Vivre ensemble

Couverture du livre « Vivre ensemble » de Emilie Frèche aux éditions Stock
  • Date de parution :
  • Editeur : Stock
  • EAN : 9782234081734
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

« La première fois qu'ils se sont vus tous les quatre, le fils de Pierre n'a pas supporté un mot du fils de Déborah, ou peutêtre était-ce juste un rire, et, pris d'une rage folle, il s'est mis à hurler qu'il les détestait, que de toute façon elle ne serait jamais à son goût et Léo jamais son... Voir plus

« La première fois qu'ils se sont vus tous les quatre, le fils de Pierre n'a pas supporté un mot du fils de Déborah, ou peutêtre était-ce juste un rire, et, pris d'une rage folle, il s'est mis à hurler qu'il les détestait, que de toute façon elle ne serait jamais à son goût et Léo jamais son frère, puis il a attrapé un couteau de boucher aimanté à la crédence derrière lui et, le brandissant à leur visage, il a menacé de les tuer cela faisait une heure à peine qu'il les connaissait. » Tout le monde ne parle que du vivre-ensemble mais, au fond, qui sait vraiment de quoi il retourne, sinon les familles recomposées ? Vivre ensemble, c'est se disputer un territoire.

Donner votre avis

Articles (4)

Voir tous les articles

Les derniers avis

  • Un roman dense et touffu qui aborde plusieurs thèmes :celui de la difficulté d'une famille recomposée, celui de la difficulté d'aider son prochain, notamment les migrants, celui de vivre dans notre société.
    Le roman nous plonge dans une ambiance pesante, celle de la peur, celle de...
    Voir plus

    Un roman dense et touffu qui aborde plusieurs thèmes :celui de la difficulté d'une famille recomposée, celui de la difficulté d'aider son prochain, notamment les migrants, celui de vivre dans notre société.
    Le roman nous plonge dans une ambiance pesante, celle de la peur, celle de la violence . C'est l'atmosphère bizarre qui flotte sur Paris et la France depuis les attentats qui est relatée ici.
    C'est la vie actuelle avec ses banalités, ses volontés d'avancer malgré tout. 2 adultes et 2 enfants tentent de vivre, au milieu de cette ambiance, au sein d'une société qui a mis en avant le "vivre ensemble" et toutes les situations relatées dans ce texte mettent ce concept à l'œuvre et en montrent les échecs.
    Un texte qui comme la vie n'approfondit rien, comme certains le déplorent mais nous plonge dans les méandres de la difficulté d'exister avec les autres.
    Un beau roman !

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Deborah et Pierre sont en terrasse d’un café parisien lorsqu’ils assistent impuissants aux attentats sanglants qui meurtrissent la France. Sortir vivant de l’horreur, cela vous change profondément... Peu de temps après, lucides quant à la fragilité de la vie, ces rescapés conscients d’être des...
    Voir plus

    Deborah et Pierre sont en terrasse d’un café parisien lorsqu’ils assistent impuissants aux attentats sanglants qui meurtrissent la France. Sortir vivant de l’horreur, cela vous change profondément... Peu de temps après, lucides quant à la fragilité de la vie, ces rescapés conscients d’être des miraculés décident de vivre ensemble. Au fil des jours, Salomon, le fils de Pierre largement manipulé par celle que Pierre nomme MdS (mère de Salomon, c’est dire !) va se rebeller contre cette famille qu’il rejette de toutes ses forces d’adolescent sensible et différent, violent et solitaire.
    Chaque semaine Pierre part à Calais. Dans la jungle il assiste bénévolement les migrants dans leurs démarches pour obtenir des papiers et un accueil digne. Pourtant, là aussi, ces hommes et ces femmes qui ont traversé des frontières, mers et montagnes, pays en guerre, recomposent les haines et les combats fratricides qui leur ont fait quitter leur pays…
    Dans le Vivre ensemble d’Emilie Frèche il y a cette famille recomposée que l’on tente parfois en vain de composer, il y a la difficulté à vivre avec un enfant difficile, différent, l’acceptation de la religion de l’autre, de ses habitudes, de son passé. Il y a aussi l’ombre des attentats terroristes qui ont touché le pays en novembre puis en juillet et la capacité de résilience des rescapés.
    C’ est un roman qui parle sans se cacher de l’utopie que représente le Vivre ensemble, qui avoue qu’il est parfois difficile d’accepter l’autre, celui qui est différent, qui vous interpelle mais vers qui on a tant de mal à aller. Qu’il s’agisse de la famille, des relations avec les enfants, entre hommes et femmes, ou même de migrants, l’inconnu, le repli sur soi comme le communautarisme sont souvent des freins trop importants à l’acceptation de l’autre. Une fois de plus Emilie Frèche a les mots pour nous faire réfléchir, son talent nous emporte dans une intrigue à plusieurs niveaux qui ne nous lâche pas jusqu’à la toute dernière page.
    Chronique complète sur le blog Domi C Lire : https://domiclire.wordpress.com/2018/09/08/vivre-ensemble-emilie-freche/

