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Voyage au bout de la nuit

Couverture du livre « Voyage au bout de la nuit » de Louis-Ferdinand Celine aux éditions Folio
  • Date de parution :
  • Editeur : Folio
  • EAN : 9782070360284
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

« - Bardamu, qu'il me fait alors gravement et un peu triste, nos pères nous valaient bien, n'en dis pas de mal !...
- T'as raison, Arthur, pour ça t'as raison ! Haineux et dociles, violés, volés, étripés et couillons toujours, ils nous valaient bien ! Tu peux le dire ! Nous ne changeons pas... Voir plus

« - Bardamu, qu'il me fait alors gravement et un peu triste, nos pères nous valaient bien, n'en dis pas de mal !...
- T'as raison, Arthur, pour ça t'as raison ! Haineux et dociles, violés, volés, étripés et couillons toujours, ils nous valaient bien ! Tu peux le dire ! Nous ne changeons pas ! Ni de chaussettes, ni de maîtres, ni d'opinions, ou bien si tard, que ça n'en vaut plus la peine. On est nés fidèles, on en crève nous autres ! Soldats gratuits, héros pour tout le monde et singes parlants, mots qui souffrent, on est nous les mignons du Roi Misère. C'est lui qui nous possède ! Quand on est pas sage, il serre... On a ses doigts autour du cou, toujours, ça gêne pour parler, faut faire bien attention si on tient à pouvoir manger... Pour des riens, il vous étrangle... C'est pas une vie...
- Il y a l'amour, Bardamu !
- Arthur, l'amour c'est l'infini mis à la portée des caniches et j'ai ma dignité moi ! que je lui réponds. »

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Articles (6)

Avis (27)

  • Bon, le titre est vraiment parfait. C'est vraiment le bout de la nuit.
    C'est un livre assez noir.
    L'écriture est de (très) bonne qualité.
    Le personnage subi énormément, il n'a en lui aucune rébellion, pas plus que son ami Léon Robinson. Ça donne envie de les secouer. Ce sont vraiment des...
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    Bon, le titre est vraiment parfait. C'est vraiment le bout de la nuit.
    C'est un livre assez noir.
    L'écriture est de (très) bonne qualité.
    Le personnage subi énormément, il n'a en lui aucune rébellion, pas plus que son ami Léon Robinson. Ça donne envie de les secouer. Ce sont vraiment des serial looser mais j'ai la sensation que ce n'est pas que de la malchance, ils ont une approche très négative de leur action.
    Par contre, je n'arrive pas à savoir si c'est une analyse rétro historique de ma part, mais je trouve vraiment le fond misogyne et raciste. C'est vraiment cet aspect qui m'a dérangé sinon c'est assez fascinant et c'est rare d'avoir à lire un vrai looser profondément perdant par posture.
    Je suis tiraillée, j'admire le travail d'écriture mais je n'ai quand même ^pas pris de plaisir à la lecture.
    Juste la satisfaction en terme de culture générale.

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  • Premier livre d'un « certain Louis-Ferdinand Céline » (1894-1961), vous connaissez ? (En fait, son vrai nom était Louis Ferdinand Destouches) : « Voyage au bout de la nuit », un grand classique du XXème siècle de la littérature française. Ce roman a d'ailleurs reçu le prix Renaudot en 1932. Je...
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    Premier livre d'un « certain Louis-Ferdinand Céline » (1894-1961), vous connaissez ? (En fait, son vrai nom était Louis Ferdinand Destouches) : « Voyage au bout de la nuit », un grand classique du XXème siècle de la littérature française. Ce roman a d'ailleurs reçu le prix Renaudot en 1932. Je vous le dis tout de suite, c'était bien mérité, car quel livre ! Pour un premier ouvrage, un coup de maître.
    Dire que c'est de deux voix qu'il a loupé le prix Goncourt.

    L'ouvrage est écrit à la première personne et le personnage raconte son expérience de la Première Guerre mondiale – du colonialisme en Afrique – des Etats-Unis de l'entre-deux-guerres et de la condition sociale en général.

