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Estelle-Sarah Bulle

Estelle-Sarah Bulle

Estelle-Sarah Bulle est née en 1974 à Créteil, d’un père guadeloupéen et d’une mère ayant grandi à la frontière franco-belge. Après des études à Paris et à Lyon, elle travaille pour des cabinets de conseil puis pour différentes institutions culturelles. Elle vit dans le Val-d’Oise. Là où les chie...

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Estelle-Sarah Bulle est née en 1974 à Créteil, d’un père guadeloupéen et d’une mère ayant grandi à la frontière franco-belge. Après des études à Paris et à Lyon, elle travaille pour des cabinets de conseil puis pour différentes institutions culturelles. Elle vit dans le Val-d’Oise. Là où les chiens aboient par la queue est son premier roman.

 

Crédit © éd. Liana Levi

Vidéos relatives à l'auteur

  • De belles idées de lectures avec "Ma librairie" à Senlis !

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Avis sur cet auteur (21)

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    Couverture du livre « La où les chiens aboient par la queue » de Estelle-Sarah Bulle aux éditions Liana Levi

    Elizabeth Neef-Pianon sur La où les chiens aboient par la queue de Estelle-Sarah Bulle

    Une jeune française d'origine guadeloupéenne interroge son père et ses deux tantes pour reconstituer l'histoire de sa famille.
    Leurs souvenirs vont de 1947 à 2006.
    Outre une captivante histoire familiale, c'est l'histoire de la Guadeloupe qui nous est contée.
    En France, on dit :
    un coin...
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    Une jeune française d'origine guadeloupéenne interroge son père et ses deux tantes pour reconstituer l'histoire de sa famille.
    Leurs souvenirs vont de 1947 à 2006.
    Outre une captivante histoire familiale, c'est l'histoire de la Guadeloupe qui nous est contée.
    En France, on dit :
    un coin paumé, le trou du cul du monde, un village ravitaillé par les corbeaux........
    En créole on dit : là où les chiens aboient par la queue.
    C'est d'un lieu comme ça là que vient cette famille.

    C'est très bien structuré à travers les dires des uns et des autres.
    L'écriture est dynamique, directe, vivante, rythmée.
    Il en émane une grande authenticité et une véritable sincérité..
    On y parle des superstitions, du racisme, d'exil, de métissage, de nuances de peau, des contentieux familiaux, de politique
    C'est émaillé d'expressions créoles, de soleil, d'odeurs
    Pour un premier roman, très certainement en grande partie autobiographique, c'est une véritable réussite.

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    Couverture du livre « Les étoiles les plus filantes » de Estelle-Sarah Bulle aux éditions Liana Levi

    Passemoilelivre sur Les étoiles les plus filantes de Estelle-Sarah Bulle

    1958, Aurèle Marquant arrive au Brésil avec l’intention de tourner le film « Orfeu Negro » en s’inspirant du mythe d’Orphée et Eurydice et de sa transcription théâtrale. A l’exception de Gipsy Dusk, danseuse américaine métis, femme du réalisateur, tous les autres acteurs seront des amateurs...
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    1958, Aurèle Marquant arrive au Brésil avec l’intention de tourner le film « Orfeu Negro » en s’inspirant du mythe d’Orphée et Eurydice et de sa transcription théâtrale. A l’exception de Gipsy Dusk, danseuse américaine métis, femme du réalisateur, tous les autres acteurs seront des amateurs noirs recrutés sur place, et la musique sera également confectionnée avec les ressources locales. Ce roman raconte toute l’épopée de construction du film dans un contexte géographique, historique et politique parfaitement incarné par une galerie de personnages bien choisis. Une aventure qui nous fait découvrir Rio, ses favelas, la construction de la ville nouvelle de Brasília, la bossa nova, les relations avec la CIA et les milieux culturels Français et Brésiliens jusqu’au festival de cannes 1959 qui va consacrer le film « Orfeu Negro » avec la palme d’or, malgré la présence et la concurrence des « quatre cents coups » de Truffaut.

