Sucre noir

Couverture du livre « Sucre noir » de Miguel Bonnefoy aux éditions Rivages

3.923076923

13 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Rivages
  • EAN : 9782743640576
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Dans un village des Caraïbes, la légende d'un trésor disparu vient bouleverser l'existence de la famille Otero. À la recherche du butin du capitaine Henry Morgan, dont le navire aurait échoué dans les environs trois cents ans plus tôt, les explorateurs se succèdent. Tous, dont l'ambitieux Severo... Voir plus

Dans un village des Caraïbes, la légende d'un trésor disparu vient bouleverser l'existence de la famille Otero. À la recherche du butin du capitaine Henry Morgan, dont le navire aurait échoué dans les environs trois cents ans plus tôt, les explorateurs se succèdent. Tous, dont l'ambitieux Severo Bracamonte, vont croiser le chemin de Serena Otero, l'héritière de la plantation de cannes à sucre qui rêve à d'autres horizons.  Au fil des ans, tandis que la propriété familiale prospère, et qu'elle distille alors à profusion le meilleur rhum de la région, chacun cherche le trésor qui donnera un sens à sa vie. Mais, sur cette terre sauvage, la fatalité aux couleurs tropicales se plaît à détourner les ambitions et les désirs qui les consument.   Dans ce roman aux allures de conte philosophique, Miguel Bonnefoy réinvente la légende de l'un des plus célèbres corsaires pour nous raconter le destin d'hommes et de femmes guidés par la quête de l'amour et contrariés par les caprices de la fortune. Il nous livre aussi, dans une prose  somptueuse inspirée du réalisme magique des écrivains sud-américains, le tableau émouvant et enchanteur d'un pays dont les richesses sont autant de mirages et de maléfices.    Finaliste du Goncourt du Premier Roman et lauréat de nombreuses distinctions (dont le prix de la Vocation, le prix des cinq continents de la francophonie « mention spéciale »), Miguel Bonnefoy est l'auteur du très remarqué «Voyage d'Octavio» (Rivages, 2015), qui a été traduit dans plusieurs langues.        

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Les derniers avis

  • 0.2

    Lecture dans le cadre du prix des lecteurs des Escales du livre 2018.
    Un roman de pirates, de femmes qui essaient de trouver leur place dans la maison mais aussi dans la société. Ce livre est le portrait de deux femmes, très impressionnantes. Un livre latino avec la nature amazonienne (quel beau premier chapitre avec ce bateau échoué dans les arbres et que va devenir le trésor que transporte ce navire !), avec les légendes et mythes mais aussi avec les odeurs des plats. Avec une belle écriture, l’auteur nous entraîne donc dans cette petite ferme au départ mais qui va devenir une latifundia, une grande propriété florissante. D’un simple champ de canne à une grande et impressionnante exploitation de rhum. Tout est flamboyant, la nature, les espoirs des différents personnages. Dans l’ombre d’un trésor perdu et que tout le monde et en particulier les hommes vont chercher à le trouver et à devenir riche. Un livre flamboyant que ce soit dans la description de la nature ou dans celle de personnages hauts en couleurs. Un texte qui nous entraîne sur les traces d’un pirate mais quelquefois les trésors ne sont jamais loin. Des personnages simples ou étranges, un beau conte cruel.

  • 0.2

    Un récit d'aventures et de chasse au trésor captivant servie par une écriture soignée, sensuelle et poétique.

    Résultat : "Sucre noir" est un formidable conte nourri de réalisme magique. On retrouve en effet ce style unique qui fait le charme de la littérature sud-américaine (Gabriel García Marquez, Luis Sepúlveda...).

