Le collier rouge

Couverture du livre « Le collier rouge » de Jean-Christophe Rufin aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070462971
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
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Articles (3)

  • Eté 2015, quel livre de poche emporter ?
    Eté 2015, quel livre de poche emporter ?

    Le temps des vacances, qui rime souvent avec lecture, est le moment idéal pour s’abandonner à ces titres qui nous ont fait envie et que nous n’avons pas eu le temps de lire. Ils viennent de sortir en format de poche, un format idéal à glisser dans la valise ou le sac de plage.

  • Check-Point de Jean-Christophe Rufin
    Quand l’humanitaire se trompe de combat

    Combat ou mission ? Altruisme ou engagement ? Avec Check-Point (Gallimard), Jean-Christophe Rufin nous entraîne dans un road movie inquiétant, au cœur de la Bosnie, en 1995. Un convoi humanitaire doit se rendre sur la ligne de front pour approvisionner les victimes.

  • Autour d'un verre avec Jean-Christophe Rufin
    Autour d'un verre avec Jean-Christophe Rufin

    Après le succès d'Immortelle randonnée dans lequel Jean-christophe Rufin nous racontait de façon désopilante son pélerinage à Compostelle, l'auteur nous livre avec "Le collier rouge", un roman court se situant en 1919, peu après la fin de la grande guerre pour nous offrir une réflexion humaniste et juste sur les valeurs qui constituent notre identité.Rencontre avec un écrivain dont la médecine demeure sa référence essentielle.

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  • A peine rentré de la Grande Guerre (!), le soldat Morlac est incarcéré dans une prison militaire de son Berry natal, pour un acte qu'on ne découvrira qu'à la toute fin du roman. Le chef d'escadron Lantier, juge militaire, est envoyé sur place pour décider de la sanction. L'histoire devient une...
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    A peine rentré de la Grande Guerre (!), le soldat Morlac est incarcéré dans une prison militaire de son Berry natal, pour un acte qu'on ne découvrira qu'à la toute fin du roman. Le chef d'escadron Lantier, juge militaire, est envoyé sur place pour décider de la sanction. L'histoire devient une sorte d'affrontement à huis clos entre les deux hommes, avec quelques personnages secondaires, dont le chien du prisonnier, la mère de son enfant, et l'ambiance du pays...

    J'avais beaucoup aimé "Rouge Brésil" du même auteur. Comme dans cet ouvrage, qui lui valut le prix Goncourt, il excelle ici à faire vivre ses personnages, à leur donner du corps, de la consistance, de l'ampleur. Comme dans "Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi", il sait créer une ambiance, avec un doigt d'humour (Cf le personnage du gendarme Gabarre).

    Le livre est écrit de façon simple, et direct, sans tomber dans la littérature de la facilité ; conforme à ce que j'avais lu de l'auteur jusqu'à présent. Cela donne un livre choc, que j'ai lu d'une seule traite, un peu par hasard... au moment où l'on fête le centième anniversaire de la fin de cette boucherie que fut la guerre 14-18.

    Au final, un court mais percutant roman, tiré d'une histoire réelle. Mais aussi une réflexion sur l'humanité, dont on aimerait que la Justice s'inspire davantage...

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  • Il suffit parfois de bien peu de pages pour retranscrire toute une atmosphère et faire ressentir au lecteur la tension d’une situation. C’est ce que l’on se dit en refermant Le collier rouge écrit par Jean-Christophe Rufin. L’action se passe dans une petite ville du Berry, en août 1919. Dans la...
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    Il suffit parfois de bien peu de pages pour retranscrire toute une atmosphère et faire ressentir au lecteur la tension d’une situation. C’est ce que l’on se dit en refermant Le collier rouge écrit par Jean-Christophe Rufin. L’action se passe dans une petite ville du Berry, en août 1919. Dans la torpeur de l’été, un homme, Morlac, est en prison, tandis qu’à l’extérieur, son chien aboie sans discontinuer. Lantier, un juge militaire est dépêché pour venir interroger le prisonnier et le juger. De quoi cet homme s’est-il rendu coupable, lui qui s’était illustré durant la Grande Guerre et avait reçu la Légion d’Honneur ? Et quel rôle a joué ce chien dans l’affaire ?

