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Hubert Haddad

Hubert Haddad
Auteur d'une œuvre considérable, Hubert Haddad nous implique magnifiquement dans son engagement d'intellectuel et d'artiste, avec des titres comme Palestine (Prix Renaudot Poche, Prix des cinq continents de la Francophonie), les deux volumes foisonnants du Nouveau Magasin d'écriture ou le très re... Voir plus
Auteur d'une œuvre considérable, Hubert Haddad nous implique magnifiquement dans son engagement d'intellectuel et d'artiste, avec des titres comme Palestine (Prix Renaudot Poche, Prix des cinq continents de la Francophonie), les deux volumes foisonnants du Nouveau Magasin d'écriture ou le très remarqué Peintre d'éventail (Prix Louis Guilloux, Grand Prix SGDL de littérature pour l'ensemble de l'œuvre).

Articles en lien avec Hubert Haddad (1)

Avis sur cet auteur (83)

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    Couverture du livre « Palestine » de Hubert Haddad aux éditions Folio

    Kryan sur Palestine de Hubert Haddad

    " La violence consommée a une étrange douceur. Tout se passe dans une boucle du temps qu' aucune raison ne contrôle."

    " La violence consommée a une étrange douceur. Tout se passe dans une boucle du temps qu' aucune raison ne contrôle."

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    Couverture du livre « La sirène d'Isé » de Hubert Haddad aux éditions Zulma

    Henri-Charles Dahlem sur La sirène d'Isé de Hubert Haddad

    Dans son nouveau roman, initiatique et envoûtant, Hubert Haddad met en scène un enfant né sourd dans un établissement isolé au fin fond d’une baie. Un conte lumineux.

    Cela commence par une naissance quasi miraculeuse dans un sanatorium transformé en «maison de repos» construit face à la mer,...
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    Dans son nouveau roman, initiatique et envoûtant, Hubert Haddad met en scène un enfant né sourd dans un établissement isolé au fin fond d’une baie. Un conte lumineux.

    Cela commence par une naissance quasi miraculeuse dans un sanatorium transformé en «maison de repos» construit face à la mer, au bord d'une falaise, dans la baie d'Umwelt. C'est dans cet endroit reculé, à l'abri des regards – en fait la population ne préfère rien savoir des traitements qu'on y prodigue – que la fragile Leeloo met au monde un fils baptisé Malgorne. Le bébé, né sourd, va devoir se débrouiller dans cet environnement hostile mais aussi protégé de la fureur du monde. Il ne pourra bénéficier de l'aide de sa mère, Leeloo étant portée disparue, emportée par l'océan. Sigrid va alors jouer le rôle de mère de substitution de même que le Dr Riwald, qui règne sur cette institution et à qui la justice a confié l’enfant. Un troisième viendra jouer un grand rôle dans l’initiation de l’enfant, Martellhus, le jardinier. C’est lui qui est en charge de la récréation du labyrinthe, un immense espace boisé devenu «un dispositif privilégié d’analyse comportementale, voire de thérapie» pour les patients. Prenant de l'âge, Martellhus confie son savoir à Malgorne qui, patiemment, va apprendre à apprivoiser cette végétation, faire des arbres des alliés qui vont lui permettre d'avancer.
    Pendant ce temps, la mer sape la falaise. Jusqu'à ce jour où un effondrement important provoque la fermeture de l'institution psychiatrique.
    «On dissémina les malades dans les institutions asilaires du district; quant aux membres du personnel, ils durent subir divers contrôles et interrogatoires avant d'aller postuler ailleurs selon leurs qualifications. La vieille Sigrid fut transférée dans une maison de retraite. Déserté face à l’immédiate proximité de l'océan, le domaine des Descenderies prit vite un aspect irréel qui raviva d'anciennes rumeurs combinant folie et phtisie, dégénérescence et contagiosité, sur fond d’enquête criminelle».
    Martellhus et Malgorne continuent de veiller sur le domaine désormais à la merci des éléments. Seule une jeune fille répondant au doux nom de Peirdre, ose encore s'aventurer à bicyclette sur le chemin côtier pour tromper sa solitude, car son père, au décès de son épouse, a pris le commandement d'un navire. «D’évidence, le veuf avait fui les pluies infinies, battantes comme un cœur au tombeau. Il avait repris du service dans la marine marchande au lendemain des funérailles et n'était plus jamais reparu. La fin d'un amour est une fin du monde. On oublie tout au milieu des mers, la mort et la trahison. On s'oublie soi-même aux cimes de l'océan, seul endroit avec le ciel où l'infini partout s'abîme en lui-même.»
    Cette apparition va envoûter Malgorne qui n’aura qu’une envie, la revoir.
    Après avoir revisité une page d'histoire avec Un monstre et un chaos qui se déroulait dans la ghetto de Lodz, Hubert Haddad continue à explorer les territoires de l’enfance, les rites initiatiques et le combat contre l’adversité. Toujours aussi prenant, avec des phrases toujours aussi joliment ciselées, ce conte convoque sirène et solitude, grand large et rêves d’enfants, malédiction et soif de liberté. Laissez-vous à votre tour envoûter par la puissance poétique de ce récit.
    https://urlz.fr/fpOT

