Vanessa Schneider

Vanessa Schneider
Vanessa Schneider, née en 1969, est journaliste à M, le magazine du Monde. Elle est l'auteur chez Stock de trois romans, "La Mère de ma mère" (2009), "Tâche de ne pas devenir folle" (2009), "Le Pacte des vierges" (2011).

Avis (23)

  • Couverture du livre « Tu t'appelais Maria Schneider » de Vanessa Schneider aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Nathalie Chartier sur Tu t'appelais Maria Schneider de Vanessa Schneider

    Un hommage sincère et émouvant de Vanessa Schneider à sa cousine Maria de 17 ans son ainée qu’elle a admirée et beaucoup aimée.
    Des souvenirs jamais écrits en commun qu’elle se décide à coucher sur le papier après le décès de Maria en 2011.
    Maria Schneider, l’actrice sulfureuse, hantée et à...
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    Un hommage sincère et émouvant de Vanessa Schneider à sa cousine Maria de 17 ans son ainée qu’elle a admirée et beaucoup aimée.
    Des souvenirs jamais écrits en commun qu’elle se décide à coucher sur le papier après le décès de Maria en 2011.
    Maria Schneider, l’actrice sulfureuse, hantée et à jamais maudite après le tournage du dernier Tango à Paris, le film de Bertolucci, sorti en 1972. Tellement scandaleux qu’il fut interdit aux moins de 18 ans et suscita une vive polémique après une scène qui est restée dans les mémoires. Une scène qui n’était pas dans le script, que Marlon Brando et Bertolucci ont imposé à Maria, alors âgée de 20 ans !
    Et c’est là le fardeau de Maria Schneider : toute sa vie restera marquée par ce film. Il ne lui sera proposé que des scénarios dénudés, émaillés de scènes de sexe. Elle sombrera alors dans tous les excès et vieillira loin des plateaux, ne consentant que de brèves apparitions où le fantôme du Tango la poursuivra dans toutes les interviews.
    Maria n’aura jamais de bases familiales stables mis à part des séjours dans la famille de Vanessa. Sa mère s’en désintéresse, son père (Daniel Gelin) ne l’a jamais reconnue, ni protégée. Son ami sincère Alain Delon et sa mère de substitution Brigitte Bardot lui apporteront un peu de douceur.
    J’ai vraiment aimé ce livre qui, au travers du parcours de Maria Schneider, met en évidence le sort réservé à de nombreuses jeunes femmes dans le milieu du cinéma.
    Si Bertolucci a consenti à de plates excuses des années après, c’est uniquement en raison du mouvement me too qui a changé la donne ces dernières années après le scandale de l’affaire Weinstein.
    C’est un très bel hommage, une réhabilitation.
    Je précise que Vanessa Schneider est une journaliste dont j’apprécie les prises de position éclairantes, qui réussit avec ce récit le tour de force de ne pas verser dans une version sordide et poeple.
    Un récit éclairant, lumineux, émouvant, révoltant que je recommande vivement.
    Merci à #netgalleyfrance# et aux #editions Grasset#.

  • Couverture du livre « Tu t'appelais Maria Schneider » de Vanessa Schneider aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Pen Parrau sur Tu t'appelais Maria Schneider de Vanessa Schneider

    L’écriture de Vanessa Schneider nous entraine aux côtés de sa cousine dont le destin pris des chemins complexes.
    Très jeune, elle se retrouve en haut de l’affiche, et le film qui l’a brisera lui donnera une aura de star provocante. Ce film, c’est le dernier Tango à Paris de Bertolucci.
    Le...
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    L’écriture de Vanessa Schneider nous entraine aux côtés de sa cousine dont le destin pris des chemins complexes.
    Très jeune, elle se retrouve en haut de l’affiche, et le film qui l’a brisera lui donnera une aura de star provocante. Ce film, c’est le dernier Tango à Paris de Bertolucci.
    Le regard de Vanessa Schneider sur sa cousine est tendre. À travers ce destin tragique, elle raconte aussi sa famille atypique.

    Un an après l’affaire Weinstein, l’histoire résonne autrement. On se dit que cela ne pourrait plus arriver ou qu’au moins Maria serait entendu.

    Il faut dire que dans ce livre on croise des hommes pathétiques dans leur désir de possession et de séduction.

  • Couverture du livre « Tu t'appelais Maria Schneider » de Vanessa Schneider aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Henri-Charles Dahlem sur Tu t'appelais Maria Schneider de Vanessa Schneider

    Le tango funèbre

    En racontant la vie de sa cousine, l’actrice Maria Schneider qui avait défrayé la chronique lors de la sortie du Dernier tango à Paris, Vanessa Schneider fait le récit d’une époque autant que celui d’un drame personnel.