    Riche en thèmes, le roman rappelle le climat d’agitation de années d’après-guerre, évoque l’absurdité de la guerre mais surtout il nous permet une introspection dans la nature humaine ; l’amour, la fidélité (notamment symbolisée par le chien, dont l’attachement à son maître trouve en écho une certaine indifférence – on devinera le « pourquoi » à la fin) sont omniprésentes. Très bonne lecture.

    https://evabouquine.wordpress.com/2018/06/10/jean-christophe-rufin-le-collier-rouge/

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  • 1919, la guerre n’en finit pas de régler ses comptes. C’est dans ce contexte que Jacques Morlac se trouve seul prisonnier dans une petite ville du Berry. Décoré pour son rôle actif dans l’armée d’Orient, il attend pourtant d’être jugé. Quelle ambiguïté !

    C’est un homme désabusé, blessé,...
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    1919, la guerre n’en finit pas de régler ses comptes. C’est dans ce contexte que Jacques Morlac se trouve seul prisonnier dans une petite ville du Berry. Décoré pour son rôle actif dans l’armée d’Orient, il attend pourtant d’être jugé. Quelle ambiguïté !

    C’est un homme désabusé, blessé, aigri qui exprime sa rébellion face aux questions du juge. Dehors, Guillaume son chien et fidèle compagnon au front ne cesse de hurler. Et puis, il y a Valentine…

    En livrant au lecteur l’origine de l’histoire, Jean-Christophe Rufin amplifie les émotions que celui-ci ressent au fil des pages. Le déroulement des faits est lent, les mots sont pesés, la psychologie des personnages met en exergue une grande sensibilité, peu exprimée mais si bien suggérée. La fidélité superbement incarnée par Guillaume notamment, tient une place primordiale.
    Un très beau roman plein d’humanité.

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  • L'histoire de ce roman Le collier rouge me fait penser à un conte…Comme lorsque l'on est enfant, et que l’on nous raconte l’histoire du soir…

    C’est le juge Lantier qui nous retrace le parcours de cet homme Jacques Morlac, un ancien poilu décoré de la Légion d'honneur qui se retrouve...
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    L'histoire de ce roman Le collier rouge me fait penser à un conte…Comme lorsque l'on est enfant, et que l’on nous raconte l’histoire du soir…

    C’est le juge Lantier qui nous retrace le parcours de cet homme Jacques Morlac, un ancien poilu décoré de la Légion d'honneur qui se retrouve emprisonné dans l'attente de son procès ?

    Que s’est-il passé ?

    Vient se greffer à ce récit, plusieurs personnages comme Valentine, discrète militante, et un chien nommé Guillaume, posté devant la prison, attendant son maître depuis des jours, guettant et aboyant jusqu’à épuisement.

    Ce quatuor nous emmène dans un roman court, mais efficace, où l’écriture est belle presque poétique.

    L’auteur aborde les thèmes de la fidélité et de la loyauté, mais sous différentes vues. C’est judicieux.

    La fidélité envers la nation ou son pays ou encore, envers son mari ou son maître en fonction des personnages.

    Alors laissez-vous tout simplement « emmener » dans cette petite ville du Berry, sous une chaleur écrasante de l’été 1919. Vous découvrirez la vérité sur Jacques Morlac et la raison de son emprisonnement.

    Dans une latente béatitude, une fois les dernières pages tournées, et le livre refermé, le sourire aux lèvres, j’ai reposé ce roman.

    J'ai passé un très bon moment de lecture.

    J’ai lu aussi de cet auteur, Check-point, et j'ai eu un gros coup de cœur pour ce livre que je vous conseille de découvrir au plus vite.

    https://leslecturesdeclaudia.blogspot.fr/2018/04/le-collier-rouge.html

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  • Un prisonnier.
    Un juge.
    Un chien.

    Ce dernier aboie mais la caravane ne passe pas pour autant.

    On ne sait pas quel méfait à commis le prisonnier et on ne le découvrira qu'à la toute fin. J'ai aimé cette manière astucieuse de garder le secret.
    Une plume qui va à l'essentiel. Peut-être...
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    Un prisonnier.
    Un juge.
    Un chien.

