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Lionel Duroy

Lionel Duroy
Lionel Duroy est l'auteur d'une douzaine de livres dont Écrire, Le Cahier de Turin, Des hommes éblouissants, Trois couples en quête d'orages et Priez pour nous, ces deux derniers ayant été adaptés pour le grand écran. En 2010, le succès de son roman Le Chagrin lui apporte une reconnaissance à la ... Voir plus
Lionel Duroy est l'auteur d'une douzaine de livres dont Écrire, Le Cahier de Turin, Des hommes éblouissants, Trois couples en quête d'orages et Priez pour nous, ces deux derniers ayant été adaptés pour le grand écran. En 2010, le succès de son roman Le Chagrin lui apporte une reconnaissance à la mesure de son talent. Depuis il a publié Colères et L'Hiver des hommes, deux nouveaux succès de librairie.

Articles en lien avec Lionel Duroy (2)

Avis sur cet auteur (88)

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    Couverture du livre « Le chagrin » de Lionel Duroy aux éditions J'ai Lu

    Olivier BIHL sur Le chagrin de Lionel Duroy

    Un très grand livre dans le registre du récit familial, des blessures et de leur répercussion sur sa propre histoire de vie comme j'ai rarement eu l'occasion de lire. L'avis de l'éditeur qui débute cet article donne parfaitement le ton.

    Un récit d'enfance sur fond de grandes familles...
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    Un très grand livre dans le registre du récit familial, des blessures et de leur répercussion sur sa propre histoire de vie comme j'ai rarement eu l'occasion de lire. L'avis de l'éditeur qui débute cet article donne parfaitement le ton.

    Un récit d'enfance sur fond de grandes familles bourgeoises déchues où l'on veut sauvegarder une apparence de bienséance et de haute classe sociale. Tout cela sur fond d'histoire contemporaine, où l'on retrouve ses propres repères. A la base une certaine mésalliance qui va marquer à vie le récit de vie de cette famille française composée d'une mère attachée à sa haute lignée mariée à un homme d'un certain niveau social mais désargenté et d'une tribu de 9 enfants. Dès la naissance cette mère va favoriser celles et ceux des enfants dont elle voit le plus de ressemblance avec sa propre ascendance et négliger les autres dont l'auteur.

    Des choix politiques à contre courant (plutôt d'extrême droite et traditionaliste) , un manque d'argent constant, une dégradation constante et perpétuelle de leur statut social, malgré tous ces bouleversement, Madame ne peut pas le concevoir et va s'ingénier à pourrir la vie de toute sa famille et surtout de celle de Toto (surnom affectif du père) pour garder les apparences sauves. Pour essayer de surseoir à la bonne volonté de son épouse, il va enchaîner les petits boulots, les escroqueries mais jamais elle ne lui en saura gré.

    La chute de cette famille ne cesse, durant tout le livre de s'aggraver, la mère du narrateur, incapable de supporter les injonctions des huissiers, l'expulsion de Neuilly pour un immeuble de banlieue et plutôt que de se battre aux côtés de sa famille va s'enfermer dans le mysticisme, les retraites au monastère, une certaine folie et laisser les enfants essayer de surnager.

    C'est le combat des enfants pour sauver ce qui peut l'être et défendre le père et les tribulations du clan que l'on suit. Le narrateur restera le plus détesté par sa mère et le plus révolté, d'abord proche des opinions politiques de ses parents, il va au fur et à mesure de son parcours prendre conscience de l'arriération des opinions inculquées, essayer de reconquérir sa mère, aider dès qu'il le peut son père et le clan familial au détriment de son équilibre personnel (refus de s'installer, refus d'une vie de couple, difficultés de couples) et commencer, après une première carrière dans le journalisme (les débuts de Libération), sa propre psychanalyse par l'écriture avec des livres plus qu'autobiographiques "Priez pour nous" puis "Le Chagrin" mais risquer ainsi la scission définitive du clan qui se retournera contre lui.

    Une belle écriture, une certaine histoire française, une véritable autobiographie et un livre déchirant. Prenez Mauriac ("Le Nid de Vipère"), Bazin ("Vipère au poing") pour la densité dramatique et Alexandre Jardin ("Le Zubial") pour les tribulations familiales et vous retrouverez des parcelles de ce livre de Lionel Duroy.