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Je remercie les éditions Stock et Netgalley. J’ai pu, grâce à eux, me faire un avis, sur ce livre, qui a crée tant de polémiques lors de le rentrée littéraire.
    Je ne sais pas trop comment me situer à l’issue de cette lecture, c’est un roman très violent et extrêmement dérangeant….
    « Vivre...
    Voir plus

    Je remercie les éditions Stock et Netgalley. J’ai pu, grâce à eux, me faire un avis, sur ce livre, qui a crée tant de polémiques lors de le rentrée littéraire.
    Je ne sais pas trop comment me situer à l’issue de cette lecture, c’est un roman très violent et extrêmement dérangeant….
    « Vivre ensemble » cela sonne comme une promesse électorale et du reste, l’un des thèmes de cet opus qui brasse de très larges sujets.
    Les attentats, comment vivre après, avec , que déclenchent ils au quotidien ? La haine des peuples, mais aussi, comme pour cette famille, la décision de vivre ensemble justement. Une manière de contrecarrer l’horreur, de profiter de la vie ?
    Le sort des migrants, Calais et « sa jungle », sa violence, comment la gérer et quel impact sur la société.
    Et puis, le point litigieux qui a nécessité le bandeau d’avertissement sur le respect de la vie privée, avec cet adolescent, aux troubles psychologiques sévères.
    C’est bien écrit, on le lit très vite car on espère un dénouement heureux pour cette famille mais, malgré tout, je suis restée sur ma fin. Trop prévisible, trop téléphonée….et pourquoi ??
    Des sujets peut être trop nombreux, au final, trop effleurés, et des personnages secondaires, qui auraient mérités d’être plus étoffés.
    En tous les cas, un livre à découvrir, car il suscite des questions et des émotions et en cela, c’est très réussi !!

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Avis final Explorateur de la rentrée littéraire :

    Suite aux attentats du 13 novembre 2015, Déborah et Pierre, qui en réchappent, décident de s’installer ensemble. La situation n’est pas des plus simples car ils amènent chacun un fils d’une précédente union, Léo (celui de Déborah) et Salomon...
    Voir plus

    Avis final Explorateur de la rentrée littéraire :

    Suite aux attentats du 13 novembre 2015, Déborah et Pierre, qui en réchappent, décident de s’installer ensemble. La situation n’est pas des plus simples car ils amènent chacun un fils d’une précédente union, Léo (celui de Déborah) et Salomon (celui de Pierre). La cohabitation est difficile car il faut apprendre à s’apprivoiser. Et le caractère plein de violence de Salomon n’aide pas, accentué par le caractère nocif de sa mère, nommée tout le long MdeS…
    J’ai beaucoup aimé ce roman que j’ai dévoré en 48h. Le style est fluide, on s’attache rapidement aux personnages, on essaye de comprendre le mal-être de Salomon, sa cause ; on s’attache tout de suite à l’attachant Léo et on est pris d’empathie pour Pierre et Déborah qui essaient de gérer leurs enfants et leurs relations du mieux qu’ils peuvent tout en se remettant du traumatisme des attentats. Tous les personnages, même secondaires, sont bien développés et au final ne servent pas de faire valoir aux personnages principaux. Certes, j’aurais aimé voir plus MdeS, la mère de Salomon, directement et pas que par les sms ou appels que reçoit Pierre mais au final cela permet de cerner le personnage sans soucis et de s’en faire une idée.
    Le titre du roman « Vivre-ensemble » est bien choisi car l’on voir les différents aspects de cette expression : vivre en famille, ici encore plus en famille recomposée ; vivre en communauté ; vivre entre communautés religieuses.
    J’ai été touchée par la manière de l’auteure de traiter des attentats, des évènements de 2015 et 2016. Ayant une sœur vivant à Paris en 2015 et moi-même vivant à Nice en 2016, j’ai eu peur ne pas arriver à lire un roman qui se passe durant cette période, qui en traite directement puisque les personnages les vivent personnellement. C’est le premier roman que j’ose ouvrir qui traite de ses sujets. J’ai apprécié la pudeur et le fait de ne pas tomber dans le pathos.
    Ce roman évoque plusieurs sujets de sociétés, par petites touches, peut-être pas assez détaillées pour certains, mais cela ne m’a pas gêné car au final nous sommes dans un roman et non un essai. J’ai aimé le fait qu’il parle de la Jungle de Calais car finalement je me rends compte que c’est la première fois que je vois ce sujet dans un roman et je me rends compte qu’à trop se fier aux médias, on passe peut-être à côtés de certaines choses qui se passent sur le terrain.
    J’ai juste été un peu déçue de la fin du roman que je ne trouve peut-être pas assez aboutie à mon sens. Elle laisse un champs à l’imagination du lecteur mais pour moi j’aime bien que l’histoire se finisse pas en queue de poisson finalement 
    Un très bon roman que je conseille par son style, son histoire par laquelle on est happés dès la première ligne. Un coup de cœur de la rentrée littéraire.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Une histoire de famille recomposée sur fond de difficutés psychiques d'un ado, de migrants à Calais, d'engagements politiques, de choc post attentats Parisiens et d'amour fulgurent.

