Où passe l'aiguille

Couverture du livre « Où passe l'aiguille » de Veronique Mougin aux éditions Flammarion
  • Date de parution :
  • Editeur : Flammarion
  • EAN : 9782081395558
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Et voici Tomas, dit Tomi, gaucher contrariant, tête de mule, impertinent comme dix, débrouillard comme vingt, saisi en 1944 par la déportation dans l'insouciance débridée de son âge - 14 ans. Ce Tom Sawyer juif et hongrois se retrouve dans le trou noir concentrationnaire avec toute sa... Voir plus

Et voici Tomas, dit Tomi, gaucher contrariant, tête de mule, impertinent comme dix, débrouillard comme vingt, saisi en 1944 par la déportation dans l'insouciance débridée de son âge - 14 ans. Ce Tom Sawyer juif et hongrois se retrouve dans le trou noir concentrationnaire avec toute sa famille.
Affecté à l'atelier de réparation des uniformes rayés alors qu'il ne sait pas enfiler une aiguille, Tomas y découvre le pire de l'homme et son meilleur : les doigts habiles des tailleurs, leurs mains invaincues, refermant les plaies des tissus, résistant à l'anéantissement. À leurs côtés, l'adolescent apprendra le métier.
Des confins de l'Europe centrale au sommet de la mode française, de la baraque 5 aux défilés de haute couture, Où passe l'aiguille retrace le voyage de Tomi, sa vie miraculeuse, déviée par l'histoire, sauvée par la beauté, une existence exceptionnelle inspirée d'une histoire vraie.

Donner votre avis

Articles (6)

Avis(11)

  • J’ai abordé le livre de Véronique Mougin avec des a priori, le monde de la couture, voire de la haute couture, voilà à mon humble avis rien de bien transcendant.

    Le départ de l’action se situe en Hongrie, où Tomas – Tomi – jeune garçon turbulent, se refuse à exercer le métier de son père :...
    Voir plus

    J’ai abordé le livre de Véronique Mougin avec des a priori, le monde de la couture, voire de la haute couture, voilà à mon humble avis rien de bien transcendant.

    Le départ de l’action se situe en Hongrie, où Tomas – Tomi – jeune garçon turbulent, se refuse à exercer le métier de son père : tailleur, plutôt maître tailleur. Mais l’horreur de la guerre va rattraper cette famille, l’éclater dans le camp d’Auschwitz-Birkenau puis de Buchenwald, de Bergen-Belsen et enfin dans le camp de concentration / extermination de Dora-Mittelbau en Allemagne…

    Une grande et importante partie du roman, va démontrer, expliquer, avec une grande pudeur sans pathos mais avec les récits, des multiples tracas, de la férocité, de la « bestialité » de ses tortionnaires, les irrémédiables traumas que gardera toute sa vie Tomi…Difficile de rester insensible devant tant d’inhumanité. Mais nous savons qu’en ce domaine, l’être humain n’a guère de frontière finie…

    La seconde partie, nous relate ensuite son ascension dans le monde de la haute couture ( hé oui, il suivra sa destinée ), Il habille les femmes, il les aime et trouve ainsi le moyen d’exsuder ainsi ses cauchemars.

    Ce roman, « où passe l’aiguille », en dehors d’un récit de l’innommable, nous donne une forte leçon de vie, un objectif d’espoir.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • J’ai adoré ! Le héros Tomas est un personnage si vrai, si attachant. L’ouvrage raconte bien cette partie de notre histoire européenne, la tristesse pour les disparus et la résilience si difficile pour les autres. Un grand merci à l’auteur pour ce livre

    J’ai adoré ! Le héros Tomas est un personnage si vrai, si attachant. L’ouvrage raconte bien cette partie de notre histoire européenne, la tristesse pour les disparus et la résilience si difficile pour les autres. Un grand merci à l’auteur pour ce livre

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Un récit autobiographique poignant qui prend tous son sens dans le témoignage direct, il y a des récits qui doivent laisser des traces; et celui-ci nous rappelle qu'il n'y a pas si longtemps la Shoah, et les camps de concentration, c'était hier...Tout peut recommencer.
    Tomi un adolescent de...
    Voir plus

    Un récit autobiographique poignant qui prend tous son sens dans le témoignage direct, il y a des récits qui doivent laisser des traces; et celui-ci nous rappelle qu'il n'y a pas si longtemps la Shoah, et les camps de concentration, c'était hier...Tout peut recommencer.
    Tomi un adolescent de quatorze ans en fera les frais. L'auteure déroule une histoire terrifiante ou d'autres détails ne sont pas forcément répertoriés dans d'autres récits.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Elle est très forte Véronique Mougin, très forte et très gonflée, car d’un sujet épineux, douloureux et, surtout, mille fois traité, elle ose faire un roman riche, foisonnant, un roman où passe la vie, en ombres et en lumières, et toutes les émotions chamarrées qui font la trame d’une...
    Voir plus

    Elle est très forte Véronique Mougin, très forte et très gonflée, car d’un sujet épineux, douloureux et, surtout, mille fois traité, elle ose faire un roman riche, foisonnant, un roman où passe la vie, en ombres et en lumières, et toutes les émotions chamarrées qui font la trame d’une existence.

    Puisant dans la genèse de sa propre famille, elle fait résonner la voix du jeune Tomas Kiss, 15 ans, qui emprunte son ADN à l’un des cousins de l’auteure, jeune Juif Hongrois de Beregszasz où son père exerce avec talent, fierté et amour la noble profession de tailleur pour hommes.

    Tomas a l’âge où l’on dit non, l’âge où l’on ne se reconnaît de rien, d’aucune autorité, ni école, ni religion et surtout pas de son père et de son fichu métier qu’il voudrait tant lui transmettre mais qui ne l’intéresse en aucun cas. Lui, son truc, c’est la plomberie, point barre. Mais, en ce printemps 1944, c’est l’Histoire elle-même qui va se charger sans ménagements de son apprentissage.

    De la douleur, de la cruauté, de la faim, de la peur au quotidien, Véronique Mougin n’omet rien, mais la force, la très grande force de ce roman, celle qui fait que l’on vibre à chaque page d’une émotion sans cesse renouvelée c’est précisément la voix de Tomas, cette voix qui semble faire écho à celle d’Anne Frank en son temps, une voix où, par-delà les questions de vie et de mort, ne cessent d’ affleurer les préoccupations, les doutes, les élans d’un adolescent de 15 ans.

    C’est par cette voix, par ses inflexions, le témoignage, les sensations, les émotions qu’elle partage avec nous que l’on verra se dessiner, de manière très subtile, le cheminement de Tomas de la fin de l’enfance à la maturité. C’est par elle que l’on verra évoluer de lien de Tomas au monde, aux autres et, surtout, à son père ; c’est à elle que feront écho les pensées chuchotées çà et là des autres protagonistes de qui tissent cette toile sensible de l’histoire d’un homme.

    Dans ce roman qui ose bousculer l’horreur ritualisée et évoquer un après possible, on passe ainsi avec Tomas, au fil des pages, de la toile rêche, inconfortable et mal taillée de l’adolescence au soyeux chatoyant et souple du shantung sur-mesure et de l’âge adulte. Véronique Mougin, y interroge, avec subtilité et une très grande sensibilité, la notion de filiation et de transmission. C’est sobre, sans fioritures ni lourdeurs, même si le tombé impeccable ne laisse jamais oublier le poids de la matière première. C’est sans doute ce que l’on appelle l’élégance.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.