Miguel Bonnefoy

Miguel Bonnefoy

Né en 1988, Miguel Bonnefoy est le fils d'un romancier chilien et d'une diplomate vénézuélienne. Auteur, il est aussi professeur de français pour l’Alliance française.

 

Il remporte le prix du Jeune Ecrivain, en 2013, grâce à une nouvelle intitulée "Icare". "Le voyage d'Octavio" (Payot & Rivage...

Voir plus

Né en 1988, Miguel Bonnefoy est le fils d'un romancier chilien et d'une diplomate vénézuélienne. Auteur, il est aussi professeur de français pour l’Alliance française.

 

Il remporte le prix du Jeune Ecrivain, en 2013, grâce à une nouvelle intitulée "Icare". "Le voyage d'Octavio" (Payot & Rivages) est son premier roman, paru en 2015.

Articles en lien avec Miguel Bonnefoy (3)

Avis sur cet auteur (48)

  • add_box
    Couverture du livre « Sucre noir » de Miguel Bonnefoy aux éditions Rivages

    Un brin de Syboulette sur Sucre noir de Miguel Bonnefoy

    Lors de sa sortie en grand format, j’avais déjà très envie de partir en voyage avec « Sucre noir » et je ne regrette pas mon voyage. Ce livre est un conte, une histoire de trésor, de navire, de chercheur de trésor, de famille, de secret, d’amour, d’espérance, de fierté, de maléfice, de danger,...
    Voir plus

    Lors de sa sortie en grand format, j’avais déjà très envie de partir en voyage avec « Sucre noir » et je ne regrette pas mon voyage. Ce livre est un conte, une histoire de trésor, de navire, de chercheur de trésor, de famille, de secret, d’amour, d’espérance, de fierté, de maléfice, de danger, de rhum. Et oui, il y a tout ça dans ce livre. C’est un livre riche de son histoire, riche de la plume de Miguel Bonnefoy, riche des Caraïbes, riche de descriptions, riche d’odeurs, riche de couleurs!! Comment ne pas succomber à « Sucre noir »?!! Les histoires de trésor ne m’attirent pas en général mais dans ce roman, ce trésor est la base, la base de la quête de ce village, de la famille Otero et de Sevro Bracamonte. Comme tout trésor, il est introuvable mais Sevro va trouver plus car sa quête va l’amener à développer un commerce du rhum. Et son commerce va prospecter faisant vivre tout le village. Mais voilà, avec tout trésor, il y a des malédictions et Sevro ne va pas y échapper tout comme la famille Otero.

    « Sucre noir » est bien plus qu’une histoire de trésor. C’est une réflexion sur la véritable richesse qu’un trésor ne peut apporter, la richesse de la terre, la richesse de l’amour. Ces richesses permettent tellement plus et offrent tellement plus que la richesse matérielle même s’il est question de faire fortune, fortune construite grâce au travail et l’intelligence. « Sucre noir » est un ravissement pour le lecteur qui se laisse totalement emmener dans cette Caraïbe à la découverte de sa beauté et de ses richesses naturelles. En refermant ce roman, les couleurs et les odeurs qui font l’essence de l’histoire sont toujours un peu présente. « Sucre noir » est coloré avec un subtil mélanges d’odeurs et une grosse pincée d’amour!!

  • add_box
    Couverture du livre « Le voyage d'Octavio » de Miguel Bonnefoy aux éditions Rivages

    Regine B sur Le voyage d'Octavio de Miguel Bonnefoy

    Le roman débute avec l’histoire fondatrice, celle de la légende de Saint Paul du Limon. Là s’est élevée la première église qui abrite la statue de bois du Nazaréen en mémoire du miracle des citrons et de la fin de l’épidémie de peste.
    C’est dans ce village du Venezuela que nait Octavio,...
    Voir plus

