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Over the rainbow

Couverture du livre « Over the rainbow » de Constance Joly aux éditions Flammarion
  • Date de parution :
  • Editeur : Flammarion
  • EAN : 9782081518650
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Celle qui raconte cette histoire, c'est sa fille, Constance. Le père, c'est Jacques, jeune professeur d'italien passionné, qui aime l'opéra, la littérature et les antiquaires. Ce qu'il trouve en fuyant Nice en 1968 pour se mêler à l'effervescence parisienne, c'est la force d'être enfin lui-même,... Voir plus

Celle qui raconte cette histoire, c'est sa fille, Constance. Le père, c'est Jacques, jeune professeur d'italien passionné, qui aime l'opéra, la littérature et les antiquaires. Ce qu'il trouve en fuyant Nice en 1968 pour se mêler à l'effervescence parisienne, c'est la force d'être enfin lui-même, de se laisser aller à son désir pour les hommes. Il est parmi les premiers à mourir du sida au début des années 1990, elle est l'une des premières enfants à vivre en partie avec un couple d'hommes.

Over the Rainbow est le roman d'un amour lointain mais toujours fiévreux, l'amour d'une fille grandie qui saisit de quel bois elle est faite : du bois de la liberté, celui d'être soi contre vents et marées.

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Avis (13)

  • Il suffit d’à peine 200 pages pour rendre un hommage bouleversant à un père parti trop tôt, victime d’une autre pandémie.

    C’est l’enfant, puis l’adolescente et enfin l’adulte qui nous confie ses questions, ses doutes, ses drames, si proche d’un père, dont l’image se brise parfois sous le...
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    Il suffit d’à peine 200 pages pour rendre un hommage bouleversant à un père parti trop tôt, victime d’une autre pandémie.

    C’est l’enfant, puis l’adolescente et enfin l’adulte qui nous confie ses questions, ses doutes, ses drames, si proche d’un père, dont l’image se brise parfois sous le regard des autres, de ceux qui ne peuvent comprendre.

    Constance est si jeune lorsque ses parents se séparent, qu’elle ne mesure pas ce qui a été révélé. La vie en alternance entre une mère anéantie et le couple que forme son père et son « copain » ne représente rien d’autre que de nouvelles habitudes. Mais l’enfant qui grandit subira les injures et la honte de se démarquer du groupe grégaire et normé des adolescents.

    Puis viendra le temps de la maladie, du déni à l’agonie, et son cortège de souffrance et d’incertitude.


    C’est un récit extrêmement émouvant, celui d’un amour inconditionnel pour ce père qui pour cesser de se renier, a dû briser son couple construit sur des mensonges, et braver les critiques qu’elles soient familiales ou sociétales.

    C’est aussi le combat de ces 35 millions de morts, inévitables avant que la prévention et les thérapeutiques adaptées ne ralentissent l’hécatombe.

    De la souffrance, certes, mais aussi de l’amour, pour un récit poignant qui m’a ému profondément.

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  • Un livre magnifique de Constance Joly et un amour fort pour son père disparu tragiquement au début des années 1990 du sida. Ce père qui dispose d'une bonne situation professionnelle, enseignant à l'université, marié avec une fille et qui décide à 37 ans de vivre vraiment en harmonie avec...
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    Un livre magnifique de Constance Joly et un amour fort pour son père disparu tragiquement au début des années 1990 du sida. Ce père qui dispose d'une bonne situation professionnelle, enseignant à l'université, marié avec une fille et qui décide à 37 ans de vivre vraiment en harmonie avec lui-même en se tournant vers les hommes et en assumant son homosexualité.
    C'est un récit sur les débuts de l'épidémie du sida, des difficultés à vivre avec cette maladie honteuse et méconnue à l'époque, à la condamnation à mort en l'attrapant en l'absence de traitements efficaces. C'est aussi l'histoire d'une fille qui aime d'un amour immense son père.

