Tu t'appelais Maria Schneider

Couverture du livre « Tu t'appelais Maria Schneider » de Vanessa Schneider aux éditions Grasset Et Fasquelle
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Avis(18)

  • Maria Schneider était une actrice star des années 70, dotée de beaucoup de talent mais qui se brûla les ailes dans les miasmes du monde du cinéma. Même si je n’ai jamais visionné le film « Le dernier tango à Paris » de Bernardo Bertolucci qui la fit découvrir au public avec notamment Marlon...
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    Maria Schneider était une actrice star des années 70, dotée de beaucoup de talent mais qui se brûla les ailes dans les miasmes du monde du cinéma. Même si je n’ai jamais visionné le film « Le dernier tango à Paris » de Bernardo Bertolucci qui la fit découvrir au public avec notamment Marlon Brando, j’en avais beaucoup entendu parlé, surtout depuis l’émergence du mouvement « Me too » de par la scène tragique du viol et de la motte de beurre.

    L’auteure, Vanessa Schneider, journaliste de profession, était la cousine de l’actrice. Maria, cousine qui – d’un côté – faisait rêver de par son métier mais aussi cette cousine qui s’est vite enfoncée dans les affres de l’alcool, des sorties jusqu’à l’aube et de la drogue facilement accessible. Beaucoup lui ont tourné le dos au moment où elle avait le plus besoin d’eux.…

    Au fil des pages, on y rencontre les plus grands noms du cinéma et on fait un plongeon dans les années 70-80 où il faut l’avouer, le monde du cinéma était clairement misogyne et machiste. En plus du traumatisme occasionné par le tournage de ce film, Maria a dû grandir loin de son père. Ce dernier célèbre, Daniel Gélin, ne fera sa connaissance pour la première fois qu’aux 16 ans de cette fille adultérine et ne la reconnaîtra jamais légalement.

    J’ai beaucoup aimé ce livre qui retrace toutes les choses qu’une cousine aurait voulu dire à une cousine célèbre, sans vraiment pouvoir mais aussi oser le lui dire quand elle était encore en vie. Souvent prenant et tendre, c’est écrit avec beaucoup de poésie et est l’un des plus beaux hommages qui soit, selon moi.

    Une phrase m’a particulièrement marquée : « Je ne sais pas si c’est le récit que tu aurais souhaité, mais c’est le roman que j’ai voulu écrire ».

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  • Un livre particulièrement prenant.

    Maria Schneider, une étoile du cinéma français qui s’est consumée trop vite. Adulée dès le départ pour son physique sauvage, petit oiseau plein de failles qui fut pris sous les ailes de Delon et Bardot qui l’ont toujours aimé jusqu’à la fin, manipulée par...
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    Un livre particulièrement prenant.

    Maria Schneider, une étoile du cinéma français qui s’est consumée trop vite. Adulée dès le départ pour son physique sauvage, petit oiseau plein de failles qui fut pris sous les ailes de Delon et Bardot qui l’ont toujours aimé jusqu’à la fin, manipulée par son père biologique, Daniel Gélin, dont elle recherchait l’amour, mal aimée par la piètre femme qui lui servait de mère, elle tombera sur un réalisateur sans scrupule, Bertollucci, qui lui fera tourner la scène qui ternira à jamais sa carrière et sa vie. Un film avec Marlon Brando et une scène de viol qui sera tournée alors qu’elle n’était pas au courant. Tout cela pour avoir sur la pellicule la vraie terreur d’une femme violentée. Le film « Un dernier tango à Paris » signera la descente aux enfers de Maria.

    Vie nocturne, drogue dure, internements psychiatriques, sexualité ambivalente… Tout pour oublier, chercher dans autre chose un semblant de vie où la colère n’est plus reine.

    Maria, racontée par sa cousine qui avait pour elle un amour et une admiration sans bornes, reprend peu à peu sa place de femme sacrifiée à cette époque où la domination masculine et le silence faisaient loi dans le milieu du cinéma. Maria décède six ans avant l’affaire Weinstein. Elle aurait sûrement été fière de cette montée au créneau de ses sœurs de scène. Elle qui s’était battue dans l’ombre et seule tant d’années avec, pour seule arme, de s’autodétruire.

