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Courir

Couverture du livre « Courir » de Jean Echenoz aux éditions Minuit
  • Date de parution :
  • Editeur : Minuit
  • EAN : 9782707320483
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

On a dû insister pour qu'Émile se mette à courir. Mais quand il commence, il ne s'arrête plus. Il ne cesse plus d'accélérer. Voici l'homme qui va courir le plus vite sur la Terre.

« Comme l'éblouissant Ravel, le non moins merveilleux, non moins métaphysique Courir est un roman où rien n'est... Voir plus

On a dû insister pour qu'Émile se mette à courir. Mais quand il commence, il ne s'arrête plus. Il ne cesse plus d'accélérer. Voici l'homme qui va courir le plus vite sur la Terre.

« Comme l'éblouissant Ravel, le non moins merveilleux, non moins métaphysique Courir est un roman où rien n'est inventé, mais qui n'est cependant en aucun cas une biographie. Un roman pur et simple, vif, elliptique, ironique. Où l'écrivain cueille Zatopek à l'adolescence, au début des années 40, dans une petite ville de Moravie, pour suivre son parcours glorieux sur tous les stades du monde. Un parcours pourtant initié par le hasard. » (Nathalie Crom, Télérama) « Instrumentalisation d'un athlète à des fins de propagande, censure et contrôle des informations derrière la façade d'une médiatisation à outrance : la lecture de Courir entre en résonance avec le succès en trompe-l'oeil des dernières olympiades à Pékin, capitale d'un régime qui, à l'instar des Soviétiques, n'a pas hésité à employer les chars pour écraser toute velléité de liberté. L'histoire ne se répète pas, mais il lui arrive de bégayer, semble nous murmurer ce roman à triple fond qui déploie tous les paradoxes propres aux grandes oeuvres. Complexe dans sa structure mais aérien d'allure, mêlant l'allégresse de la victoire sur soi-même à la mélancolie de l'impuissance face à un État tentaculaire, Courir décrit merveilleusement la montée, aussi irrésistible que sa chute fut brutale, d'un homme qui trouva la gloire sans la chercher ni même la désirer, un homme qui, en digne personnage d'Echenoz, connut la lumière de manière illusoire et disparut littéralement dans l'ombre, comme effacé du monde. » (Minh Tran Huy, Le Magazine littéraire)

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Avis (12)

  • ❤️ Courir, c'est l'histoire d'Émile.
    Émile n'aime pas le sport. Émile travaille dans une usine de chaussures Bata en Tchécoslovaquie (c'est ça le destin ?).
    Émile sera pourtant le coureur le plus rapide du monde.
    Émile n'aime pas trop son boulot à l'usine. Et on s'aperçoit qu'Émile est...
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    ❤️ Courir, c'est l'histoire d'Émile.
    Émile n'aime pas le sport. Émile travaille dans une usine de chaussures Bata en Tchécoslovaquie (c'est ça le destin ?).
    Émile sera pourtant le coureur le plus rapide du monde.
    Émile n'aime pas trop son boulot à l'usine. Et on s'aperçoit qu'Émile est vraiment très rapide à la course, même s'il court n'importe comment.
    Alors, poussé par son entourage, Émile s'entraine, s'entraine encore, par tous les temps.
    Bientôt les records de Tchécoslovaquie commencent à tomber dans les poches du survêtement d'Émile.
    Encore quelques années d'entrainement et ce sera les records d'Europe puis du monde. Le 5.000 mètres, le 10.000 mètres, le record de l'heure (plus de 20.000 mètres), les médailles d'or des Jeux Olympiques, jusqu'au mythique marathon.
    C'est l'histoire d'Émile.
    C'est l'histoire de Zatopek, Émile Zatopek, la locomotive tchèque qui sera pendant de nombreuses années l'homme le plus rapide du monde, accumulant records et médailles et courant n'importe comment, sans style, la tête bringuebalant sur le côté, sans méthode, au grand dam des entraineurs et docteurs sportifs. À une époque où le mot dopage n'avait pas encore été inventé et où sur la piste, sur la cendrée comme l'on disait encore, il n'y avait que des hommes et non des cobayes de labos pharmaceutiques.

    [...] Un jour on calculera que, rien qu'en s'entrainant, Émile aura couru trois fois le tour de la Terre. Faire marcher la machine, l'améliorer sans cesse et lui extorquer des résultats, il n'y a que ça qui compte et sans doute est-ce pour ça que, franchement, il n'est pas beau à voir. C'est qu'il se fout de tout le reste. Cette machine est un moteur exceptionnel sur lequel on aurait négligé de monter une carrosserie. Son style n'a pas atteint ni n'atteindra peut-être jamais la perfection, mais Émile sait qu'il n'a pas le temps de s'en occuper : ce seraient trop d'heures perdues au détriment de son endurance et de l'accroissement de ses forces. Donc même si ce n'est pas très joli, il se contente de courir comme ça lui convient le mieux, comme ça le fatigue le moins, c'est tout.