    Constance Joly raconte parfaitement sa jeunesse à travers son regard d'enfant, apprenant à voir son père vivre avec un autre homme, puis très jeune adulte devant faire face à la maladie de celui-ci et progressivement à sa lente agonie.
    L'écriture est maîtrisée et la narration belle, tout en finesse et en lucidité. Une grande émotion étreint le lecteur.
    A découvrir vraiment mais pas un jour de déprime.

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  • C'est un ultime cri d'amour d'une fille à son père...Un père qui a eu le courage et la force d'affirmer son amour pour un homme et de le vivre sans s'en cacher. Et Constance va raconter la vie que son père a délibérément choisie de vivre ( alors qu'elle a 8 ans ) à une époque où l'homosexualité...
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    C'est un ultime cri d'amour d'une fille à son père...Un père qui a eu le courage et la force d'affirmer son amour pour un homme et de le vivre sans s'en cacher. Et Constance va raconter la vie que son père a délibérément choisie de vivre ( alors qu'elle a 8 ans ) à une époque où l'homosexualité était considérée comme une maladie mentale ! Un récit autobiographique, c'est un hymne à l'amour , intime et respectueux, un cri de vérité sur les manquements (de la fille pour le père) face à la maladie du sida et parfois même jusqu'à un certain déni. Sans pathos, avec beaucoup de pudeur de douceur de respect et d'authenticité ... C'est un grand livre à ne pas rater !

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  • Jacques est jeune, professeur d’italien et passionné d’opéra. Il a une femme et une petite fille, Constance. Ils mènent ensemble une vie paisible à Paris. Jacques garde pourtant un lourd secret qui l’empêche d’être lui-même au sein de sa famille. Ce qu’il aime, ce sont les hommes. Les années...
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    Jacques est jeune, professeur d’italien et passionné d’opéra. Il a une femme et une petite fille, Constance. Ils mènent ensemble une vie paisible à Paris. Jacques garde pourtant un lourd secret qui l’empêche d’être lui-même au sein de sa famille. Ce qu’il aime, ce sont les hommes. Les années passent, il se délie de tout ça pour vivre son amour au grand jour en quittant sa famille pour celui qu’il aime, se laisser aller au plaisir véritable d’être enfin soi. Mais Jacques sera aussi l’un des premiers à mourir du SIDA au début des années 1990, et Constance, l’une des premières petites filles à vivre en partie au sein d’un couple d’hommes.

    Ce roman est indéniablement un coup de cœur pour moi, un livre d’une intensité rare qui vous transcende dès les premières pages. L’écriture de Constance Joly est légère, poétique, et nombreuses sont les émotions que l’on rencontre lorsque l’on peut la lire. Chaque phrase inspire une nouvelle perception de l’intrigue. Dans la tragédie de son adolescence une lumière émane, celle d’un amour indicible pour son père.

    Ce roman, d’une certaine façon, est très dur. La narratrice, jeune adulte à l’époque, voit son père se dégrader à cause de cette maladie que l’on connaît encore mal quarante ans plus tôt et l’accompagne jusque sur son lit de mort. Cet ouvrage est à la fois un hommage prenant pour panser la difficulté de la perte, mais aussi une façon de raconter l’homosexualité jugée, non acceptée, et mal vue. La douleur de ne pas se sentir à sa place dans une société hétéronormée y est tout aussi sublimée.

    Ce témoignage est sûrement le plus beau que j’ai pu lire à ce sujet, la liberté et la soif de vivre y dansent au rythme d’une ronde funèbre profondément intense.

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  • Une grande délicatesse, tout sonne juste dans ces courts chapitres, ces courts messages que Constance adresse à son père disparu. Disparu mais toujours présent, comme il l'a toujours été, un père "soleil", central, incandescent face à une mère absente, dévastée.
    Une succession de points de vue,...
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    Une grande délicatesse, tout sonne juste dans ces courts chapitres, ces courts messages que Constance adresse à son père disparu. Disparu mais toujours présent, comme il l'a toujours été, un père "soleil", central, incandescent face à une mère absente, dévastée.
    Une succession de points de vue, de cartes postales mémorielles qui disent tout en finesse une enfance dans une famille différente, dans une époque si proche de nous et pourtant déjà si loin, celle de l'irruption du Sida.
    Un très beau livre !

