Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Julia Kerninon

Julia Kerninon

Crédit photo : Julien Alcacer

Vidéos relatives à l'auteur

  • Rentrée Littéraire : les 5 livres qui font chaud au cœur

    Cette semaine MaLibrairie vous emmène à Nantes rencontrer Charlotte. Cette jeune femme malvoyante a fait le pari un peu fou il y a plus deux ans de créer sa librairie La vie devant soi. Elle est pétillante, dynamique et partage avec nous cette sélection de la...

Articles en lien avec Julia Kerninon (1)

Avis sur cet auteur (85)

  • add_box
    Couverture du livre « Liv Maria » de Julia Kerninon aux éditions L'iconoclaste

    Lex_Libris_ sur Liv Maria de Julia Kerninon

    Son nom est Liv Maria Christensen, fille d'une Bretonne et d'un norvégien. Liv Maria passe toute son enfance heureuse, libre, aimée sur son île, jusqu'à l'évènement qui fera tout basculer du jour au lendemain.

    Les jours passent et ne se ressemblent pas, Liv Maria partira et vivre mille vies...
    Voir plus

    Son nom est Liv Maria Christensen, fille d'une Bretonne et d'un norvégien. Liv Maria passe toute son enfance heureuse, libre, aimée sur son île, jusqu'à l'évènement qui fera tout basculer du jour au lendemain.

    Les jours passent et ne se ressemblent pas, Liv Maria partira et vivre mille vies : voyages dans le monde entier, de l'Allemagne en passant par l'Amérique du Sud ; avoir autant de métiers différents que de vies ; être aimées ; tomber sur l'homme avec qui fonder une famille, une vraie, avant le drame.

    Mais le passé est-il plus fort que le présent ? Faut-il mentir pour rester libre ? Liv Maria est un vrai roman d'aventures, le portrait d'une femme livre, pleine de ressources et d'émotions. Liv Maria est simplement tout à la fois.

    Julia Kerninon offre à Liv Maria un parcours saccadé, une trajectoire hors du commun marquée par un secret profond. L'auteure m'a séduit par sa plume, et un talent de conteuse qu'on ne peut contester.

    Les mots, les phrases, les images glissent en toute légèreté, s'infiltrent dans notre pensée, et cette émotion qui ne peut nous quitter jusqu'à cette scène finale inoubliable.

    Julia Kerninon disque avec douceur, tendresse, force tous les sentiments humains qu'une femme peut ressentir.

    Un très beau portait d'une femme éprise de liberté, énigmatique, au caractère bien trempé. Un roman court, poignant où la tension palpable vous tient en haleine.

  • add_box
    Couverture du livre « Liv Maria » de Julia Kerninon aux éditions L'iconoclaste

    Chantal YVENOU sur Liv Maria de Julia Kerninon

    Liv Maria est une îlienne, avec ce que cela comporte de singularité, et de force sereine, atout qui disparait avec l’immersion sur le continent. C’est un événement traumatisant qui conduit la jeune fille à l’exil, hébergée par une parente à Berlin. La candeur de ses dix-sept ans en fera une...
    Voir plus

    Liv Maria est une îlienne, avec ce que cela comporte de singularité, et de force sereine, atout qui disparait avec l’immersion sur le continent. C’est un événement traumatisant qui conduit la jeune fille à l’exil, hébergée par une parente à Berlin. La candeur de ses dix-sept ans en fera une proie facile pour le séduisant professeur irlandais lui aussi loin de sa patrie et de sa famille, à savoir femme et enfants…

    Mille autres vies attendent la jeune femme, avant que le destin et la rencontre d’un homme la conduise sur une nouvelle île, en Irlande, où le passé resurgira de façon inattendue.


    J’ai beaucoup aimé le portrait évolutif de cette femme, que les coups du destin arment d’une cuirasse en apparence invincible. De la jeune fille à la femme mûre, le trait commun est la propension à se mentir, à l’abri derrière des oeillères que l’amour semble être la seule force capable d’écarter.

    Il semble qu’il soit plus facile de se tromper soi-même que de se cacher indéfiniment derrière une infinité d’alibis, au risque de tout dévoiler dans une moment de faiblesse.

    Une île bretonne, Berlin, le Mexique, l’Irlande, c’est aussi le livre d’un voyage qui ressemble fort à une fuite. Le voyage serait-il le remède au refus de son passé?

    J’ai également beaucoup apprécié le style de la narration qui donne au personnage une réalité au delà du romanesque et la rend terriblement humaine dans ses fragilités et sa densité.

  • add_box
    Couverture du livre « Liv Maria » de Julia Kerninon aux éditions L'iconoclaste

    Calimero29 sur Liv Maria de Julia Kerninon

    Après avoir été happée et conquise par "Ma dévotion" à la fois par l'histoire, les personnages et le style, je ne pouvais pas passer à côté du dernier opus de Julia Kerninon.
    Nous suivons Liv Maria de sa naissance sur une île bretonne d'une mère ilienne et d'un père, marin norvégien jusqu'à sa...
    Voir plus