    C'est le programme de ce livre, la narratrice, Déborah, se lance dans la description de son histoire d'amour...
    Voir plus

    Une histoire de famille recomposée sur fond de difficutés psychiques d'un ado, de migrants à Calais, d'engagements politiques, de choc post attentats Parisiens et d'amour fulgurent.

    C'est le programme de ce livre, la narratrice, Déborah, se lance dans la description de son histoire d'amour fulgurente et passionnée avec un avocat - défenseur des droits des migrants à Calais dont il est originaire ; Pierre. C'est au lendemain des attentats parisiens dont ces deux êtres aux histoires d'amour et de couple complexe  s'en sont miraculeusement échappés qu'ils décident, avec leurs histoire de vie particulières avec chacun des garçons issus d'une première relation, de vivre ensemble leur histoire. 

    De nombreuses problématiques vont alors surgir et mettre en péril cette histoire d'amour, qu'elles soient propres à chacun des deux personnages ; tout d'abord tenter de vivre à 4 avec des ados au tempérament propre et surtout au fils de Pierre, Salomon, un être au psychisme violent, refusant la nouvelle relation de son père dont la mère semble aussi fortement catégorielle, les relations autour de la religion (Déborah et Léo sont de religion juive), de la politique (Pierre et ses engagements de plus en plus politiques) comme des origines familliales de chacun....

    Roman parfois violent, au demeurant fort classique et sur fond de problèmes actuels, mais qui se lit facilement et rapidement. Pas sûr qu'en ce qui me concerne je le retiennes plus que cela dans cette Rentrée Littéraire de l'automne 2018.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Un livre fort, puissant qui tient en haleine tant la tension est palpable. Et franchement, que cela plaise ou non à certaines personnes qui pourraient se sentir directement concernées, je m'en moque. Je retiens ici une écriture sans concessions, un thème, je devrais dire plusieurs thèmes, le...
    Voir plus

    Un livre fort, puissant qui tient en haleine tant la tension est palpable. Et franchement, que cela plaise ou non à certaines personnes qui pourraient se sentir directement concernées, je m'en moque. Je retiens ici une écriture sans concessions, un thème, je devrais dire plusieurs thèmes, le sujet de Vivre ensemble n'étant pas uniquement la famille mais également le monde qui nous entoure avec ses aberrations, ses mensonges, ses violences. De violence, il en est question tout au long du roman. Verbale et physique, violence qui surgit de nulle part, porte un nom ou se veut anonyme. Violence dans l'indifférence face à la différence, violence au quotidien quand l'un domine l'autre. J'ai trouvé le roman d'Emilie Frèche à la hauteur et je la félicite d'avoir osé l'écrire, compte tenu de la polémique qui lui a fait écho et qui était prévisible, il me semble.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Bonjour à tou(te)s,

    Vivre ensemble est le quatorzième roman d'Émilie Frèche. Autofiction, il aborde essentiellement les difficultés à refonder une famille, les relations conflictuelles entre enfant(s) et beau(x)-parent(s). Lorsque l'on sait qu'un enfant sur dix vit dans une famille...
    Voir plus

    Bonjour à tou(te)s,

    Vivre ensemble est le quatorzième roman d'Émilie Frèche. Autofiction, il aborde essentiellement les difficultés à refonder une famille, les relations conflictuelles entre enfant(s) et beau(x)-parent(s). Lorsque l'on sait qu'un enfant sur dix vit dans une famille recomposée, on imagine l'écho que va avoir ce titre de la rentrée littéraire 2018.

