Lionel Duroy

Lionel Duroy
Lionel Duroy est l'auteur d'une douzaine de livres dont Écrire, Le Cahier de Turin, Des hommes éblouissants, Trois couples en quête d'orages et Priez pour nous, ces deux derniers ayant été adaptés pour le grand écran. En 2010, le succès de son roman Le Chagrin lui apporte une reconnaissance à la ... Voir plus
Lionel Duroy est l'auteur d'une douzaine de livres dont Écrire, Le Cahier de Turin, Des hommes éblouissants, Trois couples en quête d'orages et Priez pour nous, ces deux derniers ayant été adaptés pour le grand écran. En 2010, le succès de son roman Le Chagrin lui apporte une reconnaissance à la mesure de son talent. Depuis il a publié Colères et L'Hiver des hommes, deux nouveaux succès de librairie.

Articles (2)

Avis (82)

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    Couverture du livre « Nous étions nés pour être heureux » de Lionel Duroy aux éditions Julliard

    Michèle FINANCE sur Nous étions nés pour être heureux de Lionel Duroy

    Je confirme, on se perd un peu dans les prénoms et il serait presque utile d'avoir sous les yeux un arbre généalogique. Mais, cela n'ôte rien au charme de ce roman qui met bien le doigt sur ce que la famille peut avoir de merveilleux, peut avoir de terriblement aliénant ...
    Ceux qui ont vécu...
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    Je confirme, on se perd un peu dans les prénoms et il serait presque utile d'avoir sous les yeux un arbre généalogique. Mais, cela n'ôte rien au charme de ce roman qui met bien le doigt sur ce que la famille peut avoir de merveilleux, peut avoir de terriblement aliénant ...
    Ceux qui ont vécu l'éclatement du noyau familial se reconnaîtront et auront certainement, comme moi, quelques petites larmes aux yeux : c'est bien écrit et juste, dans une description très fine des sentiments et des émotions.

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    Couverture du livre « Nous étions nés pour être heureux » de Lionel Duroy aux éditions Julliard

    Squirelito L'écureuil sur Nous étions nés pour être heureux de Lionel Duroy

    Explorateurs Rentrée Littéraire 2019

    Paul est écrivain est a puisé dans son histoire familiale pour écrire ses livres. Ce qui a provoqué une rupture totale avec tous les siens. Puis, après de nombreuses années, Paul décide de renouer avec ses frères et sœurs, avec ses enfants, ses deux...
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    Explorateurs Rentrée Littéraire 2019

    Paul est écrivain est a puisé dans son histoire familiale pour écrire ses livres. Ce qui a provoqué une rupture totale avec tous les siens. Puis, après de nombreuses années, Paul décide de renouer avec ses frères et sœurs, avec ses enfants, ses deux ex-épouses, tenter le tout pour le tout autour d’une grande table. C’est ainsi que se déroule en quelques heures ce huis clos familial autour des regrets, des incompréhensions, des rancœurs mais aussi autour de l’espoir de repartir sainement sur des bases solides.

    Ce roman est né pour qu’on soit heureux à le lire. Ce fut l’opération inverse. Non parce que le livre est mauvais mais tout simplement parce qu’il ne correspond pas à mes attentes de lecture. Cette réunion où on lave son linge sale en famille n’est pas pour moi, trop intime, trop centré sur une histoire qui n’apporte aucune curiosité ni intérêt.

    Et l’absence de paragraphes entraîne une lecture encore plus difficile malgré une écriture fluide et facile.

    D’autres lecteurs apprécieront sans aucun doute.

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    Couverture du livre « Nous étions nés pour être heureux » de Lionel Duroy aux éditions Julliard

    yves MONTMARTIN sur Nous étions nés pour être heureux de Lionel Duroy

    ( modeste avis d'un explorateur de la rentrée littéraire 2019)

    Paul a invité ses frères et sœurs avec leurs enfants pour un déjeuner de réconciliation. Il a renoué des relations avec quatre de ses frères il y a un an, cela faisait 27 ans qu’ils ne s’étaient pas revus. Une rancœur née de la...
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    ( modeste avis d'un explorateur de la rentrée littéraire 2019)

    Paul a invité ses frères et sœurs avec leurs enfants pour un déjeuner de réconciliation. Il a renoué des relations avec quatre de ses frères il y a un an, cela faisait 27 ans qu’ils ne s’étaient pas revus. Une rancœur née de la publication du premier livre de Paul, un récit autobiographique où il avait dressé un portrait sans concession de leurs parents. Pour sa famille, ce n’était qu’une recherche de notoriété et de gloire, une façon de se venger, un geste de salaud. Paul et ses enfants avaient été exclus en représailles. Ils sont vieux maintenant, alors les mots comme les minutes comptent double. Il est temps que chacun retrouve sa place au sein de la famille.

