Où passe l'aiguille

Couverture du livre « Où passe l'aiguille » de Veronique Mougin aux éditions Flammarion
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  • Elle est très forte Véronique Mougin, très forte et très gonflée, car d’un sujet épineux, douloureux et, surtout, mille fois traité, elle ose faire un roman riche, foisonnant, un roman où passe la vie, en ombres et en lumières, et toutes les émotions chamarrées qui font la trame d’une...
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    Elle est très forte Véronique Mougin, très forte et très gonflée, car d’un sujet épineux, douloureux et, surtout, mille fois traité, elle ose faire un roman riche, foisonnant, un roman où passe la vie, en ombres et en lumières, et toutes les émotions chamarrées qui font la trame d’une existence.

    Puisant dans la genèse de sa propre famille, elle fait résonner la voix du jeune Tomas Kiss, 15 ans, qui emprunte son ADN à l’un des cousins de l’auteure, jeune Juif Hongrois de Beregszasz où son père exerce avec talent, fierté et amour la noble profession de tailleur pour hommes.

    Tomas a l’âge où l’on dit non, l’âge où l’on ne se reconnaît de rien, d’aucune autorité, ni école, ni religion et surtout pas de son père et de son fichu métier qu’il voudrait tant lui transmettre mais qui ne l’intéresse en aucun cas. Lui, son truc, c’est la plomberie, point barre. Mais, en ce printemps 1944, c’est l’Histoire elle-même qui va se charger sans ménagements de son apprentissage.

    De la douleur, de la cruauté, de la faim, de la peur au quotidien, Véronique Mougin n’omet rien, mais la force, la très grande force de ce roman, celle qui fait que l’on vibre à chaque page d’une émotion sans cesse renouvelée c’est précisément la voix de Tomas, cette voix qui semble faire écho à celle d’Anne Frank en son temps, une voix où, par-delà les questions de vie et de mort, ne cessent d’ affleurer les préoccupations, les doutes, les élans d’un adolescent de 15 ans.

    C’est par cette voix, par ses inflexions, le témoignage, les sensations, les émotions qu’elle partage avec nous que l’on verra se dessiner, de manière très subtile, le cheminement de Tomas de la fin de l’enfance à la maturité. C’est par elle que l’on verra évoluer de lien de Tomas au monde, aux autres et, surtout, à son père ; c’est à elle que feront écho les pensées chuchotées çà et là des autres protagonistes de qui tissent cette toile sensible de l’histoire d’un homme.

    Dans ce roman qui ose bousculer l’horreur ritualisée et évoquer un après possible, on passe ainsi avec Tomas, au fil des pages, de la toile rêche, inconfortable et mal taillée de l’adolescence au soyeux chatoyant et souple du shantung sur-mesure et de l’âge adulte. Véronique Mougin, y interroge, avec subtilité et une très grande sensibilité, la notion de filiation et de transmission. C’est sobre, sans fioritures ni lourdeurs, même si le tombé impeccable ne laisse jamais oublier le poids de la matière première. C’est sans doute ce que l’on appelle l’élégance.

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  • Si j'ai lu les 2/3 de ce roman le coeur serré, je l'ai terminé avec le sentiment d'avoir lu un roman magnifique et nécessaire comme cela avait été le cas en 2013 avec Kinderzimmer de Valentine Goby.

    Véronique Mougin s'est inspirée de l'histoire de son cousin, juif hongrois, déporté à 14 ans...
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    Si j'ai lu les 2/3 de ce roman le coeur serré, je l'ai terminé avec le sentiment d'avoir lu un roman magnifique et nécessaire comme cela avait été le cas en 2013 avec Kinderzimmer de Valentine Goby.

    Véronique Mougin s'est inspirée de l'histoire de son cousin, juif hongrois, déporté à 14 ans sous le n°55789 au camp de Dora et devenu après la guerre, second d'une prestigieuse maison de couture parisienne.

    Tomi fils de tailleur, refuse en bloc la transmission paternelle et ne se rêve que plombier. Il est en colère ce jeune garçon, révolté. Mais aussi débrouillard, doté d'un aplomb incroyable, observateur et obstiné. Toutes qualités qui l'aideront à rester en vie lorsqu'il sera déporté avec son père, allant jusqu'à prétendre savoir coudre et apprenant sur le tas avec une faculté d'adaptation qui le sauvera. Au sortir des camps, il finira par aimer ce métier l'exerçant comme un art qui le sauvera par sa beauté des douleurs enfouies au plus profond de lui-même, des deuils impossibles à faire...

