Une bouche sans personne

Couverture du livre « Une bouche sans personne » de Gilles Marchand aux éditions Aux Forges De Vulcain
Résumé:

Un comptable se réfugie la journée dans ses chiffres et la nuit dans un bar où il retrouve depuis dix ans les mêmes amis. Le visage protégé par une écharpe, on ne sait rien de son passé. Pourtant, un soir, il est obligé de se dévoiler. Tous découvrent qu'il a été défiguré. Par qui, par quoi ? Il... Voir plus

Un comptable se réfugie la journée dans ses chiffres et la nuit dans un bar où il retrouve depuis dix ans les mêmes amis. Le visage protégé par une écharpe, on ne sait rien de son passé. Pourtant, un soir, il est obligé de se dévoiler. Tous découvrent qu'il a été défiguré. Par qui, par quoi ? Il commence à raconter son histoire à ses amis et à quelques habitués présents ce soir-là. Il recommence le soir suivant. Et le soir d'après. Et encore. Chaque fois, les clients du café sont plus nombreux et écoutent son histoire comme s'ils assistaient à un véritable spectacle. Et, lui qui s'accrochait à ses habitudes pour mieux s'oublier, voit ses certitudes se fissurer et son quotidien se dérégler. Il jette un nouveau regard sur sa vie professionnelle et la vie de son immeuble qui semblent tout droit sortis de l'esprit fantasque de ce grand-père qui l'avait jusque-là si bien protégé du traumatisme de son enfance.
Léger et aérien en apparence, ce roman déverrouille sans que l'on y prenne garde les portes de la mémoire. On y trouve les Beatles, la vie étroite d'un comptable enfermé dans son bureau, une jolie serveuse, un tunnel de sacs poubelle, des musiciens tziganes, une correspondance d'outre-tombe, un grand-père rêveur et des souvenirs que l'on chasse mais qui reviennent.
Un livre sur l'amitié, sur l'histoire et ce que l'on décide d'en faire. Riche des échos de Vian, Gary ou Pérec, lorgnant vers le réalisme magique, le roman d'un homme qui se souvient et survit - et devient l'incarnation d'une nation qui survit aux traumatismes de l'Histoire. 

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  • Tout simplement...POIGNANT !
    "J'ai un poème et une cicatrice."
    La curiosité du lecteur l'emporte. Il faut aller au bout. On sait dès le début qu'il y a eu un drame.
    Le narrateur - dont nous ne connaîtrons pas le prénom - âgé de 47 ans, est comptable et a la particularité de porter constamment...
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    Tout simplement...POIGNANT !
    "J'ai un poème et une cicatrice."
    La curiosité du lecteur l'emporte. Il faut aller au bout. On sait dès le début qu'il y a eu un drame.
    Le narrateur - dont nous ne connaîtrons pas le prénom - âgé de 47 ans, est comptable et a la particularité de porter constamment une écharpe autour de son cou, afin de dissimuler une cicatrice disgracieuse.
    Chaque soir il rejoint avec une routine mécanique ses amis dans un bar, tenu par Lisa.
    " Je considère Lisa comme une amie. Une amie dont je suis amoureux.Un amour confortable et que je peux me permettre. Elle est belle, elle est intelligente, elle est souriante, elle n'est pas pour moi. Je ne joue pas à faire semblant, je n'attends rien d'autre que son amitié, je ne revendique rien de plus que ce qu'elle veut bien offrir. Je suis en amour comme dans mon travail : je me protège, je cultive ma bulle. L'ambition est un concept qui m'est totalement étranger dans ces deux domaines. Ma jeunesse et mon adolescence ont été assez formatrices et j'ai vite compris que ma vie amoureuse et ma vie sociale ne seraient pas exactement celles d'un roman Harlequin."
    Mais cette vie routinière et rassurante va pourtant être mise à mal suite à un banal incident.N'ayant jamais eu à s'expliquer devant ses amis sur le port étrange de cette écharpe, il va peu à peu se dévoiler. Mais il va user de subterfuges incroyablement fantasques, comme pour fuir une réalité trop douloureuse, avant de révéler dans les toutes dernières pages du roman l'horrible drame dont il a été victime. Comme pour rendre hommage à son grand-père qui l'a élevé, " un rêveur fantaisiste".
    "Au fur et à mesure que les souvenirs me reviennent, je commence à comprendre ce qu'il voulait dire lorsqu'il m'a fait promettre de ne rien oublier sans y accorder trop d'importance. Il n'a jamais oublié d'où nous venions et il n'a jamais su où nous allions. Il a fait en sorte que le chemin sur lequel il m'accompagnait soit le plus heureux possible. Pour cela il fallait travestir un peu la réalité..."
    L'auteur aborde douloureusement le sujet des "gueules cassées" de la guerre ; des cicatrices psychologiques et physiques, avec lesquelles il faut composer malgré les regards pesants. Cette injustice, vécue comme une perte d'identité, peut donc engendrer un désert social et affectif.

