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Requiem pour une apache

Couverture du livre « Requiem pour une apache » de Gilles Marchand aux éditions Aux Forges De Vulcain
Résumé:

Jolene n'est pas la plus belle, pas la plus fine non plus. Et pas forcément la plus sympa. Mais lorsqu'elle arrive dans cet hôtel, elle est bien accueillie. Un hôtel ? Plutôt une pension qui aurait ouvert ses portes aux rebuts de la société : un couple d'anciens taulards qui n'a de cesse de... Voir plus

Jolene n'est pas la plus belle, pas la plus fine non plus. Et pas forcément la plus sympa. Mais lorsqu'elle arrive dans cet hôtel, elle est bien accueillie. Un hôtel ? Plutôt une pension qui aurait ouvert ses portes aux rebuts de la société : un couple d'anciens taulards qui n'a de cesse de ruminer ses exploits, un ancien catcheur qui n'a plus toute sa tête, une jeune homme simplet, une VRP qui pense que les encyclopédies sauveront le monde et un chanteur qui a glissé sur la voie savonneuse de la ringardisation.
Ce petit monde vivait des jours tranquilles jusqu'à ce que Jolene arrive. En quelques mois à peine, l'hôtel devient le centre de l'attention et le quartier général d'une révolte poétique, à l'issue incertaine.

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Avis (9)

  • Gilles Marchand reste lui-même tout en nous envoyant chaque fois dans un nouveau monde. Cette fois c’est du côté de la fable que se tourne ce Requiem pour une apache.
    Il nous entraine à la rencontre d’un groupe d’hommes et de femmes perdus pour la société qui, à leur insu, ont fini par...
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    Gilles Marchand reste lui-même tout en nous envoyant chaque fois dans un nouveau monde. Cette fois c’est du côté de la fable que se tourne ce Requiem pour une apache.
    Il nous entraine à la rencontre d’un groupe d’hommes et de femmes perdus pour la société qui, à leur insu, ont fini par constituer une famille. Confortablement assoupie, dans l’hôtel pension de Jésus, cette famille va être bouleversée dans son quotidien par l’arrivée d’une jeune femme, Jolene de son surnom, qui refusera l’impolitesse d’un releveur de compteur du gaz qui finira le nez cassé.
    Alors l’équipe d’âmes perdues va devenir une équipe de résistants mais où cela les mènera-t-ils ?
    On retrouve dans ce requiem toute la poésie de Gilles Marchand, sa légèreté, sa douceur et beaucoup de clins d’œil à ses précédents romans.

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  • Un petit bijou de poésie et de curiosité qui n'a qu'un seul défaut. ..celui d'être parfait .
    Je savais que c'était un roman comme je les aime avec une pincée de fantaisie quelques gouttes de situation particulière et surtout un nappage de style indeniable !
    Avec ce 3ème roman Gilles Marchand...
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    Un petit bijou de poésie et de curiosité qui n'a qu'un seul défaut. ..celui d'être parfait .
    Je savais que c'était un roman comme je les aime avec une pincée de fantaisie quelques gouttes de situation particulière et surtout un nappage de style indeniable !
    Avec ce 3ème roman Gilles Marchand crée la dépendance à la "Touch " si particulière qui fait sa marque de fabrique .
    Il y a du Boris Vian ....du Prevert ....du Bobby Lapointe et du Coluche (dans son énoncé du début sur le panel des personnages dont il parle ) et surtout. ...ma foi .....du Gilles Marchand quoi !
    J'ai adoré tous les "pas sages"....j'ai souvent relu de très belles phrases et aussi ressenti une tristesse immense au départ des uns mais un plaisir sans retenu à l'arrivée des "autres " .
    Indéniablement on ressent la partition du musicien qui équilibre sa composition pour créer une harmonie parfaite.
    Du beau ,du bon roman qui en plus allume les étoiles des gens qui pensent n'être rien alors qu'à leur passage à l'instar des étoiles filantes ......on se permet de faire un voeu !!

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  • Gilles Marchand se met dans la tête d’un artiste sur le déclin. Ce narrateur entre par hasard dans un groupe. A l’intérieur de celui-ci, se réunissent des individus qui ont en commun de se sentir rejetés. Petit à petit, une communauté va se former.