    J'espère que ce roman recevra un ou plusieurs prix littéraires car il le mérite amplement.
    À lire du même auteur : "Le voyage d'Octavio"

  • 0.25

    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2017/10/17/35773276.html

    « Le jour se leva sur un navire naufragé planté sur la cime des arbres au milieu de la forêt ». C’est avec cette première phrase que Miguel Bonnefoy nous embarque dans un premier chapitre tonitruant qui nous plonge directement dans l’insolite, le surnaturel et l’exotisme. Ce navire naufragé est celui du capitaine Henry Morgan. Avec la disparition du bateau et de ses occupants, un trésor attend un heureux propriétaire. Trois siècles plus tard, des chercheurs d’or courent toujours après lui. Parmi ces aventuriers du trésor perdu figure Severo Bracamonte. Il arrive chez une famille de rhumiers qui va l’héberger pendant ses recherches, les Otero. De fil en aiguille et malgré une réticence de départ, la fille de la maison, la jeune Serena épouse Severo. La vie conjugale finit par lui faire lâcher cette chasse au trésor. La principale préoccupation du couple est d’avoir un enfant qui ne vient malheureusement pas… jusqu’au jour où la vie, le hasard même, pour ne pas dire la canne à sucre, viennent leur donner Eva Fuego. Cette fille va elle aussi entreprendre une chasse au trésor particulière…

    Dès les premières pages, on retrouve tout l’univers surnaturel, exotique voire mythologique qu’il y avait dans le premier roman de Miguel Bonnefoy: Le voyage d’Octavio. Il s’inscrit à la fois dans la lignée du courant latino-américain du réalisme magique et dans les influences européennes notamment russes. Le tout est accompagné par une très belle langue, à la fois simple, précise et imagée. On sent les odeurs, les saveurs de ce pays qui est tout sauf un pays de Cocagne… et pourtant… le trésor est bien là, sous les pieds des personnages mais il n’est pas celui que l’on croit.

    Dans cette sorte de saga familiale, le trésor n’est pas celui qu’on cherche mais celui qu’on ne soupçonne pas, qu’on découvre par hasard ou même jamais, par aveuglement. Chacun des personnages en fait l’amère expérience. Miguel Bonnefoy ne cache pas que cette histoire est une parabole de la situation actuelle du Venezuela, son pays d’origine. Il fait le parallèle entre la culture de la canne à sucre pour fabriquer le rhum et l’exploitation pétrolière au Venezuela (d’où le titre Sucre noir comme l’or noir). Une même avidité, une même source de malheur là où il devrait y avoir du bonheur et de la richesse pour tous. Les hommes forgent leur enfer et la nature leur rend bien.

    Un roman intelligent, porteur d’une belle morale dans un écrin magique. Nul doute que Miguel Bonnefoy se bonifie avec le temps…

  • 0.1

    Je préfère le Voyage d'Octavio, même si, à l'époque, je le trouvais léger. Il était tellement poétique. Avec Sucre Noir, on peut remercier l'auteur de ne pas avoir écrit un roman sur sa vie (comme c'est la coutume depuis plusieurs rentrées littéraires). Mais on attendait plus de panache, plus de lyrisme.

    J'ajoute ce jour 14/10 que Miguek Bonnefoy était à la bibliothèque cet après-midi. C'est un auteur très sympathique, qui ne cache pas grand chose au lecteur. Rencontre agréable.

