Gilles Marchand

Gilles Marchand
Gilles Marchand est né en 1976 à Bordeaux. Il a notamment écrit "Dans l'attente d'une réponse favorable" (24 lettres de motivation) et coécrit "Le Roman de Bolaño" avec Eric Bonnargent. "Une bouche sans personne" est son premier roman.
Gilles Marchand est né en 1976 à Bordeaux. Il a notamment écrit "Dans l'attente d'une réponse favorable" (24 lettres de motivation) et coécrit "Le Roman de Bolaño" avec Eric Bonnargent. "Une bouche sans personne" est son premier roman.

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Avis (38)

  • Couverture du livre « Un funambule sur le sable » de Gilles Marchand aux éditions Aux Forges De Vulcain

    0.25

    Nath Bertrand sur Un funambule sur le sable de Gilles Marchand

    Il est certains auteurs qui, dès les premières lignes, par quelques phrases, savent vous saisir par le cœur, par les tripes. Gilles Marchand est de ceux-là . J’ai encore en mémoire les premiers mots de son précédent roman « Une bouche sans personne ». Ce « funambule sur le sable » m’a happée...
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    Il est certains auteurs qui, dès les premières lignes, par quelques phrases, savent vous saisir par le cœur, par les tripes. Gilles Marchand est de ceux-là . J’ai encore en mémoire les premiers mots de son précédent roman « Une bouche sans personne ». Ce « funambule sur le sable » m’a happée de la même façon. D’entrée de jeu. Et pan !

    « Il a un violon dans la tête » : loufoque, absurde, me direz-vous ! Je vous répondrai : bouleversant, poétique, délicieusement humain, drôle, empathique, tendre…. Je vais m’arrêter là car il faut bien parler du livre non ?

    Stradi naît avec un « drôle » de truc... Comme vous l’avez découvert plus haut, il a un violon planqué dans la tête. Un handicap inconnu. Tout nouveau. Du sur-mesure. Sacrée différence non ?

    Invisible, tapie quelque part sous son crâne, elle l’isole pourtant, le stigmatise. Comme tout handicap, comme toute différence. Et pourtant, elle fera aussi sa force. Il va puiser en elle des ressources poétiquement inouïes, à commencer par ces dialogues avec les oiseaux, enchantés par le son du violon, et cet amour de l’océan, du large… Parce qu'il y trouve la Paix. Il cassera avec la littérature les barreaux de sa prison. On retrouve au fil des pages de multiples références littéraires, l’une de mes préférées étant celle à Romain Gary (auteur qui m’est cher et que l’on retrouve d’ailleurs en épigraphe du roman) : « Seul l’Océan a les moyens qu’il faut pour parler au nom de l’homme ». Et puis, il y a cette amitié , cette belle amitié avec Max, passionné de musique, un autre éclopé de la vie . Il y a l’amour, celui pour la belle Lélie, il y a l’espoir, il y a la question de la vie à réapprendre quand le violon ne chante plus…

    La thématique du handicap est abordée avec Pudeur (majuscule), Poésie (majuscule) et Lumière (majuscule). Je ne pouvais qu’y être extrêmement sensible, puisque j’ai choisi de côtoyer, professionnellement, des enfants qui ont un violon dans la tête, un violon qui les empêche de communiquer avec des mots, qui leur offre la musique du cœur et des yeux.

    « Un funambule sur le sable » est une sacrée leçon de vie et de tolérance, une ode poétique lancée au visage d’une société qui a bien du mal encore à accepter concrètement la différence, une fable solairement humaine, un régal pour l’âme. On referme ce roman en se disant que finalement, funambules, nous le sommes peut-être un peu tous , sur les sables mouvants de nos vies.