    « Avec sa bouille d’éternelle femme-enfant et son...
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    Le tango funèbre

    En racontant la vie de sa cousine, l’actrice Maria Schneider qui avait défrayé la chronique lors de la sortie du Dernier tango à Paris, Vanessa Schneider fait le récit d’une époque autant que celui d’un drame personnel.

    « Avec sa bouille d’éternelle femme-enfant et son caractère de petit chat sauvage, elle a conquis le monde avec la fulgurance d’une météorite enflammée qui pulvérisa tout sur son passage! Passage éclatant mais éphémère où, offrant son corps de velours à un Marlon Brando au faîte de sa gloire, elle choque, scandalisa par son impudeur, mais marqua à jamais par son insolence une époque qu’elle a désormais personnifiée. Sous ces dehors, ces images, se cachait un petit cœur perdu, une gamine à la dérive, sans port d’attache, propulsée au plus haut sans y être préparée, redescendant forcément sans parachute et livrée à tous les excès pour combler les vides d’une gloire qui l’abandonnait. » Ces mots de Brigitte Bardot, prononcés par Alain Delon en février 2011 aux funérailles de Maria Schneider, disent à la fois l’épreuve vécue par Maria et la proximité, la communion de pensée avec Brigitte.
    La couverture médiatique dont a bénéficié sa cousine Vanessa Schneider à l’occasion de la sortie de ce bouleversant récit démontre peut-être que la journaliste du Monde a su tisser un grand réseau, mais bien davantage que le sujet a frappé les esprits et qu’il demeure d’une actualité brûlante à l’heure de #metoo.
    Commençons donc par esquisser la biographie de Maria. Née en 1952 de Marie-Christine Schneider, une mannequin roumaine, et de l’acteur Daniel Gélin – qui ne la reconnaîtra pas, son enfance n’est pas à proprement un long fleuve tranquille, bien au contraire. Aussi bien du côté de la mère que du père, l’instabilité et le déraisonnable forment le menu quotidien. Maria est ballotée jusqu’à son adolescence. « Tu as quinze ans. L’âge où ta mère a eu son premier enfant, l’âge où notre grand-mère a été mariée de force. L’âge où dans notre famille, les femmes entrent brutalement dans l’âge adulte, l’âge où les mères ne supportent plus leur fille. La tienne t’a mise à la porte. Papa et Maman te proposent de venir vivre chez eux dans leur deux-pièces du 7ème arrondissement de Paris. Il y a eu cette terrible dispute chez toi, personne n’a cherché à en savoir plus. On murmure que ta mère a surpris ton beau-père dans ton lit. »
    C’est à cette époque qu’elle prend son courage à deux mains et va sonner au domicile de son père. Culpabilité ou fibre familiale? Toujours est-il que Daniel Gélin offre à Maria de l’accompagner sur les tournages, lui trouve quelques rôles.
    C’est alors le début d’une ascension fulgurante. Jusqu’à ce fameux film, Le Dernier tango à Paris. Vanessa Schneider y revient en détail, explique comment Bertolucci et Brando ont abusé de sa cousine et comment ce qui devait être le tremplin vers la guerre sera le premier pas vers la déchéance: « Tu sors du tournage broyée. Tu as compris que cette prise te marquera à jamais, comme un tatouage raté que l’on passe ensuite sa vie à essayer de cacher. Peu importe que la sodomie ait été simulée, tu te sens violée, salie. Tu ne sais pas encore que tu aurais pu empêcher cette séquence non écrite de figurer au montage du film. Tu aurais pu faire appel à un avocat, attaquer le producteur, contraindre Bertolucci à la couper. Tu es jeune, tu es seule, tu es mal conseillée. Tu ne connais rien au monde du cinéma, à ses règles, à ses lois. La victime parfaite. »
    L’actrice tente de trouver dans la drogue le moyen d’échapper au choc. Une addiction qui finira par l’emporter…
    Le choix de privilégier les scènes fortes, les souvenirs marquants à une narration chronologique donnent à ce livre une force qui ne laissera personne indifférent. Des confidences entre cousines aux souvenirs de tournage, des relations familiales complexes à la maladie, de l’attitude de Brando à celle de Bertolucci et de la maladie aux relations fortes, Bardot, Nan Goldin ou encore Patti Smith, on se laisse entraîner dans cette infernale spirale. Et l’on n’oubliera pas cette Maria que Patti Smith a mis en musique
    At the edge of the world
    Where you were no one
    Yet you were the girl
    The only one
    At the edge of the world
    In the desert heat
    One shivering star
    http://urlz.fr/8238

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