  • 0.2

    J'ai lu Sucre noir comme une fable, un conte philosophique écrit dans une langue belle et savoureuse comme une mangue bien mûre, je l'ai dégusté avec un très grand plaisir, me laissant aller aux évocations sensuelles, voluptueuses, quasi liquoreuses qui nous sont offertes.
    Le livre s'ouvre sur une image surréaliste : un trois-mâts de dix-huit canons se trouve planté sur la cime des arbres. J'adore ce type d'image folle, de tableau irréel. De la mer, il n'y en a plus, les algues ont cédé leur place aux broussailles et au lierre, la boue a remplacé l'eau. Hum, ce mélange des éléments, terre, mer, ciel me comble de joie ! J'exulte !
    L'équipage ne fait rien ou pas grand-chose et les réserves de nourriture baissent à vue d'oeil. Alors, on essaie d'attraper des oiseaux avec des filets de pêche (délicieuse inversion...) et l'on mange des crapauds en guise de crabes (avec un peu de mayo, on ne verra pas la différence...) Mais un soir, une tempête se lève, le bateau tangue dangereusement au-dessus du vide et risque à tout moment de s'écraser au sol. Il faut donc le délester : on jette alors les caisses, les armoires, les tonneaux, l'ancre, les tableaux volés (ah, ces belles accumulations d'objets hétéroclites, je jubile, voyez donc : «  Les oiseaux serraient entre leur bec des bracelets de cuivre et d'argent. Des robes de marquise flottaient au vent, sur la canopée, et les singes jouaient avec des dentelles, sautant d'arbre en arbre, déchirant le drapeau noir de la flibuste. » ) mais le capitaine Henry Morgan (célèbre flibustier, 1635-1688) refuse de jeter par dessus bord son trésor (nous y voilà, vous l'avez compris!).
    Alors, écoutez bien, c'est sublime : « ...le poids du bateau déracina les arbres et l'entraîna vers l'abîme. Un nuage de poussière se leva et couvrit le ciel. Le cadavre de la chute affola les animaux. Ainsi, les marécages, les passions, les profondeurs de la nature, avalèrent si bien la frégate de Henry Morgan que l'on ne récupéra aucun vestige, et son trésor resta enfoui là, entre des morceaux de voile et le cadavre d'un pirate, conservé dans le ventre des Caraïbes. » Magnifique, extraordinaire, fascinant chapitre UN - un trésor en lui-même, pas besoin d'aller plus loin - qui nous laisse sur toutes ces richesses cachées… Il est tellement beau ce chapitre UN qu'il me suffirait...
    Trois siècles plus tard, c'est un village « qui s'est installé là où le bateau avait disparu. » La famille Otero, que l'on suivra sur trois générations, a racheté sur ces terres une propriété qui ne lui a pas coûté bien cher : les sols n'ont pas été entretenus, quant à la maison en elle-même, elle n'est pas bien belle et surtout, une clause morale stipule que personne ne doit entrer dans une des trois chambres de l'étage. (Humm, j'adore les lieux où il est interdit d'entrer… la fameuse petite pièce du château de Barbe-Bleue, la chambre n°237 de Shining...) L'ancienne propriétaire y vient une fois l'an y pleurer son mari disparu, elle emplit « son seau de larmes » et repart. Ezequiel Otero, sa femme Candelaria de Otero et leur fille unique Serena (des noms comme des voyages…) y vivent simplement, à l'écart du monde et les journées se répètent inlassablement. Ils cultivent la canne à sucre. Mais un jour, arrive un jeune homme de la ville, un certain Severo Bracamonte. Passionné par les histoires de pirates et de trésors cachés, il transporte avec lui des tas d'objets : cordes, compas, vieilles cartes, plans, documents divers, dessins, tous en rapport avec le trésor de Henry Morgan. Il en est bien persuadé : le trésor est ici sous ses pieds, il en a la preuve. On doit le laisser fouiller…
    Et ils seront nombreux à vouloir retourner la terre en tout sens, cherchant un trésor qui est peut-être ailleurs… et pas si caché que ça !
    Je vous imagine les yeux brillants, ça y est, vous avez retrouvé votre âme d'enfant, ça marche à tous les coups, les histoires de pirates et les trésors enfouis, on a beau dire que ça ne nous intéresse plus, qu'on a passé l'âge, pas du tout, croyez-moi !
    Comme je le disais au début, j'ai lu Sucre noir comme on déguste un bonbon ou un bon vin, en le laissant doucement emplir mon palais de toute la magie de ses saveurs… un délice ! Les mots évoquant la nature luxuriante, le parfum des goyaviers, des amandiers, des orchidées, les arômes du rhum, les senteurs des épices et la chaleur de la terre sont délectables, exquis, succulents et certaines phrases s'apparentent à des fulgurances génialissimes d'une poésie extrême et d'une beauté absolue qui m'ont transportée. Allez, en voici quelques splendeurs : « Elle avait l'âge où l'on pense que les arbres tournent autour des oiseaux. », « Si les étoiles étaient de l'or, je creuserais le ciel. »
    Il n'y a qu'à se laisser porter et ce n'est pas désagréable.
    D'ailleurs, dans une interview, Miguel Bonnefoy explique que c'est lors d'une soirée pour la promotion de son précédent livre, le Voyage d'Octavio, soirée qui associait à la fois lectures d'extraits et dégustation de rhum (humm, pas mal…) qu'il s'est dit: « comme j'aimerais un jour pouvoir écrire un livre qui ressemble à une bouteille de rhum. » Eh bien voilà, c'est fait et pas besoin de déguster avec modération !
    Néanmoins, derrière cette fantaisie apparente se cache un message peut-être pas si léger que ça, l'idée que ce trésor que l'on cherche toute une vie est peut-être là, sous nos yeux et que si l'on n'a pas eu la sagesse de le voir, c'est parce qu'on voulait à tout prix qu'il prenne la forme d'un coffre scellé !
    Une réflexion sur le bonheur, les vraies richesses qui sont souvent devant nous, qui s'offrent à nous, au quotidien mais que l'on cherche ailleurs, parce qu'ailleurs, croit-on, c'est toujours mieux qu'ici. Il y a quelque chose de la fable de La Fontaine « Le laboureur et ses enfants » dans ce conte.
    L'on peut aussi y lire l'histoire d'un pays, le Venezuela (d'où est originaire la mère de l'auteur) ou la métaphore du naufrage d'une terre qui a cru que l'or noir qui sortait de son sol était son trésor. Il s'est trompé, cet or noir, d'une certaine façon, l'a ruiné : certes, l'essence à la pompe est peut-être la moins chère du monde mais il faut se battre et patienter de longues heures au soleil pour espérer trouver des œufs, du lait, du sucre, de l'huile. Ce pays doit, maintenant qu'il a tout misé sur le pétrole, importer la quasi totalité de ses biens de consommation alors que ses terres sont si riches ! Le trésor, finalement, était un leurre, les vraies richesses se trouvaient ailleurs mais personne ne les a vues ou n'a voulu les voir...
    Un très beau texte à savourer lentement et à méditer longuement...

