Nous les menteurs

Couverture du livre « Nous les menteurs » de E. Lockhart aux éditions Gallimard-jeunesse
Résumé:

Une famille belle et distinguée. L'été. Une île privée. Le grand amour. Une ado brisée. Quatre adolescents à l'amitié indéfectible, les Menteurs.

Un accident. Un secret. La vérité.

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Avis (23)

  • Tout d'abord, un grand merci aux éditions Gallimard Jeunesse pour ce nouveau Service de Presse et je m'excuse du retard que j'ai pris pour lire ce roman. J'ai pris un immense plaisir dans cette lecture, comme à chaque SP, et je ne suis pas déçue de ce roman qui me faisait envie à chaque fois que...
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    Tout d'abord, un grand merci aux éditions Gallimard Jeunesse pour ce nouveau Service de Presse et je m'excuse du retard que j'ai pris pour lire ce roman. J'ai pris un immense plaisir dans cette lecture, comme à chaque SP, et je ne suis pas déçue de ce roman qui me faisait envie à chaque fois que je le voyais dans les rayons.

    D'après les critiques que j'ai lues, certains trouvent que le secret n'est pas assez puissant et significatif, que le roman est souvent ennuyeux ou plat. Détrompez-moi si c'est le cas, mais je trouve que ces critiques sont tout à fait fausses. Je les respecte bien sûr, mais je pense totalement l'inverse. Je reconnais qu'à certains moments, l'histoire et surtout les personnages peuvent paraître déroutants, qu'on ne voit pas où ils veulent en venir, et des fois il m'est arrivé de penser qu'ils ne sont pas très cohérents. Mais à la fin du roman, cela prend tout son sens, on se repasse les différentes scènes des chapitres et on a la vive envie de relire le livre car la fin éclaire tout, en fin de compte.

    Le roman se lit très vite, et il est très prenant, addictif, les pages se tournent d'elles-mêmes et on est facilement absorbé dans l'histoire tourmentée de cette famille d'apparence sublime et dorée. L'histoire nous est raconté par Cadence Sinclair Eastman, l'aînée des petits-enfants d'Harris et Tipper Sinclair. On comprend vite que, sous l'image de famille unie et prestigieuse que les membres du clan Sinclair renvoient, il y a des fissures et un iceberg dont la majeure partie est cachée. Par 'iceberg', j'entends destin et événement tragique. Si les différents personnages refusent d'admettre que leur famille a des failles et même dérape carrément, rien que leurs dialogues, les phrases qu'ils prononcent, l'insinuent. L'écrivain a su toucher là où ça fait mal en soulevant le sujet d'une famille qui se déchire, pour l'argent, pour le prestige, pour l'honneur. Mais où sont l'honneur, les fameuses traditions familiales ?

    In fine, E.Lockhart souligne bien que l'amour familial est sacrifié sur l'autel de la pingrerie, de l'orgueil, de l'avidité, de la démence. Je ne comprends pas pourquoi le contenu de cette intrigue, si bien ficelée et qui nous embarque, n'a pas été assez puissante, forte en émotions, pour certains lecteurs. Après, chacun se forge son opinion personnelle. La mienne, c'est que cette histoire m'a fortement émue et ne m'a pas laissée indemne. Elle est de plus très réaliste et on peut très forcément s'identifier à cette famille et se retrouver dans leurs problèmes familiaux, concernant l'héritage, les relations entre cousins/cousines, les divorces et le remariage envisagé avec une personne "indigne de la famille", à cause du manque de tolérance ethnique...

    Tout du long, on cherche à savoir ce qui s'est passé durant l'été Quinze de Cadence, un été qui semblait somme toute ordinaire, avec ses cousins et Gat, les fameux Menteurs. Comme Cady, on est dans le flou, comme si nous aussi, on avait subi son accident, et on ne peut que se laisser entraîner de révélation en révélation, faite de manière très subtile et qu'on ne peut véritablement déchiffrer que lorsque l'on a la clé de toute cette histoire. Et le moins que je puisse dire, c'est que ça m'est tombé dessus comme une tuile sur la tête. Choquant. Effarant. Atroce. Indélébile. Rien ne m'avait préparé à ça.