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  • Qui est-on quand on a une partie du visage dissimulé sous une écharpe ? On dissimule sa vie comme on dissimule son visage, que peut-on avoir de si lourd à porter pour ne pas le révéler à ses meilleurs et seuls amis ? Et puis il y a l'élément déclencheur, bénin, qui permet d'ouvrir la boîte de...
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    Qui est-on quand on a une partie du visage dissimulé sous une écharpe ? On dissimule sa vie comme on dissimule son visage, que peut-on avoir de si lourd à porter pour ne pas le révéler à ses meilleurs et seuls amis ? Et puis il y a l'élément déclencheur, bénin, qui permet d'ouvrir la boîte de pandore et alors les mots viennent, un à un, de loin, très loin, du fond de sa mémoire, avec pudeur, délicatesse et poésie.
    Le narrateur, dont on ne connaît pas le nom et quelle importance d'ailleurs, homme discret, le comptable isolé dans la société, commence son récit qui va le mener à révéler le mystère qu'il dissimule sous ce bout de tissu. Il commence par avouer à ses amis de bistrot, Thomas, Sam et Lisa la propriétaire du café et qui fait battre son coeur un peu plus fort, son enfance, son grand-père, Pierre- Jean
    Il était tout ce qui me restait de ma famille. Il ne m'a jamais abandonné et a fait couler toutes les années de ma jeunesse en les enveloppant d'humour et d'amour. (p53)
    qui l'a élevé, commercial en machine à coudre mais surtout un philosophe qui puise dans le livre la Conscience de Zeno d'Italo Svevo qui traite de psychanalyse, la compréhension de l'homme et du monde.
    Et au fil des souvenirs, le voile se lève sur cet homme défiguré, sa vie de comptable anonyme, qui aligne les chiffres consciencieusement, qui écoute les papotages près du distributeur d'eau, nouveau salon où l'on cause dans les entreprises, qui se bat chaque jour devant l'amoncellement des sacs poubelles en bas de son immeuble depuis que la concierge est morte et qui devient un véritable camp retranché, ses rencontres avec la boulangère qui ne parle qu'au futur etc...
    Le café de Lisa devient son refuge, le seul endroit où il peut rencontrer d'autres solitudes : Thomas, la soixantaine, cultivé qui écrit un roman, en deuil de 2 enfants qu'il n'a jamais eu, Sam, qui apporte des lettres de ses parents décédés
    J'ai entendu à la télé que respirer une heure à Paris, c'est comme fumer un paquet de cigarettes. S'il te plaît, essaie de respirer un peu moins, ça me rassurerait.(p105)
    et puis Lisa, son sourire, son écoute. Et il captive ses amis et tous ceux qui passent et reviennent pour connaître la fin de son histoire......
    Je ne veux rien révéler de plus sur l'histoire car je veux vous laisser le plaisir de découvrir comme moi, par petites touches, le monde de cet homme que la vie à défigurer sur le visage mais aussi dans le coeur. Il le dit avec ses mots : mots d'adulte mais aussi mots d'enfant.