    Un livre fort et vibrant qui se dévore.

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  • Maria Schneider jouait le personnage de Jeanne dans le film "Le dernier tango à Paris. Un film scandaleux. Un film qui l'a brisera.
    A l'heure de" balance ton porc" et des abus sexuels faits par certains artistes sur des femmes… c’est un livre qui résonne fort.
    Le magazine Paris Match avait...
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    Maria Schneider jouait le personnage de Jeanne dans le film "Le dernier tango à Paris. Un film scandaleux. Un film qui l'a brisera.
    A l'heure de" balance ton porc" et des abus sexuels faits par certains artistes sur des femmes… c’est un livre qui résonne fort.
    Le magazine Paris Match avait écrit : que c’était une enfant perdue. J’aime les enfants perdu (e) s.
    Maria Schneider n’était pas qu'une enfant mal aimée par ses parents, plus ou moins reconnue par son vrai père, une jeune femme droguée et alcoolique.
    C'était surtout une artiste puisque elle a tourné dans une cinquantaine de films mais on ne se souvient quasiment que du « Dernier Tango à Paris » et de « profession : reporter ».
    C'était surtout une femme brillante sensible intense et émouvante qui a vécu, qui a survécu.
    L’auteure Vanessa Schneider est la cousine de Maria.
    Elle met la lumière sur son histoire familiale et sur l'histoire de sa cousine.

    "Il n'est jamais trop tard pour dire aux gens qu'on les aime" comme elle l'écrit.
    Avec ce roman, elle a dit à sa cousine Maria.
    Elle le dit avec force et émotion.

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  • Tu t'appelais Maria Schneider évoque Maria mais à travers elle, c’est toute une époque que l’on redécouvre. Une histoire de grands changements et d’évolutions sociétales. L’histoire d’une culture du viol aussi, présente déjà, encore, toujours. L’histoire d’une génération, d’une destruction,...
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    Tu t'appelais Maria Schneider évoque Maria mais à travers elle, c’est toute une époque que l’on redécouvre. Une histoire de grands changements et d’évolutions sociétales. L’histoire d’une culture du viol aussi, présente déjà, encore, toujours. L’histoire d’une génération, d’une destruction, d’une douleur sourde qui gronde, qui n’est pas seulement celle de Maria mais de pleins de femmes. C’est la position féminine en question, l’égalité, la liberté de choix ou peut être celle du non choix.
    On plonge dans le gouffre de l’héroïne, de la dépendance et de la mort. Se détruire soi, sans filtre, sans rien, juste l’oubli de ce qui blesse, humilie, vandalise au creux de soi. Cette explosion de tout, de trop pour cette jeune adulte non préparé par une enfance l’ayant abimé. La rage et la douleur des enfants mal aimés filtrent à travers ce récit. Cette fragilité qui emportera tout à défaut de modèle, de guide aidant et aimant.
    Ce récit dit la culpabilité et l’amour aussi d’une famille qui n’a pas été suffisante, ni là au bon moment. Un récit que l’on lit facilement comme une chronique du temps passé mais que l’on continue de digérer encore quelques temps après l’avoir lu. On retrouve avec cette histoire toute l’utilité des récits qui préviennent, qui rappellent qui s’engouffre en nous pour nous tenir en alerte sur la condition fragile de l’Homme.

