Le répondeur

Couverture du livre « Le répondeur » de Luc Blanvillain aux éditions Quidam
  • Date de parution :
  • Editeur : Quidam
  • EAN : 9782374911236
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Hommage à la comédie de moeurs, le roman joue avec les contraintes du genre :
Intrigue à rebondissements, tonalité ironique et humoristique, travestissements, manipulations, importance du dialogue.
L'argument est, comme souvent dans les comédies, improbable et invraisemblable : un romancier... Voir plus

Hommage à la comédie de moeurs, le roman joue avec les contraintes du genre :
Intrigue à rebondissements, tonalité ironique et humoristique, travestissements, manipulations, importance du dialogue.
L'argument est, comme souvent dans les comédies, improbable et invraisemblable : un romancier célèbre recrute un jeune imitateur talentueux et le charge de répondre à sa place au téléphone, en imitant sa voix, le temps pour lui d'achever le livre sur lequel il travaille sans être constamment importuné.
Le Répondeur met en scène le «petit milieu» éditorial et artistique parisien dont il fait défiler les figures emblématiques, l'écrivain solitaire travaillé par une misanthropie bienveillante, l'éditeur, le journaliste culturel ambitieux et cynique, la jeune artiste talentueuse et névrosée.

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Avis (8)

  • Une idée vraiment originale. Un auteur de renom demande à un imitateur de se faire passer pour lui au téléphone, en répondant au sollicitations dont il est l'objet, afin de se consacrer à l'écriture de son nouveau roman. Mais cet imitateur va, malgré lui, s'immiscer de plus en plus dans la vie...
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    Une idée vraiment originale. Un auteur de renom demande à un imitateur de se faire passer pour lui au téléphone, en répondant au sollicitations dont il est l'objet, afin de se consacrer à l'écriture de son nouveau roman. Mais cet imitateur va, malgré lui, s'immiscer de plus en plus dans la vie de l'auteur, notamment dans ses rapports avec ses relations, y compris sa propre fille. Jusqu'au couac inévitable !
    Un style fluide et agréable.
    Les personnages sont bien campés et attachants.
    Beaucoup d'humour.
    L'intrigue est bien menée et nous tient en haleine jusqu'à la fin.
    Que du bonheur ! Je recommande.

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  • Jubilatoire !

    Voilà le petit bonbon de cette rentrée !
    Saveur humour, malice et subtilité.
    Ça se déguste, ça vous fait luire les prunelles, ça vous file le sourire et ça vous fait réfléchir.

    Baptiste est imitateur. Il ne manque pas de talent, on pourrait même dire qu'il excelle dans...
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    Jubilatoire !

    Voilà le petit bonbon de cette rentrée !
    Saveur humour, malice et subtilité.
    Ça se déguste, ça vous fait luire les prunelles, ça vous file le sourire et ça vous fait réfléchir.

    Baptiste est imitateur. Il ne manque pas de talent, on pourrait même dire qu'il excelle dans l'art de reproduire la voix (et les silences) des autres.
    C'est pourtant un raté. Sa carrière est un grand fiasco.
    Quand ses collègues imitent les dernières stars à la mode, lui imite des écrivains morts, des premiers ministres de la quatrième république et des animateurs de l'ORTF. Pour vous donner un exemple, sachez que Baptiste maitrise à la perfection André Gide, Bernanos et Pierre Mendes France.
    Bref, il croupit dans un théâtre alternatif.
    Quand Chozène, l'écrivain qu'il admire le plus au monde, vient le voir dans sa loge un soir, il ne s'attend pas à la proposition singulière qui va lui être faite.
    Chozène doit se concentrer sur l'écriture de son prochain roman, il a besoin d'être tranquille, il ne veut plus répondre aux appels de sa fille, de son ex-femme, de son agent et du tout Paris.
    Baptiste va être charger de gérer son téléphone en se faisant passer pour lui.
    Mais en prenant sa voix, en devenant le maître du téléphone, c'est la vie de Chozène qu'il tient entre ses mains, c'est sa propre vie qui vire à l'imposture.