    L’auteur nous ouvre les portes d’un hôtel,...
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    Gilles Marchand se met dans la tête d’un artiste sur le déclin. Ce narrateur entre par hasard dans un groupe. A l’intérieur de celui-ci, se réunissent des individus qui ont en commun de se sentir rejetés. Petit à petit, une communauté va se former.

    L’auteur nous ouvre les portes d’un hôtel, qui ressemble à première vue à une cour des miracles, mais qui se révèle être un concentré de bienveillance. On y croise toutes sortes de personnages, tous aussi singuliers les uns que les autres. La parole est donnée à ces oubliés de la société, à ces exclus de la normalité. Chacun raconte son parcours et les obstacles qu’il a rencontré dans la vie. On découvre alors le quotidien de petites gens, aux métiers modestes, aux destins tortueux.

    L’écriture tout en légèreté sied parfaitement aux thèmes abordés. L’auteur apporte quelques petits moments de fantaisie qui ajoutent une étincelle au contenu déjà poétique. Cette aventure est un véritable réquisitoire pour la différence. Ce groupe d’amis dégage une puissante énergie, qui laisse entrevoir l’espoir d’un changement. Et même si, sous l’impulsion de Jolene, la révolte gronde, l’altruisme semble toujours avoir le dessus. Devant tant de bonté, d’écoute et d’humanité, on ne peut que s’attacher à cette équipe de bras cassés.

    J’avais rencontré Gilles Marchand lors d’un salon. Il avait été très accueillant, sympathique et drôle. Ce livre généreux est parfaitement à son image. C’était la première fois que je tentais de lire un de ses romans. J’en ressors ému mais heureux car malgré la tristesse de l’histoire, elle m’a apporté une certaine fraicheur et une joie de vivre, une forme d’optimisme !

    Avec cette fable combative mais jamais moralisatrice, Gilles Marchand touche au cœur ! Je comprends maintenant l’engouement pour son travail et m’appliquerai dorénavant à découvrir un peu plus son univers.

    http://leslivresdek79.com/2020/09/07/579-gilles-marchand-requiem-pour-une-apache/

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  • C’est une drôle d’équipe qui se rassemble autour de Jésus, dans un petit hôtel miteux de la capitale. Unis par leur imperfections, ordinaires, mais suffisantes pour qu’ils se sentent rejetés par les plus beaux, plus riches, plus célèbres, plus chanceux…


    Parmi eux, l’énigmatique Jolene,...
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    C’est une drôle d’équipe qui se rassemble autour de Jésus, dans un petit hôtel miteux de la capitale. Unis par leur imperfections, ordinaires, mais suffisantes pour qu’ils se sentent rejetés par les plus beaux, plus riches, plus célèbres, plus chanceux…


    Parmi eux, l’énigmatique Jolene, virée de son poste de caissière pour avoir refusé d’arborer le badge qui livrait son cri prénom aux yeux des clients. Elle n’est pas belle, elle a du mal à s’exprimer, et pourtant elle deviendra l’icône de cette cour des miracles qui finira pas attirer l’attention des forces de l’ordre et de la presse. Il faut dire quand même qu’on ne frappe pas impunément un employé du gaz même malpoli !

    C’est un vrai plaisir de vivre avec tous ces éclopés de la vie les instants dramatiques et pourtant si positifs pour eux, qui font qu’ils se sentent vivre , exister enfin aux yeux de la société qui les rejette, menés par celle qui devient leur leader malgré elle (pour un peu, on les verrait bien revêtus d’un gilet fluo!)

    C’est avec un humour empreint de tendresse que Gilles Marchand manipule ses personnages, dont les destins dérisoires suscitent l’empathie.

    Sans oublier l’art de la formule, l’adresse et la virtuosité avec laquelle l’auteur manie les mots et les phrases, pour des dialogues savoureux.


    Très agréable lecture.

