Jean-Christophe Rufin

Jean-Christophe Rufin
Médecin, voyageur et diplomate, Jean-Christophe Rufin est né en 1952. Il est membre de
l'Académie française depuis 2008. Il a notamment publié aux Éditions Gallimard Rouge Brésil,
prix Goncourt (collection blanche 2001, Folio n° 3906), Un léopard sur le garrot (collection
blanche, 2008, Folio n° 490... Voir plus
Médecin, voyageur et diplomate, Jean-Christophe Rufin est né en 1952. Il est membre de
l'Académie française depuis 2008. Il a notamment publié aux Éditions Gallimard Rouge Brésil,
prix Goncourt (collection blanche 2001, Folio n° 3906), Un léopard sur le garrot (collection
blanche, 2008, Folio n° 4905), Le grand Coeur (collection blanche, 2012, Folio n° 5696), Le
collier rouge (collection blanche, 2014, Folio n° 5918), Check-point (collection blanche, 2015,
Folio n° 6195).

Vidéos (2)

  • Autour d'un verre avec Jean-Christophe Rufin

    Après le succès d'Immortelle randonnée dans lequel Jean-Christophe Rufin nous racontait de façon désopilante son pélerinage à Compostelle, l'auteur nous livre avec Le collier rouge, un roman court se situant en 1919, peu après la fin de la...

  • Portrait de Jean-Christophe Rufin

    Jean-Christophe Rufin, médecin, écrivain, académicien, ambassadeur au Sénégal jusqu'en 2010, possède, il va sans dire, un parcours atypique. Pionnier de l'action humanitaire, il a sillonné le monde et en voyageur impénitent, ne manquait...

Articles (13)

Avis (193)

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    Couverture du livre « Les trois femmes du consul » de Jean-Christophe Rufin aux éditions Flammarion

    Nicole Grundlinger sur Les trois femmes du consul de Jean-Christophe Rufin

    L'année dernière nous avions fait connaissance avec le héros récurrent créé par Jean-Christophe Rufin à l'occasion du premier épisode de ses aventures, Le suspendu de Conackry. Et c'est un vrai plaisir de retrouver Aurel Timescu, Consul de France, dans son nouveau poste. Après la Guinée,...
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    L'année dernière nous avions fait connaissance avec le héros récurrent créé par Jean-Christophe Rufin à l'occasion du premier épisode de ses aventures, Le suspendu de Conackry. Et c'est un vrai plaisir de retrouver Aurel Timescu, Consul de France, dans son nouveau poste. Après la Guinée, direction le Mozambique et sa capitale, Maputo. De toute façon, Aurel n'est pas tout à fait maître de ses affectations. Dans les milieux de la diplomatie, on essaye d'éviter de se voir attribuer ce collaborateur précédé d'une désastreuse réputation d’inefficacité. Il faut dire qu'Aurel fait de son mieux pour l'entretenir en prenant bien soin de ne surtout pas s'impliquer dans son travail. Un petit côté Bartleby, sans aucun doute. A Maputo, le jeune Consul général était encore trop novice pour avoir entendu parler d'Aurel et les ressources humaines en ont profité pour le nommer, ni vu ni connu. Comme d'habitude, une seule chose est capable de transformer cet agent de mauvaise volonté en un redoutable limier : une enquête policière.

    Pour Aurel, la mort suspecte d'un ressortissant français est donc synonyme de grande excitation. Pour autant, la représentation consulaire n'est pas non plus censée élucider des meurtres alors il faut faire preuve de finesse et d'intelligence pour naviguer entre les forces de police et la justice locale. Cette fois, le propriétaire d'une résidence hôtelière, le vieux Béliot est retrouvé mort dans sa piscine et son ex-femme, Françoise est rapidement soupçonnée (des histoires d'argent, forcément) et emprisonnée. Chargé de l'assister, Aurel, pas indifférent au charme de la dame en détresse est rapidement convaincu de son innocence et se fait un devoir de comprendre ce qui s'est réellement passé. Avec des méthodes très personnelles, une acuité renforcée par sa consommation de Tokay bien frais et une connaissance de la complexité des relations humaines nourrie à l'aune des geôles communistes de la Roumanie de Ceausescu, son pays d'origine. Tout ce qui fait de ce personnage singulier un anti-héros de plus en plus attachant.

    Pour Jean-Christophe Rufin, c'est une fois encore l'occasion de poursuivre l'exploration des méandres de la géopolitique et de la diplomatie sur le territoire africain. Sa connaissance du terrain explique sans doute que le climat soit si facilement perceptible grâce à quelques personnages bien campés et surtout à l'absence de caricature. Qui n'exclut pas l'humour. L'enquête menée par Aurel va le confronter aux classiques problèmes de corruption, de pressions et de cohabitation des différentes nationalités. Pour le lecteur, c'est aussi l'opportunité de revisiter quelques faits historiques qui peuvent expliquer les situations actuelles, et de découvrir quelques aspects culturels du pays. Mais cette fois, le drame écologique est au cœur des investigations et donne une tout autre dimension à l'histoire.

    Je disais après le premier volume que c'était le personnage d'Aurel qui emportait le morceau et je ne peux que confirmer après cette deuxième aventure. Sa singularité, son désespoir teinté d'élégance, son regard décalé, son comportement à contre-courant, le poids de son vécu et de ses origines, tout ceci contribue au charme de cette série portée par son humaniste créateur. Vraiment curieuse de savoir quel sera le prochain poste d'Aurel Timescu...