    Il y a des événements qui précipitent certaines décisions. Parce qu'elle a échappé aux attentats du 13 novembre 2015, Déborah décide de sauter le pas et d'emménager avec Pierre, son compagnon. Ils ont chacun un fils. Léo est le fils de Déborah, Salomon celui de Pierre. Une semaine sur deux, c'est ensemble qu'ils vont devoir vivre dans le nouvel appartement parisien. La première fois qu'ils se sont vus tous les quatre, Salomon, pris d'une rage folle, a hurlé qu'il détestait Déborah et son fils. Il les a même menacés avec un couteau de boucher. Welcome !
    Alors que l'on ne cesse de nous rabattre les oreilles avec le vivre ensemble, au sein de cette famille recomposée, une difficile cohabitation s'annonce.

    Vivre ensemble est un roman résolument contemporain qui aborde des thèmes aussi variés que le traumatisme post-attentats, la jungle de Calais et le statut des réfugiés, le racisme ordinaire dont sont victimes certaines communautés, les relations entre parents séparés et celles avec les enfants nés d'une précédente union, le tout vu du prisme d'une famille qui tente de se (re)composer. La psychologie des personnages nous est révélée au fil des pages et surtout au gré des crises de Salomon, un véritable terroriste dans son genre. La tension au sein de cette nouvelle tribu qui essaie de s'apprivoiser est palpable, elle monte crescendo.

    C'est à travers des sujets éminemment d'actualité qu'Émilie Frèche évoque la difficulté pour des êtres humains à cohabiter, à partager un territoire dans ce qu'il a de plus intime, qu'il s'agisse des réfugiés, des communautés d'origines religieuses différentes, des membres d'une famille qui tente de se (re)fonder.

    Vivre ensemble m'a fait penser à Chanson douce de Leïla Slimani à l'exception toutefois de la fin. Si l'issue du prix Goncourt 2016 était connue dès les premières pages, celle du dernier roman d'Émilie Frèche est ouverte et laissée à la libre appréciation du lecteur. Hormis cette divergence, ces romans sont proches, tant dans l'écriture, l'ambiance et le rythme. De surcroît, les personnages sont issus du même microcosme. Quoi qu'il en soit, je souhaite à Émilie Frèche de connaître le même sort que Leïla Slimani. Une chose est sûre, c'est que durant cette rentrée littéraire, on parlera de Vivre ensemble et pas uniquement dans les programmes et les milieux politiques..

    https://the-fab-blog.blogspot.com/2018/09/mon-avis-sur-vivre-ensemble-demilie.html

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Emilie Frèche campe le propos dès le premier paragraphe "La première fois qu'ils se sont vus tous les quatre, le fils de Pierre n'a pas supporté un mot du fils de Déborah, ou peut-être était-ce juste un rire, une mimique et pris d'une rage folle, il s'est mis à hurler qu'il les détestait, que de...
    Voir plus

    Emilie Frèche campe le propos dès le premier paragraphe "La première fois qu'ils se sont vus tous les quatre, le fils de Pierre n'a pas supporté un mot du fils de Déborah, ou peut-être était-ce juste un rire, une mimique et pris d'une rage folle, il s'est mis à hurler qu'il les détestait, que de toute façon elle ne serait jamais à son goût et Léo non plus, qu'elle ne serait jamais sa mère et Léo jamais son frère, puis il a attrapé le couteau de boucher aimanté à la crédence derrière lui et, le brandissant à leur visage, il a menacé de les tuer - cela faisait une heure à peine qu'il les connaissait."

    Pierre, 45 ans, est un avocat engagé pour la cause des demandeurs d'asile. Il intervient régulièrement sur le site de la jungle à Calais et a un fils de 10 ans, Salomon. Déborah réalise des documentaires pour la télé et a un fils de 13 ans, Léo. Quelques jours après avoir échappé aux attentats du 13 novembre 2015, poussés par le désir de vivre vite dans ce contexte de terreur, Pierre et Déborah aménagent ensemble avec leurs deux fils. Ils s'aiment et ont la même vision du monde, Pierre connait et apprécie Léo mais Déborah ne connait que très peu Salomon.

