s’est engagé dans l’armée française en 1940. Il participe à la campagne d’Italie dont la fameuse bataille du Monte Cassino. Au retour, le hasard lui permet de se lancer dans le pressage de l’huile avec ses deux frères et d’acquérir une certaine aisance. Mais, en Kabylie, on ne compte pas : « Les roumis ne comprennent pas que compter, c’est limiter le futur, c’est cracher au visage de Dieu. »
    L’auteure fait vivre le quotidien de paysans qui entendent parler d’indépendance sans se rendre compte de ce que cela implique. Peu à peu, la violence engendre la violence et une évidence s’impose : « Rien n’est sûr tant qu’on est vivant, tout peut encore se jouer, mais une fois qu’on est mort, le récit est figé et c’est celui qui a tué qui décide. »
    Très attaché à ses décorations de la Seconde guerre mondiale, Ali garde des liens avec l’armée française et les menaces de mort le poussent à partir, même si le FLN (Front de Libération Nationale) s’est engagé à ne pas maltraiter les harkis... La harka de la caserne est désarmée quand l’armée quitte la ville. Les supplétifs sont désavoués après des années d’obéissance : « S’ils essaient de monter dans les camions, marchez-leur sur les mains. »
    Il faut ensuite absolument revivre le parcours de ces déracinés dans notre pays. Enfermés dans des camps comme l’ont été avant eux les Républicains espagnols, les Juifs, les Tziganes raflés par Vichy. Ils sont à Rivesaltes puis à Jouques, dans la boue, le froid. L’instituteur renonce à apprendre à lire et à écrire aux enfants. Il les fait jouer, sûrement désemparé devant l’énorme tâche qui lui incombe et une dramatique absence de moyens.
    Enfin, c’est Flers et ses barres HLM grises. Alice Zeniter fournit alors d’excellentes pages sur Hamid qui refuse de parler de ses cauchemars, sur la France et l’Algérie, permettant de comprendre ce qui s’est passé et ce que nous vivons encore : « … il a hérité d’un père insaisissable qu’il voudrait défendre mais qui se refuse à être défendu. » Surtout ne pas dire à d’autres Algériens que sa famille est arrivée en France en 1962, date de l’indépendance !

    Enfin, ce livre est tellement riche d’enseignements et de vie qu’il est impossible d’en dégager tous les points forts comme dans cette dernière partie qui voit Naïma découvrir l’Algérie et éprouver ce déchirement bien compréhensible : « Elle ne veut plus partir d’ici. Elle veut absolument rentrer chez elle. »

  • 0.25

    L’Art de perdre est un roman ambitieux, audacieux et généreux.

    Ambitieux parce qu’il raconte sur trois générations l’histoire d’une famille algérienne d’abord sous domination française, ensuite en pleine tourmente de guerre civile et d’exil forcé, puis du point de vue des deuxième et...
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    L’Art de perdre est un roman ambitieux, audacieux et généreux.

    Ambitieux parce qu’il raconte sur trois générations l’histoire d’une famille algérienne d’abord sous domination française, ensuite en pleine tourmente de guerre civile et d’exil forcé, puis du point de vue des deuxième et troisième générations écartelées entre pays d’origine et pays de vie, enfin par un retour apaisé en Algérie. Ali, Hamid, Naïma : trois figures de cette famille, trois manières de se construire (et parfois de tout perdre) sur fond de cette guerre d’indépendance dans laquelle Ali, riche propriétaire terrien sur une crête de Kabylie, s’est retrouvé sans vraiment avoir choisi ni compris du côté français, de ceux que l’on a appelés du terme trop général « les harkis ». Arrivé en métropole, ballotté de camp en camp puis dans une barre de HLM normande et une usine qui accueillent les déracinés, les non-qualifiés, le patriarche a enfoui ses émotions, ses incompréhensions, sa honte dans le silence. Son fils aîné Hamid, né en Algérie, arrivé en France vers l’âge de dix ans, a lui aussi choisi le silence, il a refoulé dans l’oubli volontaire le pays d’origine et s’est émancipé par les études et le mariage avec une Française (quoique lui aussi est Français puisque les ex-colonisés qui ont « choisi » le camp de la France n’ont jamais été que des Français… même si pas grand-monde ne les a considérés ainsi). Naïma, la troisième fille de Hamid, ploie sous le poids des non-dits et prend de plein fouet la vague islamiste et les attentats qui frappent l’Algérie dans les années 90 et le sol européen depuis les années 2000. A l’occasion d’une mission professionnelle, elle « retourne » en Algérie, elle qui n’y avait jamais mis les pieds, et découvre le village sur la crête.