    Pierre-Jean m'avait demandé d'aller chercher du pain (...) A mon retour, il était assis sur sa chaise, devant la table de la cuisine. Je le voyais de côté, ses yeux étaient baignés de larmes. (....) Lorsqu'il m'aperçu, il a essay de sourire mais je voyais bien c'était un drôle de sourire rien qu'avec la ouche et que ses yeux étaient tout rouges. J'ai pris mon courage à deux mains et lui ai demandé s'il pleurait. Il a eu l'air étonné avant de m'expliquer que non, d'ailleurs, il n'avait aucune raison de pleurer. C'était juste que son visage n'était pas étanche. Il n'y pouvait rien et ça n'était pas grave. C'est le genre de choses qui arrive de temps en temps, avec toute cette eau qu'on a dans le corps. Il m'a expliqué qu'il s'était penché pour ramasser sa cuillère à café qui était tombée sur le lino et avec cette maudite loi des vases communiquant, ses yeux s'étaient remplis et avaient débordé.(p124)
    Attention je vous préviens Gilles Marchand est un poète, comme Boris Vian qu'il cite d'ailleurs très souvent,il vit dans notre monde mais il l'arrange à sa manière pour rendre la vie plus douce, plus tolérable, il aime les Beatles leur album blanc en particulier, il a son monde à lui pour raconter la vie, les vies, nos vies.
    Les personnages sont particulièrement attachant et surtout la relation du narrateur avec son grand-père, pleine d'émotions, de sensibilité
    Il avait sa propre cicatrice et il devait prendre soin de moi. Il n'avait pas le choix. Il n'avait pas d'écharpe mais appliquait les règles de sa propre réalité quand la sienne ne lui convenait pas. Il n'a rien inventé, il a juste un peu arrangé les choses pour que ce soit supportable.(p109)
    mais aussi avec ses amis de solitude, au café.
    Comme pour un Funambule sur le Toit que j'ai lu précédemment, que j'ai beaucoup aimé, qui était mon livre de découverte de cet auteur, je suis ressortie de ma lecture bouleversée car malgré les petites touches d'humour, de gaité, ce roman est plein d'émotions, de mélancolie sur le temps qui passe et ne guérit rien, sur les sensations, avec un regard sur notre monde et ses absurdités et contradictions, sur l'histoire et ses violences, sa cruauté même.
    On ne ressort pas indemne d'une telle lecture, on est cueilli, fauché mais heureux car ce que je demande à un livre en priorité c'est qu'il m'embarque, me balade, me fasse rêver, m'emmène ailleurs et là je suis partie, sans essayer de me retenir et grâce à la poésie de l'écriture, à son sens de la retenue pour ne dévoiler qu'à la toute fin, le douloureux secret de cet homme, on passe du sourire aux larmes et l'on ne demande qu'à continuer.
    Merci de m'avoir fait retrouver l'ambiance de certains petits cafés parisiens, l'odeur de l'expresso, les conversations d'habitués, toute la petite vie d'un quartier.
    Epigraphe du livre
    "Les choses que tout le monde ignore et qui ne laissent pas de traces n'existent pas".
    La Conscience de Zeno . Italo Svevo

