Le bal des folles

Couverture du livre « Le bal des folles » de Victoria Mas aux éditions Albin Michel
Résumé:

Chaque année, à la mi-carême, se tient un très étrange Bal des Folles.  Le temps d'une soirée, le Tout-Paris s'encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Réparti sur deux salles - d'un côté les idiotes et... Voir plus

Chaque année, à la mi-carême, se tient un très étrange Bal des Folles.  Le temps d'une soirée, le Tout-Paris s'encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Réparti sur deux salles - d'un côté les idiotes et les épileptiques ; de l'autre les hystériques, les folles et les maniaques - ce bal est en réalité l'une des dernières expérimentations de Charcot, désireux de faire des malades de la Salpêtrière des femmes comme les autres. Parmi elles, Eugénie, Louise et Geneviève, dont Victoria Mas retrace le parcours heurté, dans ce premier roman qui met à nu la condition féminine au XIXe siècle.

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Avis(24)

  • Si l’histoire aborde le thème de la « folie », la Salpétrière et Charcot, ce n’est pas un livre sur la folie, la Salpétrière ni Charcot, tout ça n’est qu’évoqué pour servir l’histoire seulement.
    Histoire que j’ai bien aimée, qui se lit facilement et agréablement et qui dénonce surtout la...
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    Si l’histoire aborde le thème de la « folie », la Salpétrière et Charcot, ce n’est pas un livre sur la folie, la Salpétrière ni Charcot, tout ça n’est qu’évoqué pour servir l’histoire seulement.
    Histoire que j’ai bien aimée, qui se lit facilement et agréablement et qui dénonce surtout la condition de liberté des femmes au 19ème siècle.
    Avant d’être mariées celles-ci appartenaient à leur père pour appartenir ensuite à leur mari. Les uns comme les autres avaient l’absolu pouvoir sur elles et pouvaient en disposer à leur gré.
    La moindre rebellion ou propos, idée contraire à la bienséance, une envie d’exercer un métier telle que chef-cuisinière par exemple, une femme qui ose s’indigner de l’infidélité de son mari, un peu de mélancolie, ou quoi que ce soit qui puisse ternir l’honneur du patronyme pouvait les mener droit dans un asile psychiatrique et ce la majorité du temps jusqu’à leur mort. Finies, oubliées, rayées de la famille s’en était fini pour elles.
    A travers l’histoire d’Eugénie, l’héroïne, on découvre en partie les conditions de vie de ses femmes dont la plupart n’étaient pas plus folles que n’importe qui.
    ***

    1885 - Depuis ses 12 ans environ, Eugénie, fille de notaire, voit parfois son grand-père décédé lui apparaitre et lui parler. D’autres défunts aussi. Ce pouvoir lui fait peur et risquerait de la mener droit à l’asile si jamais elle venait à en parler. Toutefois, le jour où elle découvre qu’un homme a écrit un livre sur l’esprit des défunts, elle découvre ce qu’est le spiritisme et qu’elle n’est pas seule à vivre avec un tel don. Savoir cela la soulage, elle n’est pas folle.
    Plus sereine, un jour, elle va livrer son secret à la personne en qui elle avait le plus confiance. Et comme on n’est jamais mieux trahi que par ceux qu’on aime le plus, elle se retrouve enfermée à la Salpétrière…
    Décidée à sortir de là elle va essayer de trouver secours auprès de Geneviève une des plus anciennes infirmières.

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  • Coup de cœur pour le premier roman de Victoria Mas. De l'écriture aux sujets traités, j'ai été complètement captivé par cette histoire !

    Chaque année, à la Salpêtrière est organisée le bal des folles. Le tout Paris vient observer ses femmes en espérant voir leurs crises de folies.

    Une...
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    Coup de cœur pour le premier roman de Victoria Mas. De l'écriture aux sujets traités, j'ai été complètement captivé par cette histoire !