    Tout est de bon goût dans ce roman. Tout est réussi.
    Luc Blanvillain nous parle de la difficulté à communiquer, caricature avec finesse et intelligence le monde littéraire et artistique parisien. saisit notre époque avec une douce ironie.
    Le pitch de départ est bien évidemment génial mais il n'y a pas de baisse de «génialitude» durant tout le livre.
    La plume est incisive, les personnages brillants et surtout, surtout, l'écriture est de très haut niveau.
    Vous l'aurez compris, je vous le recommande chaudement.

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  • Avis issu de : https://hanaebookreviews.wordpress.com/2020/02/11/le-repondeur-luc-blanvillain/

    « Allo ? T’es où ? », «J’essaie de te joindre depuis tout à l’heure ! » « Je te vois connecté, pourquoi tu ne me réponds pas ? » : Qui n’a jamais dit et/ou entendu ce genre de propos ?
    Le mobile...
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    Avis issu de : https://hanaebookreviews.wordpress.com/2020/02/11/le-repondeur-luc-blanvillain/

    « Allo ? T’es où ? », «J’essaie de te joindre depuis tout à l’heure ! » « Je te vois connecté, pourquoi tu ne me réponds pas ? » : Qui n’a jamais dit et/ou entendu ce genre de propos ?
    Le mobile est un objet indispensable qui nous lie au monde de manière immédiate. Mais cette magie de l’instantané peut vite tourner au maléfice dès lors qu’elle exige de nous une disponibilité permanente.
    Jean Chozène, écrivain adulé et admiré aime vivre dans le repli. L’isolement et le silence lui sont chers en tant qu’homme et vitaux en tant qu’écrivain, comme si lâcher prise avec le Réel lui permettait de consolider son imaginaire.
    Baptiste est un imitateur hors pair dont la particularité est d’associer une image mentale à une voix – une sorte d’ « imaginaire sonore synesthésique » qui lui fait voir une « oseraie sous la lune » lorsqu’il imite Balladur, « deux hélicoptères » pour Françoise Hardy, ou « mare pâle » pour Zidane. Il rêve de notoriété mais le public lui fait perdre ses moyens. Un soir, alors qu’une poignée de spectateurs vient de l’applaudir, Chozène l’attend dans sa loge.
    Il veut faire de lui son « Répondeur ».
    Baptiste accepte et devient la doublure de l’homme dont la notoriété égale le mystère.
    Aidé de « La Bible » préparée par Chozène qui recense quelques informations majeures sur ses proches, Baptiste se prend au jeu.
    Il étaye ses recherches via Internet, parfait sa voix et se fond dans l’intimité de l’écrivain qui, malgré son absence, submerge le récit de son existence.
    Mais contrairement à un simple répondeur qui parle à notre place, enregistre les voix et diffuse les messages, Baptiste prend les commandes de la vie de Chozène.
    Jusqu’où ira-t-il ? Comment remplacer quelqu’un aux manettes de sa vie ? Au-delà du leurre et de la manipulation qui trompe son monde, cette voix qui vibre imitée par un autre peut-elle retentir sur la vie du réel Chozène ?

    Trois thèmes sont matière à réflexion.

    Tout d’abord, les conditions de la création. Baptiste jongle avec imitations, bévues et appels d’inconnus de « La Bible ». A mesure que Chozène s’abrite hors du Réel, lui étoffe son rôle, et glisse de l’imitation à la création.
    De la même manière que Chozène a besoin de solitude pour écrire un roman intime et personnel, Baptiste, en tant que répondeur, se parle presque seul, twiste la vie de l’autre, l’améliore ou la complique et écrit aussi un roman : celui que l’on lit !
    Dès lors, l’écrivain solitaire à la limite de la misanthropie est-il une voie fatale ?
    L’art et la création sont également interrogés via le personnage de la fille de Chozène dont l’imitateur tombe amoureux. Celle qui n’ose pas se consacrer entièrement à la peinture fait de Baptiste sa muse et le jeu devient de plus en plus dangereux.