    Lire au lit : http://lireaulit.blogspot.fr/

  • 0.2

    Chronique Nathalie Bullat 21 09 2017
    Chers amis lecteurs, n’hésitez pas une seconde, partez pour les Caraïbes, leurs pirates et leurs fabuleux trésors, les champs de cannes à sucre.
    Savourez Ce vrai roman d’aventures au parfum exotique tout en sirotant un vieux rhum. Il est question d’explorateurs, de belles femmes, d’or et de cette liqueur qui rend fou !
    Miguel Bonnefoy jeune auteur vénézuélien, à l’imagination fertile, écrit en français avec un remarquable talent. Sucre noir c’est une fresque latino-américaine! On y retrouve l’atmosphère colorée et l’exubérance des grands auteurs sud-américains tels que luis Sepulveda ou Garcia Marques.
    Le premier chapitre haut en couleurs conte le naufrage de la frégate du corsaire Henry Morgan dont les cales regorgent d’or, de pierres précieuses, calices,vases étrusques et autres trésors volés. Trois siècles plus tard la légende de ce trésor jamais retrouvé fait tourner les têtes. Un village s’est installé là où le bateau avait disparu. La famille Otero cultive la canne à sucre. leur fille Serena ne s’intéresse pas à ce trésor. Indépendante elle chérit la nature, dessine les arbres et rêve « d’un pays où l’on porte des écharpes où l’hiver est un chef-d’œuvre »
    Son mari Severo Bracamonte s’est lassé de chercher l’or. Il développe avec succès une distillerie de rhum. D’autres rêveurs s’aventureront avec boussoles, compas, cartes et matériels pour sonder le sol. Beaucoup repartent bredouilles.

    Comme dans la littérature d’Isabel Allende les femmes sont les personnages les plus intéressants de ce roman. Jamais soumises. Eva Fuego la fille adoptive des Bracamonte est une guerrière tyrannique plus « lilith » qu’Eve.
    On se laisse emporter. Avec frénésie on tourne les pages. Où est ce fameux butin et qui le découvrira ?
    Voici une belle fable où se mêlent nature, magie, passion et aventures.