    Chaque année, à la Salpêtrière est organisée le bal des folles. Le tout Paris vient observer ses femmes en espérant voir leurs crises de folies.

    Une écriture limpide, agréable et très visuelle pour ce roman. J'ai aimé la construction du récit, on a une vision assez quotidienne de la vie de ses occupantes à la Salpêtrière, et parfois, on va s'attarder sur l'une d'entre elle, pour en apprendre un peu plus sur son histoire. J'ai été embarqué parmi ses sois disant "folles" moi, je n'ai vu que des portraits de femmes blessées, malmenées par une société patriarcale oppressante vis-à-vis de la femme.

    Des femmes qui pour un mot de trop, un mot trop haut se voyaient traiter d'hystériques, de folles et étaient internées. C'est l'histoire d'Eugénie, Louise, Geneviève, Thérèse toutes apportent une vision sur leurs conditions. Une approche très intéressante sur l'idée qu'on se fait de ses femmes internées est amenée par la relation entre Eugénie et Geneviève la réflexion et le changement que cela va impliquer.

    Le bal des folles est un premier roman fascinant qui dénonce la condition des femmes à la fin du 19e siècle et le pouvoir des hommes sur celles-ci.

    Cᥱ romᥲᥒ jᥱ ᥣ'ᥲι ᥲιmᥱ́ ... Uᥒ ρᥱᥙ ... Bᥱᥲᥙᥴoᥙρ ... À LA FOLIE

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  • Au coeur de la psychiatrie féminine du 19ème siècle
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    L'année dernière, à la même époque , j'ai lu La part des flammes de Gaelle Nohant . (Cet épisode tragique de l'incendie du Bazar de la Charité dans le Paris de 1897). Je me sentais dans la même atmosphère, cette ambiance feutrée des salons...
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    Au coeur de la psychiatrie féminine du 19ème siècle
    *
    L'année dernière, à la même époque , j'ai lu La part des flammes de Gaelle Nohant . (Cet épisode tragique de l'incendie du Bazar de la Charité dans le Paris de 1897). Je me sentais dans la même atmosphère, cette ambiance feutrée des salons bourgeois, cette même victimisation des femmes. Une société corsetée où l'importance du pouvoir patriarcal est déterminante .
    *
    A la fois roman d'histoire et sociologique, l'auteure décrit le quotidien de ces femmes démunies qu'on enferme parce qu'elles ne rentrent pas "dans leur rôle".
    Elle utilise un fait historique (le bal des folles institué à l'hopital de la Salpêtrière) comme toile de fond pour rendre hommage à ces femmes étiquetées hystériques.
    *
    Bien documenté, ce récit pointe du doigt la suprématie du corps médical, peu enclin parfois à prendre du recul envers des pratiques éprouvantes. Ayant travaillé dans le milieu psychiatrique, et ayant eu connaissance de ces protocoles terribles, je me suis tout de même indignée face à cette barbarie. Heureusement qu'aujourd'hui ces méthodes cruelles sont remplacées par la panoplie des médicaments (chimie) entre autres.
    *
    Une intrigue est mise en place dans les coulisses de l'hopital avec des destins tragiques, des personnages de femmes finement décrites et des rebondissements inattendus.
    Avec cette impression de "déja-vu, déjà-lu", je me suis ennuyée tout de même. La part du surnaturel (spiritisme) ne m'a pas convaincue, m'attendant plutôt à des descriptions réelles de pathologies psychiatriques (c'est mon côté professionnel qui reprend le dessus :)).
    *
    Malgré tout, la plume est agréable mais on est loin de l'oeuvre de Margaret Atwood , Captive qui a exactement décrit les symptômes repris ici.
    *
    Un premier roman tout de même prometteur car il permet la réflexion sur la condition féminine toujours d'actualité, cette liberté chèrement acquise. A peine un siècle...
    *
    Lu dans le cadre des #68premièresfois

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  • Pas de pathos. On ne se larmoie pas. On oscille entre les différents personnages. On arpente les couloirs de l’hôpital. Folie oui mais pas uniquement. L’auteure montre la facette derrière la maladie. D’une société qui punie les femmes, trouve excuse pour enfermer celles qui n’acceptent pas le...
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    Pas de pathos. On ne se larmoie pas. On oscille entre les différents personnages. On arpente les couloirs de l’hôpital. Folie oui mais pas uniquement. L’auteure montre la facette derrière la maladie. D’une société qui punie les femmes, trouve excuse pour enfermer celles qui n’acceptent pas le carcan social.