    Alors que Léo est un adolescent positif respirant la joie de vivre, Déborah est immédiatement confrontée à la violence de Salomon, à ses crises, à son comportement étrange, le jeune garçon qui ne quitte jamais son cartable, même à table, semble incapable de gérer ses émotions. Il délimite son territoire et ne veut rien avoir à faire avec Déborah et Léo. Odieux avec Déborah, il la provoque sans cesse mais a un tout autre comportement quand Pierre est là, accaparant l'attention de son père dès qu'il rentre le soir. Rapidement Déborah a peur de cet enfant qui vit avec eux une semaine sur deux, elle est terrifiée par la folie qu'elle a perçue dans son regard. Autant Déborah entretient des relations amicales avec son ex-mari, autant les parents de Salomon se tiraillent, la mère, particulièrement toxique, harcèle son ex-mari au téléphone et manipule son fils.

    Comment vivre avec l'enfant de son conjoint, en particulier quand celui-ci est différent, comment se positionner quand le sujet de la différence de son enfant est tabou pour le conjoint? "On ne peut pas parler de l'enfant de l'autre dans une famille recomposée".

    Après un excellent début, j'ai trouvé que ce roman ne tenait pas sur la longueur sur la question des recompositions familiales difficiles. Pour moi l'attitude de Pierre est peu crédible lorsqu'il n'avertit pas sa compagne des difficultés de son fils, la laissant se débrouiller seule avec lui. Les hypothèses émises pour expliquer le comportement de Salomon m'ont semblé assez tirées par les cheveux. De plus, j'ai trouvé que l'auteure s'égarait, perdant de vue son sujet principal, quand elle élargit son propos en dissertant sur le vivre ensemble, slogan de la gauche, à l'occasion de la campagne pour la députation dans laquelle Pierre se lance. Le roman devient alors un livre engagé politiquement et non plus un roman sur la recomposition familiale comme le laisse entendre la quatrième de couverture que je n'ai lue qu'après avoir terminé le roman comme à mon habitude. L'intention de l'auteure était sans doute de faire un parallèle entre la tension au sein de la société et celle qui sévit au sein de cette famille recomposée mais la façon dont elle a abordé superficiellement cette question sur quelques pages m'a donné une impression de dispersion. Bref, après un début fulgurant, ce livre n'a pas tenu ses promesses.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Paris, 13 novembre 2015, le pays tout entier plonge dans l’horreur.
    Deborah, qui a miraculeusement échappé aux tirs, prend la décision de vivre avec Pierre et son fils Salomon, la vie est courte et se doit d’être vécue. Deborah a un fils, Léo. A eux quatre, ils vont vivre ensemble, constituer...
    Voir plus

    Paris, 13 novembre 2015, le pays tout entier plonge dans l’horreur.
    Deborah, qui a miraculeusement échappé aux tirs, prend la décision de vivre avec Pierre et son fils Salomon, la vie est courte et se doit d’être vécue. Deborah a un fils, Léo. A eux quatre, ils vont vivre ensemble, constituer une famille recomposée. L’harmonie ne fait aucun doute entre deux adultes qui s’aiment, respectueux de la religion de l’autre. Pourtant des ombres et des menaces vont planer dès les premières pages, le comportement de Salomon va rapidement ternir ce beau projet.
    Tout ce petit monde va expérimenter le « vivre ensemble » dans une période post attentats. En effet comment vivre ensemble dans la sphère publique et dans la sphère privée ?
    Un court roman qui explore une période trouble, qui aborde des thèmes délicats, la famille recomposée, le sort des migrants de la jungle de Calais, les doutes et les regards suspicieux au quotidien envers certains, la survie après les attentats.
    Et justement, à mon avis, c’est la limite de l’exercice car à force de brasser trop large, les problématiques sont effleurées, posées, sans réponse. Une juxtaposition insolite et frustrante, voire dérangeante. J’ai trouvé extrêmement caricatural le profil de Salomon. La fin m’a laissée interrogative.
    Un peu déçue par ce roman, certes bien écrit ; j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher aux personnages pourtant mobilisés par leur destin, bien décidés à transcender leurs différences, bien impuissants aussi.
    Lecture en demi-teinte qui ne m’a pas convaincue et m’a parfois dérangée.
    Je n’ai pris connaissance des polémiques consécutives à la sortie du roman qu’après l’avoir lu et avoir rédigé mon avis. Pour autant elles expliquent peut être - partiellement - ma retenue et me confirment dans ma réserve vis-vis de ce récit

