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Jonathan Coe

Jonathan Coe
Né en 1961, à Birmingham, en Angleterre, Jonathan Coe a fait ses études à Trinity Collège à Cambridge. Il a écrit des articles pour le Guardian, la London Review of Books, le Times Literary Supplement... Il a reçu 1e prix Femina Étranger en 1995 pour son quatrième roman, Testament à l'anglaise (F... Voir plus
Né en 1961, à Birmingham, en Angleterre, Jonathan Coe a fait ses études à Trinity Collège à Cambridge. Il a écrit des articles pour le Guardian, la London Review of Books, le Times Literary Supplement... Il a reçu 1e prix Femina Étranger en 1995 pour son quatrième roman, Testament à l'anglaise (Folio n° 2992) et le prix Médicis Étranger en 1998 pour La Maison du sommeil (Folio n° 3389). La femme de hasard est son premier roman.

Vidéos relatives à l'auteur

Articles en lien avec Jonathan Coe (3)

Avis sur cet auteur (104)

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    Couverture du livre « Le royaume désuni » de Jonathan Coe aux éditions Gallimard

    Anita Millot sur Le royaume désuni de Jonathan Coe

    Pour son dernier roman, Jonathan Coe – ce formidable écrivain-chroniqueur de la société britannique – pose le prologue de son récit en mars 2020, à quelques jours du premier confinement mondial, provoqué par ce foutu Covid 19 … Lorna Simes (la trentaine et contrebassiste amatrice) voit son rêve...
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    Pour son dernier roman, Jonathan Coe – ce formidable écrivain-chroniqueur de la société britannique – pose le prologue de son récit en mars 2020, à quelques jours du premier confinement mondial, provoqué par ce foutu Covid 19 … Lorna Simes (la trentaine et contrebassiste amatrice) voit son rêve se réaliser. Elle va se produire à Vienne, dans une salle de concert et n’a qu’une seule crainte : que le virus l’en empêche (ce qui finira par se produire lors de sa tournée européenne …) Lorna est anglaise et la petite fille de Mary Clarke-Lamb, notre principale héroïne (les protagonistes de ce roman sont si nombreux que l’auteur nous a gentiment établi un arbre généalogique …) Elle est sur le point de débuter une carrière musicale avec son partenaire de scène, Mark Irwin, un guitariste écossais homosexuel, obèse et imprévisible …

    Jonathan Coe, lorsqu’on a goûté à son oeuvre : on se s’en passe définitivement plus ! Il est LE regard (intransigeant, parfois drôle ou caustique) de son ile natale. Cette fois, ce grand romancier nous offre une intrigue qui revient sur des périodes importantes situées entre l’armistice de 1945 et la fin de la deuxième décennie du XXIème siècle (en passant par le couronnement de la reine Elizabeth, une finale de coupe du monde de foot, l’investiture du Prince de Galles, son mariage avec Diana et la mort de cette dernière, pour finir sur cette horrible pandémie et ses périodes de confinement …)

    Il y mêle (et ce, sur plusieurs générations) une savoureuse et complexe histoire de famille (germano-britannique) liée par le mariage des uns et des autres. Une histoire qui – si elle n’est pas du tout celle de sa propre famille – se révèle, par contre, très proche de la nature profonde de certains de ses membres … Un roman plutôt intimiste, particulièrement en ce qui concerne ses (difficiles) relations avec sa mère, à qui il a attribué les traits de Mary Clarke, avant qu’elle ne s’éteigne en 2020, dans la solitude d’une cruelle période … Bref, gros coup de coeur !

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    Couverture du livre « Le royaume désuni » de Jonathan Coe aux éditions Gallimard

