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La bibliothèque idéale de Constance Joly, Prix Orange du Livre 2021

Récompensée pour "Over the rainbow", la romancière vous dévoile ses lectures incontournables

La bibliothèque idéale de Constance Joly, Prix Orange du Livre 2021

Avec Over the rainbow, Constance Joly a conquis le jury du Prix Orange du Livre 2021, qui a souligné la justesse des émotions offertes par ce roman, la poésie qui s’en dégage et la soif de vivre qu’il porte.

Il nous a donc semblé essentiel d’en savoir plus sur les influences de Constance Joly, en l’interrogeant sur les lectures qui l’ont marquée, construite, bouleversée.

 

La romancière partage donc avec vous sa bibliothèque idéale, soit 10 romans qui vous éclaireront sur sa personnalité, mais aussi 10 idées de chefs-d’œuvre à lire ou relire

  • Les 10 livres de la bibliothèque idéale de Constance Joly

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      Couverture du livre « Cent Ans De Solitude » de Garcia Marquez Gabri aux éditions Seuil

      Cent Ans De Solitude de Garcia Marquez Gabri

      Le réalisme magique de Garcia Marquez avec son foisonnement poétique, ses images merveilleuses ("L'atmosphère était si humide que les poissons auraient pu entrer par les portes et sortir par les fenêtres, naviguant dans les airs d'une pièce à l'autre") m'a si bien emportée à 16 ans que j'économisais les pages pour ne pas finir le livre trop vite.
      Je l'ai lu si intensément, si lentement, qu'aujourd'hui encore je sais réciter l'incipit par coeur."

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      Couverture du livre « Le hussard sur le toit » de Jean Giono aux éditions Folio

      Le hussard sur le toit de Jean Giono

      Giono est le plus grand, pour moi. Il sait comme personne faire de la langue une pâte vivante, unique et réinventer son style. Dans ce roman d'aventures qui suit une un colonel de hussards à travers la Provence pendant l'épidémie de choléra, sa langue atteint une sensualité et une créativité uniques. Le soleil était haut (...) sur les talus brûlés jusqu'à l'os, quelques chardons blancs cliquetaient au passage. Comme si la terre métallique frémissait." Tout y est, l'odeur, le bruit, la chaleur en une phrase.
      C'est aussi un grand roman sur la peur, le choléra - l'irruption de l'ennemi- est un révélateur de la société qui devient folle.

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      Couverture du livre « Le vicomte de Bragelonne » de Alexandre Dumas aux éditions Omnibus

      Le vicomte de Bragelonne de Alexandre Dumas

      J'admire tellement Dumas pour la fougue, le rythme qui irriguent ses romans. Son humanité, son humour, son allant, sa force vitale, j'aime tout chez Dumas.
      Le Vicomte est le seul roman que j'ai lu où j'ai pleuré pour de vrai, pour la mort de Porthos. Dumas aussi a pleuré deux jours entiers à la campagne, d'avoir tué son personnage. On peut être un conteur de génie et créer des scènes si fortes qu'elles vous bouleversent.

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      Couverture du livre « L'usage du monde » de Nicolas Bouvier et Thierry Vernet aux éditions La Decouverte

      L'usage du monde de Nicolas Bouvier - Thierry Vernet

      C'est le récit d'un voyage qui dura 17 mois au début des années 50 de Yougoslavie à l'Afghanistan. J'aime beaucoup les écrivains voyageurs, mais Bouvier, lui, est spécial. Ses phrases saisissent le paysage comme un peintre, et capturent le plus vrai.
      Il sait à la fois entraîner le lecteur dans des contrées lointaines, mystérieuses et le ramener à l'essentiel : bénir le soleil qui se lève, savourer un café parfumé, "écouter au fond de soi la journée s'effondrer joyeusement comme une falaise".

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      Couverture du livre « Sucre De Pasteque » de Richard Brautigan aux éditions 10/18

      Sucre De Pasteque de Richard Brautigan

      C'est le livre qui, à 22 ans, m'a ouvert un horizon : on pouvait donc écrire comme ça, sur presque rien, avec cette liberté-là. La douceur et la dinguerie m'ont donné envie pour toujours d'habiter une maison faite de sucre de pastèque et de pêcher des truites à mains nues.
      C'est tranquillement fou et la beauté des images poétiques me soulève chaque fois que je le relis.

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      Couverture du livre « Ma part d'ombre » de James Ellroy aux éditions Rivages

      Ma part d'ombre de James Ellroy

      C'est un roman à part dans l’œuvre de James Ellroy.
      C'est le récit de l'incroyable enquête d'Ellroy sur l'assassinat de sa mère. C'est brûlant, urgent dès la première phrase qui vous attrape au col, la langue d'Ellroy (très bien traduite) est avide, compulsive et en même temps d'une intense précision. C'est aussi un texte qui veut redonner vie à la mère et pour cela, il faudra passer par l'enfer, et la découverte de l'écriture.
      Le travail colossal d'Ellroy sur la noirceur et la violence de l'âme humaine m'a toujours aidée à exorciser mon propre rapport aux ténèbres.

