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Jonathan Coe

Jonathan Coe
Né en 1961, à Birmingham, en Angleterre, Jonathan Coe a fait ses études à Trinity Collège à Cambridge. Il a écrit des articles pour le Guardian, la London Review of Books, le Times Literary Supplement... Il a reçu 1e prix Femina Étranger en 1995 pour son quatrième roman, Testament à l'anglaise (F... Voir plus
Né en 1961, à Birmingham, en Angleterre, Jonathan Coe a fait ses études à Trinity Collège à Cambridge. Il a écrit des articles pour le Guardian, la London Review of Books, le Times Literary Supplement... Il a reçu 1e prix Femina Étranger en 1995 pour son quatrième roman, Testament à l'anglaise (Folio n° 2992) et le prix Médicis Étranger en 1998 pour La Maison du sommeil (Folio n° 3389). La femme de hasard est son premier roman.

Vidéos relatives à l'auteur

Articles en lien avec Jonathan Coe (3)

Avis sur cet auteur (88)

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    Couverture du livre « Billy Wilder et moi » de Jonathan Coe aux éditions Gallimard

    Manonlitaussi sur Billy Wilder et moi de Jonathan Coe

    Billy Wilder et moi de Jonathan Coe
    Traduit par Marguerite Capelle

    A 57 ans, Calista est compositrice de musiques de film mais personne ne lui a demandé de morceaux depuis quinze ans. Elle est mariée, mère de deux filles dont l’une est enceinte, sur le point de se faire avorter et l’autre...
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    Billy Wilder et moi de Jonathan Coe
    Traduit par Marguerite Capelle

    A 57 ans, Calista est compositrice de musiques de film mais personne ne lui a demandé de morceaux depuis quinze ans. Elle est mariée, mère de deux filles dont l’une est enceinte, sur le point de se faire avorter et l’autre part en Australie. Après avoir déposé cette dernière à l’aéroport, Calista se souvient de la première fois qu’elle a quitté ses parents pour un pays étranger. Durant ce voyage aux Etats-Unis, elle a fait une rencontre qui a changé sa vie. Au cours d’un dîner, elle rencontre Billy Wilder. Elle ne sait pas alors qu’elle a rencontré un cinéaste légendaire.
    En 1976, le cinéaste a ses plus grands succès derrière lui et ce qu’il propose comme film n’est plus considéré comme au goût du jour. Lorsque Billy Wilder se lance dans un projet avec un tournage en Grèce, il fait appel à Calista pour qu’elle soit interprète, assistante. Elle les suit également en Allemagne puis en France.
    C'est un grand plaisir de retrouver la plume de Jonathan Coe si subtile avec un humour anglais pincé et efficace qu’il déploie à travers des dialogues magnifiques quand il fait parler Billy Wilder et le petit monde qui gravite autour de ce géni, ou quand il donne la parole à Al Pacino.
    Il y a beaucoup de nostalgie, parfois de la mélancolie entre la situation de Calista, démunie face à ses filles, se souvenant de sa propre relation avec sa mère.
    C’est un Billy Wilder parfois agaçant et exigeant professionnellement mais attachant, blessé que nous livre Jonathan Coe en lui donnant la parole et en nous révélant son histoire. Lui qui a fui l’Allemagne durant la montée des nazis, qui y a laissé sa mère dont il essaie de trouver la trace plusieurs années après.
    Les souvenirs, la tristesse, les regrets côtoient habilement les répliques et situations pleines d’humour ainsi que les dialogues piquants.
    Une lecture dévorée. Un réel bonheur d’être guidé par le magnifique style de Jonathan Coe.

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    Couverture du livre « Le coeur de l'Angleterre » de Jonathan Coe aux éditions Gallimard

    JuanGarciaMadero sur Le coeur de l'Angleterre de Jonathan Coe

    J’avais découvert M. Jonathan Coe l’an dernier, en lisant Testament à l’anglaise, et en l’adorant. Ce fut un peu moins le cas avec le Cœur de l’Angleterre. Et pourtant, il y avait de quoi me plaire ! A nouveau un volet social, et quel volet social : l’Angleterre du Brexit. Après la prise de...
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    J’avais découvert M. Jonathan Coe l’an dernier, en lisant Testament à l’anglaise, et en l’adorant. Ce fut un peu moins le cas avec le Cœur de l’Angleterre. Et pourtant, il y avait de quoi me plaire ! A nouveau un volet social, et quel volet social : l’Angleterre du Brexit. Après la prise de pouvoir capitaliste et libérale dans la société anglaise de Thatcher dépeinte dans Testament à l’Anglaise, c’était alléchant. Et par son analyse sur ce thème, et sur les ressorts insidieux qui ont mené à ce Brexit inattendu, l’auteur s’en tire avec les honneurs, bien aidé en cela par ses personnages et la façon dont ses bouleversements sociaux les affectent. Alors, d’où vient ma légère déception ? Des personnages ? Pas vraiment, car la famille Trotter et les personnages qui gravitent autour ont tous des forces et des faiblesses qui les rendent véridiques, et j’ai aimé suivre les péripéties de leurs vies. Un petit côté Years and Years, l’anticipation et le côté dystopie de cette série en moins, mais avec de présent imprévisible, qui sait de quoi seront fait nos lendemains ? Bref, j’ai aimé le contexte, j’ai aimé les personnages, ma déception tient donc dans la construction du récit, moins brillante et osée que dans Testament à l’anglaise. Ici, tout est trop sage, en trois parties, qui nous font classiquement passer d’un personnage à un autre, sans surprise. Cela étant dit, c’est à mon sens la seule faiblesse du livre, et il vaut donc la peine d’être lu, pour ses personnages et la brillante peinture empreinte de nostalgie d’une Angleterre déboussolée, mais qui reste pourtant tellement attachante.