    Derrière la farce, le jeu interroge aussi sur la complexité des relations humaines et sur l’authenticité de nos rapports avec les autres. Les sentiments gangrènent la perception qu’on a de l’autre ; notre égo, nos failles ou nos croyances instaurent certains schémas de communication dans lesquels on s’enferre. Dès lors, prêter notre voix à un autre peut dénouer des liens.
    Mais si Baptiste améliore certaines relations dans la vie de Chozène, d’autres ont une issue fatale. Ainsi, si Chozène pense pouvoir enfin se livrer à son père à travers l’écriture, la réconciliation verbale entamée par Baptiste sera-t-elle plus performante ?

    En troisième lieu, le roman interroge sur la dictature de la communication et des réseaux sociaux. Communiquer partout sur tout et de manière instantanée est devenue monnaie courante – instagram, informations en continue, notation d’œuvres à la valeur inestimable sur Babelio – pourtant, se dire les choses n’en est pas moins difficile (plus difficile ? à méditer…).

    Enfin, délicieuse dans son humour l’écriture apparait légère et fluide. Mais cette plume enjouée révèle une maitrise littéraire qui passerait presque inaperçue. On lit les phrases comme on lit celles d’un page turner et pourtant… quel vocabulaire maitrisé.
    Quelle est rare cette plume rieuse, lettrée qui amène aussi à réfléchir.

    Alors ? Qu’attendez-vous pour vous prendre au jeu du Répondeur ? Complice de la supercherie, riez, dégustez et interrogez-vous… mais gare à ne pas perdre le fil.

    Extrait disponible sur mon blog (voir lien en haut)

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  • Innovant, captivant, « Le répondeur » est un roman atypique, original. L’écriture est œuvre. Le verbe placé à la cime des belles littératures. Enchanteur, aérien, le style déploie cette magnificence hors norme du juste, sans trop plein. L’érudition de l’auteur est un étendard. Nous sommes dans...
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    Innovant, captivant, « Le répondeur » est un roman atypique, original. L’écriture est œuvre. Le verbe placé à la cime des belles littératures. Enchanteur, aérien, le style déploie cette magnificence hors norme du juste, sans trop plein. L’érudition de l’auteur est un étendard. Nous sommes dans du majeur avec cette modestie des humbles. L’histoire, d’humour, de malice, de délicates et subtiles attentions est nourricière. Elle file à toute allure. On voudrait rester accroché sur cette rive de renom. L’ambiance incite à la bonne humeur. Dans cet hédonisme qui s’épanche semblable à « L’Ere des Petits Riens » à l’instar d’ « Amélie Poulain » puissance dix. C’est un levier pour affronter l’hiver, les turpitudes, et ce glacé des aubes pâles. Moderne, « Le répondeur » dès l’incipit enclenche un temps de surprises, d’agréables fusions avec l’évènementiel des pages. « Baptiste soupira. Il avait encore massacré François Hollande. » Nous pénétrons dans l’exquis par la grande porte. Les protagonistes vont arriver. Et là une double lecture dépasse les plans de base. Ils vont nous donner une sacrée leçon de vie. Baptiste est un imitateur qui rêve d’être sous les feux de la rampe, reconnu, enfin. « Le rideau tomba dans une bruine d’applaudissements évasifs. On aurait pu, à l’oreille, compter le nombre de spectateurs… Le public était essentiellement d’amis, d’amis… » Aucune page ne tremble. On a confiance. Pas de pathos, on franchit la première marche du « Le répondeur ». Le spectacle commence. Dire ou ne pas dire ? Stéphane va rencontrer lors de ses représentations Jean Chozène. Un écrivain qui désire sceller un pacte avec Baptiste. Faire en sorte que ce dernier imite sa voix et réponde à tous ses appels téléphoniques à sa place. Jean Chozène aime le silence. Plus que cela encore il a ce besoin vital pour créer de lâcher prise avec le monde. Ecrire dans le repli. S’enfermer dans une tour d’ivoire. Comme si les êtres qui gravitent dans sa vie nuisaient à ses écrits. Mais, il y a ce quelque chose d’autre. Cet homme est en proie au mal être, à la fuite. Des turbulences venues d’un relationnel qui brise son crayon en deux morceaux. Piégé dans les ratures d’une existence, il se voudrait « Diogène » de l’inspiration. Baptiste devient alors une métaphore. Après un lever de rideau sur une scène parabolique, il va faire de sa voix, un outil de compassion. Bousculer Jean Chozène. Nous pénétrons dans l’exquis, le savoureux, le délicat, les éclats de rire et les effets de surprise. Les ballons de Baudruche qui éclatent, même pas mal ! Luc Blanvillain est doué. Sa plume enjouée, rieuse, magnanime étale sa frénésie dans un filigrane sucré et majeur. Le verbe est essence, salvateur. « Le répondeur » prend vie. Rien n’est faussé. Le court-circuit ne prendra pas. Nous sommes dans une maîtrise littéraire hors pair. « Oui, bien sûr, tu as du style, le style qui affecte de n’avoir pas de style, tu jongles avec les truismes, tu détournes les phrases comme un pirate de l’air du temps, tu sais y faire. Une patience de maquettiste. » On aime les protagonistes, tous. Ils échappent à la caricature. Ce grand livre réjouissant est une vertu thérapeutique. Sociologique, sentimental, philosophique, il est le kaléidoscope pour les jours de pluie. Il honore le lecteur par l’épiphanie grammaticale. « L’engouement des internautes, pierre angulaire de sa résonnance sociologique pouvait être regardé comme une composante du geste artistique d’Elsa. « Je suis odalisque » concluait-il malicieusement. » Pétillant, sa finesse est un nectar. Son mimétisme la règle d’Or. « Le répondeur » est un baume au cœur pour les jours de pluie. Un roman crayons de couleurs. Publié par Quidam éditeur qui prouve une nouvelle fois une haute qualité éditoriale.