    Enfin, presque tout. Car Échenoz a l'intelligence de replacer la course d'Émile dans celle, encore plus folle, du monde. Le monde finissant du XX° siècle.
    Émile a 17 ans quand le III° Reich envahit les Sudètes (beaucoup) et la Tchécoslovaquie (un peu, tant qu'on y est, on y reste). La première course officielle d'Émile est un cross de la Wehrmacht. Après la guerre il court à Berlin dans le stade construit par Hitler pour les fameux JO de 1936. Plus tard son talent est "utilisé" par la propagande tchèque (ou même celle du PC français avec le cross de l'Humanité). Même si le pouvoir communiste ne lui délivre des visas qu'au compte-goutte ... dès fois qu'il prenne goût à la course de l'autre côté du rideau de fer.
    Encore un peu plus tard, il se rallie à la bannière de Dubcek pendant le printemps 68.
    On sait comment le printemps se termine : Émile signera donc son autocritique comme tout le monde et, après un passage par les mines d'uranium, finira archiviste dans un sous-sol du ministère des sports.
    Ce petit bouquin d'Échenoz (tous les bouquins d'Échenoz sont petits !) se lit à toute allure, à toute vitesse.
    En moins de deux heures, en moins de temps qu'il n'en faut à Émile pour courir les 20.000 mètres.
    On suit tout cela (les courses d'Émile et la roue de l'Histoire) au rythme donné par Échenoz, dans la foulée d'Émile : c'est passionnant, captivant, haletant.
    Sous la plume d'Échenoz, on a l'impression de voir le monde courir à sa perte tandis que le petit bonhomme Émile court sur la planète, poursuivi par les chars, essayant vainement d'échapper à l'Histoire qui finira par le rattraper lorsque, avec l'âge, Émile s'essouffle et se trouve bien heureux de voir quelques jeunes prendre enfin la relève.
    Échenoz est un écrivain fort discret et fort talentueux. C'est son dernier bouquin et son écriture si caractéristique (une douce ironie, une tendre cocasserie, faussement naïves), est ici parfaitement dosée et maîtrisée et réussit à nous faire partager pendant quelques pages la course folle d'Émile.
    Impeccable.
    Pour celles et ceux qui aiment la course à pied, et même pour ceux qui n'aiment pas.

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  • COURIR
    Jean Echenoz
    Editions de minuit – 2008
    142 p
    L’incroyable destin du grand coureur tchèque Emile Zatopek. Né en 1922, mort en 2000.
    Il a horreur du sport ; tout exercice physique est inutile ; il commence à courir entraîné et forcé en quelque sorte, par ses amis pour des courses...
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    COURIR
    Jean Echenoz
    Editions de minuit – 2008
    142 p
    L’incroyable destin du grand coureur tchèque Emile Zatopek. Né en 1922, mort en 2000.
    Il a horreur du sport ; tout exercice physique est inutile ; il commence à courir entraîné et forcé en quelque sorte, par ses amis pour des courses estudiantines. Peu à peu, il se prend au jeu et commence à courir pour le plaisir, puis pour améliorer ses performances ; puis pour tester les limites de son corps (qu’il découvre immenses). Il est repéré à son échelon local et incité à participer à des compétitions…. Il entre dans la spirale et ne s’arrête plus de s’entraîner, seul, sans coach, sans masseur, sans médecin et il devient le plus grand coureur de tous les temps, battant des records époustouflants.
    Le Parti est là qui veille au grain ; plus question de compétitions chez l’ennemi occidental ; ses propos ainsi que ceux de sa femme sont étroitement surveillés (d’ailleurs, on ne le laisse pas s’exprimer) ; le rouleau compresseur l’accompagnera jusqu’à la fin ; jusqu’à l’exiler aux mines d’uranium pendant sept ans pour avoir pris parti pour son peuple opprimé en soutenant l’action de Dubcek, puis à le faire revenir pour lui offrir un poste d’éboueur…. Puis tellement reconnu dans la rue qu’il y créera des attroupements, on lui réservera la tâche de faire des trous dans la terre pour y planter des poteaux télégraphiques, ceci en le nommant officiellement « géologue ». On l’obligera à témoigner et à écrire sous la pression qu’il fut coupable de trahison, n’avait jamais été ni éboueur ni terrassier, qu’il ne fut jamais persécuté, qu’il est correctement payé (interdiction de proclamer qu’on lui a supprimé sa solde de colonel de l’armée), qu’en somme, le Parti continue de lui offrir de très belles conditions de vie après la fin de sa carrière.
    Après avoir lu le « Ravel » de Jean Echenoz, j’ai eu envie de découvrir à travers sa plume, cet immense sportif. Je n’ai pas été déçue. Très émouvant parcours décrit par ce court roman ou brille le style d’Echenoz, épuré et dense à la fois, qui retrace les grandes étapes de Zatopek inscrites dans l’histoire de son pays ; ses victoires sur lui-même, sa grande humilité malgré cette gloire qu’il n’a jamais recherchée et son impuissance totale face aux exigences, aux ambiguïtés et à la tyrannie du Parti.
    (c’est Vaclav Havel qui réhabilitera Zatopek en 1988 lui décernera l’Ordre du Lion Blanc).

