Miguel Bonnefoy

Miguel Bonnefoy

Né en 1988, Miguel Bonnefoy est le fils d'un romancier chilien et d'une diplomate vénézuélienne. Auteur, il est aussi professeur de français pour l’Alliance française.

 

Il remporte le prix du Jeune Ecrivain, en 2013, grâce à une nouvelle intitulée "Icare". "Le voyage d'Octavio" (Payot & Rivage...

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Né en 1988, Miguel Bonnefoy est le fils d'un romancier chilien et d'une diplomate vénézuélienne. Auteur, il est aussi professeur de français pour l’Alliance française.

 

Il remporte le prix du Jeune Ecrivain, en 2013, grâce à une nouvelle intitulée "Icare". "Le voyage d'Octavio" (Payot & Rivages) est son premier roman, paru en 2015.

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Avis (41)

  • Couverture du livre « Sucre noir » de Miguel Bonnefoy aux éditions Rivages

    Jean-Paul Degache sur Sucre noir de Miguel Bonnefoy

    À Manosque, Miguel Bonnefoy m’avait vraiment donné envie de lire son dernier roman : Sucre noir, dont il avait fait vivre, en public, les premières pages. Jeune auteur né en France puis ayant vécu au Venezuela et au Portugal, il a même publié en italien et sait bien captiver son lecteur.

    « Le...
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    À Manosque, Miguel Bonnefoy m’avait vraiment donné envie de lire son dernier roman : Sucre noir, dont il avait fait vivre, en public, les premières pages. Jeune auteur né en France puis ayant vécu au Venezuela et au Portugal, il a même publié en italien et sait bien captiver son lecteur.

    « Le jour se leva sur un navire naufragé, planté sur la cime des arbres, au milieu d’une forêt. » Tout commence là, trois siècles avant l’essentiel du livre sous-tendu, jusqu’au bout, par ce trésor gardé jalousement par le capitaine Henry Morgan, sur ce navire qu’il ramenait en Europe et qu’une tempête peu ordinaire avait jeté sur la canopée.
    « Personne, hormis le second, ne soupçonnait que dans les flancs du navire où empestaient la misère, la faim, la viande pourrie, le biscuit immangeable, un trésor dormait en silence, sur les planches terreuses, comme un ange au fond d’une bauge. » Pour les marins et leur bateau, c’est une fin en apocalypse mais ce fameux trésor ?
    La vie se déroule ensuite dans ce village où la légende perdure. On cultive le café, les bananes et la canne à sucre. L’essentiel de l’action se passe dans la famille Otero où Serena, la fille, est solitaire et s’ennuie. Elle passe même des petites annonces, sous pseudo, sur la radio locale car la TSF commence à se développer.
    Quatre personnages débarquent successivement dans une exploitation qui devrait être sans histoire. Seule, une vieille femme vient, chaque 1er novembre, se recueillir dans une pièce qui lui réservée, à la mémoire de son mari, l’ancien propriétaire.
    L’attrait d’un trésor caché déclenche bien des folies et Severo Bracamonte, une « vingtaine d’années, d’une peau délicate et d’un corps fragile », arrive, étudie, explore méthodiquement le secteur pendant que Serena herborise. Lorsqu’il veut déraciner un arbre, elle s’insurge. Pour elle, le plus vieil arbre de la forêt, c’est « le seul véritable trésor. » Lorsque naît leur amitié, elle a une phrase merveilleuse : « Imbécile. Tu seras un homme quand tu sortiras un trésor du fond de mes yeux. »
    Le temps passe, arrivent un Andalou puis le photographe Mateo San Mateo et surtout Eva Fuego dont l’influence est décisive. Notons juste ce beau portrait : « Elle avait un charme de bête sauvage, imprévisible, ardente, que ne freinait pas la pudeur, et les jeunes gens du village se bousculaient sous ses fenêtres dans l’espoir de l’apercevoir derrière ses jalousies. »

    Je n’en dirai pas plus pour que chacun se laisse emporter par ce Sucre noir, une histoire mâtinée de sucre de canne et de rhum, au cœur des Caraïbes, au moment où la découverte d’un gisement de pétrole à l’ouest du Venezuela rebat les cartes.