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  • Ce témoignage autobiographique faisait partie des livres que je voulais lire en cette rentrée littéraire ; en effet, lorsque j'étais jeune adolescente, Maria Schneider faisait les gros titres de la presse people et « le dernier tango à Paris » a déclenché les passions.
    Lire ce témoignage de la...
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    Ce témoignage autobiographique faisait partie des livres que je voulais lire en cette rentrée littéraire ; en effet, lorsque j'étais jeune adolescente, Maria Schneider faisait les gros titres de la presse people et « le dernier tango à Paris » a déclenché les passions.
    Lire ce témoignage de la cousine de Maria Schneider m'a replongée dans mon adolescence, dans une époque que j'ai vécue de l'intérieur, sans mélancolie mais avec cette douceur propre aux bons souvenirs.
    Ce livre m'a aussi donné l'occasion de découvrir une autre Maria Schneider que celle qui a fait vendre du papier/torchon pendant des années, une Maria intime, avec ses nombreuses fêlures, racontée par sa cousine qui l'aimait et l'admirait.
    Maria Schneider est né en 1952 et décédée en 2011, elle a tourné 58 films, dont certains où elle ne faisait que de la figuration. Mais un seul l'a marquée au fer rouge, à 20 ans, le film sulfureux de Bertolucci avec une scène de viol ; cette scène, qui a été rajoutée au dernier moment en accord avec Marlon Brando, et dont Maria n'était pas informée « pour faire plus vrai » a détruit sa vie.
    Toute sa vie, les média (même ceux qui se prétendent de qualité comme Libération qui osa publier une photo d'elle nue comme nécrologie) et le public l'ont réduite à un corps. Lorsqu'elle refusait de n'être définie que par sa nudité, les rôles lui échappaient.
    Vanessa s'adresse à sa cousine et lui offre dans une belle déclaration d'admiration, d'amour mais aussi de honte ce qu'elle n'a pas pu ou su lui dire de son vivant.
    J'ai découvert une Maria Schneider que les média n'ont jamais montrée que comme une actrice à la dérive. Vanessa nous montre ce qui peut conduire une jeune fille à se détruire, à ne plus pouvoir supporter son image.
    Maria Schneider, qui se voulait et se croyait libre a été manipulée par les hommes dont elle aurait voulu être aimé : son père qui ne l'a jamais reconnue, Daniel Gélin, Bertolucci et le mythique Marlon Brando.
    Le récit ancre la vie des deux cousines dans l'époque très agitée des années 70, synonymes de révolution sexuelle, d'excès, de recherche de liberté individuelle. L'émotion est là, grâce à ce tutoiement qui se joue de la mort, de la séparation, grâce aux souvenirs familiaux, à travers un style direct et épuré comme dans un dialogue en tête-à-tête

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  • https://ffloladilettante.wordpress.com/2018/08/20/tu-tappelais-maria-schneider-de-vanessa-schneider/
    Émouvant récit-hommage à Maria Schneider, cette sulfureuse cousine de 15 ans son aînée que l'auteur idolâtrait dans son enfance.
    Vanessa Schneider n'a pas écrit une biographie mais un...
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    https://ffloladilettante.wordpress.com/2018/08/20/tu-tappelais-maria-schneider-de-vanessa-schneider/
    Émouvant récit-hommage à Maria Schneider, cette sulfureuse cousine de 15 ans son aînée que l'auteur idolâtrait dans son enfance.
    Vanessa Schneider n'a pas écrit une biographie mais un témoignage à partir de ses souvenirs et de ce qu'elle a glané dans les médias de l'époque ou vu dans les films. C'est rédigé en courts chapitres virevoltants comme les bulles du champagne qu'aimait tant Maria.
    L'auteur entremêle de manière pudique sa propre biographie avec l'histoire de Maria. Elle nous rappelle, du moins à ceux qui comme moi avaient 20 ans dans les années 1970, nos amis hippies, étudiants qui vivaient en communauté, refaisaient le monde en fumant des pétards, préparaient la révolution maoïste et élevaient leurs enfants de manière un peu décontractée.
    Vanessa Schneider nous plonge dans l'univers si libertaire d'après 1968. Elle nous livre ses réflexions sur cette période où, malgré les mouvements féministes, si tout était permis pour certains, les femmes restaient souvent sous le joug des hommes, tout particulièrement dans le monde du show-biz.
    Maria avait tout pour réussir, la beauté, le milieu social, les ouvertures dans le milieu du spectacle (protégée de Delon et Bardot) mais le manque d'amour et de repères dans son enfance et le Dernier Tango à Paris avec sa surmédiatisation et son scandale l'ont conduite dans la drogue et à tous les excès. C'est une femme de son époque qui a vécu libre mais à quel prix!