    Audacieux parce qu’encore aujourd’hui, le sujet des harkis semble hyper-sensible des deux côtés de la Méditerranée. Alice Zeniter raconte cette histoire familiale avec vivacité, dans des chapitres courts où elle glisse sans lourdeur de multiples informations historiques et sociologiques (c’est autrement plus vivant et passionnant que le roman de Brigitte Giraud, Un loup pour ‘homme, paru lui aussi à la Rentrée 2017 chez le même éditeur). J’ai retrouvé l’ambiance lourde des tortures, des exécutions sommaires, de la stratégie de la terreur de Où j’ai laissé mon âme de Jérôme Ferrari et j’ai découvert bouche bée les conditions dans lesquelles les harkis ont été « accueillis » en France à l’été 1962 : parqués dans les camps qui avaient servi au regroupement des Juifs en 40-45 et aux prisonniers allemands à la Libération, pris pour des débiles et employés dans des postes peu ou pas qualifiés, parqués à nouveau dans des cités HLM construites exprès pour eux (et on s’offusquera encore de la violence qui gangrène ces banlieues ?). L’auteur sait montrer que rien n’est simple, rien n’est manichéen finalement dans cette histoire douloureuse. J’ai aimé cette vision de l’Histoire par le petit bout de la lorgnette, par le biais de vrais gens (ou du moins de personnages très réalistes).

    Généreux parce qu’Alice Zeniter rend ses personnages tellement attachants dans leurs silences, leurs doutes, leurs hontes, leurs désirs de liberté, d’indépendance (par rapport à l’Histoire, à la famille, aux racines). Elle raconte avec une grande finesse psychologique le désastre de la guerre civile, le désarroi de l’exil, la survie et le désir de vie, d’intégration, l’écartèlement entre le pays d’où l’on vient et celui où l’on vit, pour déboucher sur une fin dynamique : la romancière ne boucle pas une boucle, mais elle laisse à son troisième personnage principal la liberté d’avancer dans la vie en connaissant mieux, en intégrant son histoire, l’Histoire et sa famille. Inutile de préciser que l’art de la construction n’est pas la moindre des qualités d’Alice Zeniter, de même que son style vif, précis, élégant. J’ai été touchée aussi par la justesse des voix masculines et féminines dans ce roman, à travers les rôles traditionnels dévolus à la femme dans la génération d’Ali et de sa femme Yema ou les revendications féministes des femmes dans l’Algérie actuelle.

    Oui, le roman d’Alice Zeniter est ambitieux, audacieux et généreux. Un beau coup de coeur en ce début d’année.

  • 0.15

    Beau roman sur une famille algérienne obligée de faire face à la guerre entre le FLN et les forces françaises, puis de fuir en France. Ce roman suit la famille d'Ali sur plusieurs génération et montre comment ls ont dû s'adapter à la guerre puis tenter de s'intégrer dans une France qui ne veut...
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    Beau roman sur une famille algérienne obligée de faire face à la guerre entre le FLN et les forces françaises, puis de fuir en France. Ce roman suit la famille d'Ali sur plusieurs génération et montre comment ls ont dû s'adapter à la guerre puis tenter de s'intégrer dans une France qui ne veut pas d'eux. La recherche de l'identité, ni algérienne, ni française, est un des grands thèmes de ce roman. L'écriture est belle et les différents points de vue des personnages, ainsi que leurs difficultés de communication sont un véritable plus. Néanmoins, ce roman a quelques longueurs, notamment dans la 3ème partie, et j'ai eu du mal à aller au bout.

  • 0.2

    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2017/12/12/35948781.html

    L’art de perdre, un bien joli titre tiré d’un vers d’Elizabeth Bishop qui vient parfaire ce roman d’une grande beauté. Alice Zeniter nous offre une belle fresque familiale de 1930 à nos jours, de Kabylie en France. Trois...
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    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2017/12/12/35948781.html

    L’art de perdre, un bien joli titre tiré d’un vers d’Elizabeth Bishop qui vient parfaire ce roman d’une grande beauté. Alice Zeniter nous offre une belle fresque familiale de 1930 à nos jours, de Kabylie en France. Trois générations d’une même famille racontent leur quotidien, leurs choix (ou absence de choix), leurs doutes et leurs capacités de gré ou de force à s’adapter à de nouvelles situations, à de nouveaux modes de vie, à un autre pays. Outre sa grande puissance romanesque, Alice Zeniter fournit ainsi un ouvrage à la fois historique et sociologique.