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  • Comment vous persuader de vous jeter sur ce texte qui a vraiment TOUT pour lui : il est drôle, très drôle même (ceux qui goûtent l'humour absurde vont se régaler), l'écriture est magnifique (ce qui, par les temps qui courent vaut d'être noté), les personnages attachants (je vous dirai pourquoi...
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    Comment vous persuader de vous jeter sur ce texte qui a vraiment TOUT pour lui : il est drôle, très drôle même (ceux qui goûtent l'humour absurde vont se régaler), l'écriture est magnifique (ce qui, par les temps qui courent vaut d'être noté), les personnages attachants (je vous dirai pourquoi très bientôt) et il fait réfléchir, penser, philosopher même (waouh… quel programme n'est-ce pas?) Non franchement : NE PASSEZ PAS À CÔTÉ !!!
    De quoi il cause ?
    Bon, commençons par le commencement : Batiste est imitateur… On ne peut pas dire qu'il vive de ses talents, non, pas vraiment… car Batiste n'imite pas Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal ou Kylian Mbappé… Non, lui, son genre, c'est plutôt Gide, Céline (Louis-Ferdinand), Mendès France ou Bernanos… Bref, vous voyez le problème, j'imagine. Cela dit, Batiste est très bon, doué même, mais le public ne suit pas…
    Or, un soir, un homme l'attend dans sa loge : il s'appelle Pierre Chozène (Jean sur la 4e de couv,' mais bien Pierre dans le roman...), il est romancier, célèbre (genre Goncourable...), recherché par tous les journalistes qui rêvent de l'interviewer et sa discrétion légendaire ne fait qu'accentuer le mystère dont il est nimbé.
    Et que veut Pierre Chozène ? LA PAIX !!! Il ne veut plus passer son temps à répondre au téléphone, aux messages, aux mails, aux SMS etc, etc... dont il est assailli chaque jour. Non, Chozène a besoin de temps et de silence pour écrire… Et il a l'idée, assez géniale, de proposer à notre Batiste de faire le boulot à sa place… Il lui confie donc son téléphone ainsi qu'un classeur dans lequel sont fichés tous les gens qui l'empêchent de se livrer à son art : ex-femme, éditeur, journaliste, fille, amante, amis, père, producteur, directeur… Bref, LA TERRE ENTIÈRE !! Et il est prêt à payer assez cher pour être tranquille (ce qui arrangerait bien les finances de notre Batiste…)
    Y a plus qu'à… Une intrigue rocambolesque et un vrai suspense se mettent en place : Batiste va-t-il être capable de relever le défi, de faire en sorte que les gens n'y voient que du feu, des gens, ne l'oublions pas, qu'il ne connaît ni d'Eve ni d'Adam, et avec lesquels il va devoir se lancer dans de longues discussions parfois assez intimes (pour ne pas dire plus…) tout en se faisant passer pour un auteur qu'il ne connaît pas plus que ça non plus ? Pas facile de ne pas commettre d'impairs et de… garder son calme !
    Franchement, ce texte, à la manière d'une comédie de boulevard à la Feydeau, est désopilant… Imaginez les situations ubuesques et complètement irrésistibles qui vont naître de quiproquos franchement pas piqués des vers… Je vous promets quelques bons éclats de rire…
    Et puis, comme je le disais pour commencer, vous verrez que les rapports sociaux...c'est pas simple (ah, vous le saviez déjà?), que l'on croit connaître les autres mais ABSOLUMENT PAS, que communiquer (même et SURTOUT à l'heure d'Internet) relève de la gageure et que et que et que… Et puis, tromper les autres ne revient-il pas à les manipuler, à se jouer d'eux… Jusqu'où peut-on aller, jusqu'où a-t-on LE DROIT d'aller ?
    J'arrête ! Je n'en dis pas plus !
    Franchement les copains, pas d'hésitation… D'ailleurs, je serais producteur, je contacterais immédiatement Monsieur Blanvillain et je lui ferais un gros chèque pour qu'il me laisse la possibilité de me lancer dans une adaptation cinématographique…
    Oui, vraiment, je me suis régalée. Offrez-vous le même plaisir (parce que vous le valez bien, hein ?)

