Au Salon du Livre... ou dans votre salon douillet ?

vendredi 15 mars 2019

5 romans inoubliables et intemporels

Au Salon du Livre... ou dans votre salon douillet ?

3000 auteurs sont invités à l’édition de Livre Paris 2019, porte de Versailles à Paris.

Plutôt que des auteurs, nous avons sélectionné, de façon largement frustrante et totalement injuste, cinq romans inoubliables. Faites-nous confiance, on les a tous testés.

 

Des valeurs sûres, des découvertes dont on se réjouit, des nouvelles éblouissantes, des romans ravissants à découvrir : si leurs auteurs ont répondu présent pour le salon du livre de Paris, leurs textes prolongeront largement le renouveau littéraire de mars.

 

Cinq intemporels, forts mais légers à porter, souvent drôles et toujours tendres qu’on peut découvrir en dédicaces ou simplement savourer dans un fauteuil à l’abri de la pluie, dans une connivence parfaite avec leurs auteurs, incroyablement présents dans chacun de ces textes.

  • Roman au féminin transgressif

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      Couverture du livre « Amour propre » de Sylvie Le Bihan aux éditions Lattes

      Amour propre de Sylvie Le Bihan

      Qu’est ce que c’est qu’être une femme qui veut se libérer des injonctions sociales ?
      Giulia, 46 ans et mère divorcée, apprend que ses enfants enfin majeurs ne vont pas quitter le nid comme prévu mais prendre une année sabbatique… à la maison. Face à la perspective de traîner deux Tanguy, cette universitaire spécialiste des lettres italiennes part à Capri écrire un livre sur Malaparte, dans la maison de l’écrivain. C’est là, dans une atmosphère amniotique qu’elle remontera le fil qui relie sa mère qui l’a abandonnée à sa propre maternité.
      Sylvie Le Bihan aborde avec finesse, clarté, courage et beaucoup de style la question du déchirement féminin entre la maternité dont on impose l’évidence et l’élan incoercible d’exister hors des rôles sociaux qu’on impute aux femmes. Un livre très profond, tout en nuance et sincérité.

  • Roman né d’une pièce de théâtre

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      Couverture du livre « Les gratitudes » de Delphine De Vigan aux éditions Lattes

      Les gratitudes de Delphine De Vigan

      L’histoire des Gratitudes a commencé sur scène, en 2014 : Delphine de Vigan a écrit une bouleversante et courte pièce intitulée « Merci » pour Le Paris des Femmes au théâtre des Mathurins à Paris. L’histoire de Marie qui rend visite à Michka, une vieille dame en maison de retraite qui « perd ses mots ».
      Voici le texte déployé en un solide roman, où l’on retrouve la silhouette attachante de ses personnages, la sensibilité et la délicatesse profonde propres à l’écriture de Delphine de Vigan.

  • Premier roman, sacrée langue

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      Couverture du livre « La où les chiens aboient par la queue » de Estelle-Sarah Bulle aux éditions Liana Levi

      La où les chiens aboient par la queue de Estelle-Sarah Bulle

      C’est la langue qui accroche irrépressiblement dans ce roman sorti en septembre mais qui n’en finit pas de séduire des jurys de prix littéraires et un public de plus en plus nombreux. Une histoire familiale qui raconte celle de la Guadeloupe depuis les années 50 au Morne-Galant, puis Pointe-à-Pitre, d’où l’on part vers la métropole, pour devenir « immigré de l’intérieur ».
      Estelle-Sarah Bulle est restée tout près de la figure d’une tante paternelle pour raconter du point de vue d’Antoine, sa fascinante narratrice.

  • Des nouvelles pour un plaisir pluriel

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      Couverture du livre « Un homme à sa fenêtre » de David Thomas aux éditions Anne Carriere

      Un homme à sa fenêtre de David Thomas

      Il n’écrit pas souvent, David Thomas qui fut Prix Orange du livre 2012, mais quand il s’y met, c’est fantastique.
      Dans ce recueil d’histoires courtes, il manie l’art du bref avec une virtuosité qui se paie le luxe d’un humour irrésistible. Le regard se pose sur des hommes et des femmes qui font le pas de côté pour considérer l’existence.
      Thomas met des mots sur tous les moments d’acuité, les nostalgies, la lucidité qu’on ne partage qu’avec soi dans des saynètes taillées à l’os. C’est fin, brillant, troussé.

  • Roman heureux

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      Couverture du livre « Le mari de la harpiste » de Laurent Benegui aux éditions Julliard

      Le mari de la harpiste de Laurent Benegui

      On dit toujours que le bonheur ne fait pas de bonnes histoires, Laurent Bénégui prouve précisément le contraire dans Le Mari de la harpiste, en racontant la rencontre, le couple et la découverte de la parentalité avec la musicienne qu’il aime.
      Dès le départ, il épouse au sens propre la thèse selon laquelle, en amour, 1+1=3… c’est à dire deux humains et une harpe. Pudeur oblige, cette histoire ensoleillée s’articule en effet à travers les mouvements du merveilleux et encombrant instrument, la harpe, véritable caillou dans la chaussure quand il s’agit de trouver un appartement ou de prendre un train.
      Un très joli moment littéraire dont on ressort le cœur enjoué et l’oreille charmée par la langue d’un écrivain discret et raffiné.

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