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      Couverture du livre « Quartier perdu » de Patrick Modiano aux éditions Folio

      Quartier perdu de Patrick Modiano

      L'univers peuplé de fantômes de Modiano dans un Paris hanté, halluciné confine à l'addiction. J'ai choisi ce livre-ci car il est particulièrement significatif selon moi, de son travail sur la perte. Le quartier perdu, c'est celui de la mémoire. Moi, j'ai besoin de Modiano comme j'ai besoin de Giono, mais pour des raisons inverses ! 
      Par Modiano, je me connecte à l'invisible, à l'évanescent, et je traverse le temps en fantôme.

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      Couverture du livre « Chroniques de l'oiseau à ressort » de Haruki Murakami aux éditions 10/18

      Chroniques de l'oiseau à ressort de Haruki Murakami

      Murakami, c'est un remède aussi.
      Avec lui, c'est une frontière qui se dissout, celle de la réalité tangible. Dans ce roman-ci, il est question d'une disparition, de coups de fil insensés, d'une maison abandonnée que je connais comme si j'y avais habité, d'un puits, d'une vie qui bascule dans l'étrange, guidée par les trilles d'un oiseau mécanique.
      Plus que tout, j'aime sa façon douce, fluide, d'emmener le lecteur dans la nuit de tous les possibles.

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      Couverture du livre « Glaneurs de rêves » de Patti Smith aux éditions Folio

      Glaneurs de rêves de Patti Smith

      Patti Smith a écrit ce premier texte à 45 ans, après avoir perdu son mari, en ne sachant pas comment faire, assise sous le poirier de son jardin. Elle dit qu'il l'a sortie de sa torpeur, et elle espère qu'il emplira le lecteur "d'une joie vague et singulière".
      Quel magnifique projet, déjà. C'est un récit autobiographique lumineux, qui revient sur son enfance, son rapport à l'invisible, à l'imaginaire, et qui témoigne d'un vrai regard poétique sur le monde. Ce livre m'a libérée, je me suis dit que l'on pouvait écrire tardivement, que l'on pouvait écrire bref, que la tristesse pouvait être un moteur extraordinaire d'écriture.
      Sa solitude heureuse et sa capacité d'émerveillement m'inspirent beaucoup.

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      Couverture du livre « Le coût de la vie » de Deborah Levy aux éditions Editions Du Sous Sol

      Le coût de la vie de Deborah Levy

      Quelle femme. J'en ai peu dans ma sélection (j'aurais pu en placer bien plus, mais je déteste les quotas) mais elles sont immenses.
      Là encore, c'est une femme seule, qui écrit sa vie de divorcée, en quête d'une vie à soi. Cette quête a une dimension à la fois très prosaïque -le récit est celui de son combat intime mené avec le paysage, les gens, la météo, les objets- et hautement littéraire. Cette femme qui jure sur son vélo électrique en montant sa colline londonienne, qui fait pousser des plantes comme les manifestations de son espoir, me pose des questions essentielles : comment vivre avec sens, liberté, plaisir, désir ?
      C'est éblouissant d'intelligence, et comme écrivain, ça me donne beaucoup de force.

Crédit photo : Photo Roberto Frankenberg © Flammarion

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Commentaires (5)

  • Kryan le 20/10/2021 à 18h45

    Bonjour, lorsque j'étais adolescente j' ai lu et adoré cent ans de solitude. Par contre je ne connais aucun les autres livres.

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  • Pascale Pay le 20/10/2021 à 11h39

    Très belle bibliothèque idéale! Il faut dire que moi aussi je suis fan de Dumas et Murakami, oui, je sais, quel grand-écart! Modiano, Garcia-Marquez également.
    J'ai justement acheté un Murakami il y a quelques jours, je vais m'empresser de le lire dès que j'aurai terminé celui que je lis en ce moment...

    J'ai lu "Ma part d'ombre", c'est un livre très dur et très complexe, comme tout ce qu'écrit Ellroy. Je vous conseille aussi "Le Dahlia noir" qui parle également du meurtre de sa mère.

    Et je vais aussi certainement craquer pour "over the rainbow".

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  • danielle Cubertafon le 18/10/2021 à 17h47

    Moi j ai 3 coup de coeur difficile de faire un choix ,des livres super 1) ma part d ombre 2)le vicomte de Barcelone 3) la pêche a la truite en Amérique ,les autres aussi sont captivant peut être l approche est moindre mais a decouvrir aussi

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  • Colette LORBAT le 15/10/2021 à 22h51

    Sucre de pastèque, je note ce titre.

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