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  • Baptiste galère dans le théâtre que tient tant bien que mal son ami Vincent, chaque soir il fait des imitations d’hommes politiques ou d’artistes que la plupart de ses spectateurs ne connaissent même pas ; mais c’est ainsi qu’il conçoit son métier d’imitateur, avec ces voix et ces textes qu’il a...
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    Baptiste galère dans le théâtre que tient tant bien que mal son ami Vincent, chaque soir il fait des imitations d’hommes politiques ou d’artistes que la plupart de ses spectateurs ne connaissent même pas ; mais c’est ainsi qu’il conçoit son métier d’imitateur, avec ces voix et ces textes qu’il a envie de partager. Pourtant le succès peine à venir.
    Aussi lorsqu’un soir, à la fin de son spectacle, l’auteur qu’il admire lui demande de l’aider, Baptiste n’en croit pas ses oreilles.
    Mais oui, alors qu’il est dans l’écriture de ce qu’il pense être son meilleur roman, le grand Chozéne a besoin de calme et n’en peut plus de devoir répondre aux dizaines d’appels qu’il reçoit chaque jour sur son mobile.
    Le talent d’imitateur de Baptiste le rassure. Il va lui confier son téléphone et la gestion de son carnet d’adresse. Et avec ce carnet d’adresse, Baptiste va pouvoir se fier aux fiches que Chozéne a rédigées à propos de chacun de ses interlocuteurs, cela devrait au moins l’aider à répondre et à comprendre qui il a au bout du fil.
    Mais confier sa vie à un autre n’est pas sans risque, et chacun des deux hommes va en faire l’expérience à sa façon. Chozéne, libéré du stress, des obligations et des contraintes liées à la réponse immédiate attendue à chaque coup de fil, au temps et surtout à l’énergie que cela lui fait gagner, va se consacrer à l’écriture de son roman, serein, apaisé, il peut enfin prendre son temps.
    Baptiste quant à lui va se prendre au jeu, chercher à découvrir qui se cache derrière les voix qu’il va entendre au bout du fil, derrière ces fiches qui décrivent des interlocuteurs qu’il a envie de découvrir. Et peu à peu se prendre au jeu de remplacer cet autre qu’il n’est pas. Et entrer en contact avec les proches du grand auteur, cela n’est certainement pas sans risque, mais il est prêt à en faire l’expérience.

    lire ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2020/01/26/le-repondeur-luc-blanvillain/

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  • Avec «Le répondeur» Luc Blanvillain réussit un superbe petit traité très ironique sur la difficulté de communiquer.