    Lien : https://kittylamouette.blogspot.com/2020/09/requiem-pour-une-apache.html

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  • Gilles Marchand fait partie de ces rares auteurs que je suis depuis ses débuts. Avant même qu’il ne signe son premier roman – en solo – "Une bouche sans personne", je le connaissais par ses nouvelles parues chez aNtidata, Ouvrir un de ses ouvrages est toujours un plaisir indicible. "Requiem pour...
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    Gilles Marchand fait partie de ces rares auteurs que je suis depuis ses débuts. Avant même qu’il ne signe son premier roman – en solo – "Une bouche sans personne", je le connaissais par ses nouvelles parues chez aNtidata, Ouvrir un de ses ouvrages est toujours un plaisir indicible. "Requiem pour une Apache" ne me fera certainement pas changer d’avis.

    Je dirais même plus ! Pénétrer dans l’hôtel tenu par Jésus, rencontrer ses pensionnaires, les entendre parler – oui, je sais, c’est un livre, mais je les ai quand même entendus - fut un enchantement. Le nouveau roman de l’auteur nous immerge d’emblée dans la vie d’une troupe de "petites gens", quelques rebuts de la société, des jeunes, des vieux, un chanteur ringard, une marchande d’encyclopédies… la France d’en bas aurait dit quelqu’un, des sans dents aurait ajouté un autre… et j’allais oublier "…Suzanne une vieille odeur qui rampait sous les portes et Alphonse un sous-homme perdu au fond d’une bassine qui n’en finissait plus de s’évaporer." Tout allait presque bien entre eux et puis Jolene est arrivée ! Jolene, surnom donné à cette jeune femme que personne ne connaît, Jolene, comme le titre du morceau de Dolly Parton qui sort et ressort du juke-box à sa demande.

    "Love at first sight", donc, pour ce nouveau roman d’un auteur jamais ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre. Ni tout à fait le même, l’histoire est différente des précédentes, édifiée autour d’un nombre important de personnages qui vivent en colonie, se rapprochent, se réchauffent, unissent leurs différences, leurs trop ou pas assez. Ni tout à fait un autre par son humanité, l’amour de ses enfants qui se font même une place parmi les personnages, sa manière de nous faire rire aux éclats "On a pensé le (Gérard, le résistant trouvé dans le grenier, momifié) mettre sous le tapis du salon… Mais il n’y avait pas vraiment de salon chez Jésus et pas vraiment de tapis non plus", puis de pleurer subrepticement "Jolene a réussi à créer un nous avec des gens qui n’étaient jamais parvenus à être un je" Ni tout à fait un autre par les références musicales et littéraires semées ici et là, entre rock et poésie, par les rappels de ses précédents ouvrages, ici une vieille qui promène son chien, là "…cet homme…le visage camouflé par une grande écharpe."

    "Requiem pour une Apache", c’est tout à la fois poignant, émouvant, drolatique, foutraque, fantaisiste, poétique et tellement bien écrit. Pour moi, un véritable coup de foudre !

    https://memo-emoi.fr

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  • Avis de la page 100 - Les Explos 2020

    Gilles Marchand poursuit dans son style bien à part et qui me séduit depuis son premier livre "Une Bouche sans personne" ; à savoir un art de portraitiste de personnalités bien à part avec un doigt de fantaisie et d'invraisemblable mais toujours avec...
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    Avis de la page 100 - Les Explos 2020

    Gilles Marchand poursuit dans son style bien à part et qui me séduit depuis son premier livre "Une Bouche sans personne" ; à savoir un art de portraitiste de personnalités bien à part avec un doigt de fantaisie et d'invraisemblable mais toujours avec tendresse et humour. Ces 100 premières pages mettent en place cette nouvelle arche qu'est l'hôtel de Jésus, sorte d'arche de Noë mais uniquement constitué de personnages atypiques et attachants. Au coeur de cette galerie c'est l'Apache présumée Jolène dont on découvre le cadre, les origines familiales et l'entrée dans une vie active avec son tempérament si attachant que l'auteur nous fait découvrir et qui nous séduit. C'est aussi le reste de ce qui va constituer son noyau dur de fans... Style fluide et l'envie de dévorer le reste de ce livre pour le lecteur.


