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Yannick Grannec

Yannick Grannec
Yannick Grannec vit à Saint-Paul-de-Vence. "Le Bal mécanique" est son deuxième roman. Son précédent roman "La déesse des petites victoires" a reçu le Prix des Libraires 2013 et le Prix Fondation Prince Pierre de Monaco 2013.

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Articles en lien avec Yannick Grannec (5)

Avis sur cet auteur (49)

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    Couverture du livre « Les simples » de Yannick Grannec aux éditions Anne Carriere

    Prune42 sur Les simples de Yannick Grannec

    J'ai beaucoup apprécié ce roman très dépaysant qui se passe à la fin du XVIème siècle mais qui m'a fait souvent penser au Moyen Age et au Sang des Mirabelles. Les abus de la religion jusqu'à la cruelle Inquisition sont montrés ici contrairement au dévouement de religieuses qui mettent leur vie...
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    J'ai beaucoup apprécié ce roman très dépaysant qui se passe à la fin du XVIème siècle mais qui m'a fait souvent penser au Moyen Age et au Sang des Mirabelles. Les abus de la religion jusqu'à la cruelle Inquisition sont montrés ici contrairement au dévouement de religieuses qui mettent leur vie au service des autres en soignant les malades. On ne s'ennuie pas une seconde à la lecture de ce livre

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    Couverture du livre « Les simples » de Yannick Grannec aux éditions Anne Carriere

    Christelle Point sur Les simples de Yannick Grannec

    En cette fin de XVIème siècle, l’abbaye féminine provençale tenue de main ferme par Sœur Marie-Vérane est florissante. Dotée d’un hôpital qui soigne les petites gens, les préparations médicinales qui sont concoctées par les Sœurs sont réputées et assurent une sécurité financière qui fait un...
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    En cette fin de XVIème siècle, l’abbaye féminine provençale tenue de main ferme par Sœur Marie-Vérane est florissante. Dotée d’un hôpital qui soigne les petites gens, les préparations médicinales qui sont concoctées par les Sœurs sont réputées et assurent une sécurité financière qui fait un envieux : l’Évêque Jean de Solines. Il n’aimerait rien tant que de mettre le grappin sur l’abbaye et ses revenus. Il envoie alors un jeune vicaire avec pour mission de chercher le scandale, et s’il ne trouve pas, de chercher mieux, et s’il ne trouve toujours pas, d’en provoquer un. Cette mission n’est que le premier battement d’aile d’un papillon qui va déclencher un cataclysme qui s’avérera apocalyptique. Pas forcément facile d’accès, le roman de Yannick Grannec met un petit moment à accrocher son lecteur. La raison est triple, un style volontairement ancien, très riche, presque ampoulé (avec du latin, des mots qui m’étaient inconnus, des expressions propres à l’époque) pour coller à l’époque (la Renaissance) où se situe l’intrigue, le nombre important de personnages et surtout un monde ecclésiastique qui nous est aujourd’hui très étranger, avec ses codes, sa hiérarchie, ses coutumes. Du coup, pour ce qui est des premiers chapitres il faut s’accrocher. Mais pas d’inquiétude car finalement assez vite on comprend ce qui se joue. En cherchant désespérément une preuve pour priver les moniales de leur abbaye, l’évêque ouvre une brèche dans laquelle tout va s’engouffrer : mensonges, trahisons, ambitions personnelles, affrontement du séculier et du régulier, règlements de comptes, manipulations, aveuglement, lâchetés, le château de cartes érigé par Sœur Marie Vérane s’effondre entraînant tout sur son passage, y compris hors des murs. Comme le dit la quatrième de couverture, le Diable est partout et en chacun de nous, mêmes les plus purs, mêmes les plus sages, tout le monde est capable du pire, pourvu que les circonstances s’y prêtent. Le roman est construit comme une spirale infernale que rien ne semble pouvoir arrêter et on dévore derniers chapitres avec gourmandise et surtout effroi, les 10 dernières pages étant carrément édifiantes. Il s’agit d’une fiction, posée sur un contexte historique très documenté et tout, absolument tout est douloureusement crédible. Même si le style est précieux, le roman n’est pas dénué d’un humour grivois assez réjouissant, et efficace (certaine Sœurs n’ayant pas la langue dans leur poche!). La galerie de personnages présentée est assez croquignolesque, certains personnages cachant rudement bien leur bassesse alors que d’autres nettement moins ! Plus j’avançais dans la lecture des « Simples », plus je me disais que ce récit ferait des merveilles sur un écran de télévision ou mieux, de cinéma. Bien sur, ce ne serait pas « tout public », mais ça ne laisserait personne indifférent. Je ne m’y attendais pas, surtout au vu des premiers chapitres, mais « Les Simples » est un roman historique hautement recommandable.

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    Couverture du livre « Les simples » de Yannick Grannec aux éditions Anne Carriere

    Marie Kirzy sur Les simples de Yannick Grannec

    Fin XVIème siècle, l'évêque Jean de Solines veut obtenir la tutelle d'une abbaye de moniales bénédictines, qui prospère en toute indépendance grâce à son régime de la commende octroyé quelques siècles auparavant. Il veut surtout mettre la main sur ses importants bénéfices obtenus par le commerce...
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    Fin XVIème siècle, l'évêque Jean de Solines veut obtenir la tutelle d'une abbaye de moniales bénédictines, qui prospère en toute indépendance grâce à son régime de la commende octroyé quelques siècles auparavant. Il veut surtout mettre la main sur ses importants bénéfices obtenus par le commerce des simples, des plantes médicinales dont une religieuse herboriste connait tous les secrets. Il est prêt à tout, quitte à discréditer, quitte à créer un scandale du moment qu'il parvient à ses fins. Il y envoie pour enquête deux vicaires dont le jeune Léon qui tombe en pâmoison devant la beauté d'une future novice. A partir de là, tout va se déglinguer dans cet univers clos, ascétique, à la sexualité bridée, le fragile équilibre de la société monacale explose.