    Catherine Giry-Deloison sur Le royaume désuni de Jonathan Coe

    Avec son dernier roman, Jonathan Coe a fait le pari de nous raconter soixante-quinze ans de l'histoire la plus récente du Royaume-Uni via sept temps forts vécus par plusieurs générations d'une même famille.
    Le choix de ces moments, forcément arbitraire, souligne le glissement qui a conduit le...
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    Avec son dernier roman, Jonathan Coe a fait le pari de nous raconter soixante-quinze ans de l'histoire la plus récente du Royaume-Uni via sept temps forts vécus par plusieurs générations d'une même famille.
    Le choix de ces moments, forcément arbitraire, souligne le glissement qui a conduit le pays du statut de puissance incontestée dans le monde en raison de sa participation à la victoire contre l'Allemagne nazie au Brexit. Comment en est-on arrivé là se demande l'auteur ?
    Comment la domination sur l'Europe s'est-elle transformée en une attitude de repli pour tenter de retrouver la gloire d'antan ?
    Jonathan Coe ne donne pas de réponses. Il se contente de suggérer quelques pistes : la perte de colonies dans l'immédiat dans l'après-guerre ; la haine de l'Angleterre par les composantes du Royaume-Uni incarnée par une famille de Gallois « avec de la merde de mouton jusqu'aux chevilles » ; la défiance vis-à-vis de l'institution monarchique au moment des obsèques de Lady Diana ; le multiculturalisme qui malmène les traditions britanniques, le rachat par des entreprises étrangères des fleurons de l'industrie britannique...
    Pourtant, à certains moments, le peuple se rassemble pour communier et célébrer sa prétendue supériorité. Ce fut le cas en 1953 lors du couronnement d'Elizabeth II ou encore en 1966 lorsque l'Angleterre devint championne du monde de football en battant l'Allemagne.
    C'est autour de Mary, personnage inspiré de la propre mère de l'auteur, que se construit le récit. Âgée de onze ans le 8 mai 1945, date de la victoire des Alliés, elle vit à Bournville, petite bourgade pimpante de la banlieue de Birmingham qui ne vit que pour développer Cadbury, la fierté locale. Pour les Britanniques, l'entreprise symbolise l'absurdité du fonctionnement de la CEE à laquelle le Royaume-Uni adhère en 1973. Les Européens du continent, la France en tête, exigent que, pour avoir le droit d'être considéré comme du chocolat, le chocolat doit contenir davantage de beurre de cacao au détriment des matières grasses végétales.
    Mary épousera Geoffrey, un homme attaché à certaines « valeurs » comme le refus de la mixité raciale et de l'homosexualité. Pas de chance pour lui, l'un de ses fils épousera une jeune femme noire et le benjamin fera son coming out, une révélation que son père ignorera.
    Les années passant, la famille s'agrandit et, au moment où se termine le roman, Mary est arrière-grand-mère, une bisaïeule qui vivra très mal la période du Covid et la solitude qu'elle lui imposera.
    Tout au long des quelque quatre cent quatre-vingt-dix pages du « Royaume désuni », Jonathan Coe observe les descendants de Mary dans leur vie personnelle et à l'occasion de réunions de famille qui donnent lieu à des dialogues savoureux sur l'état de l'Angleterre, personne n'ayant le même avis sur ce que leur pays est devenu, une puissance moyenne sur le déclin mais fière de sa singularité insulaire et de son prestigieux passé qui n'est plus qu'un souvenir et qu'un nationalisme exacerbé ne parvient pas à raviver.
    Sans grandiloquence, avec une grande simplicité et une finesse dans l'analyse psychologique, Jonathan Coe, moins cruel que dans ses précédents romans, fait le portrait tout en nuances, un brin nostalgique et souvent drôle, d'une nation devenue hystérique, dysfonctionnelle et paradoxale qui fait coexister fastes de la famille royale et grande pauvreté.
    L'irruption d'un certain Boris, journaliste ouvertement anti-européen devenu Premier ministre, est l'acmé de cette folie qui s'est emparée de la Perfide Albion » !

    EXTRAITS
    Plus ça change, plus c'est la même chose.
    Aucun autre pays d'Europe n'est obsédé par cette guerre, […], ils sont tous passés à autre chose.
    Je crois bien qu'on peur mourir de solitude.

    http://papivore.net/litterature-anglophone/critique-le-royaume-desuni-jonathan-coe-gallimard/

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    Couverture du livre « Le royaume désuni » de Jonathan Coe aux éditions Gallimard

    Nicolemotspourmots sur Le royaume désuni de Jonathan Coe

    Il est fort, le bougre ! C'est souvent ce que je me dis lorsque je referme un roman de Jonathan Coe, de plus en plus admirative qu'il réussisse cette prouesse sur la durée (écrire un bon roman quelques écrivains l'ont fait, mais en écrire autant de très bons c'est plus rare). Un jour je prendrai...
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    Il est fort, le bougre ! C'est souvent ce que je me dis lorsque je referme un roman de Jonathan Coe, de plus en plus admirative qu'il réussisse cette prouesse sur la durée (écrire un bon roman quelques écrivains l'ont fait, mais en écrire autant de très bons c'est plus rare). Un jour je prendrai le temps de les relire tous depuis Testament à l'anglaise, ce sera un peu comme la Comédie humaine (la comparaison n'est ni vaine ni fortuite). Chez Coe aussi on retrouve des personnages d'un roman à l'autre, on a l'impression d'une vaste toile en train de se peindre. Il a déclaré récemment dans une interview qu'il rêvait d'écrire un grand roman qui rassemblerait à peu près tous les personnages de ses précédents livres : autant dire que j'attends ça avec impatience.