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    Couverture du livre « Le peintre d'éventail » de Hubert Haddad aux éditions Folio

    marie calvin sur Le peintre d'éventail de Hubert Haddad

    Trop contemplatig

    Trop contemplatig

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    Couverture du livre « La sirène d'Isé » de Hubert Haddad aux éditions Zulma

    Regine Zephirine sur La sirène d'Isé de Hubert Haddad

    Avec sa puissance narrative et sa poésie, le dernier roman d’Hubert Haddad a tout pour séduire et j’ai été séduite.
    Ce roman mélange les genres, mêlant réalisme et merveilleux. Malgorne, personnage principal, est né sourd d’une jeune femme, belle et fantasque. Ils vivent sous la tutelle du Dr...
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    Avec sa puissance narrative et sa poésie, le dernier roman d’Hubert Haddad a tout pour séduire et j’ai été séduite.
    Ce roman mélange les genres, mêlant réalisme et merveilleux. Malgorne, personnage principal, est né sourd d’une jeune femme, belle et fantasque. Ils vivent sous la tutelle du Dr Riwald dont l’asile est installé dans un ancien sanatorium jugé au bord d’une falaise qui, peu à peu, se délite et sombre dans les flots. Après la disparition de sa mère et la fermeture du domaine, menacé par l’érosion, Malgorne demeure au domaine avec un gardien mutique. Sa tâche consiste à entretenir le labyrinthe végétal conçu par le médecin et dont il connait le moindre recoin. Attiré par l’océan et ses marées, Malgorne va croiser Peirdre, jeune fille enfermée dans sa mélancolie et qui hante la lande dès le crépuscule. Seule dans le sémaphore, elle écoute les sirènes des bateaux croisant au large où passe parfois son père aux commandes d’un cargo.
    Ces personnages sont seuls, enfermés dans leur univers et tiraillés entre la vie et leurs rêves. Leurs destins vont s’entrecroiser sans qu’ils quittent les sentes de leur errance fantasmée, quitte à se perdre comme dans le labyrinthe mythologique du docteur Riwald.
    A leur suite, nous errons le long des grèves, au sommet des falaises, nous nous perdons dans le dédale végétal sans trop savoir où nous mènera notre lecture. C’est sublime, déroutant et sublimé par la langue musicale et sensuelle d’Hubert Haddad. Ce voyage hors du temps nous fait rêver, nous bouscule et nous émeut. Les personnages semblent tout droit sortis des contes d’Andersen et l’histoire est à la fois merveilleuse et cruelle comme dans les contes.
    Je me suis laissée happée avec ravissement par ce roman, entraînée dans ce monde étrange et halluciné, jardin suspendu au-dessus de l’océan.