Delphine Bertholon

Delphine Bertholon

Scénariste de profession, Delphine Bertholon, née en 1976 à Lyon, est une écrivaine française. Elle a publié quatre romans publiés chez JC Lattès : "Twist", "L’Effet Larsen", "Grâce" et, plus récemment, "Le soleil à mes pieds" et "Les corps inutiles".

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Scénariste de profession, Delphine Bertholon, née en 1976 à Lyon, est une écrivaine française. Elle a publié quatre romans publiés chez JC Lattès : "Twist", "L’Effet Larsen", "Grâce" et, plus récemment, "Le soleil à mes pieds" et "Les corps inutiles".

Articles en lien avec Delphine Bertholon (3)

Avis sur cet auteur (82)

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    Couverture du livre « Celle qui marche la nuit » de Delphine Bertholon aux éditions Albin Michel

    Mes écrits d'un jour sur Celle qui marche la nuit de Delphine Bertholon

    Malo, 15 ans, voit son monde s’écrouler lorsque son père lui annonce avoir trouvé un job au conservatoire de Nîmes. Il doit quitter sa vie parisienne et son meilleur ami Pop. Aussitôt dit, aussitôt fait. Les voilà installés dans le sud de la France. Son père et sa belle-mère Sophie ont déniché,...
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    Malo, 15 ans, voit son monde s’écrouler lorsque son père lui annonce avoir trouvé un job au conservatoire de Nîmes. Il doit quitter sa vie parisienne et son meilleur ami Pop. Aussitôt dit, aussitôt fait. Les voilà installés dans le sud de la France. Son père et sa belle-mère Sophie ont déniché, à leurs yeux, la perle rare. La Maison des Pins, bâtisse isolée en pleine forêt, vend du rêve, ou plutôt de la rénovation car tout y est à refaire mais rien ne les décourage. Rapidement, Malo n’est pas à l’aise dans cette nouvelle maison, quelque chose d’étrange plane au-dessus d’eux, mais quoi ? Et puis le comportement de sa demi-sœur Jeanne est incohérent, frôlant la folie douce. Lorsqu’un jour Malo découvre une vieille cassette audio datant de 1987, il décide de percer le secret qui hante ces murs.

    « Par la fenêtre de ma chambre, je regarde la nuit. La nuit, ici, c’est quelque chose. Le ciel devient bleu. Bleu foncé, marine, profond comme un gouffre. La lune jaune ressemble à un œil fou, ouvert au milieu de rien. Et, tout autour, à trois cent soixante degrés, les étoiles. »

    Delphine Bertholon, je la connais en tant qu’autrice de littérature générale avec entre autres Cœur-Naufrage et Grâce. Dès que j’ai su qu’elle sortait un second roman en jeunesse, le premier étant Ma vie en noir et blanc (Rageot, 2016) que je n’ai pas lu, je me suis dit qu’il était pour moi. Et pour le coup je ne me suis pas trompée. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, j’ai été absorbée par ce thriller fantastique où tous les ingrédients étaient réunis pour que je ne le lâche pas de la soirée. En effet, Delphine Bertholon faisant référence à la littérature (Stephen King) et au film d’horreur (Psychose) la sauce ne pouvait que prendre.
    À travers un journal intime, celui de Malo, l’autrice nous confie la vie du jeune garçon, le temps d’un été. Elle nous livre le passé de cet ado meurtri par le décès de sa mère, dont la tristesse est inqualifiable, même des années plus tard. Via Malo et en écrivant à la première personne, elle nous implique dans son histoire. Nous ressentons ses émotions positives ou négatives, ses craintes et ses peurs dans ce nouvel environnement. La tension monte au fil des pages, donnant un rythme soutenu de lecture. L’enquête que Malo mène sur cette demeure n’est pas des plus simples. En côtoyant des fantômes, il prend conscience de ce qui le hante réellement : sa mère. Chaque lecteur peut s’interroger et s’identifier par cette figure du « fantôme » et ainsi se glisser dans la peau du personnage pour en extraire le bon, l’inoubliable.
    Si vous avez envie de frissonner sans pour autant vous cacher sous la couette, ce roman est pour vous. Un cocktail détonnant : une couverture sombre, un synopsis glaçant, une maison hantée, un fantôme et un secret… n’ayez crainte cela va bien se passer et vous allez adorer.