    Les pages sur la vie des déportés se lisent en apnée par moments tant la cruauté et la noirceur humaine se conjuguent pour donner naissance à une abjection et une monstruosité sans nom. Tomi s'efforce de survivre minute après minute, heure après heure...

    La dernière partie qui voit l'ascension de Tomi, sa volonté sans failles d'avancer, de re-construire est passionnante, la haute-couture magnifiquement mise en mots...

    L'écriture de l'auteure est fluide, superbe et le dernier chapitre bouleversant. Un témoignage plus que nécessaire en ces temps où l'antisémitisme refait surface. A lire, à faire lire aux jeunes pour que jamais ne se reproduise l'Histoire.
    • " La vie est retorse,tortueuse inextricable, elle te rend fou de chagrin, elle te remplit de joie, en vérité, c'est du fil la vie...et on ne sait jamais, jamais entends-tu, où passera l'aiguille."

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  • J’ai abordé le livre de Véronique Mougin avec des a priori, le monde de la couture, voire de la haute couture, voilà à mon humble avis rien de bien transcendant.

    Le départ de l’action se situe en Hongrie, où Tomas – Tomi – jeune garçon turbulent, se refuse à exercer le métier de son père :...
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    J’ai abordé le livre de Véronique Mougin avec des a priori, le monde de la couture, voire de la haute couture, voilà à mon humble avis rien de bien transcendant.

    Le départ de l’action se situe en Hongrie, où Tomas – Tomi – jeune garçon turbulent, se refuse à exercer le métier de son père : tailleur, plutôt maître tailleur. Mais l’horreur de la guerre va rattraper cette famille, l’éclater dans le camp d’Auschwitz-Birkenau puis de Buchenwald, de Bergen-Belsen et enfin dans le camp de concentration / extermination de Dora-Mittelbau en Allemagne…

    Une grande et importante partie du roman, va démontrer, expliquer, avec une grande pudeur sans pathos mais avec les récits, des multiples tracas, de la férocité, de la « bestialité » de ses tortionnaires, les irrémédiables traumas que gardera toute sa vie Tomi…Difficile de rester insensible devant tant d’inhumanité. Mais nous savons qu’en ce domaine, l’être humain n’a guère de frontière finie…

    La seconde partie, nous relate ensuite son ascension dans le monde de la haute couture ( hé oui, il suivra sa destinée ), Il habille les femmes, il les aime et trouve ainsi le moyen d’exsuder ainsi ses cauchemars.

    Ce roman, « où passe l’aiguille », en dehors d’un récit de l’innommable, nous donne une forte leçon de vie, un objectif d’espoir.

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  • J’ai adoré ! Le héros Tomas est un personnage si vrai, si attachant. L’ouvrage raconte bien cette partie de notre histoire européenne, la tristesse pour les disparus et la résilience si difficile pour les autres. Un grand merci à l’auteur pour ce livre

    J’ai adoré ! Le héros Tomas est un personnage si vrai, si attachant. L’ouvrage raconte bien cette partie de notre histoire européenne, la tristesse pour les disparus et la résilience si difficile pour les autres. Un grand merci à l’auteur pour ce livre

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  • Un récit autobiographique poignant qui prend tous son sens dans le témoignage direct, il y a des récits qui doivent laisser des traces; et celui-ci nous rappelle qu'il n'y a pas si longtemps la Shoah, et les camps de concentration, c'était hier...Tout peut recommencer.
    Tomi un adolescent de...
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    Un récit autobiographique poignant qui prend tous son sens dans le témoignage direct, il y a des récits qui doivent laisser des traces; et celui-ci nous rappelle qu'il n'y a pas si longtemps la Shoah, et les camps de concentration, c'était hier...Tout peut recommencer.
    Tomi un adolescent de quatorze ans en fera les frais. L'auteure déroule une histoire terrifiante ou d'autres détails ne sont pas forcément répertoriés dans d'autres récits.

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  • Elle est très forte Véronique Mougin, très forte et très gonflée, car d’un sujet épineux, douloureux et, surtout, mille fois traité, elle ose faire un roman riche, foisonnant, un roman où passe la vie, en ombres et en lumières, et toutes les émotions chamarrées qui font la trame d’une...
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    Elle est très forte Véronique Mougin, très forte et très gonflée, car d’un sujet épineux, douloureux et, surtout, mille fois traité, elle ose faire un roman riche, foisonnant, un roman où passe la vie, en ombres et en lumières, et toutes les émotions chamarrées qui font la trame d’une existence.