    Les premiers chapitres sont un régal. De sa plume aiguisée et pleine de verve, Yannick Grannec présente les personnages principaux de sa tragédie en de réjouissants portraits d'une précision souvent jubilatoire, parfois féroces, les chapitres consacrés à chacun alternent les points de vue : l'évêque, le jeune vicaire, la soeur herboriste, l'abbesse, la novice sont brillamment dessinés, à la façon d'un Saint-Simon croquant les courtisans, avec plus de tendresse tout de même pour certains.

    L'intrigue monte en puissance progressivement, construite avec minutie tel un thriller à partir du principe de l'effet papillon, la chaine d'événements devenant folle à mesure que le roman avance. La tension est permanente, d'une violence contenue jusqu'à la déflagration, attendue mais qui surprend par sa force. C'est d'autant plus remarquable que l'auteure se permet de nombreuses parenthèses digressives ( sur l'herboristerie par exemple ). On sent qu'elle s'est obligée à « couper » dans son énorme documentation. Et c'est réussi, le dosage entre érudition et romanesque est parfait pour tenir le lecteur en haleine tout en l'instruisant.

    Au-delà d'une construction habile, ce que j'ai particulièrement apprécié dans ce roman, c'est son regard sur la condition féminine à la fin du XVIème siècle, à une époque charnière où on commence à brûler les femmes « déviantes », trop libres, trop éloignées du dogme catholique , c'est l'époque des grands procès en sorcellerie. Et les Bénédictines du roman sont beaucoup trop libres aux yeux de la société patriarcale et de la hiérarchie diocésaine ...

    Surtout, Yannick Grannec décortique sans fard le fonctionnement cruel du microcosme monastique, traversé par une stupéfiante lutte des classes entre les Marie et les Marthe : ces dernières, les converses étant issues du peuple, chargées des travaux manuels et des affaires séculières, alors que les Marie, nées nobles, occupent les postes les plus prestigieux et se consacrent aux offices et aux études tout en méprisant les Marthe.
    L'auteure rend également très prégnantes la question de l'origine de la "vocation religieuse" : se retrouver moniale n'est que très rarement un choix personnel guidé par la foi, parfois un moyen d'échapper au mariage pour poursuivre des études, plus souvent une façon pour les familles nobles de caser les rebuts du marché matrimonial ( les trop laides, les trop "folles", les trop agitées ), pour les familles pauvres de se débarrasser d'une bouche à nourrir. Avec toutes les aigreurs et les rancoeurs que cela peut engendrer.

    Je suis très surprise que ce roman n'ait été que peu mis en avant lors de la rentrée littéraire de septembre dernier tant il est passionnant pour faire résonner très subtilement des thématiques féministes très contemporaines à partir d'une intrigue dépaysante avec un vrai souffle romanesque.

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    Couverture du livre « Les simples » de Yannick Grannec aux éditions Anne Carriere

    Cathfd sur Les simples de Yannick Grannec

    1584, au cœur d'une abbaye bénédictine en Provence

    Quel roman jubilatoire et passionnant ! J'ai fait un voyage dans le temps, un temps où la condition féminine n'offrait que peu d'alternatives, le mariage ou le couvent. À l'abbaye de Notre Dame du Loup qui bénéficie d'un régime de faveur...
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    1584, au cœur d'une abbaye bénédictine en Provence

    Quel roman jubilatoire et passionnant ! J'ai fait un voyage dans le temps, un temps où la condition féminine n'offrait que peu d'alternatives, le mariage ou le couvent. À l'abbaye de Notre Dame du Loup qui bénéficie d'un régime de faveur particulier, les moniales ont le privilège d'élire leur abbesse et de conserver l'intégralité de leurs gains. Gains importants grâce à leur doyenne, sœur Clémence dont le talent d'herboriste et les préparations à base de simples sont prisées jusqu'à la Cour. Cela va attirer la convoitise du nouvel évêque de Vence qui va intriguer pour tenter de récupérer la main mise sur l'abbaye et en envoyant deux vicaires inspecter l'abbaye, va déclencher une série de catastrophes, complots et vilenies qui vont bien vite le dépasser...

    C'est documenté, passionnant, le lecteur est transporté dans l'abbaye, partage la vie des sœurs pas si bonnes que cela, jalousies, intrigues, méchanceté, jeux de pouvoir, trahisons jalonnent les pages. Il découvre moult recettes de baume, vinaigre, poudre à chimères à l'énoncé si joliment troussé qu'on y croirait. Il assiste médusé à l'agitation de toute une société à l'humeur versatile et pétrie de superstitions qui, sans broncher, va vouer aux gémonies celle à qui il vouait une reconnaissance éternelle les jours d'avant...
    Car bien sûr sœur Clémence détient un savoir qui met en péril le pouvoir des hommes et dans leur esprit étroit et mesquin, la frontière avec la sorcellerie est ténue et s'efface très vite ouvrant alors la porte à l'inquisition et à la barbarie...

    Des personnages à la psychologie soignée, tous savoureux, une intrigue digne d'un polar, de l'humour, de la truculence, de la férocité, ce roman est un régal !

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