    A l'instar de Cady, j'avais été manipulée par mes émotions, par mes premières impressions et par mon instinct. La fin est si triste, que j'aurais presque souhaité ne pas la découvrir. Il a longtemps qu'une fin de roman, dans ce cas présent d'un One-Shot, n'avait fait un tel effet. J'ai refermé le livre et après, j'étais perdue. Je ne savais plus quoi faire et je suis restée assise dans mon lit, sonnée, pendant plusieurs minutes. Je ne l'oublierai pas de sitôt, vous avez ma parole.

    Pour parler un peu des personnages, j'ai éprouvé beaucoup de sympathie et de compassion pour la belle Cady, dont personne ne veut éclairer la lanterne concernant l'été Quinze, et qui aime de tout son cœur, plus que n'importe qui, ses deux cousins Johnny et Mirren, et qui est raide amoureuse du charmant Gat. Je ne pouvais pas ne pas l'aimer, au cours de l'histoire, on la suit, on l'accompagne et elle devient en quelque sorte notre amie de route. Je me suis profondément attachée à nos quatre Menteurs, qui sont liés les uns aux autres pour toujours et à jamais, et, si j'ai eu du mal à saisir leurs sentiments au départ, à la fin, ça nous frappe qu'ils étaient inséparables et qu'ils comptaient plus que tout l'un pour l'autre.

    J'aurais voulu vivre ces étés avec eux, sur l'île privée des Sinclair, qui sert de lieu pour ce roman contemporain qui marche comme un huit clos. En effet, l'île avec ses maisons (Cuddledown, Red Gate, Clairmont, Windermere) est à la fois un lieu paradisiaque et chéri, qui concentre tous les souvenirs ensoleillés de la famille, et à la fois une prison, un endroit maudit qui nous étouffe.

    C'est dans ce milieu qu'on grandit les trois cousins Sinclair, les trois aînés : Johnny, fils de Carrie, qui est amusant, drôle, aventureux, fidèle à ses principes ; Mirren, fille de Bess, adorable, mignonne et super jolie, qui prône la gentillesse ; enfin Cady, qui les aime plus que tout. Et Gat, leur ami en dehors du "cercle doré", qui m'a fait totalement fondre. Son couple avec Cady est magnifique. Les autres cousins sont attachants aussi, ils sont encore petits (plus jeunes que les Menteurs, les grands) et ont dû affronter la tragédie et grandir un peu trop tôt. Ils m'ont touchée car il leur reste une petite part d'innocence, qui a cependant été entachée à jamais par le drame qui a eu lieu. Pour les adultes, je n'ai pas grand chose à en dire : ils ont fait preuve de beaucoup de défauts et leur obstination dans cette mauvaise voie les a brisés... Cela a rabiboché la famille, mais à quel prix...

    En conclusion, je dirais que ce premier roman que je lis d'E.Lockhart est juste bouleversant. Je reste toujours sous le choc en écrivant ses lignes, mais je ne regrette sûrement pas d'avoir lu ce roman. Malgré mon profond chagrin intérieur, il m'a éclairé sur beaucoup de choses, notamment sur la vie de famille. Je vous le recommande vivement : l'écriture d'E.Lockhart est fluide, claire, net, agréable à lire et elle fait de jolies métaphores avec des contes de fées, réinventés par la grande lectrice de fantasy et de fantastique qu'était Cady, qui représentent la situation familiale des Sinclair. Un roman que je relirais absolument une seconde fois pour en comprendre véritablement tout le sens. COUP DE CŒUR ♥

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  • Énorme coup de coeur , un livre psychologique qui faut suivre mais qui est fort captivant et dont l'histoire est super bien écrite et qui mérite d'être lu

    Énorme coup de coeur , un livre psychologique qui faut suivre mais qui est fort captivant et dont l'histoire est super bien écrite et qui mérite d'être lu

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  • GROS GROS GROS COUP DE COEUR!!!
    Le récit est si captivant, bien écrit, que j'ai l'impression que les pages se sont tournées d'elles-mêmes. Une fois la lecture commencée, on ne veut plus s'arrêter!!!

    C'est Cadence Sinclair Eastman qui nous parle de sa famille, les Sinclair. Son grand-père...
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    GROS GROS GROS COUP DE COEUR!!!
    Le récit est si captivant, bien écrit, que j'ai l'impression que les pages se sont tournées d'elles-mêmes. Une fois la lecture commencée, on ne veut plus s'arrêter!!!

    C'est Cadence Sinclair Eastman qui nous parle de sa famille, les Sinclair. Son grand-père Harris Sinclair est à la tête d'une belle fortune familiale et possède Beechwood Island, une île sur laquelle il retrouve chaque été ses trois filles, leurs maris et leurs enfants. Ils sont tous beaux, riches, intelligents, la famille parfaite, très comme il faut, en somme…Enfin… vous connaissez des familles parfaites, vous ? Et quand l'argent s'en mêle, c'est pire que tout…Mais dans la famille Sinclair, tout est misé sur le paraître, et non sur l'être…Aaahhhh les apparences…. Elles sont parfois trompeuses, n'est-ce pas ?
    Cadence, dit Cady, a presque 18 ans quand elle raconte son récit. Ses étés sur l'île, elle les passe avec ses cousins, cousines, en particulier avec Johnny, Mirren et Gat. Ils ont le même âge et forment le clan des «Menteurs». Mais l'été de leurs 15 ans, Cady a un terrible accident, qui la rend partiellement amnésique : elle ne se souvient pas de cet été-là. Et autour d'elle, c'est une sorte d'omerta qui s'est créée : son grand-père, ses tantes, ses cousins et cousines, personne n'accepte de lui parler de cet accident, qui lui provoque depuis des migraines terribles. Alors pendant deux ans, elle va essayer de comprendre ce qui s'est passé, de retrouver ses souvenirs envolés, cette tranche de sa vie disparue.

    Assez tôt dans ma lecture j'ai compris ce qui se passait, mais ça ne m'a pas empêché de verser des larmes à la fin. En refermant le livre, je l'ai gardé dans mes mains encore de longues minutes. Je ne voulais pas lâcher l'histoire, lâcher Cady, lâcher son quatuor.

    Au travers de la fiction, on ne peut que s'interroger sur les valeurs qui priment à nos yeux. Quelle est la place de l'argent dans ma vie ? Des relations humaines ? de la famille ? de l'amitié ? Quel prix suis-je prêt à payer pour garder richesse et possessions ? La famille Sinclair le découvrira à ses dépens…
    J'ai vraiment été bluffée par l'écriture, pas de sensation d'ennui, pas de scène trop longue ou sans intérêt. le suspense est là, on veut découvrir la vérité en même temps que Cady.

    C'est un roman classé en littérature jeunesse, mais il est vraiment pour tout le monde.

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  • Les menteurs sont quatre, trois cousins et une ‘pièce rapportée’ qui passent leurs étés sur l’île privée de leurs grands-parents, quelque part entre Martha’s Vineyard, Nantuket et Cap Cod; là où la famille Kennedy prenait (et prend toujours je crois) ses quartiers d’été, à une heure de Boston et...
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    Les menteurs sont quatre, trois cousins et une ‘pièce rapportée’ qui passent leurs étés sur l’île privée de leurs grands-parents, quelque part entre Martha’s Vineyard, Nantuket et Cap Cod; là où la famille Kennedy prenait (et prend toujours je crois) ses quartiers d’été, à une heure de Boston et Harvard, guère plus en ferry de Newport, la Mecque du nautisme. De longues plages de sable fin, de très belles maisons de vacances dans les tons bleu pastel enfouies sous les fleurs et, au large, les baleines qui font la joie des touristes.
    On est au cœur de l’Amérique riche et blanche, celle des WASP (White, Anglo-Saxon, Protestant). Les Sinclair ont trois filles (qui sont les mères des cousins) « bénies et tannées par le soleil. Grandes joyeuses et riches, c’étaient des princesses de conte de fée, réputées dans tout Boston pour leurs cardigans en cachemire et leurs fêtes somptueuses ». La génération suivante s’entend merveilleusement bien, Cadence (!) l’héroïne et Gat (la pièce rapportée d’ascendance indienne qui est le neveu du nouveau compagnon d’une de ses tantes) sont amoureux depuis leurs huit ans.
    C’est beau, trop beau ? Bien sûr ! Les cartes postales ne font pas les bons romans, les familles heureuses et unies non plus. Les grands-parents ont voté Obama mais ne seraient-ils pas un peu racistes ? Les trois princesses, si belles, si bien éduquées seraient-elles jalouses les unes des autres ? Leur père ne les dresserait-il pas les unes contre les autres?
    Les petits-enfants seraient-ils les révolutionnaires que le monde attendait pour « …transformer ce putain de château en tas de cendres »? Cadence est-elle « une visionnaire, une héroïne, une rebelle…qui transforme le cours de l’Histoire » après s’être aperçue qu’elle ne connaissait pas les prénoms de la gouvernante et du jardinier qu’elle côtoie depuis près de dix ans. Gat « met de la politique partout » et sait que « le monde va de travers », lui qui ne vient pas du même.
    Ca se lit très facilement en un après-midi, les courts chapitres aident à tourner les pages pour obtenir le fin mot de l’histoire qu’on nous a si soigneusement caché jusqu’à la fin. Bref c’est génial ?...
    Non, pas du tout ! Tout est construit pour masquer une histoire simplette habitée par des fantômes de personnages sans consistance. C’est tellement superficiel et caricatural que je ne saurais en conseiller la lecture.
    Si vous passez à Cap Cod ou si vous en rêvez, contentez-vous des cartes postales ; allez en mer admirer les baleines, promenez-vous sur les plages et dans les jolis villages et, de retour chez vous, regardez la série « The Affair » qui se passe à Montauk (extrémité est de Long Island à deux heures de ferry) dans un cadre et un milieu social sensiblement équivalent avec des personnages et des péripéties nettement, nettement plus complexes et attachants.

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  • Dès les premiers mots, les premières phrases, la première page il en était fini de moi. Piégée, cernée, Nous les menteurs a été comme un boomerang à chaque page tournée. En usant d'un style éclectique et utilisant les métaphores comme terrain de jeu, Emily Lockhart a conquis mon cœur et mon...
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    Dès les premiers mots, les premières phrases, la première page il en était fini de moi. Piégée, cernée, Nous les menteurs a été comme un boomerang à chaque page tournée. En usant d'un style éclectique et utilisant les métaphores comme terrain de jeu, Emily Lockhart a conquis mon cœur et mon esprit pour décrocher le coup de cœur immédiat. Classé roman jeunesse, il est plus que ça: l'histoire d'une parenthèse le temps d'un été, le point culminant d'un basculement, le dysfonctionnement d'une famille, finalement, ordinaire. D'une profondeur et surtout d'une grande maîtrise surgit un récit à la fois émouvant et révoltant, où un halo de mystère entretient la légende de la famille Sinclair touchée certes par un drame mais toujours encline à garder le masque des apparences.

    Cadence en nous racontant l'histoire de la famille Sinclair se raconte elle-même. Les étés à Beachwood island, les cousins, le premier émoi amoureux, les drames familiaux... Cette famille se distingue à travers plusieurs choses: une vieille fortune qui comprend la possession d'une île privée où tous se retrouvent chaque année, l’excellence, la beauté et évidemment un snobisme de principe. Mais sous le vernis se cache la jalousie, l'avarice, la manipulation et surtout un secret dont est victime Cadence depuis son accident lors de l'été de ses quinze ans. Aujourd'hui elle en a dix-sept et retrouve enfin ses cousins et cousines Johnny et Mirren ainsi que Gat, un ami de la tribu qui fait battre son cœur. Quel secret entoure son accident dont elle n'a aucun souvenir? Parviendra-t-elle à renouer avec Gat? Cette famille est-elle aussi bien sous tous rapport qu'elle le prétend? Une intrigue qui m'a embarqué, le tout porté par une ambiance caniculaire où l'odeur du secret est plus forte que celle de la mer.