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  • Curieux récit, aux confins du rêve et de la poésie, du réel désespérant et du conte philosophique. Inclassable. La référence à Boris Vian n’est pas usurpée.
    L’auteur sait distiller les détails avec parcimonie , juste pour titiller la curiosité du lecteur, embarqué dans une histoire où l’on...
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    Curieux récit, aux confins du rêve et de la poésie, du réel désespérant et du conte philosophique. Inclassable. La référence à Boris Vian n’est pas usurpée.
    L’auteur sait distiller les détails avec parcimonie , juste pour titiller la curiosité du lecteur, embarqué dans une histoire où l’on peut perdre pied ou tête.
    C’est l’histoire d’un secret , dissimulé derrière une écharpe rebelle. C’est l’histoire d’une groupe d’amis que la solitude réunit soir après soir dans un bar. c’est l’histoire d’un comptable qui peu à peu et malgré lui libère sa parole.
    Il y a un crescendo dans l’imaginaire. De la concierge absente à l’ancien commando qui creuse des galeries dans l’accumulation des ordures, des quelques habitués du caf » à une foule en délire, l’auteur fait appel à l’absurde et c’est ce qui fait tout l’attrait de la narration.
    Belle découverte, qui incite à retrouver cette plume originale et débridée .

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  • Roman lu dans le cadre du Prix du Meilleur Roman Points 2018.

    Ce roman est « perché », atypique et très original ! Trop fantasque pour que je l’apprécie. Malgré les passages réalistes lorsqu'il parle de son grand-père, de sa propre vie et de sa différence due à sa cicatrice, je n’ai pas...
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    Roman lu dans le cadre du Prix du Meilleur Roman Points 2018.

    Ce roman est « perché », atypique et très original ! Trop fantasque pour que je l’apprécie. Malgré les passages réalistes lorsqu'il parle de son grand-père, de sa propre vie et de sa différence due à sa cicatrice, je n’ai pas réussi à aimer ce livre.

    Tout simplement, parce que ce n’est pas le genre de lecture que j’aime, qui me fait « kiffer » ou qui me touche. Cela dit, je peux tout à fait comprendre qu’on adhère, c’est juste une question de gout ! Cela ne m’a pas bouleversée, ni émue même si la fin est dramatique car on apprend ENFIN ce qu’il s’est passé pour ce comptable à l’écharpe, cela ne rattrape en rien mon ennui et ma perplexité en fermant ce roman.

    Je ne suis pas étonnée de mon manque d’enthousiasme à cette histoire et à l’écriture presque poétique, car je suis très très terre à terre comme on dit ! Je ne lis jamais de romans dans les catégories fantastiques ni science-fiction…J’ai besoin de réalité, de concrets pour comprendre les choses !

    Bref, une lecture qui m’a énormément déçue car je me faisais un plaisir de le découvrir ! J’avais même trouvé d’occasion ce roman grand format y a quelques mois que je gardais précieusement. Tant pis, ma prochaine lecture sera surement plus adaptée à ma personnalité.

    J’ai recopié quelques passages du livre, qui vous donne un aperçu du style et le ton du roman. Toutefois, certains textes sont drôles ou beaux mais le fait que tout le long de l’ouvrage il y en a sans cesse, avec des situations de plus en plus loufoques, que cela m'ont rapidement ennuyée ou agacée.


    *********************************************************


    « Je rentre chez moi une feuille de salade collée sous la chaussure. Je repasse la porte, me frotte le pied sur la première marche. Celle qui monte vers l’étage supérieur et que je ne risque pas de recroiser en sortant. J’aurais pu la garder chez moi mais elle aurait été mal assortie au tapis de l’entrée. Et si elle peut faire plaisir à un voisin, on ne va pas se gêne, c’est peut être ça la générosité moderne. »

    « La mouche se décolle du mur, sans le moindre atermoiement semble-t-il, fait quelques boucles dans les airs avant de se poser quelques centimètres plus loin. Je me tourne légèrement et lui demande pourquoi. Pas de réponse. De ce point de vue-là, l’animal est sans surprise. A quoi bon s’être extirpée de sa place initiale, avoir effectué des centaines de battements d’ailes pour se poser à moins d’un mètre de sa position de départ et reprendre exactement la même activité : se frotter les pattes antérieures. J’aimerais connaître l’idée qu’elle a derrière la tête, savoir ce qu’elle mijote, si elle attend que mon attention se relâche pour se livrer à quelques occupation extraordinaire, danser le cha-cha-cha ou faire un série de cinquante pompes sur une seule patte. »

    « Aujourd’hui c’est le drame. Personne ne comprend pourquoi le distributeur d’eau ne fonctionne plus. On cherche des coupables, on ne laissera pas faire.»



    « La boulangère m’accueille avec un sourire complice voire triomphant : Comme d’habitude monsieur ? Oui. Comment a-t-elle fait pour deviner que je voulais une baguette ? Cela restera un mystère.»