    Ce dernier aboie mais la caravane ne passe pas pour autant.

    On ne sait pas quel méfait à commis le prisonnier et on ne le découvrira qu'à la toute fin. J'ai aimé cette manière astucieuse de garder le secret.
    Une plume qui va à l'essentiel. Peut-être trop car je ne me suis pas vraiment attaché aux personnages. Non, je mens, le chien Guillaume, m'a beaucoup touché. Mais c'est sûrement parce que je me suis imaginé mon shih tzu, Kenzo, sur le champ de bataille … Même si Kenzo ne bataille que pour me réveiller pour sa balade matinale. Non, pardon, je ne suis pas là pour raconter ma vie …

    Du coup, je ressors un peu déçu. Un bon livre, court, bien écrit mais qui ne m'a pas bouleversé outre mesure. Je devais avoir trop d'attentes.

    Allez, Kenzo vous embrasse quand même ! ;-)

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  • Un livre poignant, touchant.
    L'ambiance de ce huis clos formé par le juge et le prisonnier est incroayble.
    Jusqu'à la fin le suspense est assuré!

    Un livre poignant, touchant.
    L'ambiance de ce huis clos formé par le juge et le prisonnier est incroayble.
    Jusqu'à la fin le suspense est assuré!

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  • Un gros chien marron à poils courts, sans collier, avec une oreille déchirée, aboie sans arrêt devant la caserne déserte d’une sous-préfecture du Bas-Berry où Jacques Morlac est détenu prisonnier. Un homme est chargé de sa surveillance. Nous sommes en 1919 et ce prisonnier militaire doit être...
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    Un gros chien marron à poils courts, sans collier, avec une oreille déchirée, aboie sans arrêt devant la caserne déserte d’une sous-préfecture du Bas-Berry où Jacques Morlac est détenu prisonnier. Un homme est chargé de sa surveillance. Nous sommes en 1919 et ce prisonnier militaire doit être interrogé par le Chef d’escadron Hugues Lantier du Grez, juge chargé de son dossier.

    Comme il nous en a donné l’habitude, Jean-Christophe Rufin livre un nouveau roman très bien écrit et plein d’enseignements. La Première guerre mondiale est terminée mais « Personne ne pouvait avoir vécu cette guerre et croire encore que l’individu avait une quelconque valeur. »
    L’auteur apporte un éclairage très intéressant sur le Front d’Orient, à partir de Salonique, des batailles oubliées ou méprisées. Morlac y était et Lantier n’hésite pas à parler des « planqués » en Orient… Là-bas, notre homme a même été décoré de la Légion d’Honneur pour un acte de bravoure exceptionnel, en 1917.
    Au fil des pages, tout est dit sur les différents ressentis des soldats : « Pour l’homme des villes, l’arrière, c’était le plaisir, le confort, la lâcheté, en somme. Pour celui des campagnes, l’arrière, c’était la terre, le travail, un autre combat. »
    Profitant de rares permissions, avant de partir pour l’Orient, Morlac, grâce à Valentine, a pu lire Proudhon, Marx, Kropotkine et d’autres auteurs encore qui lui ont ouvert les yeux et donné envie de fraterniser avec l’ennemi bulgare, inspiré par la révolution russe. Son chien qui l’a suivi là-bas, ne peut pas comprendre cela : « Il était loyal, jusqu’à la mort, courageux, sans pitié envers les ennemis. »
    Au travers de leurs discussions, Morlac révèle le fond de sa pensée à Lantier : « La seule victoire qui vaille est celle qu’il faut gagner contre la guerre et contre les capitalistes qui l’ont voulue. » Allant au bout de ses idées, le prisonnier refuse tout compromis mais l’amour de Valentine aura raison d’une logique implacable et bornée. Pour l’auteur, les décorations récompensent la part animale des hommes alors que la fraternisation aurait justement redonné priorité à notre humanité.

    Jean-Christophe Rufin a situé "Le collier rouge" près de Bourges, sa ville natale où il a vécu plusieurs années. Son roman précédent, "Le Grand Cœur" , se passait aussi en partie dans sa région d’origine puisqu’il retrace la vie mouvementée de Jacques Cœur.