    Le roman débute avec l’histoire fondatrice, celle de la légende de Saint Paul du Limon. Là s’est élevée la première église qui abrite la statue de bois du Nazaréen en mémoire du miracle des citrons et de la fin de l’épidémie de peste.
    C’est dans ce village du Venezuela que nait Octavio, paysan pauvre et analphabète, « au profil épais, aux cuisses solides, aux épaules puissantes... »
    Octavio va rencontrer Venezuela, symbole de la femme libre, instruite et amoureuse. Ils vont devenir amants, elle va lui apprendre les subtilités de l’écriture.
    Après un cambriolage raté au domicile de Venezuela, Octavio doit fuir. Sa fuite va se transformer en un voyage initiatique. Il découvre son pays et ceux qui l’habitent. Ses rencontrent tiennent parfois du merveilleux comme celle de l’hôte a qui il fait traverser le torrent en le portant sur son dos. On retrouve là la légende de Saint Christophe portant l’enfant Jésus.
    Le voyage d’Octavio prendra fin à son retour au village qui l’a vu naitre, riche de tout ce temps passé à parcourir le pays. Là, tandis qu’il participe aux travaux de restauration de l’église, il va retrouver la statue du Nazaréen qui avait disparu et il va la restaurer avec patiente et passion. La statue va retrouver sa beauté originelle, ainsi la boucle est bouclée.
    La chute, qui tient du fantastique, est surprenante.


    Ce roman, fable onirique mêlant réalisme et merveilleux, sacré et profane, nous entraîne, à la suite de son personnage principal, Don Octavio, dans un récit d’apprentissage empli d’allégories.

    J’ai été séduite par une écriture ciselée, fouillée, par la poésie qui se dégage d e l’ensemble.
    On n’est jamais loin du conte, du merveilleux, le tout mêlé à une réalité sans concessions.
    J’ai apprécié les descriptions de la nature, sa luxuriance qu’on retrouve jusque dans l’écriture. Un exemple : « Il s'enfonça sous un épais couvert. La pénombre paraissait à cet endroit comme une autre expression de la lumière. Il découvrit une ancienne construction laissée à l'abandon et un petit pré d'herbages où des ânes noirs venaient paître jusqu'au ventre.»
    J’ai aimé la description presque charnelle de la matière, celle qui renvoie aux origines Il y a le bois qui ramène à la statue du nazaréen, et le minéral comme la pierre gravée d’une écriture ancienne.

    Bien sûr, il faut aimer le style teinté de lyrisme.

  • add_box
    Couverture du livre « Sucre noir » de Miguel Bonnefoy aux éditions Rivages

    Regine B sur Sucre noir de Miguel Bonnefoy

    « Sucre noir » est le second roman de Miguel Bonnefoy. Cet auteur m’avait déjà enchanté avec le premier qui se déroulait en Amérique Latine « Le voyage d’Octavio »
    L’histoire débute avec le récit picaresque d’un naufrage, celui d’un bateau de pirates qui se retrouve coincé dans la cime des...
    Voir plus

    « Sucre noir » est le second roman de Miguel Bonnefoy. Cet auteur m’avait déjà enchanté avec le premier qui se déroulait en Amérique Latine « Le voyage d’Octavio »
    L’histoire débute avec le récit picaresque d’un naufrage, celui d’un bateau de pirates qui se retrouve coincé dans la cime des arbres. On est aux Caraïbes dans le courant du XVIIème siècle. Les pirates s’enivrent de rhum et crèvent de faim, tout part à vau-l’eau sur cette frégate échouée loin de la mer. Avant de mourir, le cruel capitaine des flibustiers cachera son trésor.
    Puis, le récit fait un saut de trois siècles pour nous narrer l’histoire d’Ezéquiel et Candelaria Otero et de leur fille Serena dont la beauté charme tous les hommes. Dans sa famille on cultive la canne à sucre qui donnera du rhum. C’est au destin de la famille Otero et de Serena que s’attache l’auteur, elle va connaitre la passion, la jalousie, la cruauté et la folie.
    Sur l’île, tout tourne autour de la canne à sucre et sa transformation, les fortunes se font et se défont et les riches côtoient les plus pauvres. Et puis, en filigrane il y a cette rumeur de trésor du flibustier, ce trésor que personne n’a vu mais auquel on veut croire, ce trésor qui fait rêver et que certains cherche avec avidité. Bien sûr, il faudra attendre la fin du roman pour savoir si ce trésor existe ou non.
    Tout au long de ce roman plein d’odeurs et de couleurs, on passe du réalisme historique aux légendes et au merveilleux. Tout se mêle avec une fougue joyeuse et débridée pour notre plus grand plaisir
    La plume de Miguel Bonnefoy est alerte, exubérante et colorée.
    Une belle lecture qui ouvre l’appétit du lecteur pour d’autres aventures.