    Le début :
    « Ça a débuté comme ça. Moi, j'avais jamais rien dit. Rien. C'est Arthur Ganate qui m'a fait parler. Arthur, un étudiant, un carabin lui aussi, un camarade. On se rencontre donc place Clichy. C'était après le déjeuner. Il veut me parler. Je l'écoute. »

    Ce roman est célèbre déjà par son style : langue parlée et de l'argot, ce qui a influencé la littérature française contemporaine. C'est l'expérience de Céline que l'on voit au travers de son personnage Ferdinand Bardamu (un double en quelque sorte). En effet, Louis-Ferdinand Céline a participé à la Première Guerre mondiale (1914), ce qui lui a fait voir combien le monde est absurde.
    D'ailleurs, il qualifie cette guerre d'»abattoir international en folie ».
    Pour lui, la guerre met trop en évidence la pourriture du monde, ce qui est un thème que l'on trouve souvent dans le roman.

    Pourtant, « Voyage au bout de la nuit » est bien plus qu'une simple critique de la guerre. le narrateur fait part de sa perplexité et de son mépris : qu'il s'agisse braves ou de lâches – de colonisateurs ou de colonisés – de Blancs ou de Noirs – d'Américains ou d'Européens – de pauvres ou de riches… Il n'épargne personne.

    Parmi les principaux personnages, rencontrés dans des lieux différents, on trouve : Ferdinand Bardamu (le narrateur) – Léon Robinson (un ami, presque un double) – Alcide (un ami en Afrique) – Lola (une Américaine) – Musyne (une violoniste) – Molly (une Américaine) – Bébert (un petit garçon) – la tante de Bébert – la famille Henrouille – Parapine (chercheur à l'institut Pasteur) – Baryton (un psychiatre) – Madelon (amante de Robinson et parfois de Bardamu) – Sophie (une infirmière) – l'abbé Protiste….

    L'histoire : Que des murs, dans un monde d'horreurs, de méchancetés, fourberies, menteries, lâchetés, et des pires encore ! … Notre Ferdinand navigue, tant bien que mal, plutôt mal que bien ! Pour la première et dernière fois (à ma connaissance) Louis Ferdinand se fait appeler Bardamu. C'est lui le héros de toute cette aventure ! … Lui, Ferdinand Bardamu, pauvre cloche, chair à canon de quatrième classe…

    La guerre, " La Grande », était encore plus horrible que la suivante pour le troupier. Ferdinand ne donne pas l'ombre d'une chance pour sauver sa peau. Autour de lui ce ne sont que des chairs qui volent et des hurlements qui atteignent les mamans depuis la Somme jusqu'à Marseille. « On ne pouvait pas tout éviter. «
    Il pense que vouloir tente de se débiner est très risqué, alors que se faire faire prisonnier l'est moins. C'est à cela qu'il pense quand en arrivant dans un village paumé, il tombe sur Léon Robinson. Et l'horreur continue, même lorsqu'il est nommé caporal. Son moral est au plus haut et il se dit : « La Patrie et haut les coeurs, baïonnette au canon, une pensée pour les cons. »

    Puis, le voilà blessé et retour à Paris où il rencontre une jeune Américaine, engagée volontaire dans la Croix-Rouge. Alors qu'un soir il l'a emmenée dans un restaurant, il fait mine de tirer sur tout le monde. On crie : « Au fou ! » et direction, justement, chez les fous où il ne cesse de se faire passer comme un simulateur car autrement, retour au front.

    Ferdinand Bardamu qui a vécu la Grande Guerre, a vu de près l'ineptie meurtrière de ses supérieurs dans les tranchées. C'est la fin de son innocence, mais c'est aussi le départ de sa descente eux enfers, une descente en aller simple, sans retour.

    C'est un long récit pessimiste imprégné par les horreurs de la guerre. Ensuite le héros part pour l'Afrique où l'on trouve le colonialisme. L'Enfer. Il fuit alors vers l'Amérique de Ford, celle du dieu dollar (et les bordels…).
    Bardamu n'aime pas les Etats-Unis mais c'est là qu'il rencontre Molly (une putain au grand coeur). Ils se sont aimés jusqu'au bout du « Voyage de la nuit », un voyage sans fond.

    Bardamu n'ayant pas de vocation pour travailler sur les machines des usines de Détroit, ni de côtoyer la misère humaine, il retourne en France pour terminer ses études de médecin et soigner les pauvres, métier qu'il exerce dans la banlieue parisienne où la détresse est la même qu'en Afrique ou dans les tranchées.