  • Lechoixdeslibraires.com

    Severo Bracamonte, chercheur de trésors, débarque dans un village des Caraïbes qui, trois cents ans plus tôt, aurait vu s'échouer le bateau rempli de richesses du Capitaine Henry Morgan. Là, il se fait héberger par le père de la famille Otero, émerveillé par les belles paroles de son invité et attiré par l'or et les diamants promis. Mais la chasse au trésor ne se déroule pas comme prévu et Severo se heurte bientôt à Serena Otero, jeune femme fascinée par la botanique, qui ne voit comme seul trésor que la nature qui l'entoure ! Severo ne sera pas le seul chasseur de trésors à essayer de dénicher les vestiges du bateau de Henry Morgan. Tous passeront par la plantation de canne à sucre, bientôt distillerie de rhum en pleine expansion, et se heurteront à Serena, puis à sa fille Eva Fuego, dont le destin est digne des pires contes cruels !
    Avec son style riche et enlevé, Miguel Bonnefoy nous emmène une fois encore dans un univers foisonnant, aux côtés d'hommes et de femmes dont la vie est rythmée par les caprices du destin. Un texte fabuleux, qui tient autant du conte philosophique que du roman d'aventure ou de la fable !

  • Lechoixdeslibraires.com

    Henry Morgan, célèbre corsaire, disparaît corps et bien, avalé par la forêt des caraïbes. Trois siècles plus tard son trésor fait toujours rêver et va transformer la vie paisible de la famille Otéro. Dans ce roman aux allures de fable, chacun trouve un trésor mais ce n'est pas forcément celui qu'il cherchait...
    Miguel Bonnefoy y décrit l'ascension d'une famille que le hasard fantasque transporte tantôt aux nues tantôt aux tréfonds, en développant une verve qui rappelle la fantaisie des romans d'Amérique du Sud.

  • 0.15

    Un roman agréable, une belle plume mais des ressorts narratifs trop prévisibles, empruntés à la littérature sud américaine : la famille riche et maudite, la quête d'un trésor qui n'est pas celui que l'on croit, l'amour insoupçonné chez des femmes, caricatures de Frida Kahlo... Un cocktail savant d'exotisme et d'aventure qui ne m'a pas convaincu, avec ce tique d'écriture qui consiste à se complaire dans la citation de mots savants et/ou étrangers pour en tirer une musique venue d'ailleurs.
    Cela étant dit - ce qui temporise ma critique - je ne me suis jamais ennuyé. Pourquoi ? Parce qu'outre son manque d'originalité, ce roman s'appuie sur histoire joliment contée. Une belle histoire, à la morale trop convenue malheureusement.

  • 0.2

    Le fabuleux trésor du Capitaine Henry Morgan est caché quelque-part dans les Caraïbes, tout proche de la maison de la famille Otero - de simples cultivateurs qui vivent paisiblement de la terre avec leur fille Serena.
    Un jour, Severo, un jeune chasseur de trésors, débarque chez la famille Otero dans l'espoir de devenir riche. Il finira par tomber amoureux de Serena et par se désintéresser du trésor pour la rendre heureuse et faire fructifier la propriété familiale. Un jour, Serena et Severo qui n'avaient pas pu avoir d'enfant, découvrent une petite fille de quelques jours au milieu des flammes dans leurs champs de canne à sucre et décident de l'adopter.

    Le fabuleux trésor est-il vraiment là où on croit qu'il se cache ? L'or et les pierres précieuses feront-ils le bonheur de la famille Otero ? "Sucre Noir" de Michel Bonnefoy nous raconte cette histoire qui s'apparente à un conte ancien. Un conte qui pourrait nous être raconté par une vieille femme pleine de sagesse pour nous apprendre à ouvrir les yeux sur la vraie richesse de la vie.
    Même s'il ne me laissera pas un souvenir impérissable, "Sucre Noir" est un joli roman qui se lit vite et bien.
    Pourquoi pas ?

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