Jean Echenoz

Jean Echenoz
Jean Echenoz est né à Orange en 1947. Il a obtenu le prix Médicis en 1983 pour Cherokee et le prix Goncourt en 1999 pour Je m'en vais.

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Articles en lien avec Jean Echenoz (6)

Avis sur cet auteur (96)

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    Couverture du livre « Vie de Gérard Fulmard » de Jean Echenoz aux éditions Minuit

    Gerry sur Vie de Gérard Fulmard de Jean Echenoz

    Je ne comprends pas l'engouement pour cet ouvrage.
    Certes, il se lit bien, mais l'histoire n'est pas captivante et les personnages ne sont pas très intéressants.
    J'ai dû passer ... à côté !
    Ce qui est sûr, c'est que je ne m'en souviendrai pas dans quelques semaines.

    Je ne comprends pas l'engouement pour cet ouvrage.
    Certes, il se lit bien, mais l'histoire n'est pas captivante et les personnages ne sont pas très intéressants.
    J'ai dû passer ... à côté !
    Ce qui est sûr, c'est que je ne m'en souviendrai pas dans quelques semaines.

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    Couverture du livre « Vie de Gérard Fulmard » de Jean Echenoz aux éditions Minuit

    Marie Kirzy sur Vie de Gérard Fulmard de Jean Echenoz

    Bienvenue en Echenozie !

    Cette fois, l'auteur s'empare du genre polar, mais à sa manière, très personnelle , rien que pour le plaisir d'en détourner les codes. Il y a bien un détective privé, une disparition mystérieuse qui pourrait s'avérer un meurtre, et un marigot d'hommes et femmes...
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    Bienvenue en Echenozie !

    Cette fois, l'auteur s'empare du genre polar, mais à sa manière, très personnelle , rien que pour le plaisir d'en détourner les codes. Il y a bien un détective privé, une disparition mystérieuse qui pourrait s'avérer un meurtre, et un marigot d'hommes et femmes politiques prêts à toutes les combines pour s'emparer du pouvoir interne au sein de leur parti.

    Clairement passe ton tour si tu veux un polar conventionnel "suspense – rebondissements – dénouement surprenant". La trame enquête est une célébration de la cassure, de l'ellipse et de la digression. Cet art du zigzag totalement maitrisé – et souvent jubilatoire – te fait côtoyer pendant quelques pages un boulon géant issu d'un satellite soviétique obsolète qui s'écrase sur Paris, un Mike Brant défenestré et même un cannibale japonais ... autant de détails ou d'informations que le lecteur appréhende sans trop savoir comment les classer dans la hiérarchie des péripéties. C'est son style qui embarque le lecteur dans une intrigue complètement farfelue - ou pas, on peut ne pas adhérer au style Echenoz.

    Car oui, Echenoz est un styliste de haute volée, un formidable fabriquant de phrases. Chacune est un bonheur. Chaque phrase possède sa propre histoire, avec ses changements de registre de langue ou d'échelle, avec son art prononcé de la ponctuation pour cadencer les ruptures narratives internes . Les mots fondent dans la bouche comme des gourmandises.

    Et quel humour ! Tout est cocasserie, on rit beaucoup. Notamment dans la présentation des nombreux personnages, qui donne lieu à une galerie de portraits truculents, à commencer par celui de Gérard Fulmard, le narrateur, antihéros désoeuvré et dérisoire, improvisé détective privé : « je ressemble à n'importe qui en moins bien. Taille au-dessous de la moyenne et poids au-dessus, physionomie sans grâce, études bornées à un brevet, vie sociale et revenus proche de rien, famille réduite à plus personne, je dispose de fort peu d'atouts, peu d'avantages ni de moyens. Encore heureux que j'aie pu rependre ces deux pièces et demie après le décès de ma mère, elles étaient locativement les siennes et je n'ai pas changé les meubles. »

    J'ai adoré les noms attribués aux personnages ainsi que leurs descriptions
    , Luigi Pannone, Nicole Tourneur, Cédric Ballestertous, Guillaume Flax, Francis Delahouère ( assistant de Joël Chanelle « aspect sphéroïdal voisin de celui-ci mais en version effilochée, imprécise, mal rangée. Sa cravate dépasse derrière le col de sa chemise, ses cheveux sont rétifs et ses vêtements, même neufs, paraissent élimés aux extrémités, il ressemble au portrait de Chanelle exécuté par un enfant psychotique. » ), les frères Apollodore et Ermosthène Nguyen, Dorothée Lopez ( « ce genre de femmes un peu mûres qu'on doit croiser dans des soirées dont je me fais une idée lointaine et qui, coupe de champagne en main, voix de fumeuse et bas fumés, décolleté abyssal et rouge à lèvres extraterritorial, doivent laisser distraitement glisser une bretelle de leur robe en citant Plekhanov du bout de leur grosse langue rose et, en pareil cas, le mécanisme est immanquable : je dois regarder ailleurs sinon je bande. »

    Un roman délicieux et drolatique à savourer pour ses extraordinaires qualités d'écriture. Le souvenir en sera sans doute fugace, mais peu importe, le plaisir est là.

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    Couverture du livre « Vie de Gérard Fulmard » de Jean Echenoz aux éditions Minuit

    Mimosa sur Vie de Gérard Fulmard de Jean Echenoz

    Un héros bien falot,des situations loufoques,une intrigue pas vraiment captivante car la narration semble bien alambiquée:mais où l'auteur veut-il nous conduire?Un humour pince-sans-rire,presque so british,jeux de mots et vocabulaire un tantinet trop sophistiqué,nous laisse à penser que...
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    Un héros bien falot,des situations loufoques,une intrigue pas vraiment captivante car la narration semble bien alambiquée:mais où l'auteur veut-il nous conduire?Un humour pince-sans-rire,presque so british,jeux de mots et vocabulaire un tantinet trop sophistiqué,nous laisse à penser que l'auteur"s'écoute" écrire et qu'il se fait surtout plaisir à lui-même...
    "Vue du ciel,la Porte de Bercy ressemble à un réseau intestinal,un plateau de vieux flipper Gottlieb ou un noeud borroméen mal ficelé."

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    Couverture du livre « Vie de Gérard Fulmard » de Jean Echenoz aux éditions Minuit

    Karine H sur Vie de Gérard Fulmard de Jean Echenoz

    "Je ressemble à n'importe qui en moins bien."
    Gérard Fulmard, un ancien stewart qui a connu quelques déboires dont on ne saura rien, si ce n'est qu'ils lui ont valu une interdiction d'exercer ainsi qu'une obligation de suivi psychologique, envisage une reconversion professionnelle radicale en...
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    "Je ressemble à n'importe qui en moins bien."
    Gérard Fulmard, un ancien stewart qui a connu quelques déboires dont on ne saura rien, si ce n'est qu'ils lui ont valu une interdiction d'exercer ainsi qu'une obligation de suivi psychologique, envisage une reconversion professionnelle radicale en devenant détective privé. Mais est-ce vraiment une bonne idée ? Il va se retrouver mêlé à une affaire très louche touchant un petit parti politique populiste et au fonctionnement obscur.
    Quel bonheur, que la lecture de ce roman !
    On est tout à la fois dans le polar politico-loufoque et le vaudeville. C'est drôle, très drôle (tendance humour noir) et la belle écriture de Jean Echenoz nous rend complices du narrateur, un anti-héros dans la plus pure tradition du genre.
    J'espère que l'auteur a pris autant de plaisir à écrire son livre que j'en ai eu à le lire. D'ailleurs, je ne l'ai pas seulement lu, je l'ai savouré, avec toujours le sourire aux lèvres.