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  • Morte a l age de 58 ans, maria schneider fut accompagné en sa derniere dmeure par alain delon. L auteure ( journlaiste au monde) dresse un portrait de sa petite cousine par touches impresionnistes , les chapitres sont courts et ne sont pas organisés de maniere chronolique - de celle qu elle a...
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    Morte a l age de 58 ans, maria schneider fut accompagné en sa derniere dmeure par alain delon. L auteure ( journlaiste au monde) dresse un portrait de sa petite cousine par touches impresionnistes , les chapitres sont courts et ne sont pas organisés de maniere chronolique - de celle qu elle a tant aimée mais qu il n était pas toujours aisé de suivre ou de commprendre
    vanessa schneider a la bonne idee d evoquer sa cousine fantasque a travers de ses yeux d enfant , racontant le contexte , l époque et le decour dans lequel evolua cette etrange famille que formaient les schneider
    vanessa regle son compte à ce film qui permet à maria de prendre son envol pour le meilleur et surtout le pire, le sulfureux " dernier tango a paris " de b bertolucci avec marlon brondo. un film qui en fit une star internationale pour de longues annee mais surtout une femme a jamais blessée

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  • Un hommage sincère et émouvant de Vanessa Schneider à sa cousine Maria de 17 ans son ainée qu’elle a admirée et beaucoup aimée.
    Des souvenirs jamais écrits en commun qu’elle se décide à coucher sur le papier après le décès de Maria en 2011.
    Maria Schneider, l’actrice sulfureuse, hantée et à...
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    Un hommage sincère et émouvant de Vanessa Schneider à sa cousine Maria de 17 ans son ainée qu’elle a admirée et beaucoup aimée.
    Des souvenirs jamais écrits en commun qu’elle se décide à coucher sur le papier après le décès de Maria en 2011.
    Maria Schneider, l’actrice sulfureuse, hantée et à jamais maudite après le tournage du dernier Tango à Paris, le film de Bertolucci, sorti en 1972. Tellement scandaleux qu’il fut interdit aux moins de 18 ans et suscita une vive polémique après une scène qui est restée dans les mémoires. Une scène qui n’était pas dans le script, que Marlon Brando et Bertolucci ont imposé à Maria, alors âgée de 20 ans !
    Et c’est là le fardeau de Maria Schneider : toute sa vie restera marquée par ce film. Il ne lui sera proposé que des scénarios dénudés, émaillés de scènes de sexe. Elle sombrera alors dans tous les excès et vieillira loin des plateaux, ne consentant que de brèves apparitions où le fantôme du Tango la poursuivra dans toutes les interviews.
    Maria n’aura jamais de bases familiales stables mis à part des séjours dans la famille de Vanessa. Sa mère s’en désintéresse, son père (Daniel Gelin) ne l’a jamais reconnue, ni protégée. Son ami sincère Alain Delon et sa mère de substitution Brigitte Bardot lui apporteront un peu de douceur.
    J’ai vraiment aimé ce livre qui, au travers du parcours de Maria Schneider, met en évidence le sort réservé à de nombreuses jeunes femmes dans le milieu du cinéma.
    Si Bertolucci a consenti à de plates excuses des années après, c’est uniquement en raison du mouvement me too qui a changé la donne ces dernières années après le scandale de l’affaire Weinstein.
    C’est un très bel hommage, une réhabilitation.
    Je précise que Vanessa Schneider est une journaliste dont j’apprécie les prises de position éclairantes, qui réussit avec ce récit le tour de force de ne pas verser dans une version sordide et poeple.
    Un récit éclairant, lumineux, émouvant, révoltant que je recommande vivement.
    Merci à #netgalleyfrance# et aux #editions Grasset#.

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