    Dans cet ouvrage, l'auteur « hurle » la souffrance de la guerre – la méchanceté des hommes – l'hypocrisie des bourgeois et le sort des pauvres.

    Dès la parution de « Voyage au bout de la nuit », c'est un scandale. Mais la presse et les milieux dits « autorisés » sont certains que le Goncourt 1932 est pour lui. Mais non ! Il reçoit tout de même le prix Renaudot.

    Il y aurait encore tellement de choses à dire sur ce livre que cela serait trop. Donc, inutile de vouloir analyser cet ouvrage car ce n'est pas le but d'une critique, si longue soit-elle et je pense que j'en ai assez raconté malgré tous les thèmes que l'on aurait pu aborder.

    A présent, Louis-Ferdinand Céline et Proust sont considérés comme les plus grands auteurs du XXème siècle.

    Un livre unique que « Voyage au bout de la nuit » ? C'est du Louis-Ferdinand Céline, tout est dit.

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  • Des années que je repoussais le moment de me lancer dans l'oeuvre du philosophe maudit.
    Vilipendé par les uns, encensé par les autres, il semble que Céline soit - toutefois- reconnu comme un très Grand écrivain .
    Que Fabrice Luchini lui ait consacré des spectacles entiers, récitant à l'envie...
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    Des années que je repoussais le moment de me lancer dans l'oeuvre du philosophe maudit.
    Vilipendé par les uns, encensé par les autres, il semble que Céline soit - toutefois- reconnu comme un très Grand écrivain .
    Que Fabrice Luchini lui ait consacré des spectacles entiers, récitant à l'envie des chapitres entiers de romans, ne pouvait me laisser indifférent.

    L'histoire de Ferdinand Bardamu, jeune étudiant en médecine, qui s'engage dans l'armée française à l'orée de la Grande Guerre.Un "voyage" qui le mène en Afrique (les Colonies) , en Amérique (les villes verticales) et retour en France pour exercer la médecine.
    Au délà du voyage géographique, Céline entraine le lecteur dans un "Voyage initiatique au coeur de la réalité du Monde" .
    Un voyage, une descente aux enfers pendant laquelle toutes les médiocrités de la nature humaine sont recencées. L'ignorance, la lâcheté, l'avarice, le mensonge, l'hypocrisie, la haine et enfin... le meurtre.
    Même l'Amour ne mérité pas son respect ; "L'Amour est l'infini mis à la portée des caniches"...
    La seule vérité est la Mort !

    Une oeuvre dense qu'il faut lire en prenant son temps car l'oeil misanthrope de Céline est partout.
    Comme le dit justement Luchini : " Voyage au bout de la nuit, c'est de la poésie en prose".
    J'arrive à comprendre que ce roman ait fait sensation et déstabilisé l'ordre établit.
    Voilà à quoi sert la littérature !
    Une oeuvre qu'il faut assurément avoir lu .

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  • J’ai du mal avec la lâcheté…. Tout est là, tout tourne autour de ce thème et malgré la forme et le style, je n’arrive pas à me défaire de cet étrange sentiment de rejet.

    J’ai du mal avec la lâcheté…. Tout est là, tout tourne autour de ce thème et malgré la forme et le style, je n’arrive pas à me défaire de cet étrange sentiment de rejet.

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  • Un livre extraordinaire qui vous marque pour la vie. Un style incomparable.

    Un livre extraordinaire qui vous marque pour la vie. Un style incomparable.

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  • Un classique de la littérature, qui vous passionne même sil vous fait souvent grincer des dents. Je l'ai conseillé encore et encore, la dernière fois à mes deux adolescents qui se sont régalé. Du coup, on est allé en famille voir Lucchini.

    Un classique de la littérature, qui vous passionne même sil vous fait souvent grincer des dents. Je l'ai conseillé encore et encore, la dernière fois à mes deux adolescents qui se sont régalé. Du coup, on est allé en famille voir Lucchini.

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  • la modernite et la richesse de son ecriture en ot fait un ecrivain a part

    la modernite et la richesse de son ecriture en ot fait un ecrivain a part

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