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    Couverture du livre « Nous étions nés pour être heureux » de Lionel Duroy aux éditions Julliard

    Anne-Marie ROUX sur Nous étions nés pour être heureux de Lionel Duroy

    Merci à la communauté de l'espace culturel Leclerc de m'avoir envoyé ce roman.
    Un livre de la réconciliation avec ses frères et soeurs mais aussi ses ex compagnes et ses enfants. En retrouvant ses frères et soeurs, Lionnel Duroy a pu avoir l'opinion de chacun sur leur enfance et leur ressenti....
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    Merci à la communauté de l'espace culturel Leclerc de m'avoir envoyé ce roman.
    Un livre de la réconciliation avec ses frères et soeurs mais aussi ses ex compagnes et ses enfants. En retrouvant ses frères et soeurs, Lionnel Duroy a pu avoir l'opinion de chacun sur leur enfance et leur ressenti. Une enfance qui a laissé des traces indélébiles sur chaque personne mais pas de la même manière. Ce livre permet aussi de comprendre et de pardonner à Lionnel Duroy se besoin d'écrire et de parler de sa souffrance.

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    Couverture du livre « Nous étions nés pour être heureux » de Lionel Duroy aux éditions Julliard

    Nathalie Chartier sur Nous étions nés pour être heureux de Lionel Duroy

    C’est avec enthousiasme que j’ai ouvert ce livre, présenté comme celui de la réconciliation.
    J’aime beaucoup Lionel DUROY qui m’a touchée par son courage, bravant les colères familiales et la mise au ban de sa famille pour écrire encore et encore (question de survie pour lui) entrainant bien...
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    C’est avec enthousiasme que j’ai ouvert ce livre, présenté comme celui de la réconciliation.
    J’aime beaucoup Lionel DUROY qui m’a touchée par son courage, bravant les colères familiales et la mise au ban de sa famille pour écrire encore et encore (question de survie pour lui) entrainant bien malgré lui ses enfants dans ce bannissement douloureux.
    Belle conclusion donc que ces retrouvailles inattendues.
    MAIS (eh oui à mon grand regret), j’ai été déçue : je me suis perdue dans les prénoms de cette grande famille, tentant de dresser un arbre généalogique dans ma tête, bien inutilement. Les frères, les sœurs, les conjoints, les jeunes générations, un vrai fouillis ! Chacun revient sur ses choix, ses erreurs, ses interprétations qui n’ont pas un grand intérêt au final, sinon peut-être pour l’histoire familiale.
    J’ai eu la sensation de tourner en rond.
    Pourtant, j’ai aimé le décor, la maison de l’auteur, son jardin et la campagne aux alentours ; j’ai aimé ce qui gravite autour du repas familial, les conversations, le vin, la table que l’on dresse avec complicité, les enfants qui jouent en toute innocence à l’évocation des drames d’antan. J’ai aimé aussi le courage (encore une fois) de l’auteur face aux critiques et aux doutes qu’elles suscitent.
    En résumé, une lecture en demi-teinte.

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    Couverture du livre « Nous étions nés pour être heureux » de Lionel Duroy aux éditions Julliard

    Elizabeth Neef-Pianon sur Nous étions nés pour être heureux de Lionel Duroy

    Je ne vais pas être très polie, mais là, il m’a carrément gonflée Lionel Duroy avec sa journée de réconciliation.
    Oui, parce qu’on le savait déjà, ses neuf frères et sœurs ne lui parlent plus depuis qu’il a sorti son premier livre, livrant toute l’histoire de leur famille.
    Trente ans sans se...
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    Je ne vais pas être très polie, mais là, il m’a carrément gonflée Lionel Duroy avec sa journée de réconciliation.
    Oui, parce qu’on le savait déjà, ses neuf frères et sœurs ne lui parlent plus depuis qu’il a sorti son premier livre, livrant toute l’histoire de leur famille.
    Trente ans sans se voir, sans se parler, mais depuis l’an dernier ils l’ont recontacté et ils se retrouvent lors d’un repas chez Paul , tous sauf un, et ils découvrent leurs enfants.
    J’ai plutôt aimé les précédents livres de Lionel Duroy, mais là, je l’ai trouvé lourd, et cette journée de réconciliation est pesante.
    Il tourne en rond, nous impose des dialogues répétitifs entre frères et sœurs.
    C’est le livre de trop sur le sujet !
    Il a besoin d’écrire pour vivre dit-il.
    Mais un écrivain peut faire autre chose que passer sa vie au crible., et surtout celle des membres de sa famille.
    Il peut créer des personnages, des situations sans toujours impliquer sa famille.
    Il a lassé ses frères, ses sœurs, ses deux femmes, j’ai bien peur qu’il ne commence à lasser certains de ses lecteurs dont moi.