    (chronique publiée sur mon blog : motspourmots.fr)

    Et petite précision, j'aurais aimé mettre 3,5 étoiles mais ce n'est pas possible :-)

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    Couverture du livre « Rouge Brésil » de Jean-Christophe Rufin aux éditions Gallimard

    Francine POITEVIN sur Rouge Brésil de Jean-Christophe Rufin

    Je suis une inconditionnelle de JC RUFFIN, je dévore ses romans. celui-ci s'appuie sur un fait historique et peu connu : les velléités françaises de vouloir coloniser le Brésil déjà occupé par le Portugais, avec, bien sur, le fanatisme des religieux dont la fin justifiait tous les moyens, même...
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    Je suis une inconditionnelle de JC RUFFIN, je dévore ses romans. celui-ci s'appuie sur un fait historique et peu connu : les velléités françaises de vouloir coloniser le Brésil déjà occupé par le Portugais, avec, bien sur, le fanatisme des religieux dont la fin justifiait tous les moyens, même les plus barbares.
    JC. Ruffin en a fait un roman passionnant

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    Couverture du livre « Le collier rouge » de Jean-Christophe Rufin aux éditions Gallimard

    Mumu Dans le Bocage sur Le collier rouge de Jean-Christophe Rufin

    1919 dans la petite ville du Berry où arrive le Hugues Lantier du Grez, juge, pour sa dernière mission, un chien, Guillaume, aboie à longueur de journée devant le local transformé en geôle où est enfermé Jacques Morlac, son jeune propriétaire. suite à un scandale qu’il a provoqué le jour du...
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    1919 dans la petite ville du Berry où arrive le Hugues Lantier du Grez, juge, pour sa dernière mission, un chien, Guillaume, aboie à longueur de journée devant le local transformé en geôle où est enfermé Jacques Morlac, son jeune propriétaire. suite à un scandale qu’il a provoqué le jour du défilé du 14 Juillet en présence du préfet.

    Pourquoi un homme décoré de la légion d’honneur, en apparence docile presque invisible, taigneux et dont on sent qu’il porte en lui une colère, risque-t-il une lourde condamnation et pourquoi ce chien n’arrête pas d’aboyer à longueur de journée, mettant à rude épreuve les habitants du village.

    C’est un presque huis-clos qui se joue ici au cœur de la France, sous un soleil de plomb, entre un juge, un accusé, tous les deux survivants de la grande guerre et de ses horreurs, avec chacun ses convictions et ses certitudes d’accomplir son devoir. Une confrontation dans laquelle Jean-Christophe Rufin, avec l’efficacité qu’on lui connaît, tire les ficelles, ne révélant qu’en toute fin l’objet du scandale.

    En abordant le thème de l’interprétation que l’on peut faire de situations qui peuvent bouleverser le cours d’une vie, l’auteur peut donner libre cours à son côté humaniste en dénonçant l’absurdité d’une guerre décidée par des gens haut placés par des hommes qui n’avaient rien demandé et qu’on a envoyé tuer.

    L’auteur s’emploie à décortiquer, à travers l’enquête menée par le juge, le pourquoi de l’attitude de cet homme, simple, paysan sans éducation qui s’est formé grâce aux livres découverts dans la bibliothèque de la femme qu’il aime, dans lesquels il a trouvé une idéologie à laquelle il a adhéré, crue et espéré. Jean-Christophe Rufin s’attache également à montrer que les apparences ne sont pas toujours ce qu’elles sont.

    Imaginer pouvoir changer le cours d’une guerre de tranchées, mettre en pratique ce que les livres lui ont enseigné et dont il est convaincu. Mais tout n’est pas écrit dans les livres et parfois la destinée est tout autre.

    C’est un roman qui se lit très facilement, très attachant par la relation supposée entre Morlac et ce chien dont la détresse pèse sur tout le récit mais aussi par l’opiniâtreté du juge à résoudre cette dernière affaire comme un point d’honneur à sa carrière et à la guerre et qui va ébranler toutes ses convictions, mais qui me laisse un petit goût d’insatisfaction, peut-être parce que cette lecture a été faite après d’autres sur les mêmes thèmes. C’est court, efficace, sans tergiversation et peut-être justement que là était le problème pour moi, peut-être trop rapide, trop superficiel, même si j’ai malgré tout aimé.

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    Couverture du livre « Le suspendu de Conakry » de Jean-Christophe Rufin aux éditions Flammarion

    Bill sur Le suspendu de Conakry de Jean-Christophe Rufin

    Une rencontre de Jean-Christophe Rufin lors de l'enregistrement d'une Bande Originale qui lui était consacrée chez France Inter ... et hop, je me suis plongée dans le premier opus des aventures d'Auriel, le consul

    Personnage tout droit sorti de la Mitteleuropa et transplanté au plus chaud de...
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    Une rencontre de Jean-Christophe Rufin lors de l'enregistrement d'une Bande Originale qui lui était consacrée chez France Inter ... et hop, je me suis plongée dans le premier opus des aventures d'Auriel, le consul

    Personnage tout droit sorti de la Mitteleuropa et transplanté au plus chaud de l'Afrique. Engoncé dans des vêtements hors d'âge inadapté au climat, vivant de tokay

    Personnage en marge de l'ambassade, à peine toléré dans l'attente de sa future mutation, en marge également de la communauté d'expatriés, il ne se passionne que pour les (rares) enquêtes policières qui pimentent la vie locale.

    Et ce ne sont que des observations toutes simples, sans besoin d'expertises modernes, en utilisant son bon sens qu'il découvrira pourquoi cet industriel retraité de Haute-Savoie a été retrouvé mort, suspendu par les pieds au mat de son voilier ... 

    Un roman plaisant dans une très belle langue, aux mots recherchés et précis 

    Un très agréable moment de lecture que je vais prolonger avec le second opus de ses enquêtes