    Avis à la fin de la lecture : 

    Une nouvelle fois et cela confirmant l'avis intermédiaire, mission réussie pour Gilles Marchand ; un livre qu'on ne lâche pas et qui nous fait passer de la réflexion, aux rires mais aussi aux larmes. 

    Les outils pour cette réussite ; un style à part de cet auteur mêlant réflexions et réactions aux faits de société d'actualités, de la fantaisie, des portraits ciselés (faiblesses de chacun  incluses), quelques incongruités ou invraisemblances (un homme liquéfié dans le sens propre du terme si l'on peut dire, un autre personnage enfermé depuis la seconde guerre mondiale vivant mais oublié dans les combles de l'hôtel....), beaucoup de poésies et aucune volonté de moralisateur....

    Le narrateur, un ancien chanteur vedette à succès des années soixante, prend sa plume pour rapporter cette chronique d'une communauté improbable de paumé(e)s (catcheur, vendeuses d'encyclopédie, couple d'anciens voleurs, une ancienne golden girl, un simple d'esprit entre autres) et surtout l'évolution de celle qui est à la fois le coeur et le cerveau de cet ensemble interlope ; la pourtant bien terne Jolène, dans les locaux d'un ancien hôtel - restaurant devenu auberge du coeur et refuge des sans voix, des non - écoutés, de ces êtres que personne ne remarque ou pire ignore totalement comme des éléments d'un décor quotidien où l'individualisme, la réussite et l'aveuglement de toutes les autorités politiques et économiques du pays prévalent. 

    Jolène une histoire de vie, aux antécédents scolaires, professionnels et privés plutôt chaotiques, n'était pas, a priori, destinée à devenir une sorte de Passionaria, cette fameuse Apache du titre de ce roman, pour les résidents de l'hôtel du bien / mal nommé Jésus (prénom supposé pour lesquels lequel les légendes sur ses origines sont nombreuses) et du monde extérieur qui va précipiter sa mise en lumière et son destin. Une goutte d'eau ; l'énième manque de politesse d'un employé du gaz, la fois de trop, va liguer l'ensemble de cette petite communauté éclectique et drainer une foule de méprisés anonymes pour animer et faire croître ce qui devient un mouvement d'une certaine forme de désobéissance civile . On vit tout cela avec force de détails, parfois croquignolesques, la naissance de cette simili - communauté, la solidarité, les mésententes, la reconnaissance des pouvoirs publics, la sympathie générale avant de connaître le déclin et l'explosion....

    On ne s'ennuie pas une seule fois, la plume est alerte, on visualise aisément chacun des personnages, les situations successives. Emotions, joies, sympathies, le lecteur est conquis et en redemande.

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  • Le narrateur raconte la légende de Jolene, « meneuse d’une troupe d’insurgés ». Une dizaine d’anti-héros vivent dans un hôtel. Les 100 premières pages brossent le portrait de chacun et posent le mystère qui entoure le personnage central de cette histoire.

    Le narrateur fait partie des...
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    Le narrateur raconte la légende de Jolene, « meneuse d’une troupe d’insurgés ». Une dizaine d’anti-héros vivent dans un hôtel. Les 100 premières pages brossent le portrait de chacun et posent le mystère qui entoure le personnage central de cette histoire.

    Le narrateur fait partie des occupants de l’hôtel et raconte ce qu’il sait de Jolene et des événements qui se sont déroulés.

    On la surnomme Jolene (ce n’est pas son vrai nom). Elle est caissière et n’a pas eu une vie facile. Elle est ronde, mal habillée, n’a pas rencontré l’amour et vient se réfugier dans ce restaurant-bar-hôtel comme tous les autres paumés de cette histoire : Wild Elo, Marcel, Jésus, Mario, Annie, Bonnie et Clyde, Antonin, Vieux-John, Marie-Pierre, Joséphine, Suzanne, Paul, Alphonse, sans oublier Gérard.

    Jusqu’au jour de l’événement déclencheur, que je ne vous dévoilerais pas, où Jolene va se métamorphoser progressivement en légende, en cheffe d’insurgés. C’est la goutte d’eau qui va faire déborder le vase et Jolene va se révolter en entraînant les autres.
    L’hôtel va être surveillé par la police, pointé par l’association des riverains.
    La colère va grandir. La rumeur va se propager et ce sont bientôt tous les recalés de la société qui vont défiler : les roux, les bègues, les gros, les maigres, les handicapés, etc. pour former une sorte de communauté. L’alcool coule à flot. Jolene n’a pas les mots pour s’exprimer. S’ajoute à cela la fatigue, et vous comprendrez peut-être les décisions insensées de ce groupe.