    Ceux qui aiment les romans qui mettent en scène les écrivains et le milieu littéraire vont, comme moi, se régaler avec le nouveau roman de Luc Blanvillain. Si Baptiste, le...
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    Avec «Le répondeur» Luc Blanvillain réussit un superbe petit traité très ironique sur la difficulté de communiquer.

    Ceux qui aiment les romans qui mettent en scène les écrivains et le milieu littéraire vont, comme moi, se régaler avec le nouveau roman de Luc Blanvillain. Si Baptiste, le narrateur, est un jeune homme qui essaie de réussir une carrière d'imitateur, le personnage au centre du roman est un écrivain célèbre.
    Après l'une de ses représentations saluée par un public de 27 personnes, Vincent –qui croit au talent de Baptiste mais met en péril l'équilibre financier de son théâtre en continuant à le programmer – vient lui annoncer que quelqu'un l'attend dans sa loge.
    «Il n’en revenait pas. Un producteur, il aurait pu comprendre. Mais un écrivain? Peut-être l’un de ceux qu’il admirait le plus, un auteur aussi célèbre que discret, Goncourt à la toute fin du vingtième siècle, prosateur raffiné dont la voix douce et rare illuminait certaines fins d’après-midi d’automne, sur France Culture. Par quelle fantaisie du destin Pierre Chozène avait-il pu se retrouver dans sa loge? C’était inimaginable.»
    Plus surprenante encore est la demande formulée par l’écrivain: pour lui permettre de terminer son grand livre autobiographique sans être dérangé, il va proposer à Baptiste de l'imiter, de répondre à sa place aux appels téléphoniques.
    À la fois par admiration et pour se prouver qu'il a du talent Baptiste accepte de relever le défi. À l'aide des fiches préparées par Jean ainsi que des renseignements qu'il trouve sur internet, il va engager la conversation avec l'éditeur, l'attachée de presse, un jeune romancier, un critique littéraire, mais aussi l'ex-femme, le père et la fille du romancier.
    Et découvre tout à la fois la difficulté de cet emploi et l'exaltation qu'il peut y avoir à se mettre dans la peau d'un homme célèbre. Au fur et à mesure, sa voix se fait plus juste, plus travaillée et son assurance le pousse à prendre des initiatives.
    En enchaînant les coups de fil, Baptiste construit toute une série d'histoires, de dialogues qui sont autant de moyens de harponner le lecteur, avide de savoir jusqu'où il va aller dans la manipulation.
    D’autant que Baptiste s’enhardit très vite. Il lui prend par exemple l’envie de savoir à quoi ressemble le nouvel amoureux de la fille de Chozène et décide illico d'aller l'observer dans le bar où il a ses habitudes. Ils échangent quelques propos, font connaissance, puis deviennent rivaux. Car Baptiste a jeté son dévolu sur Elsa. Elsa qui a demandé à son père un avis sur cet homme dont elle est «vraiment amoureuse». On le voit pour Baptiste la situation est tout à la fois très excitante et très périlleuse. Mais n’en disons pas davantage.
    Ajoutons toutefois que le lecteur, qui sait depuis le début de quoi il en retourne, ne peut plus lâcher le ce formidable roman et découvrir comment «le répondeur» va pouvoir s’en sortir, maintenant qu’il a transformé la vie de ses interlocuteurs – et la sienne – et joué avec leurs sentiments. Ne va-t-il pas finir comme Icare par se brûler les ailes en s’approchant trop près du soleil?
    Luc Blanvillain a l’humour léger et la plume incisive. À l’image d’un jeu de l’oie, il pousse ses pions vers l’épilogue, parsemant son parcours d’indices et de sous-entendus qui nous montrent combien, à l’heure des réseaux sociaux et de la communication tous azimuts, il devient paradoxalement si difficile de dire les choses.
    https://urlz.fr/bxAb

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