    Puisant dans la genèse de sa propre famille, elle fait résonner la voix du jeune Tomas Kiss, 15 ans, qui emprunte son ADN à l’un des cousins de l’auteure, jeune Juif Hongrois de Beregszasz où son père exerce avec talent, fierté et amour la noble profession de tailleur pour hommes.

    Tomas a l’âge où l’on dit non, l’âge où l’on ne se reconnaît de rien, d’aucune autorité, ni école, ni religion et surtout pas de son père et de son fichu métier qu’il voudrait tant lui transmettre mais qui ne l’intéresse en aucun cas. Lui, son truc, c’est la plomberie, point barre. Mais, en ce printemps 1944, c’est l’Histoire elle-même qui va se charger sans ménagements de son apprentissage.

    De la douleur, de la cruauté, de la faim, de la peur au quotidien, Véronique Mougin n’omet rien, mais la force, la très grande force de ce roman, celle qui fait que l’on vibre à chaque page d’une émotion sans cesse renouvelée c’est précisément la voix de Tomas, cette voix qui semble faire écho à celle d’Anne Frank en son temps, une voix où, par-delà les questions de vie et de mort, ne cessent d’ affleurer les préoccupations, les doutes, les élans d’un adolescent de 15 ans.

    C’est par cette voix, par ses inflexions, le témoignage, les sensations, les émotions qu’elle partage avec nous que l’on verra se dessiner, de manière très subtile, le cheminement de Tomas de la fin de l’enfance à la maturité. C’est par elle que l’on verra évoluer de lien de Tomas au monde, aux autres et, surtout, à son père ; c’est à elle que feront écho les pensées chuchotées çà et là des autres protagonistes de qui tissent cette toile sensible de l’histoire d’un homme.

    Dans ce roman qui ose bousculer l’horreur ritualisée et évoquer un après possible, on passe ainsi avec Tomas, au fil des pages, de la toile rêche, inconfortable et mal taillée de l’adolescence au soyeux chatoyant et souple du shantung sur-mesure et de l’âge adulte. Véronique Mougin, y interroge, avec subtilité et une très grande sensibilité, la notion de filiation et de transmission. C’est sobre, sans fioritures ni lourdeurs, même si le tombé impeccable ne laisse jamais oublier le poids de la matière première. C’est sans doute ce que l’on appelle l’élégance.

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  • https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/06/ou-passe-laiguille-de-veronique-mougin.html

    S'inspirant des souvenirs de son cousin, Véronique Mougin nous raconte la déportation des juifs hongrois vue par les yeux de Tomas, dit Tomi, un ado de 14 ans en révolte contre sa famille. Tomas refuse...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/06/ou-passe-laiguille-de-veronique-mougin.html

    S'inspirant des souvenirs de son cousin, Véronique Mougin nous raconte la déportation des juifs hongrois vue par les yeux de Tomas, dit Tomi, un ado de 14 ans en révolte contre sa famille. Tomas refuse de devenir tailleur comme son père, il veut devenir plombier. Tomas est en colère contre sa famille et sa communauté depuis qu'il a découvert un secret de famille. Alors que pour son père le métier de tailleur pour homme est le plus beau métier du monde, pour Tomas il s'agit d'un métier synonyme de soumission, en effet il voit trop souvent son père à genoux devant ses clients pour prendre leurs mesures pour leur confectionner des costumes gris.

    Nous sommes en Hongrie en 1944. Juif peu croyant, Tomi se retrouve en camp de concentration avec ses parents et son jeune frère après avoir été entassés dans un ghetto. Malheureusement un jour, il est séparé de sa mère et de son frère. Dans le camp, il découvre que les juifs sont au bas de l'échelle des prisonniers avec les homosexuels. "Nous ne sommes pas des ouvriers, nous sommes des outils; quand l'un casse il est jeté" , il devient le matricule 55789. "La honte est sur nous tous, tant de honte et si peu de tissu pour la cacher".

    En camp il échappe aux durs travaux de terrassement en se faisant passer pour un tailleur, c'est pour lui le seul moyen de survivre, il répare les tenues des prisonniers et sauve ainsi sa vie au chaud dans l'atelier apprenant peu à peu le métier alors qu'il ne savait pas enfiler une aiguille.

    En 1946, libéré avec son père, il retourne dans son village mais il n'a plus de famille, plus de maison, plus de pays. "Que des souvenirs et c'était la pire des choses à garder, les souvenirs". Il rejoint alors Paris avec son père et y découvre la liberté d'être juif. En pleine période de renouveau de la mode, il choisit d'habiller la femme dans cette ville paradis des couturiers et intègre le monde de la haute couture.