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    Couverture du livre « Billy Wilder et moi » de Jonathan Coe aux éditions Gallimard

    Karine F. sur Billy Wilder et moi de Jonathan Coe

    Calista est une jeune femme élevée en Grèce, fille d'une britannique et d'un slovène. Un été, elle décide de partir seule faire un tour des Etats-Unis. Au hasard des rencontres, elle se lie d'amitié avec Gill Foley, qui l'emmène à un dîner organisé pour elle par son père, et qui ne l'enchante...
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    Calista est une jeune femme élevée en Grèce, fille d'une britannique et d'un slovène. Un été, elle décide de partir seule faire un tour des Etats-Unis. Au hasard des rencontres, elle se lie d'amitié avec Gill Foley, qui l'emmène à un dîner organisé pour elle par son père, et qui ne l'enchante guerre.
    Ce sera un moment clé dans le destin de Calista : lors de ce dîner elle rencontre Billy Wilder et son accolyte scénariste Iz Diamond.
    Billy Wilder est alors âgé, la fin de sa carrière est proche, mais il rêve toujours de tourner son dernier film avec Iz : Fedora - si et seulement si ils trouvent les fonds nécessaires.
    Après son voyage, Calista rentre en Grèce et essaye d'en apprendre plus sur le monde du cinéma, dont elle ignore tout. Un jour, elle reçoit un mystérieux courrier lui annonçant qu'elle a été choisie comme interprète linguistique par et pour Billy Wilder qui débute prochainement le tournage de Fedora à Corfou.

    Ce roman est très bien écrit, l'écriture de Jonathan Coe est fluide, imagée et drôle. L'intrigue est intéressante, mais elle n'est pas renversante : elle propose le doux témoignage du témoin d'une époque qui voit la fin de celle-ci arriver. Cette fin d'époque, c'est un tournant artistique, mais aussi un tournant historique, voyant les témoins de la barbarie de la seconde guerre mondiale disparaître peu à peu.

    Une des grandes forces de cet ouvrage est de proposer une écriture, un ton entrant en résonnance avec les films de Billy Wilder (ou de Lubitsch). La tristesse est parfois présente, mais elle ne prend jamais le dessus sur la luminosité générale du récit.

    Un bel ouvrage à découvrir pour s'évader sur des plateaux de tournage européens

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    Couverture du livre « Le coeur de l'Angleterre » de Jonathan Coe aux éditions Gallimard

    Anita Millot sur Le coeur de l'Angleterre de Jonathan Coe

    Une fois de plus, Jonathan Coe ouvre une grande et lumineuse fenêtre sur son formidable pays et une fois de plus : c’est un vrai régal !

    Sur la période d’avril 2010 à mai 2018, nous allons partager le quotidien d’un groupe de protagonistes, et peu à peu comprendre le lent déroulement d’un...
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    Une fois de plus, Jonathan Coe ouvre une grande et lumineuse fenêtre sur son formidable pays et une fois de plus : c’est un vrai régal !

    Sur la période d’avril 2010 à mai 2018, nous allons partager le quotidien d’un groupe de protagonistes, et peu à peu comprendre le lent déroulement d’un vague projet qui va finalement voir le jour : le fameux Brexit …

    On fait la connaissance de la famille Trotter le jour de l’enterrement de Sheila, la mère de famille, morte d’un cancer du foie foudroyant. Colin, le patriarche est âgé de quatre-vingt-deux ans. Leur fils Benjamin, la cinquantainen, est célibataire (pas si endurci que ça !…) et écrivain en devenir, propriétaire d’un moulin rénové et plutôt isolé (un rêve de jeunesse …) Sa soeur ainée Lois, son discret mari (Christopher) et leur fille Sophie (sans oublier Ian, son « boyfriend ») font également partie du décor. (Qu’en est-il du frère (Paul) dont on ne parle plus, qui est installé à Tokyo ?…) Et Doug Anderton, bien sûr, un homme public qui a bien du souci avec sa fille Coriandre …

    Un roman aussi enrichissant sur le plan politico-économique que passionnant et touchant, tant les personnages nous interpellent – qu’ils soient sympathiques ou non … L’auteur est un immense conteur, qui n’a vraiment plus besoin de faire ses preuves. Lucide spectateur d’une Europe chamboulée, doué d’une grande sensibilité, de beaucoup d’humour et d’une capacité d’analyse psychologique hors pair ! Son talent ne s’essouffle pas au fil de ses ouvrages, bien au contraire, il semble se bonifier à chaque nouveauté. Alors on lui souhaite une très très longue carrière, afin qu’il continue à nous délecter et nous réjouir avec ses histoires tellement humaines, pendant longtemps encore ! Gros coup de coeur !