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  • Quelle étrange histoire.
    Bien que située en 1919, elle m’a paru pourtant hors du temps.
    C’est prenant cette relation entre un prisonnier et un juge militaire.
    Prenant aussi le comportement de ce chien d’une fidélité hors du commun.
    Ca paraît tout simple, mais c’est profond. Tant sur les...
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    Quelle étrange histoire.
    Bien que située en 1919, elle m’a paru pourtant hors du temps.
    C’est prenant cette relation entre un prisonnier et un juge militaire.
    Prenant aussi le comportement de ce chien d’une fidélité hors du commun.
    Ca paraît tout simple, mais c’est profond. Tant sur les relations humaines, sur les comportements face à la guerre, que sur les points de non-retour que l’on s’impose parfois par orgueil.
    C’est un plaidoyer sur l’absurdité de la guerre.
    Une belle histoire très bien écrite.

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  • Livres 4.00/5


    Eté 1919. L'un des principaux acteurs de cette histoire est un chien, un chien extraordinairement fidèle qui n'a pas hésité à sauter de camion en train et de train en bateau à travers toute l'Europe pour suivre son maître dans les tranchées de la Somme puis à Salonique sur le...
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    Livres 4.00/5


    Eté 1919. L'un des principaux acteurs de cette histoire est un chien, un chien extraordinairement fidèle qui n'a pas hésité à sauter de camion en train et de train en bateau à travers toute l'Europe pour suivre son maître dans les tranchées de la Somme puis à Salonique sur le front oriental et jusque dans cette forteresse du Berry où il attend son jugement pendant que son chien hurle à la mort. Mais curieusement, son maître ne semble pas lui vouer le même attachement.
    Son maître, justement, Jacques Morlac, paysan berrichon sans éducation, a été décoré de la légion d'honneur pour acte de bravoure mais il est emprisonné alors que la guerre est finie et attend enquête et jugement, seul dans la forteresse avec son gardien.
    Le capitaine Lantier est chargé d'instruire l'affaire et de démêler les raisons qui ont poussé ce héros à commettre un acte inconsidéré. Lequel ? Je n'en dirai pas plus car ce très court roman repose sur le suspense que Rufin parvient à ménager jusqu'aux dernières pages : que s'est-il-passé ? Qu'a fait Morlac pour être ainsi emprisonné alors qu'il a démontré bravoure et patriotisme ? Et pourquoi Guillaume, le chien, hurle-t-il à la mort nuit et jour, au point d'empêcher le gardien de dormir ?
    Avec beaucoup d'humanité et de psychologie, Lantier enquête, et Rufin avec une plume parfois teintée d'ironie, explore l'absurdité de la guerre et les idées pour le moins étonnantes qu'elle suscite dans l'esprit d'un paysan arraché à sa terre et à l'amour d'une femme.
    J'ai beaucoup aimé ce tout petit roman, le meilleur de Rufin depuis longtemps à mon avis…

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  • Sens de l'honneur ou folie ? Fidélité ou trahisons ? L'histoire que déroule l'auteur et qui intervient au lendemain de la première guerre mondiale repose sur ces sentiments ambigus qui bouleversent un ancien soldat revenu du front oriental.
    A-t-il perdu la raison ou au contraire, comme va le...
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    Sens de l'honneur ou folie ? Fidélité ou trahisons ? L'histoire que déroule l'auteur et qui intervient au lendemain de la première guerre mondiale repose sur ces sentiments ambigus qui bouleversent un ancien soldat revenu du front oriental.
    A-t-il perdu la raison ou au contraire, comme va le découvrir son juge, est-il intelligent et habile ? Et s'il renonçait au monde, aux honneurs, par amour ?
    Bien que ce roman soit court, il développe un large éventail de sentiments, donne à voir une belle humanité malgré le fond belliqueux puis judiciaire, dessine des personnages (le chien "Guillaume" en est un à part entière !) attachants, complexes, parle au lecteur de fraternité et d'espoir...
    Comme toujours avec Jean-Christophe Rufin, la narration est juste, ciselée, la langue choisie s'adaptant parfaitement au contexte ! Une belle lecture encore une fois !

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