    Mais revenons à ce Royaume désuni, piquante saga d'une famille dont le destin se confond avec celui de la Grande-Bretagne et que l'auteur met en scène à travers sept grands moments de l'Histoire du pays et du monde. Les fidèles lecteurs se souviennent sans doute de ce moment d'anthologie du Cœur de l'Angleterre lorsque l'auteur photographiait son pays rassemblé devant des écrans de télévision au moment de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Londres en 2012. On retrouve un peu cette mécanique qui permet de zoomer en utilisant les temps forts censés rassembler les citoyens (depuis l'Armistice de 1945 jusqu'aux cérémonies de commémoration de son 75ème anniversaire, en passant par un couronnement, des funérailles ou la coupe du monde de football en 1966), et c'est une idée qui est magistralement mise en musique par le maestro Jonathan Coe. D'abord parce qu'il sait mieux que personne donner vie à des personnages qu'on a l'impression, à peine rencontrés, d'avoir toujours connus (ce qui est vrai si on a lu Expo 58 ou La pluie avant qu'elle tombe, et les fins observateurs noteront que la référence à James Bond tout au long du livre n'a rien de fortuit ni d'inhabituel), des personnages qu'il nourrit et auxquels il fait porter en toute légèreté et avec un naturel confondant les points de vue qui permettent d'éclairer les grands sujets sociétaux des dernières décennies. Il fouille, cherche à comprendre comment le Royaume-Uni en est arrivé là et n'hésite pas pour cela à expliciter les relations Franco-Britanniques - voire la mondialisation - à l'aune de la "guerre du chocolat", ce qui nous vaut une formidable démonstration d'ironie aussi mordante que tendre ayant pour cadre une réunion au Parlement européen. Mais la force de l'auteur est de parvenir à entremêler les enjeux politiques et intimes lorsqu'il est question de différences, du rapport à l'autre et de visions d'avenir. Bournville, banlieue de Birmingham et siège historique de Cadbury devient ainsi un terrain d'observation idéal de l'Angleterre et des Anglais face au reste du monde.

    Le résultat est formidable. Impeccablement construit, ce roman enchante par ses choix narratifs, ses clins d’œil (oui, décidément il faudra tous les relire), son habileté à jouer des nœuds de crispation. Il dégage une certaine mélancolie en puisant dans l'essence de ce qui fait l'Angleterre et que l'on n'a pas envie de perdre ; en faisant aussi référence à l'expérience intime de l'auteur. Si l'humour est bien présent, sa férocité est tempérée par une réelle empathie pour les fragiles individus malmenés par le tourbillon de la vie, si indécis au moment du choix et tellement anxieux face aux changements.

    En conclusion je n'ai qu'une chose à dire : s'il vous plaît M. Coe, encore !

    (chronique publiée sur mon blog : motspourmots.fr)

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    Couverture du livre « Le royaume désuni » de Jonathan Coe aux éditions Gallimard

    Lilia Tak-Tak sur Le royaume désuni de Jonathan Coe

    Le Royaume désuni - plongée dans le passé pour mieux comprendre le présent

    Peter insiste « Tu dois bien te souvenir de quelque chose ».
    Depuis le décès de son père, et la séparation avec son compagnon, Peter s’est pris d’une obsession pour l’histoire familiale. Chaque visite à sa mère,...
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    Le Royaume désuni - plongée dans le passé pour mieux comprendre le présent

    Peter insiste « Tu dois bien te souvenir de quelque chose ».
    Depuis le décès de son père, et la séparation avec son compagnon, Peter s’est pris d’une obsession pour l’histoire familiale. Chaque visite à sa mère, Mary, dernière survivante de sa génération, est l’occasion pour lui de dénouer le fil.
    Mary, peu intéressée par le sujet, tente à chaque fois de l'esquiver, mais cet après-midi de mars 2020, Peter a bien l’intention d’en découdre.
    « Bon … quand est-ce que tu l’as rencontré pour la première fois ? 
    À la fin de la guerre. »
    Peter continue d’insister et demande des précisions.
    Mary soupire, elle sait que Peter ne va pas la laisser en paix. Elle prend avec précaution une gorgée de son thé, encore trop chaud, et commence son récit le 8 mai 1945 à Bournville, un village proche de Birmingham, célèbre pour son usine de la chocolaterie Cadbury. 

    À travers les souvenirs de Mary, Jonathan Coe nous offre soixante-quinze de l’histoire d'une famille anglaise, et par là-même de l’Angleterre en un récit fluide, percutant et réaliste. Il rythme son récit en sept événements clés, liés au jour de la victoire à la famille royale ou à la finale de football Angleterre-Allemagne de l’Ouest. 

    Tout au long de sa narration, il entremêle des personnages de fiction, et des personnalités anglaises. Nous découvrons les membres de la famille royale, Boris Johnson, un journaliste conservateur qui aime faire la critique de l’Europe, Mary Clarke inspirée de sa propre mère, Janet Coe, son mari Geoffrey Lamb, leurs enfants Jack, Martin, Peter, leurs petits enfants, leurs amis, et d’autres, qui représentent, à eux tous, une bonne illustration de la société anglaise
    SUITE SUR MON BLOG
    http://www.lamadeleinedelivres.com/index.php/2022/11/14/le-royaume-desuni-jonathan-coe/

    Un récit tendre, brillant et savoureux que vous aurez grand plaisir à lire ! Un coup de cœur et un de mes romans préférés de Jonathan Coe.

    Mon avis : ❤️❤️❤️❤️❤️(5/5)

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