Hubert Haddad

Hubert Haddad
Auteur d'une œuvre considérable, Hubert Haddad nous implique magnifiquement dans son engagement d'intellectuel et d'artiste, avec des titres comme Palestine (Prix Renaudot Poche, Prix des cinq continents de la Francophonie), les deux volumes foisonnants du Nouveau Magasin d'écriture ou le très re... Voir plus
Auteur d'une œuvre considérable, Hubert Haddad nous implique magnifiquement dans son engagement d'intellectuel et d'artiste, avec des titres comme Palestine (Prix Renaudot Poche, Prix des cinq continents de la Francophonie), les deux volumes foisonnants du Nouveau Magasin d'écriture ou le très remarqué Peintre d'éventail (Prix Louis Guilloux, Grand Prix SGDL de littérature pour l'ensemble de l'œuvre).

Articles (1)

Avis (70)

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    Couverture du livre « Casting sauvage » de Hubert Haddad aux éditions Zulma

    Geneviève Munier sur Casting sauvage de Hubert Haddad

    En refermant "Casting sauvage" d’Hubert Haddad, deux réflexions m’effleurent. Je pense d’abord à la chance que j’ai eue de recevoir cet ouvrage, merci à Lecteurs.com et aux Editions Zulma. Je pense aussi que, décidément, non, la valeur d’un récit ne s’évalue pas au nombre de pages. Cent...
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    En refermant "Casting sauvage" d’Hubert Haddad, deux réflexions m’effleurent. Je pense d’abord à la chance que j’ai eue de recevoir cet ouvrage, merci à Lecteurs.com et aux Editions Zulma. Je pense aussi que, décidément, non, la valeur d’un récit ne s’évalue pas au nombre de pages. Cent quarante-six pages de mots seulement… mais quels mots ! J’ai eu l’impression, même s’il s’agit là d’un roman, de ressortir d’un bain de poésie.

    Damya, une ancienne danseuse blessée dans les attentats du mois de novembre 2015 parcourt Paris de sa démarche mal assurée, à la recherche de potentiels figurants pour le film adapté de "La douleur" de Marguerite Duras. Elle nous entraîne à sa suite dans une traversée de la ville absolument fantastique, teintée de merveilleux, de lumière, de musique. Je me suis souvent demandé qui en était le personnage principal : Damya, ses rencontres, êtres faméliques, indigents, souvent invisibles, Egor, son ancien professeur de danse, Lyle, l’amie qui lui a proposé ce travail de casteuse, ou encore Mathéo qui vit seul sur une péniche ? A moins que ça ne soit tout simplement les rues de la capitale ?

    En fait, c’est tout cela à la fois. Mais ce qui, pour moi, domine l’ensemble, c’est l’écriture. Si l’histoire m’a permis de voler, de danser, de claudiquer au fil des rues, des ponts, de traverser les places et de m’arrêter aux terrasses des cafés, si elle m’a permis d’entendre les musiques, de m’apitoyer sur le sort de malingres silhouettes, si j’ai pu suivre Damya dans ses tribulations sans jamais me décourager, sans me lasser du spectacle, sans détourner le regard c’est bien parce que les mots, eux aussi, dansaient, volaient, claudiquaient. L’écriture est sublime qui tient tout autant de la musique que de la poésie et sert la déambulation à merveille. Ciselée telle une dentelle, travaillée, légère et d’une précision sans nom, elle apporte à la fiction une aura digne des plus grands poèmes.

    Je n’aime pas les comparaisons et pourtant, pourtant, j’ai cru reconnaître à travers la plume d’Hubert Haddad l’Arthur adoré de ma jeunesse, ses tilleuls verts de la promenade. Si on n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans, on l’est encore moins à septante
    .
    Un bijou, un coup de foudre, un livre que je relirai.

    https://memo-emoi.fr

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    Couverture du livre « Dans l'oeil du chat » de Hubert Haddad et Carole Martinez et Melani Le Bris et Ananda Devi aux éditions Zulma

    Dominique Sudre sur Dans l'oeil du chat de Hubert Haddad - Carole Martinez - Melani Le Bris - Ananda Devi

    Un très étonnant recueil de photos en noir et blanc, et trois textes d’Ananda Devi, Hubert Haddad et Carole Martinez paru chez Zulma
    Un beau livre de photos à regarder encore et encore, lire les textes, se poser avec un bon Thé et savourer le tout, la lecture et sa boisson...

    Un très étonnant recueil de photos en noir et blanc, et trois textes d’Ananda Devi, Hubert Haddad et Carole Martinez paru chez Zulma
    Un beau livre de photos à regarder encore et encore, lire les textes, se poser avec un bon Thé et savourer le tout, la lecture et sa boisson...

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    Couverture du livre « Palestine » de Hubert Haddad aux éditions Gallimard

    Bib HLM sur Palestine de Hubert Haddad

    L’histoire c’est celle d'un jeune soldat israélien prit en otage alors qu'il était en patrouille en dehors de son temps de service. Il ne devait pas être sur place, il n’est donc réclamé par personne. S’il n’est pas réclamé il n’a pas de valeur, s’il n’a pas de valeur autant s’en débarrasser....
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    L’histoire c’est celle d'un jeune soldat israélien prit en otage alors qu'il était en patrouille en dehors de son temps de service. Il ne devait pas être sur place, il n’est donc réclamé par personne. S’il n’est pas réclamé il n’a pas de valeur, s’il n’a pas de valeur autant s’en débarrasser.

    Il sera pourtant recueilli par une famille palestinienne où il sera invité à remplir un vide. Le vide va se transformer en acculturation psychologique. Je n’en dis pas plus.

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    Couverture du livre « Casting sauvage » de Hubert Haddad aux éditions Zulma

    Catherine L sur Casting sauvage de Hubert Haddad

    https://lettresexpres.wordpress.com/2018/06/05/hubert-haddad-casting-sauvage/

    Je trouve difficile de parler d'un roman tel que celui-ci, tout en subtilité et en suggestion. Il est évidemment possible de le résumer en deux ou trois lignes qui enlèveraient une grande partie de la magie de la...
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    https://lettresexpres.wordpress.com/2018/06/05/hubert-haddad-casting-sauvage/

    Je trouve difficile de parler d'un roman tel que celui-ci, tout en subtilité et en suggestion. Il est évidemment possible de le résumer en deux ou trois lignes qui enlèveraient une grande partie de la magie de la lecture... disons donc qu'il raconte quelques mois de la vie de Damya, une jeune femme qui s'apprêtait à jouer le premier rôle d'un spectacle de danse, mais qui dorénavant travaille à chercher des figurants pour le film adaptant La douleur de Marguerite Duras.
    Il faut s'imaginer que le personnage principal est une ville (enfin, c'est mon sentiment), Paris qui, à des moments féeriques, ne semble plus habitée que par des espèces animales, oiseaux, chats, rats et souris, insectes, et même un cerf crépusculaire... et à d’autres heures, ses trottoirs sont engorgés de nuées de réfugiés, maigres et harassés.
    Ce roman a su me toucher avec un sujet moins facile que Le peintre d'éventails, mais surtout une belle ambiance portée par une écriture des plus délicates.
    Je le conseille à ceux qui aiment la plume de l'auteur comme à ceux qui voudraient la découvrir.