"Les simples" de Yannick Grannec - Rentrée littéraire

mardi 24 septembre 2019

"J’ai été happée par cette histoire, son intrigue dans un contexte médiéval..."

"Les simples" de Yannick Grannec - Rentrée littéraire

En bonne place dans le classement des livres préférés des libraires (15e du classement Livres Hebdo), le troisième roman de Yannick Grannec est, comme à l’habitude de son auteur, une vraie mécanique de précision.

Cette fois-ci, et après le Bauhaus du Bal mécanique, c’est au Moyen-Âge que Yannick Grannec entraine ses lecteurs, dans un contexte pour le moins original.

Les simples (Anne Carrière) fait partie des 50 romans que nous proposons aux explorateurs cette année, et notre lectrice Iris a été emballée par cette histoire médiévale, bourrée de connaissances et de romanesque.

 

L'avis d'Iris sur Les simples de Yannick Grannec

À la lecture du résumé j’ai eu un a priori négatif concernant ce livre. Les simples, le Moyen-Âge ne me branchaient pas vraiment. Mais dès les premières pages j’ai changé d’avis. Les Simples est un roman-fiction qui se déroule au Moyen-âge et qui raconte non sans humour la vie dans un couvent du sud de la France. Dans l’abbaye Notre Dame du Loup vivent des religieuses bénédictines, les louventines.

Elles soignent femmes et enfants dans un dispensaire et vivent de la fabrique et la vente de potion, onguent, macérât et autre lotion fabriqués avec des simples, qui sont des plantes médicinales cultivées ou recueillies dans la nature pour leurs vertus. Elles conservent par exemption papale l’intégralité des revenus. Sous prétexte d’une visite annuelle, l’évêque de Vence, souhaitant récupérer ces revenus, envoie deux vicaires à la recherche d’un moyen de priver le couvent de ses privilèges.

 

Cette histoire se passe d’avril 1584 à février 1585 donc en plein Moyen-Âge. Yannick Grannec choisit de mettre en relation les simples et la vie des nonnes de la vallée du Loup (située dans les Alpes maritimes non loin de chez moi). Étant très intéressée par l’herboristerie, j’ai tout de suite été happée par ce roman.

L’auteur met en scène des conflits entre l’évêché et cette communauté religieuse ainsi que les subterfuges politiques utilisés pour récupérer la manne financière liée à la vente des produits médicaux. C’est bien entendu une fiction mais les références historiques sont nombreuses. On s’y laisse prendre !

Les personnages sont attachants, autant sœur Clémence que Gabrielle, Soeur Marie-Verane, le jeune vicaire, et même l’évêque de Vence finit par être sympathique avec ses fragilités d’homme. L’hygiène déplorable, les maladies y sont décrites à force de détails. On y meurt, on y vit, on y baise...

J’ai aimé la construction addictive du livre avec des chapitres courts, des phrases rapides, des titres et un repérage dans le temps. Le vocabulaire est précis, recherché - j’ai eu besoin de chercher des définitions - parfois trivial voire vulgaire. Mais dans le contexte ce n’est pas gênant. J’ai été happée par cette histoire, son intrigue dans un contexte médiéval.

Belle découverte, à lire sans modération !

 

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