William Golding

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Avis sur cet auteur (7)

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    Couverture du livre « Sa majesté des mouches » de William Golding aux éditions Gallimard

    Mumu Dans le Bocage sur Sa majesté des mouches de William Golding

    Des enfants échoués sur une île déserte, âgés de 6 à 12 ans, sans aucun adulte, suite à un événement violent (il est question d’une explosion atomique), sans aucun repère, doivent avec ce qu’ils vont trouver sur cette île survivre et trouver un moyen d’être secourus….. Au sein de cette société...
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    Des enfants échoués sur une île déserte, âgés de 6 à 12 ans, sans aucun adulte, suite à un événement violent (il est question d’une explosion atomique), sans aucun repère, doivent avec ce qu’ils vont trouver sur cette île survivre et trouver un moyen d’être secourus….. Au sein de cette société miniature vont très vite s’affronter les différents caractères, ambitions, volontés pour structurer (ou pas) le groupe, le diriger, trouver les solutions pour survivre….

    Comme il est dans la nature humaine de trouver des remèdes à toutes situations, les enfants vont commencer par se lancer dans des réunions démocratiques, des prises de parole où la conque (le sceptre en quelque sorte) servira de repère pour identifier celui qui parle, un vote pour se trouver un chef…. Deux personnalités vont se démarquer : Ralph, le rationnel, le sage, pensant survie, protection et moyens d’être secourus. Jack, l’aventurier, l’impulsif, le guerrier, la force.

    Et entre ces deux leaders, il y a les autres, tous les autres : Porcinet, le gentil, le doux, le souffre-douleur mais aussi le conciliateur, le faible mais qui détient un objet d’un grand pouvoir et puis tous les autres, les Petits, les suiveurs, tantôt pour l’un, tantôt pour l’autre suivant celui qui élève la voix, qui répond à leurs attentes, à leurs faims, qui les rassure ou les terrorise.

    Installer la peur pour prendre le pouvoir, revenir à l'état bestial pour éliminer les gêneurs, ne plus écouter la raison mais faire appel à ses plus bas instincts pour survivre.

    A l’image des adultes, ils vont se trouver un totem : une tête de truie, sorte de Veau d’or qui représente pour un des groupes leur Dieu de ralliement, entouré d’un nuage de mouches, Sa Majesté des Mouches va devenir leur emblème. Et comme dans toutes religions il y aura des sacrifices, des martyrs.

    Ce court roman, sorte de roman d’apprentissage et d’avertissement à la vie en communauté est un pamphlet destiné à la jeunesse (attention c’est tout de même assez violent par moment) mais qui est universel…. On y retrouve toutes les caractéristiques d’une société qui naît, se créée et où l’homme cherchera à prendre le pouvoir;

    Cela commence comme une robinsonnade mais on sent très vite qu’il va y avoir dualité, affrontement et confrontation pour finalement se terminer dans un « jeu » de massacres et une chasse à l’homme.

    L’humain y est relaté dans ce qu’il a de plus sombre, de plus noir, de plus violent. Des enfants qui vont devenir les graines d’hommes quand ils se voient confrontés à l’urgence de manger, de vivre, de se protéger. C’est une allégorie de notre Société dans ce qu’elle a de plus violent dans ses sentiments., dans ses aspirations.

    Face à la faim, face à la peur, face aux pouvoirs William Golding (Prix Nobel de Littérature en 1983) utilise des enfants afin d’exposer sa vision de l’homme dans ce qu’il a de plus noir.

    Même si je n’ai pas fait une découverte sur le fond de l’histoire (je crois même avoir vu un jour une adaptation cinématographique de ce récit), j’ai été touchée par la montée en puissance du drame qui est en train de se jouer, par la violence de certaines scènes d’autant plus que l’ensemble est ramené à hauteur d’enfants, des comportements d’adultes à échelle d’enfants, où les plus bas instincts humains naissent et atteignent leurs paroxysmes.

    J’ai parfois été gênée par la répétition des prénoms des enfants, par les explications sur la configuration de l’île mais tout cela n’est que détails par rapport au message que porte ce genre de littérature, qui nous renvoie à soi, aux autres, à notre société et à la condition humaine. A lire à tout âge pour être confronté à ce que l’homme porte en lui, dans ses gênes dès son plus jeune âge et qui ne demande qu’à être mis à jour.

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    Couverture du livre « Sa majesté des mouches » de William Golding aux éditions Gallimard

    Léocadie sur Sa majesté des mouches de William Golding

    Une bande de garçons britanniques s'échouent sur une île déserte à la suite d'un accident. Aucun adulte n'est là pour veiller sur eux, et l'un d'entre eux, Ralph, soutenu par Piggy, devient le chef. Tout semble idyllique au départ, mais les rivalités et les opportunités de cruauté découvertes...
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    Une bande de garçons britanniques s'échouent sur une île déserte à la suite d'un accident. Aucun adulte n'est là pour veiller sur eux, et l'un d'entre eux, Ralph, soutenu par Piggy, devient le chef. Tout semble idyllique au départ, mais les rivalités et les opportunités de cruauté découvertes par certains garçons en chassant viennent tout détruire. L'auteur décortique ici la sauvagerie de l'humain, sa capacité à détruire et à oublier toute raison au profit d'un mode de vie cruel et malsain. Les phénomènes de groupe sont à l'oeuvre, et on assiste, impuissants, à des scènes de plus en plus terribles, jusqu'au sauvetage final. C'est un roman assez dur à lire, parce qu'il révèle l'obscurité qui règne au fond des cœurs d'enfants dits civilisés et éduqués, et cela reflète assez bien la nature humaine, implacable, monstrueuse.

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    Couverture du livre « Sa majesté des mouches » de William Golding aux éditions Gallimard

    Sabine Leroux sur Sa majesté des mouches de William Golding

    Ce bouquin j'aurai du le lire pendant mes études d'éducatrice en sociologie, ça reflète très bien les phénomènes de groupe!!!!

    Ce bouquin j'aurai du le lire pendant mes études d'éducatrice en sociologie, ça reflète très bien les phénomènes de groupe!!!!

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    Couverture du livre « Sa majesté des mouches » de William Golding aux éditions Gallimard

    lucie sluse sur Sa majesté des mouches de William Golding

    je l'ai lu ado, j'avais adoré

    je l'ai lu ado, j'avais adoré