Luc Blanvillain

Luc Blanvillain
Professeur de lettres et passionné de lectures, Luc Blanvillain s'est rapidement spécialisé dans les romans jeunesse. Il a été publié par de nombreux éditeurs : Milan poche, Plon, L'école des loisirs, Le Seuil, Hachette.

Articles en lien avec Luc Blanvillain (2)

Avis sur cet auteur (37)

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    Couverture du livre « Le répondeur » de Luc Blanvillain aux éditions Quidam

    Bernard Letellier sur Le répondeur de Luc Blanvillain

    Une idée vraiment originale. Un auteur de renom demande à un imitateur de se faire passer pour lui au téléphone, en répondant au sollicitations dont il est l'objet, afin de se consacrer à l'écriture de son nouveau roman. Mais cet imitateur va, malgré lui, s'immiscer de plus en plus dans la vie...
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    Une idée vraiment originale. Un auteur de renom demande à un imitateur de se faire passer pour lui au téléphone, en répondant au sollicitations dont il est l'objet, afin de se consacrer à l'écriture de son nouveau roman. Mais cet imitateur va, malgré lui, s'immiscer de plus en plus dans la vie de l'auteur, notamment dans ses rapports avec ses relations, y compris sa propre fille. Jusqu'au couac inévitable !
    Un style fluide et agréable.
    Les personnages sont bien campés et attachants.
    Beaucoup d'humour.
    L'intrigue est bien menée et nous tient en haleine jusqu'à la fin.
    Que du bonheur ! Je recommande.

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    Couverture du livre « Le répondeur » de Luc Blanvillain aux éditions Quidam

    Madame Tapioca sur Le répondeur de Luc Blanvillain

    Jubilatoire !

    Voilà le petit bonbon de cette rentrée !
    Saveur humour, malice et subtilité.
    Ça se déguste, ça vous fait luire les prunelles, ça vous file le sourire et ça vous fait réfléchir.

    Baptiste est imitateur. Il ne manque pas de talent, on pourrait même dire qu'il excelle dans...
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    Jubilatoire !

    Voilà le petit bonbon de cette rentrée !
    Saveur humour, malice et subtilité.
    Ça se déguste, ça vous fait luire les prunelles, ça vous file le sourire et ça vous fait réfléchir.

    Baptiste est imitateur. Il ne manque pas de talent, on pourrait même dire qu'il excelle dans l'art de reproduire la voix (et les silences) des autres.
    C'est pourtant un raté. Sa carrière est un grand fiasco.
    Quand ses collègues imitent les dernières stars à la mode, lui imite des écrivains morts, des premiers ministres de la quatrième république et des animateurs de l'ORTF. Pour vous donner un exemple, sachez que Baptiste maitrise à la perfection André Gide, Bernanos et Pierre Mendes France.
    Bref, il croupit dans un théâtre alternatif.
    Quand Chozène, l'écrivain qu'il admire le plus au monde, vient le voir dans sa loge un soir, il ne s'attend pas à la proposition singulière qui va lui être faite.
    Chozène doit se concentrer sur l'écriture de son prochain roman, il a besoin d'être tranquille, il ne veut plus répondre aux appels de sa fille, de son ex-femme, de son agent et du tout Paris.
    Baptiste va être charger de gérer son téléphone en se faisant passer pour lui.
    Mais en prenant sa voix, en devenant le maître du téléphone, c'est la vie de Chozène qu'il tient entre ses mains, c'est sa propre vie qui vire à l'imposture.

    Tout est de bon goût dans ce roman. Tout est réussi.
    Luc Blanvillain nous parle de la difficulté à communiquer, caricature avec finesse et intelligence le monde littéraire et artistique parisien. saisit notre époque avec une douce ironie.
    Le pitch de départ est bien évidemment génial mais il n'y a pas de baisse de «génialitude» durant tout le livre.
    La plume est incisive, les personnages brillants et surtout, surtout, l'écriture est de très haut niveau.
    Vous l'aurez compris, je vous le recommande chaudement.

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    Couverture du livre « Le répondeur » de Luc Blanvillain aux éditions Quidam

    hanae sur Le répondeur de Luc Blanvillain

    Avis issu de : https://hanaebookreviews.wordpress.com/2020/02/11/le-repondeur-luc-blanvillain/

    « Allo ? T’es où ? », «J’essaie de te joindre depuis tout à l’heure ! » « Je te vois connecté, pourquoi tu ne me réponds pas ? » : Qui n’a jamais dit et/ou entendu ce genre de propos ?
    Le mobile...
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    Avis issu de : https://hanaebookreviews.wordpress.com/2020/02/11/le-repondeur-luc-blanvillain/