    Un roman court mais intrigant. Une plume qui va vers l’essentiel, ne s’encombre pas mais égaye la rétine de phrases subtiles.

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  • Ce premier roman de Victoria Mas "Le bal des folles" est un vrai coup de cœur de cette rentrée littéraire dont les protagonistes m'ont beaucoup touchée.
    J'avais passé un superbe moment de lecture avec "La salle de bal" d'Anna Hope et le thème de ce roman m'y ramenait. Il y a bien sûr des points...
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    Ce premier roman de Victoria Mas "Le bal des folles" est un vrai coup de cœur de cette rentrée littéraire dont les protagonistes m'ont beaucoup touchée.
    J'avais passé un superbe moment de lecture avec "La salle de bal" d'Anna Hope et le thème de ce roman m'y ramenait. Il y a bien sûr des points communs comme l'enfermement en tant que réponse sociale à ce qui dérange la société, la folie, l'enfermement, le combat pour retrouver l'extérieur mais les deux romans sont aussi très différents car Victoria Mas a axé son histoire uniquement sur des femmes et sur la notion forte de sororité.
    On suit le destin de quatre femmes, très différentes les unes des autres, au sein de l'asile pour femmes de la Salpêtrière en 1885, quelques semaines avant le bal des folles où accourt le tout Paris, en mal de sensations fortes, entre crainte et fantasmes.
    * Geneviève est intendante et l'assistante du fameux docteur Charcot qui tente des expériences publiques sur les aliénées; elle se défend de tout contact personnel avec les enfermées
    * Eugénie dont son père se débarrasse car elle communique avec les morts, ce qui pourrait entacher l'honneur de son nom et de sa famille
    * la toute jeune Louise, violée par son oncle, sujette aux crises d'hystérie
    * et Thérèse qui a essayé de tuer son souteneur pour lequel elle s'est prostituée , qui la battait et la trompait.
    Ce beau roman est une histoire de combat à la fois personnel et féministe; Geneviève ne croît pas en Dieu mais en la science ce qui est impensable pour une femme au XIXème siècle; Eugénie veut être libre, considérée comme l'égale d'un homme, Thérèse s'est libérée de son bourreau et Louise rêve de mariage et d'amour.
    Le chemin pour ces quatre femmes est ardu, considérées au mieux comme des personnes de seconde zone, au pire comme des rebuts de la société. Elles risquent, par leur combat, de perdre le peu qu'il leur reste à savoir leur liberté de pensée, leur libre-arbitre et d'être considérées définitivement comme des folles.
    Contre toute attente, la sororité s'invite entre ces quatre femmes aussi dissemblables; elles se soutiennent, s'entraident et chacune trouve une sorte de paix en se révélant à elles-mêmes. La description de l'évolution de ces femmes vers leur vérité est magnifique. On est en pleine empathie avec elles et leur douleur que Victoria Mas nous rend proches par l'émotion que dégage son style tout en simplicité.
    Victoria Mas interroge brillamment la folie, ses manifestations et pose subtilement la question : qui est le plus fou, les femmes à l'intérieur ou le monde à l'extérieur?
    Elle interroge aussi, bien sûr, la place des femmes dans la société française du XIXème siècle où un père ou un mari pouvait se débarrasser de sa fille ou de sa femme en la prétendant folle; ils la déposaient à la Salpêtrière sur de vagues accusations et la vie de cette femme était à jamais effacée, gommée de la société. Les hommes sont d'ailleurs dépeints de façon très négative à part le frère d'Eugénie qui va enfin trouver le courage d'aider sa sœur; ils sont méprisants, indifférents, violents, lâches, imbus de leur importance de mâles dominants et dominateurs.
    L'auteur interroge aussi les traitements de la folie à cette époque où on parlait beaucoup d'hystérie (même racine étymologique qu'utérus) chez les femmes; on ne peut être qu'horrifiés, avec nos connaissances actuelles, des traitements infligées aux aliénées; cependant le docteur Charcot, qui était neurologue, professeur d'anatomie pathologique et académicien a beaucoup fait avancer la science dans ces domaines.
    Enfin, le contexte historique en filigrane nous fait découvrir le Paris de 1885, les mœurs bourgeoises, l'état de la science dans le domaine de la folie.
    Une vraie réussite, un magnifique moment de lecture, de l'émotion. Je ne manquerai pas de suivre Victoria Mas à l'avenir.