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  • Un très bel hommage de l'autrice à son père disparu. Bien écrit , très touchant, elle évoque par petites touches son père mort du sida au début des années 90. Elle évoque leur complicité, leurs vacances, leur amour. Même si pour être lui-même il a fallu qu'il retrouve sa liberté, il s'est...
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    Un très bel hommage de l'autrice à son père disparu. Bien écrit , très touchant, elle évoque par petites touches son père mort du sida au début des années 90. Elle évoque leur complicité, leurs vacances, leur amour. Même si pour être lui-même il a fallu qu'il retrouve sa liberté, il s'est toujours occupé de sa fille. Un très beau livre!

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  • "Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis." - Victor Hugo pleurant sa fille, Léopoldine.
    "Je voudrais te revoir. Je me tiens là, là exactement où tu n’es plus." - Les mots de Constance Joly pour son père, Jacques.

    Over the Rainbow, le 2e roman de Constance Joly après le...
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    "Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis." - Victor Hugo pleurant sa fille, Léopoldine.
    "Je voudrais te revoir. Je me tiens là, là exactement où tu n’es plus." - Les mots de Constance Joly pour son père, Jacques.

    Over the Rainbow, le 2e roman de Constance Joly après le très beau Le Matin est un tigre, vient de paraître chez Flammarion.

    "[…] je ne veux pas tourner la page. Il y a des zones comme ça où le jardin reste en friche. J'écris pour ne pas tourner la page. J'écris pour inverser le cours du temps. J'écris pour ne pas te perdre pour toujours. J'écris pour rester ton enfant."

    Ce roman pudique et élégant est une adresse au père, l’une des premières victimes du sida. C’était en France, au début des années 1990. Cette nouvelle maladie faisait d’autant plus peur qu’on ne lui connaissait aucun traitement. La mort était la seule issue, après des années à dépérir lentement. Je me souviens que la rumeur, très vite, avait couru : le sida ne touchait que les homosexuels, faisant d'eux des parias.

    Ce roman est une adresse bouleversante à ce "tu" pour compenser un dialogue qui aurait pu avoir lieu si la fille comme le père n’avaient joué l’esquive, la laissant, elle, avec des regrets et une pointe de culpabilité. S’adresser au "tu" est judicieux dans la mesure où cela permet aussi, imperceptiblement, de sonder le "je".

    "Au milieu de la nuit, je me réveille. Je t’entends tousser au loin, te racler la gorge. Je ne veux pas me lever, je suis en colère contre toi […] Je ne sais pas encore que je vais passer ma vie à regretter ce moment […] où j’aurais pu regarder avec toi le jour se lever, le dernier que tu passerais dans ton appartement. Ce moment irremplaçable où j’aurais pu laisser fondre cette cuirasse au contact de ton regard et réchauffer ton corps meurtri. Cette unique occasion qui m’était offerte de soulager ton angoisse."

    Une adresse sublime où la justesse de l’émotion le dispute souvent à l’imprécision des souvenirs. Constance n'était pas encore née ou trop jeune pour avoir connaissance de certains événements ; il lui est donc resté à les inventer.

    "En rangeant le film super-huit, je sais que le moment est venu de trier mes souvenirs pour écrire ton histoire. Une histoire dont je serais la monteuse. La menteuse. Celle qui comble les vides, synchronise gestes et paroles. Celle qui rejoue le passé.
    Je connais la langue des absents. C'est toi qui me l'as apprise."

