Jonathan Coe

Jonathan Coe
Né en 1961, à Birmingham, en Angleterre, Jonathan Coe a fait ses études à Trinity Collège à Cambridge. Il a écrit des articles pour le Guardian, la London Review of Books, le Times Literary Supplement... Il a reçu 1e prix Femina Étranger en 1995 pour son quatrième roman, Testament à l'anglaise (F... Voir plus
Né en 1961, à Birmingham, en Angleterre, Jonathan Coe a fait ses études à Trinity Collège à Cambridge. Il a écrit des articles pour le Guardian, la London Review of Books, le Times Literary Supplement... Il a reçu 1e prix Femina Étranger en 1995 pour son quatrième roman, Testament à l'anglaise (Folio n° 2992) et le prix Médicis Étranger en 1998 pour La Maison du sommeil (Folio n° 3389). La femme de hasard est son premier roman.

Articles (1)

  • The London tour
    The London tour

    Londres, une ville cosmopolite où tous les styles sont permis. Une ville chargée d’Histoire et d’histoires aux personnages réels ou imaginaires. Entre Jack l'éventreur, Miss Marple, Mary Poppins où Simon Templar, c’est une foule de héros qui peuple l’imaginaire collectif. Alors, afin de savourer cette mémorable « british touch » dont, seuls, les formidables auteurs britanniques ont le secret, un petit city tour s’impose !

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Avis (46)

  • Couverture du livre « La maison du sommeil » de Jonathan Coe aux éditions Gallimard

    Carol James sur La maison du sommeil de Jonathan Coe

    thématiques intéressantes mais franchement lecture plutôt laborieuse pour moi...

    thématiques intéressantes mais franchement lecture plutôt laborieuse pour moi...

  • Couverture du livre « Expo 58 » de Jonathan Coe aux éditions Gallimard

    Dominique Lemasson sur Expo 58 de Jonathan Coe

    « Lui, le petit fonctionnaire, le plumitif, accéderait l’espace de six mois trop courts à un statut bien plus intéressant et même séduisant : celui d’acteur – si modeste soit-il – sur la scène internationale.»
    Thomas Foley, trentenaire marié et jeune père de famille va partir à Bruxelles...
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    « Lui, le petit fonctionnaire, le plumitif, accéderait l’espace de six mois trop courts à un statut bien plus intéressant et même séduisant : celui d’acteur – si modeste soit-il – sur la scène internationale.»
    Thomas Foley, trentenaire marié et jeune père de famille va partir à Bruxelles superviser le fonctionnement du pub Britannia, orgueil du pavillon britannique. Six mois de parenthèse, six mois de découverte, six mois d’aventure(s) ! Il y a soixante ans, la première Exposition Universelle de l’après-guerre ouvrait ses portes à l’ombre de l’Atomium. Roman d’espionnage ou éducation sentimentale ? Héros dans la lignée de James Bond, le britannique ou de Tintin le belge ? Thomas Foley penche plutôt du côté du gentil reporter aux pantalons golf. Certes, il y a un espion russe, des américains louches qui rôdent et une machine atomique que les Britanniques annoncent révolutionnaire. Il y a aussi deux jolies filles mais Thomas, même s’il s’essaye au Martini, n’a ni les codes ni la maîtrise de Bond. Il n’y a pas de capitaine Haddock (quoiqu’en y repensant, Rossiter, le patron du pub que va superviser notre héros, ayant un penchant certain pour la bouteille, pourrait faire l’affaire) ni de Milou, mais les deux personnages qui surgissent périodiquement et qui ne peuvent s’empêcher de se paraphraser l’un l’autre, s’ils sont assurément membres des services secrets de Sa Majesté, n’en ont pas moins de furieux airs de Dupond et Dupont. La candeur de Thomas, qui n’est pas journaliste mais rédacteur au Ministère de l’Information britannique, sa faculté à prendre des vessies pour des lanternes ou à confondre des coussinets coricides avec une preuve accablante, à succomber avec délice mais presqu’à son corps défendant au charme bruxellois, tout cela le rapproche du garçon bien élevé de Hergé. Il est, comme lui, courtois, gentil, modeste et malgré tout très efficace… « Vous avez fait un excellent travail, Foley ! », lui disent ses supérieurs et la jeune et très jolie américaine chargée de faire des démonstrations d’aspirateurs ( !) lui glisse aussi « vous avez fait votre devoir…vous pouvez considérer votre mission comme accomplie ».
    C’est bien écrit, léger comme une comédie avec cet humour si réjouissant qui vous fait sourire au bas d’une page ou au milieu d’un paragraphe. Il y a également une réflexion assez pertinente sur ces circonstances qui commencent comme une éclaircie dans la grisaille de la routine quotidienne et qui se terminent parfois en désastres familiaux, l’un des chapitres s’intitulant « l’ennui, avec le bonheur… » trouvant son pendant avec « la fête est finie ». Une dernière pirouette des Dupont, un dernier rebondissement et le plaisir se termine déjà. Un petit bijou.