  • Couverture du livre « Sucre noir » de Miguel Bonnefoy aux éditions Rivages

    Isabelle PURALLY-BOISSEL sur Sucre noir de Miguel Bonnefoy

    Miguel Bonnefoy signe avec « Sucre noir » un roman aux allures de conte philosophique, en nous invitant à la recherche du trésor du capitaine Henry Morgan enterré depuis trois siècle sur un coin paradisiaque des Caraïbes.
    Il nous livre l’histoire de la famille Otero dont la fille Serena, à...
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    Miguel Bonnefoy signe avec « Sucre noir » un roman aux allures de conte philosophique, en nous invitant à la recherche du trésor du capitaine Henry Morgan enterré depuis trois siècle sur un coin paradisiaque des Caraïbes.
    Il nous livre l’histoire de la famille Otero dont la fille Serena, à peine sortie de l’enfance rêve d’un destin romanesque.
    Au fil de ses pensées, elle attend son prince charmant n’hésitant pas à passer une petite annonce à la radio.
    Malheureusement pour elle, l’homme qui surgit dans sa vie, semble bien plus intéressé par la perspective de devenir riche, en déterrant le butin du pirate que de ravir le coeur de la jeune fille.
    De plus, Severo Bracamonte est loin des canons de beauté et de sensualité tant de fois espéré par la jeune femme.
    Cependant, au fil du temps des liens se tissent entre les deux jeunes gens, de leur proximité une complicité et une intimité naissent.
    Dans cette première partie, l’auteur excelle à décrire les prémices du sentiment amoureux et les fantasmes de l’enfance laissant place à une réalité plus réaliste.

    « Severo Bracamonte, chargé à présent d’une mission familiale, ne pensait plus au trésor. La volonté de trouver la vie dans le ventre de sa femme lui fit bientôt oublier l’or dans celui de la terre. »

    Au fil des années, les explorateurs se succèdent sans pour autant mettre la main sur le trésor.

    Les personnages de Miguel Bonnefoy, sont « haut en couleur », magnifiquement décrits.
    J’ai particulièrement aimé Serena, volontaire, courageuse, allant au bout de ses rêves et de ses convictions.
    Une jeune femme étrange, sortie des flammes, Eva Fuego traverse ces pages en laissant une trace indélébile sur la mémoire de ceux qui croisent son chemin.

    J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver Miguel Bonnefoy dont le précédent roman m’avait laissé une impression mitigée. Cette fois-ci j’ai totalement adhéré à cette histoire.

  • Couverture du livre « Sucre noir » de Miguel Bonnefoy aux éditions Rivages

    Colette LORBAT sur Sucre noir de Miguel Bonnefoy

    Avouez que, pour un capitaine de flibusterie, s’échouer « sur la cime des arbres au milieu de la forêt » a de quoi interloquer et prêter à rire. De rire, les naufragés n’en ont pas envie et ils périssent tous, mutinerie, maladie, accident…. Henry Morgan aurait laissé, comme tout bon corsaire, un...
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    Avouez que, pour un capitaine de flibusterie, s’échouer « sur la cime des arbres au milieu de la forêt » a de quoi interloquer et prêter à rire. De rire, les naufragés n’en ont pas envie et ils périssent tous, mutinerie, maladie, accident…. Henry Morgan aurait laissé, comme tout bon corsaire, un trésor qui, enrichi par toutes les histories fait des envieux et donne des ailes aux chercheurs. Les histoires de trésors, de flibustiers ont toujours fait rêver les aventuriers et Severo Bracamonte n’échappe pas à la règle. Invité puis recueilli par la famille Otero. Il est subjugé par la fille, Serena, qui lui fait découvrir que les trésors peuvent être là où on ne les attend pas et n’être pas monnayables. Ils se marieront et agrandit la rhumerie. Une saga familiale, sorte de conte où les différents chercheurs de trésors, un par génération se heurtent toujours à Serena ou Eva Fuego, sa fille adoptive.
    Ce roman est un conte quelque fois cruel, où les personnages peuvent être outrés, une métaphore sur le Venezuela qui a tout arrêté pour ne vivre que des mannes du pétrole et dont comme pour la ferme des Otero il ne reste que des cendres.
    L’écriture de Miguel Bonnefoy me transporte, m’enveloppe dans sa verve, je me coule dans son univers à la fois réaliste et onirique. Le titre est une métaphore illustrant la fable : le sucre (rhum) et le noir (pétrole).
    Un conte philosophique (selon la 4ème de couverture), une fable, un livre d’aventure… De quoi passer un très agréable moment de lecture avec une morale très simple : l’argent ne fait pas le bonheur.

    J'ai préféré son précédent et premier roman, Le voyage d'Octavio. Pas facile d'écrire un second roman après une telle perle. Ceci dit, j'attends le prochain roman car j'aime l'écriture de Miguel Bonnefoy

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