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  • Eugénie a entière confiance en sa grand'mère et lui avoue voir et entendre son grand'père décédé mais la grand'mère ne sait pas tenir sa langue et Eugénie est enfermée à la Salpêtrière.
    Dans cet hôpital elle y retrouve Louise, une orpheline violée par son oncle, Thérèse une ancienne prostituée...
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    Eugénie a entière confiance en sa grand'mère et lui avoue voir et entendre son grand'père décédé mais la grand'mère ne sait pas tenir sa langue et Eugénie est enfermée à la Salpêtrière.
    Dans cet hôpital elle y retrouve Louise, une orpheline violée par son oncle, Thérèse une ancienne prostituée qui a jeté son souteneur dans la Seine et bien d'autres que la société a rejeté par facilité.
    Toutes ces femmes sont sous la surveillance d'infirmières et de Geneviève, l'ancienne qui fait office de chef de service.
    Celles-ci sont soumises à des examens médicaux et des tests pratiqués par le Docteur Charcot sous les yeux d'une assemblée composée de docteurs, d'internes, de journalistes et de curieux car ces femmes sont considérées comme des " bêtes curieuses " voire du bétail.
    Le seul jour de l'année où elles se sentent redevenir femmes est le jour du bal de la mi-carême et elles préparent celui-ci avec frénésie , choisissant et réparant les costumes qui servent d'année en année..
    Certaines espèrent sortir de cette prison, d'autres s'y trouvent à l'abri ne sachant que retrouver à l'extérieur après toutes ces années d'internement.
    Un sujet délicat, dur mais écrit avec pudeur et respect.
    Un premier roman qui mériterait une récompense.

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  • Une grande jubilation à la lecture de ce fantastique roman pour sa qualité de témoignage et d'écriture. 

    Un récit poignant de ces femmes et de leur condition sous le joug d'une société machiste ségrégationniste et le visage le plus détestable de la médecine et de ce "bon" docteur Charcot....
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    Une grande jubilation à la lecture de ce fantastique roman pour sa qualité de témoignage et d'écriture. 

    Un récit poignant de ces femmes et de leur condition sous le joug d'une société machiste ségrégationniste et le visage le plus détestable de la médecine et de ce "bon" docteur Charcot. Parce qu'une femme ne peut être dôtée d'intelligence voîre d'humanité, toutes celles qui ne rentrent pas dans le moule de l'obeïssance et du respect comme de la soumission à l'homme (le père, le frère, le mari, le proxénète...) ou dont les crises d'épilepsie, les dérêglements purement organiques mais aussi celles qui ont été victimes de viol, de maltraitance comme celles qui n'ont eu d'autres alternatives de se vendre pour vivre ou faire vivre leurs enfants sont enfermées à la Salpétrière. Objets de traitements barbares, d'exhibitions douteuses devant les médecins voîre de simples attractions pour la bonne société parisienne lors de leur bal  de mi-carême, cette communauté de femmes (jeunes et vieilles) tente d'avoir une vie "sociale" entre elles mais sous le joug d'infirmières ou de médecins tordus pour certains, en n'ayant aucun espoir de sortir un jour de cet enfer.