    La musique joue aussi un rôle dans le roman. Il y a un juke-box dans la grande salle de l’hôtel. Certains personnages ont une histoire avec une chanson. C’est le cas par exemple de Jolene, qui met toujours la même chanson : Jolene de Dolly Parton, d’où son surnom.
    Il y a de nombreuses références et anecdotes, des extraits de poèmes. Bref ça fourmille et c’est plaisant.

    Ce roman est prenant, décalé et amusant. L’écriture est fluide et enlevée. J’ai passé un excellent moment en compagnie des personnages de Gilles Marchand. Il a un don pour les portraits. Je me suis vraiment attachée à cette bande de mal-aimés, en marge de la société. Chaque personnage est singulier. Certains passages sont burlesques et pourraient être adaptés en film.
    Une belle découverte littéraire pour moi qui me donne envie de lire ses précédents romans.

    Voici donc une belle découverte de cette rentrée littéraire 2020 que je vous conseille !
    #Explolecteur #RL2020

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  • J'arrive à la fin du chapitre 14 et bing, la fameuse page 100; J'en profite pour faire un premier bilan de lecture.

    Le narrateur, ancien chanteur célèbre oublié, nous décrit le petit bar-hôtel ou il loge en compagnie d'une galerie animée de personnages cabossés et chahutés par la vie, oubliés...
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    J'arrive à la fin du chapitre 14 et bing, la fameuse page 100; J'en profite pour faire un premier bilan de lecture.

    Le narrateur, ancien chanteur célèbre oublié, nous décrit le petit bar-hôtel ou il loge en compagnie d'une galerie animée de personnages cabossés et chahutés par la vie, oubliés de la société.
    L'auteur nous offre une description truculente de l’établissement grâce à une écriture fluide, légère et dotée d'une poésie pleine de tendresse.
    En parallèle, nous faisons connaissance avec Jolène, jeune caissière effacée, qui devient cliente assidue du bar et s'intègre à la petite bande jusqu’au moment ou elle va troubler la vie de tous....après la mise en place des personnages, le récit démarre véritablement. Je pense que je ne vais pas le lâcher !
    C'est un beau démarrage dans cette aventure.

    Avis de fin de lecture

    Le narrateur, chanteur célèbre oublié, nous décrit le petit bar-hôtel ou il loge en compagnie d'une galerie animée de personnages cabossés et chahutés par la vie, oubliés et rejetés par la société.
    Apparaît alors Jolene, jeune caissière effacée à l’enfance triste, qui ose dire non à son patron et rejoint la petite tribu de l’hôtel. Ils décident tous de mener un combat envers et contre tous, Jolene au poing levé, étant leur représentante.Tout le quartier va frémir de respect ou de mépris pour cette rébellion.

    L'auteur nous offre une description truculente de l’établissement grâce à une écriture fluide, légère et dotée d'une poésie pleine de tendresse.Chaque personnage m’est devenu attachant, avec sa propre histoire personnelle semée de joies mais surtout de mépris par sa différence (trop gros, trop noir, bègue ).
    Le combat de Jolene et sa bande m’est apparu comme une rébellion collective et sociale, amenant une touche politique au roman, avec une véritable sincérité et empathie pour les personnages.
    J’insiste sur la poésie du texte, les références et citations de Maiakovski, Aragon, Prévert ponctuent le récit.
    La grâce du roman réside dans les touches burlesques et fantastiques à la manière d’un Boris Vian ; il crée ainsi une ambiance drôle et sensible.
    Je n’oublie pas la bande originale de ce combat : on va des Beatles, à Janis Joplin en passant par Dolly Parton sans oublier quelques morceaux à l’harmonica.
    Nous avons tous besoin de fantaisie et de fraîcheur, alors plongez dans l’univers de Gilles Marchand.

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