    Nous suivons tout d’abord le parcours d’Ali, petit propriétaire terrien devenu notable, qui se retrouve insidieusement, malgré lui, à choisir un camp au moment où la guerre d’Algérie éclate. Il devient un harki, celui qui a trahi les siens pour les Français alors que les choses sont bien évidemment plus compliquées que cela. La seconde partie du livre est consacrée à Hamid, le fils d’Ali, du camp de Rivesaltes à sa rencontre avec Clarisse en passant par son vécu avec toute sa famille dans une HLM normande. Il prend progressivement ses distances avec ses origines, avec sa famille qui lui en demande beaucoup et lui fait un peu honte. Enfin, la dernière partie est consacrée à Naïma, la fille d’Hamid. Tout en étant proche de sa famille paternelle, elle se sent à part, le cul entre deux chaises. Elle est française mais on lui balance sans cesse ses origines algériennes et son statut de petite-fille de harki. Elle est l’Arabe, voire une graine de terroriste. Elle s’interroge sur ce que c’est d’être harki, elle veut comprendre. Son travail dans une galerie d’art lui offre l’opportunité d’aller en Algérie pour découvrir sa famille, son histoire, ses origines.

    C’est un roman sur la perte et la quête des origines mais aussi sur l’identité en France quand on est le fruit d’une culture mixte. C’est également un récit sur la difficulté d’être soi quand on se sent différent de la place qu’on souhaite t’attribuer.

  • 0.25

    un des meilleurs livres de la rentrée parmi ceux que j'ai lu. Un livre comme je les aime, qui nous fait découvrir une page de l'histoire à travers 3 générations. Naïma est née en France et son grand père, aujourd'hui décédé, ne lui a jamais parlé de l'Algérie qu'il a quitté avec sa femme et ses...
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    un des meilleurs livres de la rentrée parmi ceux que j'ai lu. Un livre comme je les aime, qui nous fait découvrir une page de l'histoire à travers 3 générations. Naïma est née en France et son grand père, aujourd'hui décédé, ne lui a jamais parlé de l'Algérie qu'il a quitté avec sa femme et ses enfants en 1962. Un passé lourd, un silence pesant, à 30 ans, Naïma ne sait pas où est sa place, ni d'où elle vient. Qui est-elle ? Et son grand père ? héros ou traitre ?

  • 0.25

    Je n'avais pas aimé Juste avant l'oubli, déçue par le manque de substance, mais j'ai décidé de donner une autre chance à Alice Zeniter, d'autant plus que le sujet de ce roman me plaisait beaucoup et que j'étais curieuse de découvrir quelle histoire elle pouvait conter.

    Coup de cœur ! J'ai...
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    Je n'avais pas aimé Juste avant l'oubli, déçue par le manque de substance, mais j'ai décidé de donner une autre chance à Alice Zeniter, d'autant plus que le sujet de ce roman me plaisait beaucoup et que j'étais curieuse de découvrir quelle histoire elle pouvait conter.

    Coup de cœur ! J'ai adoré ce livre qui prend très souvent des accents si sincères que l'aspect autobiographique ne pouvait être fortuit (quelques recherches m'ont confirmé que l'auteur est petite-fille de harkis, comme Naïma dans le roman).

    C'est donc un bon pavé, une épopée familiale dense qui emporte le lecteur entre Algérie et France, du bled aux barres de HLM et qui pose la question de l'identité de ces enfants expatriés de force et qui se murent dans un silence protecteur. De ces aïeux pour qui le français restera une langue étrangère à leurs petits-enfants qui ne comprennent et ne parlent pas l'arabe...deux mondes qui se dissolvent dans une volonté d'intégration parfois mal maîtrisée et un impossible retour au pays.