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    Couverture du livre « La où les chiens aboient par la queue » de Estelle-Sarah Bulle aux éditions Liana Levi

    Regine Zephirine sur La où les chiens aboient par la queue de Estelle-Sarah Bulle

    Ce premier roman sorti en 2018 me faisait de l’œil depuis un moment. J’aime bien découvrir d’autres univers sous la plume de nouveaux auteurs et j’ai eu ce plaisir avec Là où les chiens aboient par la queue
    Tiré d’une expression créole, le titre de ce roman d’Estelle-Sarah Bulle donne le ton à...
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    Ce premier roman sorti en 2018 me faisait de l’œil depuis un moment. J’aime bien découvrir d’autres univers sous la plume de nouveaux auteurs et j’ai eu ce plaisir avec Là où les chiens aboient par la queue
    Tiré d’une expression créole, le titre de ce roman d’Estelle-Sarah Bulle donne le ton à l’histoire émaillé de ces locutions imagées.
    La narratrice, qui n’a connu que la métropole, va voir sa tante Antoine pour remonter le fils de l’histoire familiale. Antoine est une figure au sein de la famille, une femme très grande et dotée d’un caractère fort et têtu. Son récit nous fait pénétrer dans le destin de ses guadeloupéens pauvres, sans éducation proies faciles de la superstition, et qui tentent de s’en sortir par la débrouille. Antoine partira en métropole où se sont déjà installés sa sœur Lucinde et le dernier de la fratrie, Petit-Frère.
    Dans ce roman choral chacun, tour à tour va raconter la vie à Morne-Galante entre Hilaire le père qui est un beau parleur et la mère, une béké, trop tôt partie.
    A travers ce retour aux sources, on découvre une Guadeloupe pauvre où avoir la peau noire signifie être en bas de l’échelle sociale. On perce la réalité de l’exil en métropole et la nostalgie de l’île et de la famille car, en France, on n’est pas toujours bien accueilli et il faut jouer des coudes pour se faire sa place. On découvre aussi des évènements historiques méconnus comme ce soulèvement des indépendantistes en 1967.
    L’écriture d’Estelle-Sarah Bulle pétille à chaque page, elle a l’accent chantant du créole. J’ai été charmée par la truculence, la joyeuseté colorée de la langue qui fait sourire mais sait aussi nous émouvoir.
    Tous ces personnages nous entrainent dans leur exil fait d’espoirs, de promesses et de déceptions mais toujours ils se relèvent. Antoine est parmi les personnages les plus attachants avec cette soif de liberté chèrement acquise.
    J’ai lu avec plaisir et gourmandise ce premier roman dépaysant et plein de fantaisie.

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    Couverture du livre « La où les chiens aboient par la queue » de Estelle-Sarah Bulle aux éditions Liana Levi

    Michele167 sur La où les chiens aboient par la queue de Estelle-Sarah Bulle

    Après la naissance de son premier enfant, une jeune femme se lance dans la quête de sa part d’identité guadeloupéenne en interrogeant tour à tour son père et ses deux tantes. Elle retrace ainsi le parcours qui a conduit ces derniers d’un hameau perdu de leur île (là où les chiens aboient par la...
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    Après la naissance de son premier enfant, une jeune femme se lance dans la quête de sa part d’identité guadeloupéenne en interrogeant tour à tour son père et ses deux tantes. Elle retrace ainsi le parcours qui a conduit ces derniers d’un hameau perdu de leur île (là où les chiens aboient par la queue, qui donne le titre du livre) à la région parisienne où ils s’installeront définitivement.
    A travers ces trois personnages, on découvre la pauvreté et le manque d’espoirs, le racisme et une certaine quête de la blanchitude, les comportements issus de l’esclavage, l’émigration comme seule issue malgré la rupture culturelle qu’elle implique, le sous-développement qui sera peu à peu vaincu en même temps que les personnages s’arracheront à leur gangue de misère. On voit défiler la soumission comme une absence de vision de la possibilité de faire autrement puis, à travers la génération suivante, la découverte de d’autres regards sur le monde et les troubles sociaux violents qui s’ensuivent. C’est alors toute une part d’histoire soigneusement dissimulée aux métropolitains qui nous apparaît et qui nous fait voir autrement ces populations que nous croisons régulièrement.
    Un beau livre nécessaire, sans longueurs, que l’on parcourt sans que jamais n’affleure l’ennui, d’où on a le sentiment de ressortir enrichi.

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