    « Allo ? T’es où ? », «J’essaie de te joindre depuis tout à l’heure ! » « Je te vois connecté, pourquoi tu ne me réponds pas ? » : Qui n’a jamais dit et/ou entendu ce genre de propos ?
    Le mobile est un objet indispensable qui nous lie au monde de manière immédiate. Mais cette magie de l’instantané peut vite tourner au maléfice dès lors qu’elle exige de nous une disponibilité permanente.
    Jean Chozène, écrivain adulé et admiré aime vivre dans le repli. L’isolement et le silence lui sont chers en tant qu’homme et vitaux en tant qu’écrivain, comme si lâcher prise avec le Réel lui permettait de consolider son imaginaire.
    Baptiste est un imitateur hors pair dont la particularité est d’associer une image mentale à une voix – une sorte d’ « imaginaire sonore synesthésique » qui lui fait voir une « oseraie sous la lune » lorsqu’il imite Balladur, « deux hélicoptères » pour Françoise Hardy, ou « mare pâle » pour Zidane. Il rêve de notoriété mais le public lui fait perdre ses moyens. Un soir, alors qu’une poignée de spectateurs vient de l’applaudir, Chozène l’attend dans sa loge.
    Il veut faire de lui son « Répondeur ».
    Baptiste accepte et devient la doublure de l’homme dont la notoriété égale le mystère.
    Aidé de « La Bible » préparée par Chozène qui recense quelques informations majeures sur ses proches, Baptiste se prend au jeu.
    Il étaye ses recherches via Internet, parfait sa voix et se fond dans l’intimité de l’écrivain qui, malgré son absence, submerge le récit de son existence.
    Mais contrairement à un simple répondeur qui parle à notre place, enregistre les voix et diffuse les messages, Baptiste prend les commandes de la vie de Chozène.
    Jusqu’où ira-t-il ? Comment remplacer quelqu’un aux manettes de sa vie ? Au-delà du leurre et de la manipulation qui trompe son monde, cette voix qui vibre imitée par un autre peut-elle retentir sur la vie du réel Chozène ?

    Trois thèmes sont matière à réflexion.

    Tout d’abord, les conditions de la création. Baptiste jongle avec imitations, bévues et appels d’inconnus de « La Bible ». A mesure que Chozène s’abrite hors du Réel, lui étoffe son rôle, et glisse de l’imitation à la création.
    De la même manière que Chozène a besoin de solitude pour écrire un roman intime et personnel, Baptiste, en tant que répondeur, se parle presque seul, twiste la vie de l’autre, l’améliore ou la complique et écrit aussi un roman : celui que l’on lit !
    Dès lors, l’écrivain solitaire à la limite de la misanthropie est-il une voie fatale ?
    L’art et la création sont également interrogés via le personnage de la fille de Chozène dont l’imitateur tombe amoureux. Celle qui n’ose pas se consacrer entièrement à la peinture fait de Baptiste sa muse et le jeu devient de plus en plus dangereux.

    Derrière la farce, le jeu interroge aussi sur la complexité des relations humaines et sur l’authenticité de nos rapports avec les autres. Les sentiments gangrènent la perception qu’on a de l’autre ; notre égo, nos failles ou nos croyances instaurent certains schémas de communication dans lesquels on s’enferre. Dès lors, prêter notre voix à un autre peut dénouer des liens.
    Mais si Baptiste améliore certaines relations dans la vie de Chozène, d’autres ont une issue fatale. Ainsi, si Chozène pense pouvoir enfin se livrer à son père à travers l’écriture, la réconciliation verbale entamée par Baptiste sera-t-elle plus performante ?

    En troisième lieu, le roman interroge sur la dictature de la communication et des réseaux sociaux. Communiquer partout sur tout et de manière instantanée est devenue monnaie courante – instagram, informations en continue, notation d’œuvres à la valeur inestimable sur Babelio – pourtant, se dire les choses n’en est pas moins difficile (plus difficile ? à méditer…).

    Enfin, délicieuse dans son humour l’écriture apparait légère et fluide. Mais cette plume enjouée révèle une maitrise littéraire qui passerait presque inaperçue. On lit les phrases comme on lit celles d’un page turner et pourtant… quel vocabulaire maitrisé.
    Quelle est rare cette plume rieuse, lettrée qui amène aussi à réfléchir.

    Alors ? Qu’attendez-vous pour vous prendre au jeu du Répondeur ? Complice de la supercherie, riez, dégustez et interrogez-vous… mais gare à ne pas perdre le fil.

    Extrait disponible sur mon blog (voir lien en haut)

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    Couverture du livre « Le répondeur » de Luc Blanvillain aux éditions Quidam

    Bernadette GRAND sur Le répondeur de Luc Blanvillain

    étrange et décapant

    étrange et décapant