    Ce décor est repris avec talent mais aussi crûment pour faire partager à ses lecteurs les destins croisés de 4 femmes ; Louise (une adolescente abusée par son oncle puis par un interne dans les locaux de la Salpétrière), Eugénie culitvée mais indépendante (issue de la meilleure des classes mais dont les qualités spirites sont jugées diaboliques par son père qui la fait enfermer), Thérèse (une ancienne prostituée qui ne peut plus vivre à l'extérieur de la Salpêtrière) et Geneviève l'infirmière pourtant au coeur de ce système hospitalier carcéral et injuste). Les marionnettes, les manipulateurs, le décor sordide, tout est en place en mode cousu main pour ne faire qu'un livre d'une grande qualité esthétique et sensible.

    Les failles de chacune, leur histoire, une certaine humanité, des destins opposés, une force de caractère particulière....tout cela Victoria Mas le met en scène avec brio, justesse et sans excès de sensiblerie dans un premier roman. Exploit réel que de faire partager cela à son lectorat, une plume à suivre sans contexte.

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  • Lorsque j'ai vu apparaître ce roman, j'ai tout de suite eu envie de le lire. En mars 2018 j'avais eu un coup de cœur pour La salle de bal qui se passe au début du XXe siècle en Irlande dans un hôpital psychiatrique.
    Avec Le bal des folles, on fait un bond de 25 ans en arrière, à La Salpêtrière...
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    Lorsque j'ai vu apparaître ce roman, j'ai tout de suite eu envie de le lire. En mars 2018 j'avais eu un coup de cœur pour La salle de bal qui se passe au début du XXe siècle en Irlande dans un hôpital psychiatrique.
    Avec Le bal des folles, on fait un bond de 25 ans en arrière, à La Salpêtrière à Paris où sont internées exclusivement des femmes.

    Et c'est avec plusieurs très beaux portraits de femmes qui y vivent, que ce soit les "aliénées", Louise, Thérèse, Eugénie ou l'infirmière en chef Geneviève, que Victoria Mas nous raconte la place de la femme dans la société de l'époque plus encore qu' un état des lieux d'une psychiatrie balbutiante.

    J'ai beaucoup aimé le luxe de détails qui recrée avec passion et rigueur l'atmosphère et le quotidien de l'hôpital, de la ville et des mœurs. La magie des mots m'a projetée en 1885 tout en gardant la conscience aiguë du sort terrible réservé aux femmes qui dérangeaient un tant soit peu la société masculine et patriarcale de l'époque. Tout était nivelé à l'aune de l'ignorance et de la toute puissance de ces messieurs et que ce soit des troubles psychiques causés par un viol ou l'expression d'une pensée libre et audacieuse, le résultat était le même: elles étaient déclarées folles et internées.

    J'ai beaucoup aimé ces personnages féminins, l'émouvante Louise, l'admirable Eugénie qui assume son don déstabilisant. Mon préféré est Geneviève. Celle qui s'est forgé une carapace, "qui n'a pas su se faire aimer des aliénées, a su néanmoins se rendre indispensable à leur bien-être". Geneviève qui va voir ses certitudes s'effondrer et saura se remettre en question. Intelligente, fine, sensible, écorchée vive, est-elle si différente de certaines de ses pensionnaires?

    Le fameux bal où s'encanaillaient les bourgeois voyeurs et fascinés, qui donne son titre à ce premier roman n'est que le prétexte à raconter une histoire forte, à l'issue prévisible. Bien que moins romanesque que La salle de bal, le style fluide, les personnages bien dessinés le rendent tout aussi prenant. Une belle réussite et une auteure à suivre de très près !

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