    Après avoir été happée et conquise par "Ma dévotion" à la fois par l'histoire, les personnages et le style, je ne pouvais pas passer à côté du dernier opus de Julia Kerninon.
    Nous suivons Liv Maria de sa naissance sur une île bretonne d'une mère ilienne et d'un père, marin norvégien jusqu'à sa vie d'épouse et de mère en passant par toutes les péripéties d'une vie riche.
    Beau portrait de femme marquée à jamais par son premier amour à 17 ans pour son professeur d'anglais, un irlandais de 40 ans, le temps d'un été à Berlin avant qu'il reparte retrouver sa femme et ses enfants.
    Beau portrait de femme dont le prénom, Liv, signifie "vie" en norvégien, cette vie qui la bouscule, la broie, la blesse mais que, toujours, elle dévore.
    Beau portrait de femme éprise de liberté absolue, d'un ailleurs porteur de promesses, au point de sacrifier son bonheur quand il bride cette liberté.
    Beau portrait de femme qui fuit pour mieux se retrouver; jusqu'à quand?
    On retrouve dans ce roman les ingrédients principaux de "Ma dévotion" que sont un personnage de femme, plein de contradictions, d'interrogations, en recherche d'absolu et un éloge de la littérature (petite fille, son père lui lit du Faulkner et du Beckett, c'est son amour pour Neruda qui la fait partir au Chili, Liv tient une librairie) mais sans que le mets soit aussi réussi; je regrette une histoire peu crédible comme si elle n'était qu'un décor peu important qui laisse toute la lumière au personnage de femme : la mère de Liv l'expédie, du jour au lendemain, à Berlin suite à un incident grave, sans aucune explication et surtout je n'ai pas pu adhérer à cette coïncidence totalement factice (que je ne peux pas révéler ici) qui plonge Liv dans un abime de sentiments contradictoires.
    Le style est toujours aussi beau, au plus proche des émotions, du cœur mais je n'ai pas vraiment ressenti d'empathie pour Liv.

  • add_box
    Couverture du livre « Liv Maria » de Julia Kerninon aux éditions L'iconoclaste

    Henri-Charles Dahlem sur Liv Maria de Julia Kerninon

    Julia Kerninon raconte la vie mouvementée d’une femme qui va parcourir le monde pour oublier sa première histoire d’amour. Et finit par la retrouver…

    L'histoire de Liv Maria commence le jour de sa conception, lorsque sur une île bretonne le spermatozoïde de Thure Christensen, un marin...
    Voir plus

    Julia Kerninon raconte la vie mouvementée d’une femme qui va parcourir le monde pour oublier sa première histoire d’amour. Et finit par la retrouver…

    L'histoire de Liv Maria commence le jour de sa conception, lorsque sur une île bretonne le spermatozoïde de Thure Christensen, un marin norvégien, prend la direction de l'ovule de la tenancière du seul café de l'endroit. Comme son père lui avouera quelques années plus tard, il fut très heureux que cet amour puisse se développer sur ce petit coin de terre : «J’ai eu de la chance qu’elle m’épouse, tu sais. Je n’étais vraiment rien du tout, à l’époque. Je suis arrivé ici sans prévenir, mes mains étaient vides, mon cœur était plein. Elle aurait pu trouver beaucoup mieux que moi. Elle le savait très bien. Elle m’a tout appris. Elle m’a donné mon enfant. Et pour ça, je lui suis éternellement reconnaissant.»
    Un enfant qui va s'épanouir entre parties de pêche et lectures. À 14 ans, Liv parcourt déjà l'île au volant d'une vieille Volvo, servant de taxi et de transporteur pour des habitants qui ne se formalisent pas plus qu’elle de l'âge légal pour conduire. Questionnée sur son avenir à l'école, elle répond qu'elle entend continuer «tout pareil». Mais en 1987 – elle a alors 17 ans – elle sera victime d’une tentative de viol, alors qu’elle transportait un homme dans sa voiture à la nuit tombée. Ses parents décident de l’envoyer à Berlin, chez sa tante Bettina Christensen.
    Dans la ville séparée par le mur de la honte, elle va parfaire ses connaissances linguistiques et chercher l'étymologie des mots avec le professeur irlandais Fergus O'Shea qui, dix jours après avoir fait sa connaissance, lui fera aussi découvrir ce que deux corps qui se frottent parviennent à produire comme étincelles. Mais leur amour incandescent ne durera pas 100 jours. Fergus ayant rempli son contrat retourne auprès de sa femme et de ses enfants en Irlande, avec la promesse de ne pas l’oublier et de de lui écrire.
    Liv ne recevra pas de lettres de Fergus. En revanche, on lui annonce la mort accidentelle de ses parents.
    De retour sur son île pour les obsèques, elle se sent un peu perdue, avant de décider de relever la tête et de transformer le café familial en hôtel. Mais très vite, elle va se sentir à l’étroit sur son île et l'envie de voyager va prendre le dessus. La voilà partie pour un périple sud-américain qui la conduira du Chili au Guatemala, passant dans les bras de différents amants, accumulant les expériences professionnelles jusqu'à se constituer un joli magot. Quand elle rencontre Flynn dans une librairie, elle est loin de se douter que quelques mois plus tard elle sera sa femme, qu’elle retournera avec lui dans son Irlande natale, enceinte de leur fils.
    Julia Kerninon, avec un art consommé du suspense, va alors dévoiler le secret qui va bouleverser la vie de Liv Maria et lui donner la dimension d’une héroïne de tragédie grecque. Derrière le petit bureau de la librairie qu'elle a accepté de reprendre, elle revoit sa vie défiler. Et cherche quelle femme elle est vraiment :
    «Je suis la fille unique du lecteur et de l’insulaire, je suis le bébé Tonnerre, l’orpheline, l’héritière, je suis la jeune maîtresse du professeur, la femme-enfant, la fille-fleur, la chica, la huasa, la patiente de Van Buren, la petite amie, la pièce rapportée, la traîtresse, l’épouse et la madone, la Norvégienne et la Bretonne. Je suis une mère, je suis une menteuse, je suis une fugitive, et je suis libre. Elle ne pouvait pas rester là. Elle ne savait pas exactement pourquoi, mais elle ne pouvait pas. Mon nom est Liv Maria Christensen. Je suis ce que je suis.» Mais surtout une femme qui vous n’oublierez pas de sitôt !
    https://urlz.fr/dIJg