    "À vrai dire, je me suis toujours senti comme un funambule. J’ai avancé dans cette société en prenant mille précautions. Légèrement au-dessus, un peu au-dessous ou complètement à côté, je ne sais trop où, mais jamais en son sein. Je me suis maintenu en équilibre tant bien que mal, sachant que je pouvais chuter à tout instant. J’aurais pu considérer mon violon comme un don de la nature mais il était trop lourd à porter. J’ai avancé dans la vie comme un funambule sur le sable, avec un don que je ne pouvais pas utiliser, empêtré et maladroit."git sta

  • Couverture du livre « Un funambule sur le sable » de Gilles Marchand aux éditions Aux Forges De Vulcain

    0.25

    Sophie Gauthier sur Un funambule sur le sable de Gilles Marchand

    Quand on a beaucoup aimé un premier roman, c'est avec une impatience teintée d'une once d'inquiétude que l'on attend le suivant. Et j'ai tellement aimé "Une bouche sans personne" qu'il me semblait improbable que Gilles Marchand fasse mieux.
    Femme et lectrice de peu de foi !!! Ce deuxième roman...
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    Quand on a beaucoup aimé un premier roman, c'est avec une impatience teintée d'une once d'inquiétude que l'on attend le suivant. Et j'ai tellement aimé "Une bouche sans personne" qu'il me semblait improbable que Gilles Marchand fasse mieux.
    Femme et lectrice de peu de foi !!! Ce deuxième roman réunit d'étourdissante manière tout ce qui me fait aimer la littérature ! Une histoire où l'imagination habille de mille éclats la réalité la plus douloureuse. Une histoire inouïe, qui en filigrane laisse entrevoir toutes les émotions du monde. Des personnages qui restent éloignés de tout stéréotype mais parviennent à nous faire capter l'apprentissage de la différence, cette venue au monde qui décale l'existence de ceux qui l'éprouvent. Une écriture qui joue de toutes les ressources langagières pour exprimer, imager, expliquer, décrire, révéler...

    Avec son violon dans la tête, Stradi devient le petit frère de ceux qui n'entrent pas dans les cases parce que celles-ci sont trop étroites et qui, du coup, se fabriquent un compartiment singulier qu'ils habitent de tous leurs rêves, de toutes leurs tristesses et de toutes leurs colères. Un compartiment grand ouvert sur ce monde qui les étiquette définitivement par manque d'imagination ou d'empathie ou des deux.

    Il y a du bonheur à lire "Un funambule sur le sable", une sorte de joie indicible à découvrir ce que les mots sont capables de faire naître lorsqu'ils sont choisis et agencés avec tant de sensibilité et de virtuosité. Du bonheur et comme des ondes de réconfort qui traversent les pages pour s'incruster juste là où la vie palpite en vrai.git sta

  • Couverture du livre « Un funambule sur le sable » de Gilles Marchand aux éditions Aux Forges De Vulcain

    0.2

    Alex Mot-à-Mots sur Un funambule sur le sable de Gilles Marchand

    Quelle drôle d’idée de départ : naître avec un violon dans la tête ! Pauvre Stradi (surnom donné par ses camarades) qui va devoir apprivoiser cet instrument qui s’est imposé à lui.

    Difficile de rester concentré en classe quand il faut maîtriser les sons du violon pour ne pas déranger les...
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    Quelle drôle d’idée de départ : naître avec un violon dans la tête ! Pauvre Stradi (surnom donné par ses camarades) qui va devoir apprivoiser cet instrument qui s’est imposé à lui.

    Difficile de rester concentré en classe quand il faut maîtriser les sons du violon pour ne pas déranger les autres ; difficile de se rendre en classe certains jours après la piqure de l’infirmière sensée aider le violon à grandir en même temps que Stradi.

    Petit à petit, le roman frôle l’onirique tout en étant bien ancrée dans notre réalité.

    Et puis Stradi tombe amoureux : incompréhension des parents de la jeune fille, fuite, tentative de vie à deux avec une moitié de chien avant l’arrivée du bébé.

    J’ai aimé également le personnage de Max qui lui boîte : leurs deux différences font naître une amitié hors du commun, même si au contraire de Stradi, la musique enferme Max.

    J’ai aimé Lélie, jeune fille volontaire qui tire trop sur la corde. J’ai aimé Stradi qui se dépatouille comme il peut.

    Merci, M. Marchand, j’ai aimé le monde que vous avez créé dans ce roman.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de la vieille dame du premier qui s’inquiète pour ce jeune couple.

    http://alexmotamots.fr/un-funambule-sur-le-sable-gilles-marchand/git sta

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