  • add_box
    Couverture du livre « Le voyage d'Octavio » de Miguel Bonnefoy aux éditions Rivages

    NADIA D'ANTONIO sur Le voyage d'Octavio de Miguel Bonnefoy

    Petit livre, premier roman de Miguel Bonnefoy : « Le Voyage d'Octavio » mais grand coup de cœur.
    Comme l'écrit « Olivia de Lamberterie – Elle « : « Simplement magique » ou « Augustin Trapenard - le Grand Journal » : « Une révélation », je peux affirmer que c'est bien vrai.
    Un seul regret dans...
    Voir plus

    Petit livre, premier roman de Miguel Bonnefoy : « Le Voyage d'Octavio » mais grand coup de cœur.
    Comme l'écrit « Olivia de Lamberterie – Elle « : « Simplement magique » ou « Augustin Trapenard - le Grand Journal » : « Une révélation », je peux affirmer que c'est bien vrai.
    Un seul regret dans mon cas : l'avoir lu très vite mais j'ai adoré ce voyage au Venezuela où on rencontre Octavio, un géant (un colosse) qui se débrouille comme il peut pour vivre, petits métiers et cachant son illettrisme.
    L'histoire débute « dans le port de la Guaira, le 20 août 1908, un bateau en provenance de la Trinidad jeta l'ancre sur les côtes vénézuéliennes sans soupçonner qu'il y jetait aussi une peste qui devait mettre un siècle à quitter le pays. »
    Le périple d'Octavio va consister à retrouver ses ancêtres pour s'approprier un coin de terre où n'était restée « qu'une odeur de citronnier et une église au milieu des cyprès, comme un mât solitaire et triste, debout sur une terre sans ancêtres. »
    Une femme va initier Octavio à la lecture : « Un matin, il se surprit de voir que mujer s'écrivait aussi simplement.
    - J'aurais pensé que pour un personnage aussi considérable, il y avait un mot plus difficile, s'était-il exclamé. »
    Si la lecture semble être plus importante que tout, en fait Octavio va découvrir sa véritable mission et son identité.
    Ce qui ressort de cet ouvrage, c'est aussi de la magie ainsi que la splendeur des paysages traversés.
    Miguel Bonnefoy a ainsi écrit une épopée initiatique, parlant autant de la résilience du Venezuela que du mystère de l'écriture. On trouve du réel et du merveilleux.
    Don Octavio, qui vit seul dans un bidonville de Caracas, est le représentant d'un « pays entier de mangues et de batailles. »
    Venezuela, une comédienne de Maracaïbo, est la femme qui va l'initier à la lecture, l'écriture, l'amour. Après un cambriolage au domicile de celle-ci, notre héros, chassé du Paradis des bras de sa Dulcinée, entreprend, à travers tout le pays, un parcours semé d'épreuves qui font resurgir les mythes fondateurs du pays, à commencer par la légende de Saint Christophe. Il part pour traverser tout son pays afin de retrouver son peuple et va ainsi parcourir, entre autres, des forêts profondes, tandis que la statue du Nazaréen passe de mains en mains au cours de l'Histoire du pays. Cela donne un second fil conducteur pour le récit, le premier étant le voyage d'Octavio.
    L'écriture est simple, poétique, ironique. L'auteur s'introduit avec « je ». On trouve aussi de la musique dans les mots.
    Dans ce récit de voyage et d'aventures d'un anti-héros, on voit une grande humanité, de la dignité, un grand dévouement de la part de cet être hors du commun, « un personnage inoubliable à l'image de son pays. » Mais on remarque également de l'humour car, parfois, l'illettrisme d'Octavio est cocasse.
    Ce problème d'analphabétisme est évoqué avec pudeur par l'auteur : « Personne n'apprend à dire qu'il ne sait ni lire ni écrire. Cela ne s'apprend pas. Cela se tient dans une profondeur qui n'a pas de structure, pas de jour. C'est une religion qui n'exige pas d'aveu. »
    Ainsi, Octavio, grâce à son voyage, a pu entrer dans la connaissance de son pays et l'auteur nous offre un périple poétique, tendre, attachant pour son pays.
    J'arrête ici ma chronique car ce livre a été largement commenté, raconté et en dire plus serait bien inutile. Par contre, je vais rajouter que, une fois de plus, inutile d'écrire des centaines et ces centaines de pages pour tomber sur un livre aussi passionnant avec un dénouement étonnant.
    Es pintoresco y Gracias Miguel !

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !