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Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Couverture du livre « Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur » de Harper Lee aux éditions Le Livre De Poche
Résumé:

Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finck élève seul ses deux enfants. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 - au... Voir plus

Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finck élève seul ses deux enfants. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 - au coeur de la lutte pour les droits civiques - , connut un tel succès et reçut le prix Pulitzer en 1961. Il ne suffit pas en revanche à comprendre pourquoi ce roman est devenu un livre-culte aux Etats-Unis et dans bien d'autres pays.
C'est que, tout en situant son sujet en Alabama à une époque bien précise, Harper Lee a écrit un roman universel sur l'enfance confrontée aux préjugés, au mensonge, à la bigoterie et au mal. Racontée par la petite fille de Finch avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique.
Publié en 1961 et couronné du Prix Pulitzer, ce roman s'est vendu à plus de 30 millions d'exemplaires dans le monde entier.
« Ce livre est magique. D'une tendresse, d'un humour, d'une mélancolie sans pareil. » Frédéric Vitoux, Le Nouvel Observateur.
« Un phénomène comparable à L'Attrape-Coeur de Salinger, et donc l'un de plus beaux livres jamais écrits. » Femina.

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Avis (78)

  • On peut dire que « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » («To Kill a Mockingbird ») de l’écrivaine américaine Harper Lee (1926-2016 - Prix Pulitzer Fiction 1961), est un « livre culte ».

    En 1935, lors de la Grande Dépression, dans une petite ville d'Alabama, vit Atticus Finch - homme intègre -...
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    On peut dire que « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » («To Kill a Mockingbird ») de l’écrivaine américaine Harper Lee (1926-2016 - Prix Pulitzer Fiction 1961), est un « livre culte ».

    En 1935, lors de la Grande Dépression, dans une petite ville d'Alabama, vit Atticus Finch - homme intègre - qui élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Cet avocat est alors commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche.

    A travers le regard d'une jeune enfant, la réalité du sud profond nous est offerte sans concession !
    Des personnages attachants que l'on n'a pas envie de quitter ! Une réalité abordée de façon totalement innovante ...

    Dans ce livre, devenu un classique de la littérature américaine, l’histoire se passe sur une durée de trois ans, dans les années 30, dans une petite ville d’Alabama. La petite Jean-Louise, surnommée Scout, raconte son quotidien. Orphelins de mère avec son grand frère Jem ils sont élevés par leur père, Atticus Finch, avocat, avec l’aide de la bonne noire, Calpurnia.

    Les deux enfants, ainsi que leur ami Dill, sont fascinés par le mystérieux occupant de la maison voisine, Boo Radley, un homme étrange qui vit reclus chez lui depuis de nombreuses années. Leur vie est bientôt bouleversée par un procès : un homme noir, Tom Robinson, est accusé de viol par une jeune femme blanche. Atticus Finch est l’avocat de Tom, et cherche vigoureusement à prouver son innocence, ce qui provoque la colère des habitants de la petite ville…

    On découvre Scout, de 5 à 8 ans – petite fille intelligente - espiègle à la limite parfois de l’insolence - la langue bien pendue - qui n’hésite pas à dire des gros mots ou donner des coups de pieds bien placés. Scout se balade toute la journée en salopette, et ne respecte pas du tout les convenances. Son frère et elle ont reçu une éducation que l’on peut qualifier de non conventionnelle vu l’époque et le lieu de l’intrigue, mais aussi vu leur milieu social.

    En effet leur père, Atticus, est un homme qui se distingue des autres : il élève seul ses enfants - leur parle comme à des adultes - ne les bat pas, contrairement à beaucoup d’autres pères - leur inculque des valeurs qui vont à l’encontre du snobisme familial incarné par sa sœur Alexandra, pour qui rien n’est plus important que le pedigree et qui voudrait que les enfants ne fréquentent que des gens du même milieu social qu’eux.

    Atticus est un homme intellectuel, posé, qui préfère convaincre par les mots que par les poings, et qui a un sens aigu de la justice : il est pour lui insupportable que Tom Robinson, qu’il soit blanc ou noir, soit condamné pour un viol qu’il n’a pas commis, et il fera tout pour prouver son innocence.
    Cependant, pour la majorité des habitants de la ville, le fait que Tom soit noir implique sa culpabilité – il est impensable que des blancs puissent mentir et un noir dire la vérité dans cette affaire, et Atticus est considéré comme un traître à sa race puisqu’il a non seulement accepté de défendre un noir contre une blanche, mais qu’il fait aussi son maximum pour rétablir la vérité.

    Atticus, c’est l’homme seul envers et contre tous : contre le snobisme de sa famille - contre les habitants de la ville - contre la justice - contre les mœurs de l’époque - contre les préjugés et la bêtise. Il est même le seul à se dresser contre le chien atteint de la rage, et à pouvoir l’abattre pour protéger les enfants, alors qu’il répugne désormais à utiliser les armes.
    C’est un ’homme qui diffuse un message de tolérance et de justice, et qui, par l’éducation qu’il a donnée à sa fille, en a fait une enfant intelligente, courageuse, n’hésitant pas à aller à l’église avec les noirs et à s’asseoir avec eux au tribunal. (N’oublions pas que nous sommes dans les années 30 aux Etats-Unis, et plus encore, dans le Sud ultra-conservateur et ségrégationniste).

    Ce roman a été publié en 1960, après une décennie marquée notamment par la fin de la ségrégation et le mouvement des droits civiques, ce qui n’allait pas sans heurt dans les états du Sud, comme l’Alabama.

    Le message était donc très fort, et porté par un récit où se mêlent intelligemment chronique d’une petite ville avec des descriptions très réussies de ses habitants, souvenirs d’enfance, récit d’un procès, et de nombreux rebondissements.

    C’est intelligent, c’est plaisant, avec des personnages marquants et très bien incarnés, et à lire absolument.

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  • Nous sommes au début des années 30, dans une petite ville des États-Unis.
    Jem et Scout sont les 2 enfants d'Atticus Finch, celui-ci est avocat, il est commis d'office pour défendre Tom Robinson, homme noir accusé d'avoir violé une blanche. 
    L'histoire est portée par Scout la jeune narratrice,...
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    Nous sommes au début des années 30, dans une petite ville des États-Unis.
    Jem et Scout sont les 2 enfants d'Atticus Finch, celui-ci est avocat, il est commis d'office pour défendre Tom Robinson, homme noir accusé d'avoir violé une blanche. 
    L'histoire est portée par Scout la jeune narratrice, et le procès est raconté par les enfants avec leurs yeux innocents.
    J'ai adoré ce roman sur l'enfance et l'apprentissage de la vie à travers toute la sagesse et l'amour qu'Atticus porte à ses enfants. Un roman magnifique et drôle.

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  • Je pourrai écrire des éloges sur ce livre pendant des heures sans me fatiguée. Il est absolument excellent. L'un des meilleurs livre que j'ai lu.

    Je pourrai écrire des éloges sur ce livre pendant des heures sans me fatiguée. Il est absolument excellent. L'un des meilleurs livre que j'ai lu.

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  • Relire "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" en ce moment est instructif et fait réfléchir. Bien sûr, il y a l'avocat intègre et courageux, Atticus Finch, qui déconstruit une affaire judiciaire minée par le racisme, mais qui se heurte à l'indifférence des autorités et à la peur des habitants. Tout...
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    Relire "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" en ce moment est instructif et fait réfléchir. Bien sûr, il y a l'avocat intègre et courageux, Atticus Finch, qui déconstruit une affaire judiciaire minée par le racisme, mais qui se heurte à l'indifférence des autorités et à la peur des habitants. Tout cela est parfaitement monté, et le portrait du père est excellent. Mais surtout, le regard des enfants, Scout et Jem, et de leur ami Dill, donne une profondeur et un charme au récit qui retiennent. Les enfants observent, cherchent à comprendre, devinent intuitivement la lâcheté et la bêtise des adultes. Le livre est particulièrement touchant car le père élève seul ses enfants ; il est veuf. Les liens entre ses deux enfants et lui sont soudés, et cet amour indéfectible entre eux ne laisse pas indifférent. Un très beau livre, à compléter par "Du silence et des ombres", le film de Robert Mulligam, très bien joué et dont la musique est excellente.

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  • Comme tous les étés, j'aime accompagner mes filles dans la lecture des œuvres proposées par leur collège/lycée.
    Cette année, j'ai été ravie de voir qu'ils avaient mis à leur programme Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur de Harper Lee. Même si je l'avais déjà lu il y a quelques années, ça a été...
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    Comme tous les étés, j'aime accompagner mes filles dans la lecture des œuvres proposées par leur collège/lycée.
    Cette année, j'ai été ravie de voir qu'ils avaient mis à leur programme Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur de Harper Lee. Même si je l'avais déjà lu il y a quelques années, ça a été l'occasion de redécouvrir ce classique et de partager cette (re)lecture.
    Une lecture qui a pris son temps puisque nous l'avons étirée sur trois semaines.

    Mais ces trois semaines m'ont permis de savourer ce roman mieux que je ne l'avais fait la première fois.
    J'ai apprécié la lente mise en place du décor, cette ville de Maycomb si typique, ses habitants touchants, horripilants ou effrayants.
    L'histoire, pour ceux qui ne la connaissent pas, est racontée par une petite file, Scout, un peu garçon manqué, dont le père avocat va être commis d'office pour défendre un homme noir accusé de viol sur une femme blanche. Elle se déroule en Alabama dans les années 1930, pas tout à fait l'endroit ni l'époque de rêve pour les Noirs.

    Avec une certaine candeur mais également une grande lucidité, Scout raconte ces quelques années de son enfance, les 400 coups avec son frère Jem et son ami Dill (difficile de ne pas reconnaître Truman Capote sous ses traits lorsque l'on sait que l'écrivain et Harper Lee étaient amis d'enfance et qu'ils sont restés très proches une fois adultes), leurs élucubrations au sujet du voisin qui vit reclus...
    Au travers de son récit, on comprend les préjugés, la ségrégation raciale, l'intolérance d'une ville qui a peur du changement.
    Elle raconte aussi Atticus, un très beau personnage, un homme intègre, un veuf parfois dépassé par l'éducation de ses enfants, mais qui cherche avant tout à éduquer leur esprit à penser sans préjugés et dans le respect de l'autre.

    Ce roman reste malheureusement très actuel et j'imagine que c'est la raison pour laquelle il a été choisi par l'équipe éducative pour le faire lire à des adolescents de 13-14 ans, un très bon choix.

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  • un roman classique savoureux qui donne une grande leçon d'humanisme !

    un roman classique savoureux qui donne une grande leçon d'humanisme !

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  • On pourrait penser que la vie dans un village d’Alabama au siècle dernier, même raconté par une petite fille, n'a guère qu'une valeur documentaire. En fait, ce classique résonne fortement dans l’actualité de cette année 2020 avec le mouvement «black lives matter».

    En refermant ce magnifique...
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    On pourrait penser que la vie dans un village d’Alabama au siècle dernier, même raconté par une petite fille, n'a guère qu'une valeur documentaire. En fait, ce classique résonne fortement dans l’actualité de cette année 2020 avec le mouvement «black lives matter».

    En refermant ce magnifique roman, je ne peux que donner raison à Jean-Baptiste Andrea quand il écrit «Il y a quelque chose d’insaisissable dans ses pages, une humanité qui le rend universel, d’innocence et de gravité». Nous sommes à Maycomb, une bourgade imaginaire d’Alabama, au sein d’une famille Finch composée par Atticus, le père et de ses deux enfants, l’aîné Jeremy, dit Jem (13 ans) et la cadette, Jean Louise Finch (9 ans), qui préfère qu’on l’appelle Scout. C’est elle que choisit Harper Lee pour nous raconter la vie dans le Sud des États-Unis et c’est sans doute là ce qui rend le livre aussi fort. Avec le regard innocent et plein d’insouciance de la jeunesse, le récit est allègre, voire drôle, alors même que les thèmes abordés vont gagner en intensité dramatique. Mais au début du roman, le principal centre d’intérêt de Scout est le petit microcosme qu’elle croise sur les bancs de l’école où elle s’ennuie car elle sait déjà lire, ce qui a le don d’agacer sa maîtresse. Alors, elle observe ses congénères, se bagarre à l’occasion et se précipite sur les gâteaux de Calpurnia, leur cuisinière noire. Et organise des expéditions autour de la maison de Radley, ce voisin qui ne sort jamais, sauf peut-être la nuit. Encore un mystère à élucider pour l’intrépide Scout!
    Avec Dill, son ami de vacances, elle explore tous les recoins de Maycomb et cherche à comprendre comment fonctionne ce monde aux règles parfois bien déroutantes dont son père est le garant.
    Le roman d’initiation va alors trouver son point d’orgue lorsque l’on charge Atticus de défendre Tom Robinson, un noir accusé de viol. Le procès, dont l’issue ne fait guère de doute dans ce sud ségrégationniste où les «nègres» continuent d’être considérés comme des citoyens de seconde zone, va rassembler toute la communauté. Après le témoignage de Bob Ewell, le père de Mayella, la victime supposée de Tom Robinson, la chose semble être entendue. Mais Harper Lee, et c’est sans doute là son autre coup de génie, va déconstruire témoignage après témoignage une version trop parfaite pour être vraie. Restent les préjugés racistes, le pouvoir de la communauté blanche qui ne saurait être remis en cause. Il va falloir choisir entre la vérité et l’ordre établi, entre le maintien des inégalités – qui arrange bien les notables – et la justice.
    Ce roman a été publié au moment où le combat pour les droits civiques s’intensifiait aux États-Unis et malheureusement, il n’a rien perdu de sa force et de son actualité aujourd’hui. Tom Robinson et George Floyd, même combat!
    Lisez et faites lire ce livre qui est une ode à la tolérance mais aussi au courage et à l’intégrité, mais surtout parce qu’il vous offrira un bonheur de lecture rare.
    https://urlz.fr/dAAc

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  • Les moqueurs, ce sont ces petits oiseaux qui ne font que chanter, de tout leur cœur , en toute innocence…

    Sélectionné pour la nouvelle session des 68 premières fois, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, classique contemporain de la littérature américaine est le choix de Jean-Baptiste Andréa,...
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    Les moqueurs, ce sont ces petits oiseaux qui ne font que chanter, de tout leur cœur , en toute innocence…

    Sélectionné pour la nouvelle session des 68 premières fois, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, classique contemporain de la littérature américaine est le choix de Jean-Baptiste Andréa, auteur de Ma reine et Cent millions d’années et un jour, deux romans qui oscillent avec poésie entre imaginaire et réalité.

    Ce roman écrit par Harper Lee il y a soixante ans dénonce le racisme dans l’Amérique des années 30. La ségrégation sévit tandis que la lutte pour les droits civiques se met en place.

    En Alabama, à Maycomb, petite ville fictive, Jean Louise dite Scout et Jem vivent avec leur père Atticus Finch et Calpurnia leur gouvernante. Atticus est un homme de justice, d’une droiture inébranlable. Il défend Tom Robinson, jeune Noir accusé injustement d’avoir violé une jeune femme blanche et se met ainsi à dos une bonne partie de la population.

    Cette fiction humaniste évoque les discrimination sociales et raciales, les préjugés mais ce qui en fait l’originalité, c’est le récit à hauteur d’enfants. L’histoire, inspirée d’un fait divers, est vue à travers les yeux de Scout, héroïne et narratrice, délurée, volubile, drôle, toujours prête à faire les 400 coups avec son frère et ses amis. L’innocence des enfants appelle leur questionnement face à la situation tendue et explosive, l’éducation reçue de leur père prend toute son importance.

    Harper Lee explore la complexité des êtres, la gravité des faits, plaide pour la fraternité, la tolérance et pose un regard très tendre et mélancolique sur l’enfance. Elle signe un roman émouvant et intemporel, lauréat du Prix Pulitzer en 61, que j’ai relu avec grand plaisir.

    Merci à Jean-Baptiste Andréa pour ce très bon choix !

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