    Happée, j'ai dévoré ce roman en à peine deux jours, séduite tout autant par la forme que le fond. Grâce à des personnages attachants par la justesse de leurs caractères et leurs réflexions, l'auteur a su également me charmer par son écriture épurée, sobre et très efficace qui contribue au mystère de l'intrigue. Avec de courtes phrases elle rythme son scénario et le ficèle tellement bien que je me suis laissé embobiner avec joie! Elle arrive à ponctuer son récit de petites touches poétiques et y placer de petits contes délivrant ainsi une dimension supplémentaire au roman. Quelle habileté! Le seul bémol est, parfois, la confusion du temps. Il est vrai qu'au fil de son histoire, Cadence nous ramène à l'été de ses quinze ans tout en nous contant les révélations durant l'été des dix-sept. Mais peut-être est-ce une manœuvre de la romancière pour accentuer le flou dans l'esprit de sa protagoniste comme celui de ses lecteurs? Une chose est sûre, elle a su capter la puissance adolescente et parler à travers elle de la complexité familiale. Un puzzle bluffant réunit autour d'un thé glacé framboise citron et d'un muffin rose pistache devrait exploser en bouche tout comme la surprise qui vous attend.
    http://bookncook.over-blog.com/

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  • La famille Sinclair a tout de la famille parfaite au premier regard. Mais en avançant dans le livre on se rend compte que la jalousie et les secrets sont en fait très présents. C’est par le regard de Cadence qu’on apprend petit à petit les défauts de chacun et ce qu’il se cache derrière les...
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    La famille Sinclair a tout de la famille parfaite au premier regard. Mais en avançant dans le livre on se rend compte que la jalousie et les secrets sont en fait très présents. C’est par le regard de Cadence qu’on apprend petit à petit les défauts de chacun et ce qu’il se cache derrière les sourires de façade. C’est parce qu’ils sont imparfaits que les personnages d’E. Lockhart sont si attachants, particulièrement la bande des Menteurs.

    Le style de l’auteur est à la fois fluide et mystérieux. Des contes sont insérés dans le roman, ce qui nous pousse à chercher les indices pour lever le voile sur l’accident de Cadence. J’ai tout imaginé – des choses plus ou moins horribles – mais j’étais très loin de la vérité. Vous l’aurez compris la fin est très inattendue, époustouflante et brutale (les larmes ont bien coulé durant les dernières pages !). Et même des jours après on repense à cette intrigue bouleversante. Une fois commencé il est difficile de lâcher ce roman tellement on a envie de connaître la vérité (qui arrive en cinquième partie). E. Lockhart ne se contente pas de trois pages pour tout révéler, elle y consacre un chapitre entier ce qui permet d’avoir toutes les réponses (ou presque) aux questions que l’on se pose.

    Je trouve la couverture de ce livre magnifique. Elle correspond parfaitement à l’ambiance générale du livre : une photo floue des Menteurs qui se baignent sous un grand soleil. Le flou dans lequel le lecteur, et Cadence, se trouvent plongés au fil des pages.

    Un roman troublant, inoubliable et époustouflant !

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  • http://papillonvoyageurbloglivresque.weebly.com/chroniques/-nous-les-menteurs-e-lockhart

    Je vais vous parler de Nous les menteurs, un roman contemporain de E. Lockhart que j'aurais plus facilement tendance à étiqueter comme un thriller. C'est un choix personnel, bien entendu. Ce bouquin...
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    http://papillonvoyageurbloglivresque.weebly.com/chroniques/-nous-les-menteurs-e-lockhart