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  • Les exploits d'Emile Zatopek, s'ils n'ont pas exactement bercé mon enfance, m'ont en tous cas laissé un souvenir marquant car « la locomotive tchèque » a tout de même pulvérisé pas moins de 18 records du monde.
    Dans ce petit opuscule, très vite lu, Jean Echenoz évoque le parcours d'un athlète...
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    Les exploits d'Emile Zatopek, s'ils n'ont pas exactement bercé mon enfance, m'ont en tous cas laissé un souvenir marquant car « la locomotive tchèque » a tout de même pulvérisé pas moins de 18 records du monde.
    Dans ce petit opuscule, très vite lu, Jean Echenoz évoque le parcours d'un athlète attachant et hors norme, un simple ouvrier qui découvrit la course par hasard et devint un coureur extraordinaire, en même temps que l'icône du parti communiste tchécoslovaque avant d'être discrédité par ce même parti.

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  • J ai adorée le début franchement de plus que j aime courir les description des courses er de son style mon plonger vraiment dans le roman mais j aurais aimer une fin plus victorieuse donc je suis un peu déçus de la fin mais une très bonne lecture tout de même :) j ai pris deux jours a le lire ❤

    J ai adorée le début franchement de plus que j aime courir les description des courses er de son style mon plonger vraiment dans le roman mais j aurais aimer une fin plus victorieuse donc je suis un peu déçus de la fin mais une très bonne lecture tout de même :) j ai pris deux jours a le lire ❤

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  • super trop bien j'ai appris pleins de choses sacré mec ce Emile Zapotec !!!

    super trop bien j'ai appris pleins de choses sacré mec ce Emile Zapotec !!!

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  • Un magnifique et poignant portrait d'un coureur professionnel.

    On se laisse emporté par l'écriture simple et limpide de l'auteur.

    Moi qui aime et pratique la course à pied, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre.

    Un magnifique et poignant portrait d'un coureur professionnel.

    On se laisse emporté par l'écriture simple et limpide de l'auteur.

    Moi qui aime et pratique la course à pied, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre.

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  • Jean Echenoz avec ce roman "Courir" nous fait découvrir avec notre tête mais aussi nos tripes le bonheur euphorisant que procure la course à pied.
    C'est à travers l'exemple d'Emil Zatopek, athlète des années 50, surnommé, à l'époque, la locomotive et considéré comme une machine à courir...
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    Jean Echenoz avec ce roman "Courir" nous fait découvrir avec notre tête mais aussi nos tripes le bonheur euphorisant que procure la course à pied.
    C'est à travers l'exemple d'Emil Zatopek, athlète des années 50, surnommé, à l'époque, la locomotive et considéré comme une machine à courir ultra-performante qu'il nous distille ces sensations grisantes.
    A le lire, une envie irrépressible de chausser des "running" et d'abandonner cet écran nous saisi, pour partir sur les routes à la recherche d'un second souffle !

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  • J’ai beaucoup aimé. Phrases courtes, style d’une grande fluidité, vocabulaire simple. Jean Echenoz nous fait bien rentrer dans l’histoire du fabuleux Zatopek. Et la brièveté de l’ouvrage (130 pages) ne nuit en rien à la clarté des choses. Biographie ? Roman ? Un peu des deux sans doute. Ce qui...
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    J’ai beaucoup aimé. Phrases courtes, style d’une grande fluidité, vocabulaire simple. Jean Echenoz nous fait bien rentrer dans l’histoire du fabuleux Zatopek. Et la brièveté de l’ouvrage (130 pages) ne nuit en rien à la clarté des choses. Biographie ? Roman ? Un peu des deux sans doute. Ce qui est sûr, c’est que le récit est fort documenté. On y apprend même les types de matériels de guerre utilisés par les troupes du Pacte de Varsovie lors de l’entrée en Tchécoslovaquie en 1968

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