    Dans le pli des pages, Constance Joly sème un mot, "fiction(s)", qui revient çà et là, jusqu’à peupler le chapitre 9 dont les deux pages m’ont étrangement remuée pour ce que l'économie de mots dévoile de la relation de la fille au père.

    La "fiction" et ce "tu" sont-ils la bonne distance pour raconter leur histoire ? pour raconter Lucie, la mère encore en vie, qui s’écrit à la 3e personne ? Je me rends compte de ce que ma formulation révèle de ma lecture : la mère, la 3e personne, pas une intruse, non, mais celle qui n’entre pas tout à fait dans le cadre de la photographie, que l’on aperçoit, par petites touches retenues, laissée quelque peu à la marge de l’intime. Une femme qui souffre d’avoir été abandonnée par un homme avec lequel elle avait beaucoup de passions en partage, sauf que ce mari "usurpé" aimait les hommes.

    Une fiction que ce fils se tenant pour un père "imposteur" a échafaudée pour échapper à un coming-out, comme on dit de nos jours, et à laquelle Constance doit d’être venue au monde. Un prénom sage pour palier quelle inconstance ? celle du père ?

    "Je vis, grâce à l’histoire que tu avais voulu raconter au monde, et qui t’avait littéralement laissé sans voix. Je vis grâce à la fiction. Et je suis ici, maintenant, pour tenter de te rendre les mots."

    Ce récit est d’une douceur que j’ai trouvée rêche par endroits, dans ce qu’il ne juge pas le père, mais ne cache pas non plus les tourments de cette fille unique, enfant solitaire à qui on ne dit rien, on n'explique rien. Espérant peut-être qu’elle devine à force de questionnements intérieurs ?

    "Le silence est le pire des bourreaux. Et Fassbinder se trompe : mieux vaut poser les questions. Le déni est plus terrible que n’importe quelle vérité."

    Certains passages, d’ailleurs, interrogent subtilement la place de l’enfant dans ces années-là, tel le très court chapitre 22 dont le titre vaut mille explications : Place des Invalides.

    J’ai lu ce que d’autres ont écrit sur ce roman depuis sa parution, notamment qu'il est universel. Je n'unis pas ma voix à la leur, car c’est un récit de vie fait de courts chapitres comme autant de tesselles d'une mosaïque intime, ce sont 23 ans partagés avec ce père pas tout à fait comme les autres qui voulait être lui et s'y est autorisé. Cette part indéfectible et exclusive fait que ce roman est à nul autre pareil.
    S’il s’attarde sur les souvenirs, lumineux ou douloureux, nécessairement parcellaires, il reste peu disert sur l’épidémie honteuse, taboue, qui allait faire tant de victimes. Ce n’est que bien plus tard que Constance, un jour de pluie diluvienne, de celles qui brouillent l'horizon avant de l'éclaircir, ouvrira son ordinateur pour se renseigner. Enfin.

    Dans Over the Rainbow, il serait vain de chercher un cri, une démonstration, une aigreur, une révolte. Tout n’est que discrétion et élégance, poésie aussi, sur un sujet difficile qui (re)donne toute sa place à Jacques que j’aurais aimé rencontrer tant le regard de sa fille l’a rendu familier, avec ses blessures, son courage, sa lumière, sa force et la liberté, enfin, de se risquer à vivre la vie qu’il voulait à une époque où, pour certains, l'homosexualité était l’opprobre de la société et le sida, le juste châtiment de la nature.

    Avant Constance Joly, d’autres ont défriché (déchiffré ?) le jardin du père ; je sais bien que ce n’est pas fairplay de placer un roman à l’ombre d’un autre paru avant lui, mais je ne peux m’empêcher de penser au très beau roman d’Alysia Abbott, Fairyland (Globe, 2015), et pas seulement grâce aux photographies noir et blanc du père et de la fille choisies pour illustrer les deux couvertures. J’avais rencontré Alysia Abbott venue à Toulouse au Marathon des mots en 2019. J'avais été émue de ses mots - dans un français impeccable - sur son père, le poète Steve Abbott mort du sida en 1992, sur ce qu'elle nous avait confié du travail de ressouvenance, de l'étude des archives, de l’écriture de son roman, domaine d’un "je" tout aussi touchant et pudique. Aimant. J’avais noté, entre autres, cette phrase :

    "Quand je repense à papa aujourd’hui, c’est avant tout son innocence qui me revient à l’esprit. Sa gentillesse. La douceur de ses manières. Ce n’était pas un dur."