    Je vais vous parler de Nous les menteurs, un roman contemporain de E. Lockhart que j'aurais plus facilement tendance à étiqueter comme un thriller. C'est un choix personnel, bien entendu. Ce bouquin m'avait été offert par une personne chère à mes yeux à Noël dernier. Je n'avais pas l'intention de le lire avant longtemps – lectures prioritaires obligent –, mais il s'est avéré que c'était un des livres à lire dans le cadre du cours de français, cette année... Drôle de coïncidence. Au moins, je l'avais déjà, nul besoin de l'acheter ! J'avais entendu de tout sur ce roman : du positif, du négatif, du mitigé, des larmes, de l'indifférence, de l'admiration, du dégoût... Enfin, je ne savais pas sur quel pied me poser pour débuter. Allais-je aimer ou détester ? Telle était ma question avant d'ouvrir la première page. Et quel livre ! Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est un coup de cœur, un coup de foudre, ou quelque chose comme ça. Néanmoins, c'était un moment très agréable que je ne regrette absolument pas.

    Pour résumer l'histoire en quelques mots : Chaque année, les quatre adolescents – les Menteurs – inséparables d'une famille belle et distinguée passent tout leur temps ensemble sur l'île familiale. Un jour, un drame, une révolution, des secrets, un choix décisif, un événement inévitable. Leur amitié destructrice. Et tout bascule. Parviendrez-vous à rassembler les pièces du puzzle avant Cadence, la narratrice du roman ?

    Au début, j'étais troublée par la plume de l'auteure. En effet, on ne peut pas dire qu'elle passe inaperçue. Sa manière d'écrire est très simple, puis prend une autre teinte. Tantôt poétique (les mots étant mis en forme comme dans un poème), tantôt percutante. Et surtout. Elle. Aime. Les. Phrases. Courtes. Ce que je peux vous dire, c'est que dans un premier temps, c'était très dérangeant. Je n'ai pas l'habitude d'être confrontée à ce genre de texte, surtout que la plupart du temps, ce n'est pas bien manié. Néanmoins, ce malaise s'est dissipé très rapidement parce que E. Lockhart sait comment gérer un pareil style. J'en ressors encore très étonnée. La fluidité de ses mots, la puissance qu'elle leur transmet en de simple rassemblements de termes ou en coupant une longue phrase en deux... Tout ceci est prenant et rend le récit plus qu'original. On dit que E. Lockhart écrit beaucoup des livres pour jeunes et adultes ; je peux vous dire que dans Nous les menteurs, les deux genres y sont mélangés avec beaucoup d'habileté.

    Le scénario est tout simplement époustouflant. Oui, voilà, il coupe tout notre souffle au cours de la lecture. Je vous explique : on vous plonge dans le présent, avec une protagoniste qui a perdu la mémoire suite à... Suite à quoi ? Parce que même elle, elle ne le sait pas. Et personne ne veut lui dire. En tant que lecteur curieux et avide, vous vous arrachez les cheveux à chaque page. Quand vous pensez que vous allez ENFIN savoir, vous vous mettez le doigt complètement dans l’œil et vous l'avez dans votre pommeau de douche ! La frustration est tout ce que vous ressentez, vous triturez vos méninges, vous tentez de deviner ce qu'il se passe. Vous finissez par réussir (ou pas) mais vous croisez les doigts pour recevoir la véritable réponse au plus vite, pour écarter vos doutes ou, justement, les confirmer. Enfin, en d'autres mots, ce livre est une énigme faramineuse. Il est presque impossible de le lire sans se poser la moindre question ou d'essayer de venir à bout des mystères qui le constituent. L'intrigue est superbement ficelée, selon moi. Certes, je trouve certains passages tirés en longueur, et vers le milieu cela devient encore plus lent qu'avant. Aussi, il y a parfois des retours au passé qui me perturbaient ; je ne savais plus où nous en étions dans le temps. C'était la confusion totale, bien que je finissais par effacer l'incompréhension. Il y a des passages qui m'ont laissée indifférente mais c'est un bouquin à continuer quand même. Quand on me disait qu'il valait de l'or pour sa fin, ce n'était pas faux.