    Il est toujours difficile de parler de l'Algérie, les polémiques enflent, les reproches fusent.Il a fallu attendre 2017 pour que soit évoqué un "crime contre l'humanité"...Mais ici, l'auteur a la délicatesse de s'affranchir d'un jugement, elle donne avec beaucoup de générosité et toutefois de la pudeur, à lire la vie de ces "migrants malgré eux" qui résonne assez étrangement dans notre actualité. Elle montre les choix douloureux, les ruptures, le silence et elle offre un regard détaché de politique ou de militantisme revanchard qui donne à cette grande fresque toute sa profondeur. Qu'aurions-nous fait à la place d'Ali le patriarche ?

    C'est d'une très belle plume qu'Alice Zeniter fait défiler souvenirs heureux et amers, et fait se rencontrer histoire familiale et problèmes contemporains, sans jugements ni acrimonie...

    Une parfaite réussite ! (et j'espère, un prix littéraire !)

  • 0.25

    Une fois de plus, le Goncourt des Lycéens aurait mérité le Goncourt, tout court. Faut-il que les plus jeunes soient moins fourvoyés que leurs aînés ? Zeniter nous a fait cadeau d'une fresque familiale, sensible et magnifique. La question des Harkis est brûlante. L'auteur a su trouver le ton,...
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    Une fois de plus, le Goncourt des Lycéens aurait mérité le Goncourt, tout court. Faut-il que les plus jeunes soient moins fourvoyés que leurs aînés ? Zeniter nous a fait cadeau d'une fresque familiale, sensible et magnifique. La question des Harkis est brûlante. L'auteur a su trouver le ton, l'entre-deux nécessaire au sujets délicats de l'histoire. Elle parle avec justesse de la transmission, de l'identité, de ces racines qui parfois vous retiennent à la terre et vous empêchent de voler de vos propres ailes. Un très beau récit.

  • 0.25

    Magnifique ! En Algérie, trois générations successives des années 40 à nos jours où le silence pèse sur cette famille qui a connu les camps en France et se retrouve déracinée loin de la Kabylie, leur terre d'origine.
    Un retour à cette terre que fera Naïma la petite fille d'Ali, un voyage sur...
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    Magnifique ! En Algérie, trois générations successives des années 40 à nos jours où le silence pèse sur cette famille qui a connu les camps en France et se retrouve déracinée loin de la Kabylie, leur terre d'origine.
    Un retour à cette terre que fera Naïma la petite fille d'Ali, un voyage sur la liberté d'être soi.

  • 0.25

    Quitter un pays, une famille, des amis, s’éloigner d’une culture, être le traître aux yeux de certains, garder son identité, s’intégrer, côtoyer le racisme au quotidien ... Ali vivait en Kabylie, algérien musulman, harki, il a fui les représailles du FLN.

    Alice Zeniter retrace l’itinéraire...
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    Quitter un pays, une famille, des amis, s’éloigner d’une culture, être le traître aux yeux de certains, garder son identité, s’intégrer, côtoyer le racisme au quotidien ... Ali vivait en Kabylie, algérien musulman, harki, il a fui les représailles du FLN.

    Alice Zeniter retrace l’itinéraire de trois générations, de l’Algérie des années 30 à nos jours. C’est Naïma, petite-fille d’Ali et de Yema qui se donne les moyens de remonter le temps pour apprendre et comprendre l’histoire familiale sur laquelle son père Hamid ne s’est jamais exprimé. « Le silence n’est pas un espace neutre, c’est un écran sur chacun est libre de projeter ses fantasmes ». Il n’a pas envie de raconter.

    Ce roman est majestueux. Il décrit avec précision, délicatesse, révolte l’histoire d’une famille et rappelle quel avenir la France a tracé à ces familles en les parquant dans des camps qui avaient un air de déjà vécus…
    Au-delà de l’histoire familiale, Alice Zeniter pose son regard sur l’Histoire, la guerre d’indépendance, longtemps nommée trop pudiquement « conflit algérien » dont les stigmates imprègnent encore les relations franco-algériennes.

    En ouvrant ce roman de 500 pages, il faut savoir qu’il sera difficile de faire une pause tant la lecture est captivante ; puisse-t-il contribuer à faire tomber les derniers verrous d’une réconciliation actée par les politiques à chaque changement de gouvernement, mais dont la lisibilité est encore bien floue.
    Enfin, c'est aussi une bonne occasion de se replonger dans l'Histoire, pour ne pas oublier.

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