    J’y avais lu alors toute la tendresse et le respect d’une fille à son père solaire, une fille soucieuse de ne pas abîmer les souvenirs, d'œuvrer avec constance (!) à leur réconciliation. Ce sont les mêmes que je lis aujourd’hui dans le roman de Constance Joly qui nous dit le bonheur qu'elle a eu d'être la fille de Jacques, qui, j'en suis sûre, continue de veiller sur elle.

    "Au Japon, on dit que lorsqu’une personne vous apparaît en rêve, ce n’est pas vous qui pensez à elle, c’est elle qui pense à vous."

    Ce roman est, pour moi, celui du manque insondable. Il est aussi celui de la réconciliation sincère quand il évite d'idéaliser la figure paternelle. Alors que la mémoire volontiers vagabonde, fragmentaire et volatile inclinerait au silence, il est bon de garder une trace, d'empêcher l'oubli.

    "Je suis ici, et ailleurs. [...]
    Je suis avec toi. Je suis sans toi."

    Over the Rainbow, c'est l'histoire de quelqu'un qui s'en va racontée par celle qui reste : c'est un roman juste, immensément, follement, dans toutes les acceptions du terme.

    2e roman, lu pour la sélection 2021 des #68premieresfois
    https://www.calliope-petrichor.fr/2021/01/28/over-the-rainbow-constance-joly-flammarion/

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  • Un livre pour dire l’amour d’une fille pour son père, pour dire la liberté et la difficulté d’être soi dans un monde qui ne vous comprend pas et ne vous accepte pas tel que vous êtes, pour dire la force d’un homme qui décide un jour de vivre la vie pour laquelle il est fait.
    À la fin des années...
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    Un livre pour dire l’amour d’une fille pour son père, pour dire la liberté et la difficulté d’être soi dans un monde qui ne vous comprend pas et ne vous accepte pas tel que vous êtes, pour dire la force d’un homme qui décide un jour de vivre la vie pour laquelle il est fait.
    À la fin des années 60, Jacques le père de Constance quitte Nice et sa vie de couple avec Lucie. Il part vivre à Paris la vie pour laquelle il est fait depuis toujours, mais qu’il n’avait sans doute pas réussi à accepter avant. Le vent de liberté qui souffle en mai 68 a-t-il aidé, ou est-ce la rencontre avec Ivan qui lui montre où est sa vraie place ? Toujours est-il qu’il accepte enfin de se reconnaître homosexuel à une époque où c'était encore une maladie qu’il fallait combattre.
    Le père saura s’occuper de sa fille, les week-ends, les vacances, l’éducation, et la fillette, puis l’adolescente, trouve sa place au sein du couple qu’il compose avec Ivan.
    Il est solaire ce père, à la fois artiste, amoureux, séducteur, passionné, professeur d’italien, amateur de théâtre et d’opéra, d’art, de belles choses, mort à cinquante quatre ans d’avoir eu le courage d’être enfin lui-même, de vivre, et de ce que certains appelaient alors le cancer des homosexuels.
    Après le bonheur viendront les années 90, les années sida, terribles faucheuses de vies. Cette maladie sournoise, regardée par les bien-pensants avec un dédain affligeant, est souvent tue par ceux qui la contractent. Si aujourd’hui on en meurt moins, elle fait toujours des ravages.
    L’auteur écrit pour dire ce père aimant, ce père présent...

    lire ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2021/01/25/over-the-rainbow-constance-joly/

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