    Ce que j'ai trouvé vraiment subtil, ce sont les contes que Cadence écrivait dans un petit cahier, si je me souviens bien. Ils débutaient tous par « Il était une fois, un roi et ses trois filles... », le roi étant vu comme son grand-père, les filles étant la caricature de sa maman et de ses deux tantes. Au départ, je me demandais ce que ça faisait là, tout en restant consciente que si l'auteure a introduit des petits récits sous cette forme, c'est qu'il y avait une raison : faire passer des messages. On peut donc dire que E. Lockhart s'est amusée à assembler une écriture simple à la poésie et aux contes pour enfants. Le tout bien fouetté nous mène à Nous les menteurs. Quelle crème délicieuse.

    Les personnages de ce roman ont tous un charme particulier. D'abord, Cadence, la principale, celle qui nous narre le récit... On voit que son moral s'est détérioré depuis le fameux événement dont elle parle, qu'elle souffre énormément de ses migraines et qu'elle espère aller mieux. Ses parents sont séparés, elle se débarrasse de certaines affaires pour rendre des gens heureux et avoir l'impression de faire quelque chose de bien, les autres Menteurs ne lui répondent pas, elle n'a aucun contact avec le reste de sa famille... Puis, sa maman décide de lui laisser l'occasion de profiter à nouveau d'un été sur l'île. On sent sa joie monter à l'idée de revoir les autres, qui seront également présents. Cadence a, par ailleurs, une manière bien à elle de les décrire :
    « Mirren est le sucre, la curiosité et la pluie.
    Johnny est la vitalité, la persévérance et le sarcasme.
    Gat est la contemplation et l'enthousiasme. L'ambition et le café noir. »
    Mirren et Johnny sont les cousins de Cadence, chacun est l'enfant d'une des deux sœurs de la mère de la protagoniste principale ; ils sont donc tous cousins entre eux. Gat, c'est l'ami de Johnny, qui l'accompagne depuis plusieurs années. Et, Cadence et Gat sont inséparables. Je trouve ces descriptions terriblement vraies... Mirren est toujours douce, souriante et n'aime pas se prendre la tête, tandis que Johnny est plus vif, dans l'humour et la gaieté. J'ai toujours trouvé Gat très mystérieux. Son rapprochement avec Cady se fait tellement naturellement que je n'ai pu m'empêcher de succomber au charme du jeune garçon. Néanmoins, les personnages qui m'ont vraiment agacée, ce sont les mères de chacun ; égoïstes et possessive, elles n'hésitent pas à faire passer les véritables valeurs familiales pour la fortune... Je n'en dis pas plus. C'est à vous de découvrir les facettes de chaque personne !

    La fin de cette aventure est une claque intersidérale, bien qu'elle ait été prévisible pour moi, un peu après la moitié. Certains de mes amis, contrairement à moi, ont été bluffés, seulement à quelques lignes du final. Donc, ce n'est qu'une question de point de vue. C'est un livre très mystérieux et ses dernières pages sont un total rebondissement de-la-mort-qui-tue. Sachez que je pleure très facilement en lisant ; même quand il se passe des choses heureuses et très belles. Du coup, Nous les menteurs m'a transformé en océan en plein tsunami tant je sanglotais. C'est un roman dur à terminer... Quel coup de maître de la part de l'auteure !

    Grosso modo, si vous aimez les drames/thrillers contemporains, qui vous prennent par les émotions et retournent votre pauvre petit organe vital vous servant de cœur... Plongez-vous dans l'histoire étonnante de Cadence et les autres Menteurs, qui n'a absolument rien d'un conte...

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  • Ce livre a été un gros coup de coeur. Il se lit très facilement. Il ne se passe pas grand chose dans la première moitié du livre, mais la fin est un vrai choc, d'une beauté monstrueuse. Il faut vraiment le lire jusqu'au bout.
    Un très bon roman, que je conseil à tous.

    Ce livre a été un gros coup de coeur. Il se lit très facilement. Il ne se passe pas grand chose dans la première moitié du livre, mais la fin est un vrai choc, d'une beauté monstrueuse. Il faut vraiment le lire jusqu'au bout.
    Un très bon roman, que je conseil à tous.

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