    J'ai aimé la construction de ce roman constitué de chapitres dans lesquels Tomi raconte ses souvenirs, alternant avec des chapitres en italique dans lesquels un membre de son entourage prend la parole. Saupoudré de petites touches d'humour et de réflexions enfantines, Véronique Mougin nous offre un roman au ton juste, jamais niais. L'intérêt de ce roman inspiré de la vie de son cousin est de nous montrer la déportation vue par le regard d'un adolescent. L'auteure développe les relations de Tomi avec son père avant la guerre, dans les camps, puis après la guerre, l'adolescent est souvent agacé par les conseils de son père mais très attaché à ce seul parent qui lui reste. Tomi est un héros qui n'est pas dans la plainte, c'est un jeune homme puis un homme fort d'un bel appétit de vivre et de créer qui, pour survivre, a choisi délibérément d'oublier et de se réfugier dans le silence. Les cauchemars ne le lâchent jamais, par contre il n'est jamais pas assailli de visions de guerre quand il coud. Ce texte nous montre l'importance de la couture pour le peuple juif, l'importance de la transmission. J'ai beaucoup aimé ce roman malgré les quelques longueurs que j'ai pu déplorer.

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  • http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2018/03/16/36214753.html

    L’histoire commence avant la ghettoïsation des juifs de Hongrie. Tomas Kiss, dit Tomi, vit comme tous les adolescents de quatorze ans. Il est intéressé par les filles et n’hésite pas à grimper dans un arbre pour voir les...
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    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2018/03/16/36214753.html

    L’histoire commence avant la ghettoïsation des juifs de Hongrie. Tomas Kiss, dit Tomi, vit comme tous les adolescents de quatorze ans. Il est intéressé par les filles et n’hésite pas à grimper dans un arbre pour voir les prostituées dans la maison close proche de chez lui. Il fait les 400 coups avec son ami Hugo. Mais surtout, il est en guerre froide avec ses parents. Il refuse d’apprendre le métier de son père, à savoir tailleur, préfère la plomberie surtout pour la salopette bleue. Avec sa mère c’est également tendu suite à une révélation publique d’un secret. Bref, il est comme tous les adolescents quelle que soit la période, il est en révolte. Mais l’Histoire le rattrape ; les discriminations se multiplient, puis c’est la mise en ghetto avant de vivre la déportation à Auschwitz, Buchenwald, Dora et Bergen-Belsen.

    Dans les camps, il découvre l’horreur, la faim mais aussi les moyens de survivre, quitte à ce que ça fasse pâtir les autres. Il faut être fort pour survivre. Ironie du sort, c’est par le fil et l’aiguille qu’il trouve le salut en travaillant à l’atelier de raccommodage. Il découvre qu’il est doué et que ça lui plaît. Comme quoi l’hérédité fait parfois aussi bien les choses.

    De retour des camps, sans sa mère et son petit-frère, Tomi découvre avec son père qu’on les a spoliés. Ayant tout perdu, ils partent en France où Hermann et surtout Tomi vont devenir des piliers de la couture parisienne.

    Véronique Mougin mène tambour battant ce récit incroyable et romancé d’un cousin de sa famille. Plus qu’un récit autobiographique, l’auteure donne la parole à Tomi et à ceux qui le croisent. De la vie des camps, elle a su éviter de tomber dans le récit habituel. Plutôt que de raconter en détail les horreurs – d’ailleurs elle évoque très peu la sélection et les chambres à gaz – elle axe sur l’instinct de survie de ces populations piégées dans les camps. C’est guidé par cet instinct, par cette force que Tomi réussit à s’en sortir. Il n’est pour autant pas un surhomme ni un ange. Il est un adolescent qui fait ce qu’il doit faire pour être vivant. Cependant, j’ai été beaucoup plus intéressée par la partie après les camps quand son père et lui arrivent en France. Il est intéressant de voir la montée en puissance de ce jeune talent de la couture, sa reconstruction qui lui permet de fonder une famille malgré l’angoisse. Et puis il est assez spectaculaire de voir que le monde de la couture parisienne fonctionne grâce à des hommes et des femmes qui ont connu les camps ou l’exil : juifs, russes, hongrois etc. Ils créent du beau après avoir connu le plus laid. Une splendide preuve des capacités de résilience !

    L’écriture fluide de Véronique Mougin et sa capacité à entrer dans son personnage font de ce roman une bien jolie découverte que je vous recommande.

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