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Pierre et Déborah s’aiment et suite aux attentats du 13 novembre auxquels ils ont assisté, ils ressentent le besoin d’emménager ensemble avec leurs enfants respectifs. La cohabitation va cependant se révéler difficile à cause du fils de Pierre, Salomon, un enfant précoce en proie à des accès de...
    Voir plus

    Pierre et Déborah s’aiment et suite aux attentats du 13 novembre auxquels ils ont assisté, ils ressentent le besoin d’emménager ensemble avec leurs enfants respectifs. La cohabitation va cependant se révéler difficile à cause du fils de Pierre, Salomon, un enfant précoce en proie à des accès de violence. Déborah et son fils Léo vont difficilement le supporter au quotidien et vivre ensemble va ressembler à un véritable défi pour cette famille recomposée où chacun va devoir faire des concessions.

    Même s’il s’agit d’une autofiction, toujours très à la mode, je suis entrée dans ce livre en le considérant comme un roman en dehors de toute polémique, des éléments fictifs étant certainement mêlés à la réalité. Dès les premières lignes, je me suis plongée complètement dans le récit. En effet, l’écriture d’Émilie Frèche est très fluide, certes un peu plate mais redoutablement efficace en utilisant toujours les mots justes et c’est bien là le plus important dans ce court roman qui va droit au but. Il est difficile à lâcher car la tension est constante, les relations entre les personnages évoluent très vite et parfois de manière inattendue. On se demande avec appréhension comment cela va finir. A priori le sujet de la famille recomposée ne m’attirait pas mais la présence de ce garçon violent a certainement changé la donne car il donne une dimension supplémentaire à la complexité du « vivre ensemble ». L’auteure s’interroge d’ailleurs sur ce terme et aborde également la problématique des communautarismes en impliquant son personnage Pierre dans le bénévolat auprès des migrants de la Jungle de Calais pour introduire les questionnements sur le sujet. Les attentats sont également très présents en toile de fond.

    Le petit bémol est que j’ai trouvé les personnages assez caricaturaux : la mère juive qui a un enfant avec un père musulman, le bénévole à Calais dont le père a été déporté pendant la guerre. Certaines scènes peuvent également mettre le lecteur mal à l’aise car Déborah a parfois des réactions très violentes envers Salomon mais il faut reconnaître que ce dernier la pousse à bout. À part cela, j’ai vraiment apprécié ma lecture et j’ai ressenti la peur de Déborah et de Léo vis-à-vis du fils de Pierre. L’auteure montre bien la difficulté de trouver une harmonie dans une famille recomposée et posent les questions que cette recherche implique : comment composer avec les autres ? Quelles sont les concessions à faire ? Jusqu’où peut-on aller avec les enfants qui ne sont pas les siens ? Comment le couple peut tenir dans cette atmosphère ?

    Bref, malgré quelques réserves, j’ai eu un petit coup de cœur pour ce roman revisitant le mythe de Caïn et Abel. Avec un style efficace, Émilie Frèche nous raconte la difficulté de parvenir un équilibre dans une famille recomposée pour vivre ensemble de manière apaisée. La tension croît tout au long du récit et je l’ai lu d’une traite, je le recommande donc à tout le monde.


    Le rendez-vous de la page 100 – Les Explorateurs de la rentrée

    Après les attentats du 13 novembre, Pierre et Déborah ressentent le besoin d’emménager ensemble. Ils ont chacun un fils de leur côté et vivre ensemble va se révéler très compliqué. En effet, le fils de Pierre, Salomon, est en proie à des accès de violence difficilement contrôlables et Léo, le fils de Déborah, le supporte très mal.

    Je viens de dévorer les cent premières pages et j’ai eu du mal à le poser pour rédiger ce premier avis. Les chapitres courts s’enchaînent très vite, l’auteure va droit au but avec une écriture directe et sans fioritures et on sent la tension croissante dans cette famille recomposée. Le sujet de ce livre ne me touchait pas a priori mais force est de constater que j’accroche complètement ! J’ai hâte de connaître la suite et de découvrir comment les relations entre les personnages vont évoluer dans le bon ou… dans le mauvais sens. Bref, je vous laisse et j’y retourne immédiatement !

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
Voir tous les avis

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.

Récemment sur lecteurs.com