    « Lorsqu’il m’a aperçu, il a essayé de sourire mais je voyais bien que c’était un drôle de sourire rien qu’avec la bouche et que ses yeux étaient tout rouges. J’ai pris mon courage à deux mains et lui ai demandé s’il pleurait. Il a eu l’air étonné avant de m’expliquer que non, d’ailleurs, il n’avait aucune raison de pleurer. C’était juste que son visage n’était pas étanche. Il n’y pouvait rien et que ce n’était pas grave. C’est le genre de chose qui arrive de temps en temps, avec toute cette eau qu’on a dans le corps. »

    « Le réverbère en bas de chez moi ne fonctionne plus. Suicide, à n’en pas douter. »

    http://leslecturesdeclaudia.blogspot.fr/2018/02/une-bouche-sans-personne.html

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  • « J’ai un poème et une cicatrice, voilà pour mon armoire à souvenirs ». Subjuguée. Touchée. Charmée… https://littelecture.wordpress.com/2018/02/23/une-bouche-sans-personne-de-gilles-marchand/

    « J’ai un poème et une cicatrice, voilà pour mon armoire à souvenirs ». Subjuguée. Touchée. Charmée… https://littelecture.wordpress.com/2018/02/23/une-bouche-sans-personne-de-gilles-marchand/

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  • Les premières pages m’ont accrochés immédiatement.
    Qui est ce petit comptable à la vie bien réglé ? Qu’est-il arrivé à notre narrateur pour qu’il se dissimule constamment sous une écharpe ? Que veut dire cette phrase « J’ai une cicatrice et un poème » ?
    Je me suis donc confortablement...
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    Les premières pages m’ont accrochés immédiatement.
    Qui est ce petit comptable à la vie bien réglé ? Qu’est-il arrivé à notre narrateur pour qu’il se dissimule constamment sous une écharpe ? Que veut dire cette phrase « J’ai une cicatrice et un poème » ?
    Je me suis donc confortablement installée dans le café de Lisa, son amie, pour écouter son histoire et découvrir quel était son secret.
    Malheureusement, au moment où il accepte de ressusciter ses souvenirs, notamment la magnifique figure tutélaire du grand-père, l’auteur a fait le choix d’exploser les garde-fous de la rationalité.
    Le récit s’entrecoupe de passages complétement surréalistes.
    D’abord par légères touches, ce qui apporte de la poésie au livre, puis carrément par pages entières, ce qui pour ma part m’a semblé être une réelle perte de temps.
    Bref, trop c’est trop, et cette histoire qui est terriblement émouvante aurait à mon sens mérité un peu moins de figures de styles.
    Une lecture qui me laisse donc un sentiment très mitigé.

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  • J'ai découvert ce roman au titre étrange . Et j'ai d'emblée été conquise par l'écriture : rythmée, imagée, sensible et fantaisiste.
    Le narrateur cache une partie de son visage sous une écharpe, toujours. Et ses amis, ses compagnons de longue date n'ont jamais eu accès à ce que cachent cette...
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    J'ai découvert ce roman au titre étrange . Et j'ai d'emblée été conquise par l'écriture : rythmée, imagée, sensible et fantaisiste.
    Le narrateur cache une partie de son visage sous une écharpe, toujours. Et ses amis, ses compagnons de longue date n'ont jamais eu accès à ce que cachent cette écharpe et son propriétaire. Le temps semble venu des confidences...
    Le narrateur évoque avant tout et surtout son grand-père, le fameux Pierre-Jean, qui accommode la réalité trop dure, trop sombre en y ajoutant de la poésie et un grain de folie.
    Ainsi, au fur et à mesure que notre héros avance dans son histoire, si liée à l'Histoire, le récit se fait de plus en plus loufoque. Il s'agit poétiquement de mettre de la fantaisie là où la noirceur est innommable et insoutenable...
    On croise donc tout un tas de personnages secondaires piquants (et piqués !!) et on se retrouve dans des situations rocambolesques et allégoriques ...
    Jusqu'à ce que le narrateur parvienne au bout de sa confidence, de ses souvenirs... Jusqu'à ce que ce titre étrange fasse sens...