    http://www.mesecritsdunjour.com/archives/2020/01/14/37940250.html

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    Couverture du livre « Celle qui marche la nuit » de Delphine Bertholon aux éditions Albin Michel

    Magali Bertrand sur Celle qui marche la nuit de Delphine Bertholon

    Vous voulez que je vous dise...c'est ados d'aujourd'hui sont bien trop gâtés!!
    Un roman aussi chouette, bien écrit, bien rythmé, flippant juste comme il faut, drôle à la bonne dose, avec des sentiments plein partout mais discrets, inhabituels, originaux, et avec ça pudique, pudique, pudique, à...
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    Vous voulez que je vous dise...c'est ados d'aujourd'hui sont bien trop gâtés!!
    Un roman aussi chouette, bien écrit, bien rythmé, flippant juste comme il faut, drôle à la bonne dose, avec des sentiments plein partout mais discrets, inhabituels, originaux, et avec ça pudique, pudique, pudique, à croire que, la Bertholon, être un garçon de quinze ans elle a fait ça toute sa vie, tout ça rien que pour eux...c'est abusé, non?
    Faites comme moi, allez leur piquer et lisez-le en cachette, c'est trop bon!

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    Couverture du livre « Twist » de Delphine Bertholon aux éditions J'ai Lu

    Cathfd sur Twist de Delphine Bertholon

    Inspirée par un fait divers sordide, celui de la séquestration de Natascha Kampusch, Delphine Bertholon a construit un roman choral lumineux et dénué de tout pathos, servi par une plume élégante. Madison le personnage central, la petite fille enlevée et séquestrée est terriblement attachante....
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    Inspirée par un fait divers sordide, celui de la séquestration de Natascha Kampusch, Delphine Bertholon a construit un roman choral lumineux et dénué de tout pathos, servi par une plume élégante. Madison le personnage central, la petite fille enlevée et séquestrée est terriblement attachante. Intelligente, caustique, vive, et l'espoir chevillé au corps de pouvoir s'échapper un jour, elle couche sur le papier tout ce qui bouillonne dans sa tête pour rester debout et garder l'espoir. Elle ne sait pas que sa maman écrit elle aussi de longues lettres à sa fille comme si elle était simplement partie en voyage, lettres se terminant toujours par "N'oublie jamais que je t'aime". Prisonnière de son chagrin, de l'attente interminable, sa vie s'est arrêtée. Ses lettres pleines d'amour sont d'une pudeur et d'un réalisme exceptionnels. La troisième voix de ce roman est celle d'un jeune voisin, professeur de tennis de Madison dont elle est secrètement amoureuse, qui voit aussi sa vie bouleversée par la disparition de la fillette. Ce roman parle d'enfermement, de liberté, d'espoir et d'amour avec des mots justes et parvient sur un sujet délicat à éviter tout voyeurisme malsain et à susciter beaucoup d'empathie. Difficile de lâcher ce livre une fois commencé...

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    Couverture du livre « Le soleil à mes pieds » de Delphine Bertholon aux éditions Lgf

    Nicole Tribouilloy sur Le soleil à mes pieds de Delphine Bertholon

    « Le soleil à mes pieds », c’est l’histoire de deux immenses souffrances : celle de la Grande qui a bousculé dans la folie au décès de sa mère et qui, depuis, est obsédée, happée par le morbide. Pour s’en sortir, elle martyrise et manipule sa sœur, la Petite, qui ne se donne pas le droit...
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    « Le soleil à mes pieds », c’est l’histoire de deux immenses souffrances : celle de la Grande qui a bousculé dans la folie au décès de sa mère et qui, depuis, est obsédée, happée par le morbide. Pour s’en sortir, elle martyrise et manipule sa sœur, la Petite, qui ne se donne pas le droit d’exister.
    C’est l’histoire d’une immense violence contre soi, contre l’autre que l’on aime ou hait, qu’importe…
    C’est l’histoire d’une lente renaissance, contre l’autre, mais pour mieux le retrouver.
    C’est une histoire superbement écrite. Le style est vif, les phrases courtes accompagnent la pensée de la narratrice. Des images étincelantes pour mettre en valeur la violence des sentiments.
    Une narration parfaitement construite que j’ai dégusté petit à petit, avec délectation, sans pouvoir lâcher le livre.
    Comme les autres romans de Delphine Bertholon, ce livre est une pépite que j’ai aimé pour le plaisir de l’histoire, que je relirai pour le plaisir des mots.