    « Il avait entendu claquer les portières sans y prêter attention, et soudain il avait reconnu ses frères. Ils marchaient silencieusement et en ordre dispersé sur la petite route, seul le haut de leurs crânes dépassait de la haie. C’étaient eux, mais terriblement vieillis, on aurait dit qu’on les avait saupoudrés de cendre. »

    J’ai bien compris que ce repas allait être l’occasion de régler les comptes et Lionel Duroy nous distille quelques informations sur les douleurs enfouies qui titillent notre curiosité. Mais bien vite j’ai été noyé dans une psychanalyse familiale, où les frères et sœurs, cousins et même les ex-épouses alternent leurs souvenirs avec leurs ressentiments. Au milieu des salades, du jambon cru, entre café et tartes maison chacun y va de son anecdote où rapidement pointent le dépit et l’amertume.

    J’aurais aimé que l’auteur nous parle plus de ses parents à l’origine de cette douloureuse et longue séparation. Il évoque la folie de leur mère surnommée la baronne, une mégère, avec ses chantages au suicide, qui néglige ses enfants. Il parle des coups foireux de Toto le père, « l’autre con » un raté, un minable, un petit escroc qui mène une double vie, qui a ruiné sa famille. On se souvient de la honte, des huissiers, de la vie en HLM, les grands qui élèvent les petits, les retards à l’école, les habits d’hiver portés en été. Mais nous n’en saurons pas plus.

    Par contre je partage totalement l’avis de Lionel Duroy, l’écriture peut-être une thérapie, une manière d’exprimer ses souffrances : les livres de Paul l’ont construit, l’ont sauvé.
    « Avec le recul, je vois que tous mes livres se font écho, que chacun repose, sur le précédent comme les marches d’un escalier reposent l’une sur l’autre, de sorte que je n’aurais sans doute pas pu écrire le deuxième si le premier n’avait pas existé et qu’ainsi je n’aurais probablement rien écrit du tout, passant à côté de ma vie pour aller me perdre je ne sais où. »

    Bien entendu l’écriture de Lionel Duroy est toujours aussi agréable à lire, mais je n’ai pas été convaincu par le style où les dialogues se multiplient, où chacun essaye de réparer ce qui peut l’être en évoquant les souvenirs heureux ou douloureux, les infidélités, les passions, les ruptures. J’ai eu l’impression de tourner en rond, de revenir sans arrêt au point de départ, sans vraiment comprendre les raisons profondes qui ont conduit une fratrie de dix enfants à se brouiller pendant près de trente ans. D’autant plus que chacun admet le rôle destructeur de leurs parents.

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    Couverture du livre « Eugenia » de Lionel Duroy aux éditions Julliard

    fflo sur Eugenia de Lionel Duroy

    https://ffloladilettante.wordpress.com/2018/07/01/eugenia-de-lionel-duroy/
    Pas d'autofiction dans ce roman de Lionel Duroy mais une plongée très bien documentée dans la Roumanie des années 1930/1945. A partir du personnage fictif d'Eugenia, jeune étudiante à Jassy puis journaliste à Bucarest, à...
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    https://ffloladilettante.wordpress.com/2018/07/01/eugenia-de-lionel-duroy/
    Pas d'autofiction dans ce roman de Lionel Duroy mais une plongée très bien documentée dans la Roumanie des années 1930/1945. A partir du personnage fictif d'Eugenia, jeune étudiante à Jassy puis journaliste à Bucarest, à laquelle il prête une relation amoureuse avec l'écrivain juif Mihail Sebastian, l'auteur décortique la montée explosive du racisme antisémite. Mihail Sebastian était dans les années 1930 un intellectuel reconnu qui fréquentait toute l'intelligentsia roumaine. En citant de nombreux passages, Lionel Duroy s'appuie sur son journal intime. Il écrit en quelque sorte le livre qu'aurait écrit Sebastian s'il n'avait pas été éliminé dès la fin de la guerre. Duroy s'est également inspiré du roman Kaputt de Malaparte. Il note le comportement ambigu de ce dernier qui était sur place, correspondant du Corriera della Sera, comme celui de bon nombre d'intellectuels roumains de l'entourage de Sebastian.
    A travers la famille d'Eugenia on voit progressivement le racisme quotidien, banal des Roumains chrétiens envers les Juifs se transformer en une haine implacable qui conduit au pogrom de Jassy en juin 1941 faisant plus de 13.000 morts en 2 jours. Les assassins n'étaient pas seulement des militaires ou des membres de la légion fasciste roumaine de la Garde de Fer mais des citoyens ordinaires, souvent des voisins. On a du mal à comprendre comment la Roumanie, grande amie de la France, admiratrice de Clemenceau a pu en arriver à un tel niveau de haine, sa peur du bolchevisme ne pouvant totalement expliquer son allégeance au Nazisme.
    Ce roman peut sans doute nous expliquer en partie la montée des nationalismes et l'attitude actuelle face à l'immigration des pays de l'Europe de l'Est.

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