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  • Pas question pour moi de déflorer cette petite pépite, il faut absolument la découvrir page par page, la savourer jusqu’à la dernière ligne !

    Un café chaleureux, des amis fidèles (Lisa, Sam et Thomas), une boulangère qui parle au futur, une vieille dame solitaire et son chien, une concierge...
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    Pas question pour moi de déflorer cette petite pépite, il faut absolument la découvrir page par page, la savourer jusqu’à la dernière ligne !

    Un café chaleureux, des amis fidèles (Lisa, Sam et Thomas), une boulangère qui parle au futur, une vieille dame solitaire et son chien, une concierge morte et des poubelles débordantes, un grand père adoré, et un héros qui cache le bas de son visage sous son écharpe … Curieux non ?

    Le style est magnifique, baroque, poétique, pertinent, merveilleusement drôle, terriblement douloureux, bref, je ne vous en dirai pas plus, à vous de découvrir ce roman qui reste à ce jour MON coup de coeur

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  • Eberluée par « un funambule sur le sable », comment avais-je pu passer sans m’arrêter à côté de Gilles Marchand, écrivain décidément très talentueux. Je reviens donc à son premier roman « une bouche sans personne » ». Par ce chemin, j’ai découvert un autre petit bonheur.

    La solitude, le...
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    Eberluée par « un funambule sur le sable », comment avais-je pu passer sans m’arrêter à côté de Gilles Marchand, écrivain décidément très talentueux. Je reviens donc à son premier roman « une bouche sans personne » ». Par ce chemin, j’ai découvert un autre petit bonheur.

    La solitude, le narrateur l’a connue dès son enfance. Orphelin, il est élevé par Pierre-Jean, son grand-père. Sans jamais quitter le foulard qui lui cache le bas du visage, il est un enfant puis un adulte qui dissimule quelque chose, et il est différent. « Aujourd’hui encore je me demande ce que je ressemblerais si l’histoire ne m’avait pas piétiné ».

    Ses journées sont tracées, il fréquente les chiffres de long en large au travail mais pas ses collègues, puis la boulangère qui lui donne la météo du jour avec son pain, avant d’enjamber le tas de sacs poubelles à l’entrée de son immeuble depuis que la concierge est morte et de ressortir pour se rendre
    chaque soir dans le même bar rencontrer les mêmes personnes : d’abord Thomas, Sam et la charmante Lisa, la tenancière, puis d’autres qui s’invitent et écoutent des bribes de vies réelles ou imaginaires, autres que la leur.

    Une écriture subtile et originale, d’une grande sensibilité, pour parler de l’amitié, de la solitude, du traumatisme, des différences… c’est ainsi que glisse la plume de Gilles Marchand en liant légèreté et sérieux.

    Ce résumé ne peut transmettre l’ambiance d’un roman dans lequel le décalé drôle côtoie sans cesse la grise réalité de l’univers d’un homme blessé à tous les étages. Le style déployé fait émerger et se succéder les émotions tout au long de la lecture. Même si l’auteur dévoile assez tôt le poids de l’Histoire sur cet homme au visage meurtri, c’est le dernier chapitre qui révélera la teneur d’un « simple témoignage sous forme de cicatrice et de souvenirs longtemps enfouis ».

    Un coup de cœur et un souvenir assuré que je veux partager en vous invitant vivement à lire ce roman. Je ne peux m’empêcher de saluer également l’éditeur «Aux Forges de Vulcain » d'avoir découvert ce talentueux écrivain.

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  • Très jolie découverte ! Tour à tour émouvante, drôle, fantasque.

    https://evabouquine.wordpress.com/2017/03/23/gilles-marchand-une-bouche-sans-personne/

    Très jolie découverte ! Tour à tour émouvante, drôle, fantasque.

    https://evabouquine.wordpress.com/2017/03/23/gilles-marchand-une-bouche-sans-personne/

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