  • Couverture du livre « La pluie, avant qu'elle tombe » de Jonathan Coe aux éditions Gallimard

    Chantal Lafon sur La pluie, avant qu'elle tombe de Jonathan Coe

    2006, Rosamond meurt à 73 ans. Elle lègue ses biens à trois personnes : ses deux neveux Gill et David et à une mystérieuse Imogen.
    C’est Gill qui va s’occupait de tout, et découvrir plus qu’un héritage habituel. Gill est mariée et a deux grandes filles et c’est avec l’aide de celles-ci qu’elle...
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    2006, Rosamond meurt à 73 ans. Elle lègue ses biens à trois personnes : ses deux neveux Gill et David et à une mystérieuse Imogen.
    C’est Gill qui va s’occupait de tout, et découvrir plus qu’un héritage habituel. Gill est mariée et a deux grandes filles et c’est avec l’aide de celles-ci qu’elle se lance à la recherche de Imogen.
    C’’est un souvenir flou, d’une petite fille âgée de 8 ans, lors de la fête anniversaire des 50 ans de Rosamond, une petite fille perdue parmi les adultes, pas seulement parce qu’elle est aveugle.
    Pour Imogen, elle a enregistré 5 cassettes audio, la voix de Rosamond s’élève pour dire le destin de ces femmes, malgré la fatigue et la maladie, elle a pris soin de rechercher un support à cet égrenage de souvenirs. Elle a sélectionné 20 photos pour cela, « et pourtant, quelquefois, les images qu’on retient, celles qu’on garde en mémoire, sont bien plus vives et bien plus précises que tout ce qu’un appareil peut immortaliser sur pellicule. »
    Commençons par le premier choc subit par Rosamond, en 1939, en Angleterre il y a eu l’opération Pied Piper, l’évacuation de 1,5 million de civils, surtout des enfants, dans des zones plus sécurisées, elle sera accueillie chez une tante et un oncle.
    En parallèle à sa vie, c’est la vie de Beatrix sa cousine, celle-ci a trois ans de plus qu’elle, c’est un enfant mal aimé, qui subit l’indifférence de ses parents, la solitude qu’elle ne supporte pas, la peur et l’absence d’estime de soi.
    Rosamond dit de Beatrix : « Mais malgré tout, il me parait important, il me paraît essentiel de ne pas sous-estimer ce qu’on doit ressentir quand on se sait mal-aimé par sa mère. Par sa mère, celle qui vous a donné le jour ! C’est un sentiment qui ronge toute estime de soi et détruit les fondements même d’un être. Après ça, il est très difficile de devenir une personne à part entière. »
    Se créé un lien indéfectible entre ces deux filles, pour le pire et le meilleur.
    Beatrix a dix-huit ans épousera le père de son futur enfant, elle divorcera, refera sa vie, enfin mènera une vie décousue sans jamais laisser paraître ce qu’elle est au plus profond d’elle-même. Ou plus exactement ce que l’empreinte de son enfance, aura drainé. Sa fille Thea, elle aussi subira les conséquences de tout cela. Thea sera mère à son tour de Imogen.
    Trois générations de femmes sous le regard, la présence impuissante de Rosamond. Cette dernière a subi tous les impacts, les ricochets d’un désastre inscrit…
    La construction de ce roman, est remarquable, il se lit avec l’acuité d’une histoire prenante, riche comme peut l’être la vie. Jusqu’au final qui vous laissera béat.
    Le ton est d’une justesse, d’une délicatesse qui décrit l’intime dans l’histoire avec un grand H.
    La virtuosité de l’auteur à nous montrer le lien qui se tisse à travers les générations nous offre une musicalité qui renforce son propos, celui qui consiste à croire « qu’il n’y a pas de hasard, qu’il y a un ordre, une cohérence… qu’il faut apprendre à déchiffrer. »
    En refermant ce roman, je me suis dis que beaucoup d’histoires familiales, disparaissaient dans les petits tas d’objets que les personnes âgées, ont protégé jusqu’au bout de leur vie, sans en laisser le mode d’emploi. Il est certain que la mort finit par tout engloutir. Comment protéger ces clefs de vie ?
    Chantal Lafon-Litteratum Amor 29 avril 2018.

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